Crêt de Montieux en boucle depuis Sainte-Croix-en-Jarez


Crêt de Montieux en boucle depuis Sainte-Croix-en-Jarez

  • Altitude départ : 420
  • Altitude sommet : 764
  • Dénivelé : 720
  • Temps de montée : 3h45
  • Temps de descente : 1h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : marques jaune-blanc (m.j.b.) éparses dans l'ensemble ; bref passage vers Seyoux marqué marron blanc (m.m.b.) ; rien dans la descente vers Farnay, puis dans celle vers Sainte-Croix après Neufond.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

L’intérêt de cette randonnée "pour tous" est moins son point sommital, peu marquant, au SW de Sainte-Croix, que la boucle qui y passe. Celle-ci offre en effet de très beaux parcours de crêtes, certes d’altitude bien modeste dans ce versant nord du Pilat, mais surplombant toujours d’amples vallées constellées de myriades de fermes, hameaux, villages voire villes (Saint-Chamond, Rive-de-Gier…), ainsi que de quelques lacs, et bordées à perte de vue d’élégantes lignes de montagnes (le Pilat Sud, les Monts du Lyonnais…).

Le point de départ, magnifique monastère chartreux transformé en village à la Révolution et assez bien conservé jusqu’à nos jours, vaut la visite (et même le voyage…) à lui seul (voir chartreuse-saintecroixenjarez.com/) ! Du parking, continuer vers le sud, traverser le ruisseau et prendre la route à gauche de la croix, dir. Grange Rouet. Laisser la route de Seyoux à droite et juste après, remonter le sentier rocheux à droite (SW, Croix de Carementrant). Traverser dans la même direction un chemin, puis la route (marque X j.b.) : la trace monte alors à la ferme des Joannes, avec sa Croix du Sud où on va tourner à droite (trace herbeuse). Traverser ensuite la route et continuer en face (crête, belles vues des deux côtés). Rester sur le chemin principal, qui va descendre vers le ruisseau et la route, qu’on longe sur 25m à gauche pour poursuivre sur le chemin en face (N, panneau Seyoux, Croix du Cersier ; m.m.b. du PNR). Bien le suivre quand il vire par deux fois à gauche. Il débouche sur la route, qu’on va suivre à droite jusqu’à Seyoux. Traverser ce village d’E en W (m.m.b.) et à la dernière maison, suivre à gauche la direction "Croix du Cerisier" (peu après, vue sur le lac de Couzon). Après un bref sous-bois, le chemin monte en crête, jusqu’au croisement de la Croix du Cerisier (535m, petite croix de bois).

Là, prendre la piste de droite vers le N. Cette excellente piste monte en crête (panorama à gauche sur la vallée du Gier, et plus près sur la crête qu’on va parcourir tout à l’heure en sens inverse ; vue arrière sur la piste qui file vers le sud avec le sommet du Crêt de Montivert tout au bout). A la lisière de la forêt, un chemin part en sous-bois vers la gauche - on peut le suivre, en ignorant alors tous les départs de sentiers vers la droite ; il rejoint la large tranchée de la ligne Haute Tension, puis se poursuit en face. Mais je conseillerais plutôt de continuer encore un peu sur notre beau chemin de crête vers le N (avec cette fois des vues plongeantes sur la vallée de droite et le lac de Couzon), jusqu’à ce qu’il arrive en sous-bois sous la ligne H.T. Là, il va falloir virer à gauche sous cette ligne, en en suivant la très large tranchée rectiligne, montante puis descendante, vers le SW. Certes c’est pas top, mais ça permet de profiter dans la descente en forêt d’une vue royale parfaitement dégagée sur la vallée ! A la fin de la tranchée, continuer encore un peu dans la même direction (env. 20m. après le pylône), et prendre un sentier qui descend à droite (W) dans les genêts puis en sous-bois. Après quelques lacets il traverse le ruisseau d'Egarande, remonte en face et finit par déboucher au village de Farnay (455m).

Prendre alors la route à gauche (S ; re-suivre dorénavant les m.b.j.). On va s’engager ainsi en montée progressive sur la belle et longue crête vers le S, aperçue tout à l’heure après la Croix du Cerisier. A l’intersection qui suit, faire quelques mètres à gauche puis monter à droite sur le chemin (Impasse de la Sainte). Laisser ensuite à gauche le chemin de Ban et (toujours plein S) passer les captages à gauche. On accède à la Vierge de Farnay (570m). Au point haut 605 qui suit, allez jeter un œil à gauche sur le gros rocher planté là : c’est la roche de "Tétrette" (c'est-à-dire "le Téton" - en effet…), remarquable par ses cupules, et qui fait penser à un site mégalithique (comme, non loin d’ici, au NE, celui des Roches de Marlin, encore bien plus imposant) ; à ses pieds, une autre roche nettement plus petite est littéralement criblée de cupules. Étonnant… De surcroit, la vue panoramique qu'on a d'ici porte de Saint-Etienne jusqu'à Lyon, avec toute la ligne des Monts du Lyonnais en face ! Après "L’arbre à Jacques" (table+bancs de pique-nique), on continue en remontée vers le S (dir. Croix du Mazet). Vers 700m, nouveau superbe panorama arrière (des environs de St-Etienne jusqu’à Rive-de-Gier, avec le lac de Couzon… Devant, au SW, le lac du Dorlay, etc.). Le chemin oblique vers le SE. Juste après le lieu-dit "Le Sud" (nouveau banc), on arrive à la bosse verdoyante du Crêt de Montieux, légèrement décalée vers la droite. Problème : ce petit sommet (764m, pas vu de borne) est entièrement clôturé... Vue au SE notamment sur le Crêt de Montivert (955m), et au NW vers les Monts du Lyonnais.

Le chemin redescend ensuite toujours SE (m.j.b.). Lorsqu’il s’infléchit progressivement vers le NE, au carrefour 669, poursuivre à gauche, plein N donc, dir. Croix du Cerisier. A l’intersection suivante (Neufond, 661), prendre en épingle à droite (SE, marque X j.b.), c’est parti pour la redescente vers Sainte-Croix… Aux croisements suivants, s’engager respectivement à gauche (N) puis à droite (chemin herbeux, NE) : il faut garder cette direction, d’abord entre des haies, puis quand toute trace a disparu, en longeant un champ à gauche de la haie. On rejoint bientôt un chemin en bas (455m) : le prendre à droite (SE). Lorsqu’il traverse le ruisseau du Grand Valluy (435m), il faut ensuite remonter à gauche (E) jusqu’à une route, qu’on suit brièvement à gauche. On retombe alors sur l’itinéraire du départ : au bout du sentier qui part à droite dans le virage, on retourne à la ferme des Joannes (Croix du Sud), d’où il reste à redescendre à gauche jusqu’à Sainte-Croix.

Précautions

Carte IGN

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Topo créé le :

Par l'A47 depuis Lyon ou Saint-Etienne, prendre la sortie 12 (Rive-de-Gier...) puis suivre Rive-de-Gier Centre. Après l'Hôtel de Ville, prendre la D30 jusqu'à Sainte-Croix-en-Jarez. A Sainte-Croix, se garer sur le parking face à l'entrée monumentale de la Chartreuse.


Situation




Sortie du 22-04-2017

De crêtes en crêt...

Lac et barrage de Couzon

Comment ne pas profiter de ces divines journées printanières de plein soleil pour poursuivre mon entreprise de découverte de ce secteur nord-est du Pilat ? Je l’avais commencée il y a moins de six mois à la faveur des quelques demi-journées que je peux m’octroyer actuellement. Va donc aujourd’hui pour ce circuit bien tentant à l’ouest de Sainte-Croix-en-Jarez, et que j’avais déjà repéré à l’occasion de ma première rando dans ce secteur, autour du barrage de Couzon tout proche.

Et me voici, au départ de la rando, déjà tout ragaillardi à la seule vue de la superbe Chartreuse (elle aussi découverte depuis peu, et même pas encore complètement visitée, quelle honte !). Il fait encore froid ce matin, mais le soleil levant qui inonde de lumière le monumental portail d'accès au "village" chartrousin (on peut dire ça, ou c’est une exclusivité iséroise ?) est aussi mon meilleur dopant. Je pars donc plein d’entrain à l’assaut des premières côtes du parcours, d’abord à l’ombre du joli sentier rocheux, puis à découvert jusqu’à la robuste ferme des Joannes. Peu après, en guise d’apéritif, une première crête ouvre déjà largement la vue de part et d’autre du chemin. Puis un stimulant petit jeu de piste (facile !) va me mener jusqu’au hameau de Seyoux.

Et là c’est parti pour la montée sur les crêtes, et leur succession de vues plongeantes sur les petites ou immenses vallées de part et d’autre (tiens, revoilà mon barrage de Couzon). À la Croix du Cerisier (carrefour de 5 directions différentes !), il serait dommage de couper déjà directement en plongeant à l’ouest dans la vallée (d’ailleurs ça semble impossible sur le terrain, car la trace sur IGN, visiblement plus du tout fréquentée, est entièrement encombrée de végétation). Je file donc en crête vers le nord comme prévu, avec en prime l’odeur entêtante de milliers de genêts en fleurs ! Oh ce sont des crêtes bien douces, et larges, et confortables (on n’est pas dans les Alpes, ni même dans le haut Pilat plus au sud !). Ici circulent paisiblement quelques randonneurs, coureurs et vététistes (sans parler des heureusement rares athlètes de haut niveau sur leurs motos ou leurs quads…). Je fais durer le plaisir au maximum, donc jusqu’à la très large trouée en forêt de la ligne à haute tension, où il faut bien se résoudre à franchir la petite vallée d’Égarande, mais là le plaisir persiste tout au long de la descente (quelles vues !), on en oublierait presque ces affreux pylônes…

Et puis on remet ça sur la crête d’en face, en sens inverse (nord-sud donc), de Farnay (que l’on effleure au sud) jusqu’au Crêt de Montieux. Et là, à partir de la vierge, on en a pour son argent, c’est beaucoup plus long et c’est superbe. On domine à droite Saint-Paul-en-Jarez et toute la vallée du Gier. En plus on a droit au petit intermède mégalithique avec le mystère de ses deux roches à cupules, qui émergent aujourd’hui d’une mer de genêts en fleurs. Moins poétique, un peu plus loin : il faut enjamber des mètres et des mètres de chenilles processionnaires en travers du chemin - mais il suffit d’imaginer tout ce redoutable petit monde en papillons, et tout change ! Arrive enfin le petit dôme sommital du jour, totalement inoffensif, mais (abstraction faite de la clôture barbelée !) charmant, avec ses petites vues vers le nord-ouest et le sud-est…

La descente finale qui s’ensuit jusqu’à Sainte-Croix est assez brève, très variée mais dépourvue des vues panoramiques de la montée. Là encore c’est un petit jeu de piste, plus facile même qu’à l’aller, mais corsé par le bout de parcours hors trace qu’il va falloir se farcir dans un pâturage, puis en bordure d’un champ en pente (en fait il suffit de garder la même direction, c’est un jeu d’enfant). Mais deux rencontres inattendues (les seules de la matinée) ont égayé ma descente. La première juste après l’épingle de Neufond : dans la pente en-dessous, quelqu’un est assis dans l’herbe face à la vallée. C’est une toute jeune fille, charmante, souriante (on se croirait dans un film de Bergman ?!). Elle me demande d’où je viens, puis si je sais comment accéder au sommet de cette "montagne" derrière elle. C’est une grosse bosse boisée recouverte de sapins, sans vue sûrement, et sans doute dépourvue d’accès (c’est en fait le Bois de Ban, et en effet il n’y a aucune trace jusqu’au sommet sur IGN). Je lui conseille de bien rester sur les sentiers, elle me remercie et me souhaite une agréable randonnée… Puis, sur le chemin qu’on rejoint sous le passage hors trace, mon passage a été salué (c’est moins poétique…) par les bêlements soudains et impressionnants d’un troupeau de chèvres blanches alignées en haut de la pente à ma droite, à l’ombre d’une rangée d’arbustes ; elles n’ont pas bougé, mais que diable voulaient-elles me faire savoir ? C’est sur ce double mystère insondable que s’est achevée ma belle rando du jour…

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h45
  • Dénivelé : 720 m

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( ) bivouak.net

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