Le Mourre de Simance depuis Chasse en boucle
par les vallons de Chabaud et de Joyeux

Le Mourre de Simance depuis Chasse en boucle
par les vallons de Chabaud et de Joyeux

  • Altitude départ : 1397
  • Altitude sommet : 2511
  • Dénivelé : 1130
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 2h30
  • Orientation : Est
  • Balisage : Bons sentiers, panneaux et marques jaunes du départ jusqu'aux cabanes de Chabaud et de Joyeux, et entre ces deux cabanes. Plus rien, et aucune trace, entre les cabanes et le sommet.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Cet agréable sommet est l’un des plus faciles d’accès de ceux qui jalonnent la longue crête séparant la vallée du Verdon de celle de la Bléone, de Denjuan au Sud jusqu’aux Trois Évêchés au Nord, en passant par le Caduc... Son accès depuis Chasse est très séduisant : d’une part les deux vallons qui y mènent directement, dotés chacun d’une cabane, permettent de réaliser une belle boucle, et d’autre part les deux parcours entre chaque cabane et le sommet sont dépourvus de la moindre trace. Ici la liberté de chaque randonneur est totale, et le plaisir de la recherche d’itinéraire est d’autant plus grand que le risque de se perdre est quasi inexistant !

Du parking de l’oratoire à la barrière de fin de piste (1530m), la demi-heure de marche (pour ceux qui préfèrent ne pas trop secouer leur voiture) n’est pas fastidieuse, vu qu’elle s’accompagne de la douce musique du torrent de Chasse qu’on longe presque tout du long en rive droite. Suivre ensuite, en face (panneau, marques jaunes), le sentier des Sagnes et de la cabane de Chabaud. Peu après on vire à droite, puis à une passerelle on passe rive gauche du torrent, avant de monter et de s’en éloigner. Après quelques changements de direction, on atteint la bifurcation des Sagnes (panneau, 1650m), où on prend à gauche vers la cabane de Chabaud. On laisse à droite les cabanes des Sagnes et on entre dans le mélézin. A 1700m, nouvelle bifurcation : cabane de Chabaud à gauche (on y va), et cabane de Joyeux à droite (on redescendra par là). Une fois parvenu à proximité de la cabane de Chabaud (1910m, au-dessus du sentier à droite), c’est la fin du sentier, du balisage et de toute trace.

La suite est aussi évidente que ludique : le sommet (pas encore visible) est en direction Ouest-Nord-Ouest, or c’est justement celle que prend le ravin montant à votre gauche. Descendre donc de quelques mètres dans ce ravin à gauche, puis le remonter au mieux, rive gauche de préférence. Il grimpe d’abord plein Ouest, puis oblique progressivement vers le Nord-Ouest. Tirer donc ensuite plutôt vers la droite, en visant la pointe de la petite pyramide qu’on aperçoit bientôt tout au bout, là-haut sur la crête qu’il va falloir rejoindre. A chacun de choisir les "meilleures" pentes et orientations selon ses goûts et ses capacités ! Une fois que vous approchez de la crête, le sommet, herbeux et au profil tout en douceur, est évident, il ne reste plus qu’à vous y propulser sans gros effort…

De là-haut, la vue est, comme sur les autres sommets de cette chaîne, exceptionnelle. Remarquer tout près au Nord, au bout de la crête rocheuse de Chabaud, le fier sommet de Sangraure, avec son autre arête Est ; tout au bout de cette chaîne on devine même, minuscule, le sommet pointu des Trois Evêchés. À gauche, la Tête de l’Estrop s’impose ! Côté Est, on aperçoit sans peine juste en-dessous les 2 vallons d’accès : à droite celui de Chabaud, qu’on a emprunté à la montée, à gauche celui de Joyeux, qu’on va prendre pour le retour. Entre les deux, la longue crête, très facile, qu’on va chevaucher pour la première partie de la descente, avant de se laisser glisser à gauche sur ses pentes Nord jusqu’à la cabane de Joyeux tout en bas. Derrière, la belle crête de l’Autapie s'étire de gauche à droite, et tout au fond se déroule, de même, toute la chaîne du Pelat…

La descente est donc évidente : après avoir suivi longuement cette large crête entre les deux vallons (un très bref passage schisteux un peu plus étroit), il s’agit de rejoindre la cabane de Joyeux qu’on devine en bas, tout au fond du vallon sur la droite. Pour cela, on peut :

- ou bien descendre à gauche de cette crête jusqu’au fond du vallon de Joyeux, en un point où les pentes sont les moins raides : soit au premier replat 2320 (le plus facile ; se diriger au Nord puis Nord-Est), soit, si on veut profiter plus longtemps de la crête, au second replat 2202 (un passage un peu plus pentu ; se diriger au Nord). Arrivé au fond du vallon, gros cairn et panneau "Cabane de Chabaud" à droite, "Cabane de Joyeux" à gauche (2030m) : rejoindre la seconde après avoir traversé deux ruisselets. Reste ensuite à suivre la direction "Les Sagnes" (panneau, cairn) sur le bon sentier dans le mélézin. À l’intersection 1700 (panneau "Bois des Sagnes"), la boucle est bouclée, et on rejoint le parking par le sentier de montée.

- ou alors continuer encore à descendre sur la crête, dans les mélèzes qui s’épaississent, en se tenant tout à fait à droite de la crête (quelques gradins rocheux), et ce jusqu'à l'altitude 1980m, où l’on va croiser le bon sentier balisé qui relie les deux cabanes ; le suivre à gauche (Nord-Ouest) jusqu’à la cabane de Joyeux (à droite, on squeezerait le vallon et la cabane de Joyeux en rejoignant directement celle de Chabaud et l’itinéraire de montée – ce qui serait dommage…). Cette solution rallonge un peu, car elle oblige à revenir au Nord-Ouest jusqu’à la cabane de Joyeux. À partir de cette cabane, terminer comme ci-dessus.

Commentaires difficultés

Aucune difficulté technique. Mais les portions d'itinéraire comprises entre les cabanes et le sommet sont dépourvues de toute trace, et demandent une certaine expérience de l'orientation et de la recherche d'itinéraire.
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Topo créé le :

De Saint-André-les-Alpes sur la N202, se rendre à Villars-Colmars par la D908, puis la D202. Là, vers la sortie du bourg en direction de Colmars, prendre à gauche en épingle la petite route de Chasse (panneau en bois). Se garer au parking à droite (oratoire) avant l’entrée dans Chasse (bifurcation, 1397m). Si vous ne craignez pas les pistes un peu cahoteuses, vous pouvez continuer sur la large piste qui monte à gauche, carrossable jusqu’à son extrémité (barrière, places de parking à droite juste avant).


Situation




Sortie du 19-08-2016

Être ou pas dans les clous

Cabane de Chabaud

Un petit dernier avant de quitter (plus tôt que prévu) Digne pour Saint-Etienne. Autant rester dans les parages récemment explorés de la chaîne Ouest de la vallée du Verdon : le Mourre de Simance m’offre la rando brève et facile, mais néanmoins en partie hors sentier, que je cherchais pour l’occasion.

La météo est encore une fois presque parfaite ce matin à Chasse, où je préfère laisser ma voiture (dont le pare-chocs avant bien tordu attend d’être remplacé…) au parking avant la piste (avec son panneau sur "La Pêche dans la Chasse" !) : je ne suis pas pressé, la fraicheur de ce petit matin est très agréable, je me lance donc en douceur dans la montée rive droite du torrent de la Chasse. Plus loin, après une bifurcation, ce sera un vrai plaisir de grimper tout à côté d’un plus petit torrent (celui de Chabaud ?) avec ses petites chutes et ses petites vasques, mais hélas ça ne durera pas, il faudra le quitter… Je me consolerai (un peu) avec les mélèzes du côté des Sagnes. Mais à la jolie cabane (habitée) de Chabaud, que je contourne par la gauche, un autre plaisir m’attend : plus de sentier, c’est parti pour bartasser dans des pentes d’herbe et/ou de caillasses indemnes de toute trace de passage humain, les moins raides si possible, dans une direction à redéfinir régulièrement. Vers le haut de la montée, j’entends d’abord puis j’aperçois sur ma gauche un beau et paisible troupeau de moutons. Aussitôt je pense "patous ou pas patous ?", mais la réponse sera presque instantanée : malgré le relatif éloignement, de puissants aboiements me signifient je suis repéré ! J’entreprends donc faire subir à ma trajectoire initiale une belle boucle vers la droite, mais les deux petites silhouettes humaines que je distingue au-dessus du troupeau me rassurent. D’ailleurs rien ne se produira, malgré la persistance d’aboiements de plus en plus distants (même scénario à la descente…).

Et quand je débouche enfin sans problème au pied du dôme sommital, je suis presque déçu d’y arriver déjà. D’ailleurs à l’arrivée au sommet j’ai même un petit doute, vu que mon altimètre m’indique 55m en-dessous de l’altitude attendue – mais le doute est vite levé, vu que tout ce que je découvre petit à petit avec ravissement de tous côtés correspond parfaitement à la topographie de ma carte IGN ; d’ailleurs je le sais bien, l’altimètre de ma Suunto me joue régulièrement ce tour-là (espérant à chaque fois, mais en pure perte, me faire douter de mes capacités physiques et mentales de lecture cartographique). Vu qu’il n’est pas tout-à-fait midi, le pique-nique au sommet va attendre un peu, mais avec tous ces sommets alentour il y a largement de quoi la meubler cette attente, même si ma familiarité, toute récente (le Caduc excepté), avec ce spectacle grandiose vu depuis la chaîne ouest de la vallée du Verdon me facilite pas mal la tâche…

Plus d’une heure (de totale solitude) après, ayant bien lorgné sur ma voie de descente qui se déroulait là juste sous mes pieds, me voici donc sur la longue et confortable croupe entre les deux vallons. Je vais devoir la quitter tôt ou tard pour descendre à gauche toute dans le vallon de Joyeux – oui mais où ? Au replat 2320, première tentative : ça a l’air de passer sans aucun problème. Je remonte donc sur la crête pour continuer d’en profiter encore un max. Je passe le replat 2202 et continue à descendre, jusqu’au bois de mélèzes, où une première tentative "au petit bonheur la chance" échoue (pente très raide, gros amas de blocs…). Je remonte et finis par découvrir plutôt sur la partie gauche de la crête une longue et large langue herbeuse sans arbres qui devrait permettre sans mal de rejoindre cette même crête plus bas à droite. Je la suis un moment puis remonte à nouveau. Bon, mais tout-à-fait à l’extrême droite de la crête, ça passe ou pas ? J’y vais voir, je tombe sur quelques blocs rocheux mais a priori rien d’infranchissable ! Satisfait (malgré presque une bonne heure de perdue à jouer ainsi les explorateurs), je remonte à nouveau toute la pente pour tester la 3ème possibilité, à savoir le replat 2202, ignoré tout à l’heure. Début facile, puis un passage un peu plus raide mais rien de méchant. Mais que vois-je à ma gauche ? Un énorme éboulis de gros blocs (évitable bien sûr), et là, je ne résiste pas : pour une raison inconnue j’adore ça ! Je comprends que la plupart les redoutent, mais moi ça me fascine. Donc je m’y précipite (enfin, doucement quand même), et de bloc en bloc je descends et fais durer le plaisir… qui dure en effet un bon moment, jusqu‘à un ravin... bien raviné que je franchis enfin avant d'accéder au fond du vallon, avec son panneau, ses deux ruisselets, son gros cairn, puis ses deux cabanes… et son sentier balisé, fin de l’aventure ! Reste à le suivre ce bon sentier, ce qui sera fait sans surprise, et toujours sans croiser âme qui vive, jusqu’aux abords de Chasse où, enfin, quelques promeneurs de fin d'après-midi se prélassent dans les fleurs ou au bord du torrent…

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 1130 m

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( ) bivouak.net

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