Les Pelissons Depuis Prapic

Les Pelissons Depuis Prapic

  • Altitude départ : 1513
  • Altitude sommet : 2468
  • Dénivelé : 1100
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 15 minutes de vol
  • Orientation : Sud
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire accès

Depuis le pont remonter sur 400 m la rive droite de la rivière par un large chemin pas toujours clair, traverser le double pont et retrouver le vrai sentier du Lac de la Pisse, il monte régulièrement. Passer en contrebas du Tombeau du Poète. Il est possible d'aller le voir sans redescendre, un autre sentier monte alors en rive gauche pour rejoindre le vrai chemin beaucoup plus loin. Pour ceux que le tombeau n’intéresse pas, retraverser le ruisseau et monter vers le nord. Vers 1800 traverser une nouvelle fois le ruisseau, commence alors une série de lacets. Vers 1960m, une bifurcation... prendre alors à gauche direction le plateau de Jujal.

Vers 2100m on sort de la forêt de mélèzes pour traverser un plateau. Suivre le fond du vallon avant de traverser le ruisseau pour attraper un sentier en rive droite. Monter vers le télésiège avant de bifurquer à gauche juste en dessous et rejoindre alors le sommet par des pentes débonnaires.

Itinéraire vol

Décollage un peu raide au sommet mais néanmoins facile, d'autres décollages plus faciles plus à l'ouest du décollage. Possibilité de décollages en nord (ce qui voudrait dire des conditions de vol étranges). Vol : il faut passer une autre crête plus au sud ou la contourner par la gauche en passant du coté de Prapic. Attérro : les plus grands champs sont juste en amont (et bizarrement en dessous) du hameau des Fourés. ATTENTION présence d'une ligne électrique qui prive de bien des possibilités de posé. l’atterrissage à Prapic est possible bien que Prapic tire son étymologie de Prés à pic... De petites parcelles, délimitées par des murets, permettent néanmoins un posé aux plus chevronnés. Attention Prapic est à la croisée de deux vallons.... aérologie probablement étrange dés le milieu de journée.
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Topo créé le :

Orcière > rester dans le vallon direction Prapic, planter une flamme dans le champ en amont du hameau des Fourés > laisser la voiture avant le parking au pont dont la cote est précisément 1513m


Parcours


  • Nb points : 317
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 6.486
  • Dénivelé - : 104
  • Dénivelé + : 1029
  • Taille fichier : 9 kB
  • Téléchargement


Sortie du 24-10-2015

Le Tombeau du Poète

En montant vers le Pelisson

A 20 minutes de marche de Prapic, un gros rocher recouvre le tombeau du poète Joseph Reymond, natif de Prapic (1847-1918). Instituteur en Provence et conteur de talent, Joseph avait décidé de construire sa dernière demeure sous un rocher. Il entreprit donc de creuser et maçonner son tombeau, de répéter la cérémonie de ses obsèques et de fabriquer son cercueil.

C'est à partir de cette mystérieuse découverte sur le net que je décide de pousser mes pas vers le fin fond du vallon du Drac Noir... Après un voyage glacial en moto dans une atmosphère parfois humide dont les températures oscillent entre 2 et 10°, il faut laisser la moto et se réchauffer par une marche forcée vers le premier objectif, le fameux tombeau... C'est vraiment une curiosité, mais l'histoire de ce monument est plus intrigante à lire qu'à voir...

Le sentier est typiquement du sud, bien visible et assez pierreux. Rapidement il faut quitter le chemin principal pour prendre à gauche une sente beaucoup plus discrète même s'il n'est pas vraiment possible de la perdre. Le plateau arrive en même temps que les mélèzes en feu disparaissent. La suite est une longue errance sur les alpages immenses seulement troublés par un ou deux télésièges disgracieux. Il faut bien préciser que la balade n'emprunte absolument pas les pistes d'Orcières, même si l'on passe vraiment près. Le Pelisson est un sommet étrange, tout en rondeurs. Cette douceur tranche singulièrement avec les sommets alentours pointus et caillasseux.

Au sommet, bonne nouvelle, la brise est presque parfaite, légèrement travers mais si peu. En dessous, un autre plateau d'alpage s’étale avec une cicatrice étonnante laissée par un ruisseau qui sourd silencieusement entre les prairies. La préparation est facile, l’envol tout autant, le vol quant à lui n'appelle pas de commentaire. C'est plutôt l'atterrissage du jour qui fut impromptu.

Au petit matin, j'avais pris soin de planter une flamme dans l'un des rares champs qui existent en dessous de Prapic, il y en a bien plusieurs beaux mais ils sont rayés par une putain de ligne électrique qui n'est enfouie qu'un peu plus loin, là où la vallée est complètement encaissée. Alors que ce terrain apparaît dans le fond, Prapic sous mes pieds laisse entrevoir des possibilités... Oh ce n'est pas terrible (ce n'est pas pour rien que Prapic vient de l'amalgame de Prés en à pic...) Cependant donc, vues du ciel, de belles parcelles de prairies attirent mon attention. Bien sur le remembrement aurait facilité mon approche, hélas il n'en est pas question ici, c'est donc plein de parcelles biscornues. Cependant l'une d'elles semble de taille suffisante malgré un encadrement touffu de mélèzes orangés. Repérage rapide de la ligne pour voir si elle ne ressurgit pas du sol, et en avant. En rasant bien les conifères flamboyants et à la faveur d'un air calme, je me pose correctement. Seulement la couleur de la prairie aurait dû éveiller mon attention. Un purin fraîchement étalé provoque une odeur pestilentielle... trop tard pour changer. Heureusement, sitôt posée la voile, je la transporte sur un morceau de prairie intact et procède au repliage.

Voila une vallée somptueuse et on peut comprendre le poète dans son obstination à vouloir construire son propre tombeau dans un cadre aussi enchanteur, apprivoisant par cette lubie le voyage ultime qui nous attend tous.

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h
  • Dénivelé : 1100 m
  • Temps de vol : 15 m
  • Plafond max : 2500 m

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( ) bivouak.net

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