Grand Renaud par la Croix du Carrelet, depuis
Villard notre Dame

Grand Renaud par la Croix du Carrelet, depuis
Villard notre Dame

  • Altitude départ : 1570
  • Altitude sommet : 2776
  • Dénivelé : 1200
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 15 mon de vol
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : Jaune puis rouge passé puis plus rien
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire accès

Depuis Villard notre dame, couper les lacets dans les belles prairies au dessus du Villard. Quand la forêt arrive, ne plus les couper car c'est trop raide, dans un virage, un sentier joli permet d'atteindre la Croix du Carrelet 2050m.
Suivre l'arête débonnaire largement fournie en décollages de toutes sortes, et a 2200 m prendre une vague sente à gauche, elle traverse des pentes raides sur une banquette agréable seulement barrée par trois ravines profondes, la première est la plus délicate les deux autres sont plus faciles. Remonter ensuite le vallon de Pierre Grosse. Il y a de moins en moins de pelouse et de plus en plus de caillasses. Vers 2450, c'est un pierrier jusqu'en haut. Si le bas est facile le haut est raide et infernal. Un pas en avant deux en arrière. Prendre plutôt à gauche et atteindre le sommet par la gauche.

Itinéraire vol

Décollage, une belle pente mais en ouest seulement et remplie de cailloux trop gros, il faudra prendre un moment pour préparer une place convenable, versant Oriental c'est niet, une cassure empêche le décollage. En début de saison il suffit de descendre 150 m et de s'installer sur les névés qui sont assez tardifs ( fin mai début juin) Vol en ouest : contourner le sommet pour aller sur bourg d'oisans, en Est, c'est direct

Précautions

Décollage vraiment pas facile du sommet avec les pierres, c'est dommage la pente est idéale. Mais avec un peu de préparation il doit être possible de déblayer une aire de lancement comme à l'obiou.


Commentaires difficultés

Décollage dans une seule direction et dans des cailloux plutôt agressifs
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Topo créé le :

Grenoble... Bourg d'Oisans... Villard Notre Dame.... 400 m Vers le col du Solude


Parcours


  • Nb points : 307
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 6.307
  • Dénivelé - : 47
  • Dénivelé + : 1209
  • Taille fichier : 8 kB
  • Téléchargement


Sortie du 19-09-2015

Les deux pieds dans la fange

Lever de soleil

Dans les perturbations qui se suivent et se ressemblent, un bulletin météo plutôt optimiste tombe un vendredi.... Ça c'est un coup de bol, y a un créneau, il convient d'en profiter de toute urgence, c'est ainsi que je me retrouve à Villard Notre Dame à la première heure de la journée. Le Grand Renaud surplombe la vallée de ses 2776 m, il brille déjà dans le ciel sous les premiers rayons d'un soleil pour l'instant omnipotent. La lumière orangée annonce l'automne, tout baigne dans cette chaude luminosité, c'est l'avantage des faces Est. Et c'est tant mieux car il ne fait pas chaud. Le sentier serpente agréablement au milieu des prés remplis de vaches, c'est bon de se promener en montagne, pourvu que ça dure... En attendant voilà maintenant la Croix du Carrelet, elle se dresse sur la crête au-dessus de Villard-Reymond dans un calme total, c'est bon signe.

Plus haut, de nombreux chamois traînent sur la longue arête montante et font des cabrioles sans se soucier du parapentiste qui peine avec son gros sac. Après les avoir observés bondir et jouer comme des jeunes fous, je signale ma présence en imitant bien maladroitement le sifflement d'alerte, ce qui n'a pas manqué de les faire détaler dans les pentes raides. La suite est une longue traversée sur une banquette herbeuse suspendue pour rejoindre le fond du vallon, plusieurs ravines la coupent comme autant d'obstacles qu'il convient de franchir prudemment car elles glissent et donnent sur une falaise impressionnante.

La suite est plus simple, en revanche au niveau météo ça se complique, des gros cumulus joufflus apparaissent en dessous et prennent de l'extension de minutes en minutes. Le choix est cornélien, arrêter ici et décoller avant que tout se bouche, ou continuer malgré tout vers le sommet ? Va pour la seconde option, c'est tout de même l'objectif du jour. L'herbe finit par disparaître et laisse le vallon dans un amas indescriptible de pierres instables, la progression devient pénible. C'est au moment d'arriver au sommet que le brouillard m'a enveloppé dans une brise maintenant forte et glaciale, mais qu'est-ce que je fous là ? Aucune vue, aucune opportunité de décoller et mes doigts sont engourdis par le froid. La décision est vite prise, j'aurais mieux fait de décoller depuis les belles pentes juste en dessous.

La descente de trois cents mètres est vite expédiée, un pierrier mou permet de dévaler tranquillement avec les grosses godasses. Plus bas le vent est meilleur et les nuages ont pris le large, parfait pour décoller. Le vol est splendide dans cette lumière de septembre, presque 2000 m plus bas, Bourg d'Oisans n'est même pas encore soumis à son habituel vent de vallée. Là encore, deux options se présentent, la première se matérialise par une grande prairie rase et bien plate et dégagée, mais à 2 bornes de la route, l'autre est un champ bizarre cerné de grands arbres, mais il offre l'avantage de se trouver juste à côté de la route de Villard Notre Dame. Fainéant que je suis, j'opte pour la proximité. C'est dans les derniers mètres que je me suis rendu compte de ma boulette, ce n'est pas un pré, c'est un marais putride couvert de grands roseaux dont l'approche est biscornue. Plus le temps de changer d'option.

Je me vautre plus que je ne me pose dans de la vase vraiment puante, le falsar et les gants d'Hélène sont noirs et dégoulinants, une véritable infection, heureusement la voile est posée sur les roseaux à deux mètres du bourbier infâme. Il a fallu traverser le marais comme un GI américain au milieu des rizières Viêt-Cong... La voile roulée en boule comme un paquet de nouilles chinoises à travers les roseaux touffus et les pieds dans la fange. C'est complètement crotté qu'il a fallu faire du stop. La première bagnole s'arrête mais elle a failli redémarrer devant le remugle nauséabond et l'aspect repoussant du stoppeur. Mais trop tard, je me suis engouffré dans la caisse ne laissant plus d'alternative aux aimables promeneurs du dimanche.

Finalement une bonne sortie qui fait du bien mais la douche est plus que nécessaire...

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 1200 m
  • Temps de vol : 25 m
  • Plafond max : 2450 m

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( ) bivouak.net

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