Tête de la Clapière en boucle depuis Digne-les-Bains


Tête de la Clapière en boucle depuis Digne-les-Bains

  • Altitude départ : 670
  • Altitude sommet : 1305
  • Dénivelé : 670
  • Temps de montée : 2h30
  • Temps de descente : 2h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Intermittent (GR... VTT... poteaux) à la montée. Rien à la descente sur le sentier désaffecté.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Ce beau sommet méconnu (vu la proximité du fameux Cousson, qui le dépasse de 200m…) fournit l’occasion d’une très stimulante rando hors des sentiers battus, par un itinéraire inédit dans le cadre du sauvage et étroit vallon boisé de Richelme. Si l’itinéraire de montée, versant Est du vallon, semble déjà peu fréquenté, celui de descente, versant Ouest, est carrément une petite aventure sur un ancien sentier visiblement abandonné (les 2 figurent encore en pointillés sur IGN). Il est vrai qu’une très large piste (ouverte aux seuls véhicules professionnels) remonte maintenant ce vallon de bout en bout, mais elle est très fastidieuse pour le randonneur – on va donc l’éviter !

Du fond du parking des Thermes, prendre à gauche le sentier marqué piste rouge VTT n° 8 et 10. Il monte quelques marches puis longe le ruisseau en rive droite. Dès qu'il vire à gauche pour remonter et rejoindre la route, le quitter pour prendre à droite dans les herbes une trace d’abord peu visible qui retourne vers le ruisseau, qu’elle franchit (passerelle rustique en bois). Il suffit alors de suivre ce pittoresque sentier, qui suit au mieux le ruisseau, changeant de rive quand la place manque pour passer. Mais bientôt le doux clapotis du ruisseau s’évanouit… et le ruisseau avec lui. Au carrefour vers 860m, on quitte ce sentier (qui va rejoindre la grosse piste) pour celui balisé rouge VTT, qu’on prend alors à droite. Suit une assez longue montée en lacets jusqu’en haut du versant Est (2 passages un peu exposés). Elle débouche aux Hautes Bâties du Cousson (1095m, bâtisse murée, fontaine).

S’engager alors brièvement sur la large piste horizontale de gauche (GR, sentier VTT). La quitter peu après et continuer sur le sentier en face en direction du Pas d’Entrages (panneau, GR et sentier VTT). Au carrefour suivant (Ravin de Richelme, 1050m, panneau), prendre la piste à droite, qui va se transformer plus haut en sentier. On débouche au Pas d’Entrages (1213m, carrefour de sentiers, aller/retour possible vers le sommet Sud du Cousson). Revenir alors de quelques pas en arrière, et repérer à droite (Nord) une trace peu marquée dans les buis : la Tête de la Clapière est visible au fond (vaste plan incliné à droite, haute falaise verticale à gauche). Il ne reste plus qu’à y aller, il n’y a pas vraiment de sentier, mais il suffit de longer la crête le plus à gauche possible (pas trop quand même !… mais c’est là que ça passe le mieux dans les buis), et cela jusqu’au sommet. Borne avant le sommet à 1270m. Du vrai sommet, tout au bout de la crête (piquet métallique), la vue est magnifique sur toutes les Préalpes de Digne ; et au Sud-Ouest, les 2 sommets du Cousson tout proches se présentent sous un angle inhabituel…

Pour la descente, on commence par reprendre la voie de montée, d’abord du beau parcours de crête jusqu’au Pas d’Entrages, puis en poursuivant jusqu’au carrefour du Ravin de Richelme à 1050m. Là on quitte la voie de montée (qui part à gauche) pour s’engager dans un ancien sentier dont le départ est très peu marqué : à droite de la piste en face, il monte dans le talus dans la même direction. Une fois dessus, l’aventure commence… Ce sentier en sous-bois est superbe, malheureusement il est évident qu’il n’est plus fréquenté depuis pas mal de temps : troncs et branches en travers, herbes ou ronces envahissantes ici ou là, caillasses en plein milieu... Il reste cependant encore assez visible, mais pour combien de temps ? J’ai commencé à dégager au passage ce que j’ai pu, mais pour bien faire il faudrait un sécateur, voire une tronçonneuse… Cela dit, il monte doucement, à flanc, vers le Nord, se stabilise longuement vers 1080m (j’ai mis un cairn au beau milieu !), traversant plusieurs pierriers , puis descend brusquement en épingle à gauche (j’ai mis un second cairn à cet endroit) puis en lacets, pour rejoindre le fond du vallon. Ce faisant il repasse dans des pierriers. Attention à ne pas louper ces lacets (pas toujours évident). En cas de perte de la trace on peut toujours descendre droit dans la pente (raide !), vu qu’en-dessous on rejoint forcément la large piste, et encore en-dessous le sentier de montée au fond du vallon (mais les sous-bois sont souvent touffus voire parfois impénétrables…). Mais si tout va bien, le sentier fantôme rejoint normalement la piste, et de là il est facile de descendre encore un peu jusqu’au sentier de montée, qu’on suit jusqu’au parking.

NB : si on choisit de rajouter un aller/retour au Cousson St Michel (1512m) à partir du Pas d’Entrages, rajouter 1h15 et 300m de dénivelé.

Précautions

carte IGN conseillée.


Commentaires difficultés

Départs de sentiers pas toujours évidents. Quelques brefs passages un peu exposés à la montée. Le sentier de descente désaffecté demande une certaine expérience des terrains peu ou mal tracés.
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Topo créé le :

Sortir de Digne par la D20, direction Entrages-Les Thermes. Se garer après 3,5km au dernier parking des Thermes, à droite de la route en contrebas.


Situation




Sortie du 01-08-2015

Sentiers non battus...

Tte de la Clapire

Découvrant il y a quelques jours sur ma carte l’existence de ce "petit" sommet à l’ombre du Cousson, je me suis pris au jeu de le "réhabiliter". Et si je lui trouvais un accès un peu original, loin des sentiers battus du Cousson (en rouge sur IGN) ? Me voici donc entrain de chercher… et de trouver cet accès en boucle sur les deux flancs du vallon ("ravin" sur la carte) de Richelme, en évitant comme la peste la large piste carrossable. Restait à en tester la fiabilité, ce que j’ai fait ce 1er août, sous un soleil radieux et dans la douce chaleur habituelle des étés dignois.

A la montée, c’est l’accès au sentier depuis le parking qui m’a donné le plus de fil à retordre. Fier d’avoir enfin trouvé, je me suis régalé tout au long de la découverte de ce merveilleux petit sentier sauvage, jouant habilement avec le ruisseau avant de se dégager soudain du fond du ravin pour s’élever en lacets hardis jusqu'aux Hautes Bâties et leur superbe fontaine. J’ai tout de même croisé un être humain, qui plus est au seul endroit où j’ai hésité sur la marche à suivre : au croisement vers 860m, où ce jeune coureur qui montait courageusement à flanc m’a aimablement renseigné, merci à lui !

Une fois aux Hautes Bâties, l’accès parfaitement balisé au Pas d’Entrages fut un jeu d’enfant. Là, la Tête de la Clapière apparait enfin, et je n’ai pas eu trop de mal à trouver le départ de la trace qui y mène (et se perd peu après dans les buis). La montée évidente le long de la crête jusqu’au sommet fut un autre régal ! Puis, après m’être assuré (et rassuré) une fois de plus que je connaissais bien tous les sommets aux quatre coins de l’horizon, j’ai entamé la descente.

La partie commune à la montée une fois effectuée, j’ai pu découvrir assez aisément, au point 1050, le départ (il ne saute pas aux yeux !) de mon sentier de descente (j’ai regretté après coup de n’avoir pas mis un cairn à cet endroit, faudra que je revienne). Et je n’ai pas mis longtemps à m’apercevoir qu’il n’était plus fréquenté depuis belle lurette, comme on dit. Mais au lieu de m’inquiéter, ce constat m’a stimulé : j’avais trouvé un terrain d’aventure, quelle chance, j’allais me transformer en explorateur d’un sentier fantôme ! J’ai donc cassé ou écarté plein de branches (merci l’Opinel), ôté plein de gros cailloux, cisaillé pas mal de ronces, etc. Cela dit, faut être honnête, le sentier reste encore à peu près visible la plupart du temps ; mais j’ai quand même fini par me planter lorsqu’après avoir traversé un ènième pierrier… je n’ai jamais trouvé la suite du sentier de l’autre côté. 3 fois, 4 fois je me suis acharné : en vain, j’avais en face de moi un vrai maquis (saloperie de ronces, ça m’a rappelé le maquis corse lors de ma redescente du Cinto !). De guerre lasse, j’ai fini par me résoudre à descendre droit dans l’éboulis : très raide, pénible, mais j’ai fini par y arriver… et par retrouver soudain au bas du pierrier, en bordure à droite… le fameux sentier ! J’en ai conclu que j’avais dû louper là-haut en arrivant sur le pierrier (que je n’aurais pas dû traverser) un virage de ce même sentier.

Après ces émotions tout s’est bien terminé ; peu après le sentier m’a mené à la grosse piste, que j’ai traversée pour retrouver juste en-dessous mon sentier de montée. Et je me suis à nouveau régalé à le suivre dans ses méandres autour du petit ruisseau, tout au fond du ravin, jusqu’au retour au point de départ.

Parcours à refaire, peut-être en sens inverse pour changer (et surtout sans oublier le sécateur ?)…

Photos de la sortie


  • Horaire : 2h30
  • Dénivelé : 670 m

Identification

( ) bivouak.net

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