Rocher du Coucou et Roche des Fées par le
château du Frankenbourg en boucle depuis la Vancelle

Rocher du Coucou et Roche des Fées par le
château du Frankenbourg en boucle depuis la Vancelle

  • Altitude départ : 394
  • Altitude sommet : 856
  • Dénivelé : 670
  • Distance : 15 km
  • Temps de montée : 2h30
  • Temps de descente : 2h30
  • Orientation : Sud
  • Balisage : Club Vosgien (voir topo)
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Cette belle randonnée parcourt le vaste massif boisé, parsemé ça et là d’énormes blocs de grès (poudingue), qui domine le Val de Villé et la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Elle relie trois remarquables hauts-lieux offrant des vues superbes sur cette partie des Vosges au nord du Haut-Koenigsbourg.

Du parking, continuer brièvement sur la route qui vire à gauche, puis (à la MJC) remonte à droite. A l'intersection, continuer à monter en face (nord), passer à droite de l’église et du cimetière, puis prendre à droite la rue (bal. anneau bleu) qu’on suit (est puis nord-est) sur env. 550m. Obliquer alors franchement à gauche et rejoindre rapidement (captage, maison forestière de la Vancelle) la confortable route forestière "Himmelsleiter" qu’on suit à droite (cercles rouges). On arrive ainsi au vaste carrefour (banc, tables, cabane-abri) du Col du Frankenbourg ou "Schlossplatz" (648m). De là, prendre à gauche le sentier (anneau vert) qui fait le tour du château du Frankenbourg et longe le mégalithique et mystérieux "mur païen" (cousin de celui, encore plus vaste, du Mont St Odile), constitué de dizaines de milliers de blocs de pierres savamment assemblées. De retour au col, monter au beau château ruiné du Frankenbourg (sommet de la montagne du Schlossberg, 715m), un des plus vieux d’Alsace (avant le 12e siècle) : murailles suivant les reliefs rocheux, citerne de pierre, donjon circulaire avec ses blocs à bossage, etc. Très belles vues notamment sur les villages du Val de Villé, le Haut-Koenigsbourg… et le prochain objectif : le Rocher du Coucou (pylône bien visible sur son dôme).

De retour au Schlossplatz, choisir le sentier à droite de celui pris à la montée (rectangle jaune), qu’on quitte un peu plus bas pour celui de droite (croix bleue), qui contourne le rocher du Coucou par le sud avant de monter, à droite, en raides lacets jusqu’à la crête. Là il rejoint un autre sentier (anneau vert, croix rouge) qu’on suit, encore à droite, jusqu’au pylône TDF, et un peu plus loin à la plateforme rocheuse du Rocher du Coucou (856m, point culminant de la rando, à-pic vertigineux) : vue superbe sur le Frankenbourg en contrebas, mais aussi, plus loin, sur les châteaux de l’Ortenbourg et du Ramstein… et bien sûr du Haut-Koenigsbourg, ainsi que sur la plaine d’Alsace autour de Sélestat, jusqu’à la Forêt Noire. Le rocher du Coucou proprement dit (appelé aussi "pierre à sacrifice") avec ses trois bassins successifs creusés dans le grès a sans doute servi de lieu de culte celte.

Et c’est reparti pour notre 3ème merveille du jour, la Roche des Fées. Là encore, nombreuses voies possibles. Une fois de retour au pylône, prendre de préférence celle de droite (nord-ouest) et poursuivre obstinément dans cette direction, qui mène inévitablement à la Roche des Fées (balisage croix bleue). On passe plusieurs carrefours de chemins, et au dernier (Rondes Roches, 747m, immenses monolithes de grès sculptés par la nature) il ne reste plus qu’à prendre en face le bout de chemin (anneau jaune) qui mène, après une légère descente, à la Roche des Fées (appelée "Hexenfelsen", soit Roche des Sorcières, côté alsacien !). Outre de nombreux blocs rocheux disséminés, ce nouveau promontoire (754m) offre à nouveau une jolie vue notamment sur le Val de Villé. Mais le clou du spectacle est ici la grotte dite du "Heidenkeller" ou "cave des païens" (sans doute à nouveau un très vieux lieu de culte, avant que les missionnaires chrétiens ne chassent tout ce petit monde avec leurs fées et autres sorcières !) qui se trouve juste en-dessous de la Roche (faire demi-tour et descendre à droite dans la trace). Cet imposant abri rocheux encadré par d’énormes piliers aux formes extravagantes peut se traverser de part en part : on en sort au fond par une étroite mini-cheminée (un pas d’escalade facile), d’où on remonte au promontoire précédent.

Pour le retour, une fois revenu au carrefour des Rondes Roches, le mieux est d’emprunter la branche du milieu (croix bleue) puis aux carrefours suivants celle d’en face (anneau vert). Plus bas, obliquer franchement à gauche (anneau jaune), et encore plus bas franchement à droite (croix rouge, descente raide en lacets). Rester ensuite fidèle à cette voie de descente ainsi balisée, qui emprunte puis traverse la route forestière du Chalmont, et aboutit à la route "Himmelsleiter" empruntée à la montée. Il ne reste plus qu’à la prendre brièvement à droite jusqu’au captage, d’où on s'engage sur le chemin qui descend à gauche (plein sud, anneau et disque rouges) dans le village, jusqu’à la route D167, et de là à droite jusqu’au parking.

Précautions

carte très utile vu les innombrables chemins et carrefours qui relient ces sommets.


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Topo créé le :

Sélestat > Châtenois puis Val de Villé par la D424 > direction Lièpvre/Sainte-Marie-aux-Mines par la N59 > D167 direction la Vancelle. Entrer dans le village (maisons à droite) et se garer sur la parking à gauche.


Situation




Sortie du 17-05-2015

Frankenbourg

Que faire en Alsace quand l’occasion se présente d’une visite familiale prolongée loin de nos terres rhônalpines ? Festoyer peut-être, mais mieux encore (même si l’un n’exclut pas l’autre) aller se balader dans les Vosges, pour peu que la météo donne son accord préalable ! Et là on n’a que l’embarras du choix – d’autant que moi qui suis né là-bas dans les montagnes et y ai vécu les 19 premières années de ma vie, je n’y avais alors gravi AUCUN sommet, faute d’autorisation (et d’intérêt) de la redoutable (à l’époque) autorité paternelle...
Eh bien ce dimanche 17 mai la météo y était, plutôt beau et plutôt frais : hopla c’est parti pour une cholie randonnée des familles alsacienne et bas/rhône-alpines réunies, on était 8 pour l’occasion, tous marcheurs voire coureurs aguerris sauf une… mais pas de pitié, d’ailleurs elle a suivi bravement la troupe sans rechigner, et tout s’est déroulé dans l’harmonie et la bonne humeur collectives, au rythme de nos pas à peine ralentis, sur ces cholis sentiers et chemins vosgiens hyper balisés mais néanmoins agréables (perso j’aime mieux quand y a pas de balisage du tout mais tout le monde n’est pas obligé d’être maso).
C’est Jean-Louis (merci à lui) qui nous avait concocté ce super circuit et servi de guide… bien nécessaire, vu que ces montagnes vosgiennes sont truffées de vrais dédales de chemins qui se redoublent et se recroisent en tous sens, heureusement que le Club Vosgien y a collé partout ses balises multiformes et multicolores, presque jusqu’à l’indigestion mais ne boudons pas notre plaisir, c’est plus que parfait !
Partis de la Vancelle peu avant 11h, on arrive au Frankenbourg vers midi et quart (mais sans avoir fait le tour par le mur païen, soyons honnête - mais la plupart connaissaient déjà celui du St Odile ?). Et malgré la foule soudain rencontrée dans l’enceinte du château (en fait un seul et vaste groupe qui a eu la bonne idée de repartir assez vite), nous choisissons d’y faire halte pour notre pique-nique (pas très original mais c’était l’heure…). De là-haut j’ai le plaisir de voir tous les villages proches des lieux de mon enfance… sauf Albé (où j’ai passé toute mon enfance et ma jeunesse), niché comme par hasard derrière ce foutu "Schiewebari" (montagne ou plutôt monticule même pas nommé sur IGN, c’est nul !) qui constituait alors mon horizon quotidien et dont je vois aujourd’hui pour la première fois la face… cachée !
Une heure et demie plus tard, eh oui, on redémarre, puis le Rocher du Coucou nous ouvre les bras (les ailes ?) peu avant 15h. Chemin faisant je ne cesse d’admirer, à défaut de flore et de faune, ces énormes rochers de grès aux formes impressionnantes, plantés ici ou là (et particulièrement aux abords de nos sommets du jour) dans la forêt toujours dense de ce massif. Il y a un peu de monde sur ces sentiers mais pas trop, c’est tout-à-fait supportable. Enfin, la Roche des Fées nous accueille, mais c’est sous les immenses voûtes du Heidenkeller que nous faisons une nouvelle halte, Olivier et moi ne résistant pas à la traversée intégrale, et tout le monde se retrouve là-haut chez les fées ou les sorcières, c’est selon… Pour le retour on a dû louper le bon embranchement, pas grave, on retrouve en partie le chemin de la montée, c’est plus long mais moins raide, pas sûr que ce soit plus fatigant.
Et voilà comment on crée du lien (et des bons souvenirs) entre familles, ça change un peu des collectives ou des randos en solo. Certes les Vosges c’est pas le massif du Mt Blanc, mais personnellement c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour me réconcilier (un peu, et pour une durée limitée… faudra que j’y retourne !) avec mon Alsace natale…

Photos de la sortie


  • Horaire : 2h30
  • Dénivelé : 670 m
  • Participants : Sylviane, Agnès, Isabelle, Jean-Louis, Marion, Olivier,Véronique.

Identification

( ) bivouak.net

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