Tête du Colonney depuis Praz Coutant

  • Altitude départ : 1270
  • Altitude sommet : 2692
  • Dénivelé : 1440
  • Temps de montée : 5h15
  • Temps de descente : 3h15
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Sentier toujours marqué. Au Col du Colonney, suivre à gauche les bonnes marques à la peinture bleue. Cairns dans la montée finale. Pour la boucle de retour, grosses marques rouges depuis le carrefour après la Tête des Lindars jusqu'au refuge.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Du parking, traverser la route et prendre le sentier qui s'élève au-dessus en forêt (Nord puis Nord-Ouest). Laisser successivement à droite le sentier de Plaine Joux, puis plus haut à gauche celui des Chalets de Varan. Le sentier monte ensuite plus raide à découvert dans les éboulis, à l'assaut de la falaise qu'il surmonte moyennant de nombreux lacets, jusqu'à la cheminée de Platé. Après une passerelle métallique fixée dans le rocher, on débouche sur le vaste plateau de lapiaz, puis rapidement aux chalets de Platé où se niche le refuge (2032 m).
Du refuge, l'itinéraire part d'abord à droite (Est-Nord-Est) vers le Col de la Portette, puis quitte ce sentier pour virer à gauche (Nord) dans de spectaculaires lapiaz et des blocs composites, jusqu'au Col du Colonney (2321m). Au Col, suivre à gauche (Ouest) les marques bleues. La trace mène ainsi successivement sans aucune difficulté à (ou sous) la Tête de Monthieu (2479m) puis (Sud-Ouest) à la Tête des Lindars (2560m).
On continue ensuite sur la crête, toujours dans la même direction, jusqu'à la courte descente au Col de Tré l'Epaule (2532m) : là, une brève mais raide désescalade est facilitée par une chaine et des échelons. Après un passage rapide sur une crête plus effilée, mais toujours sur sentier, on descend dans une cuvette au pied du bastion sommital, où il faudra le plus souvent traverser (ou passer sous) un névé persistant. Il ne reste plus ensuite qu'à monter en versant Nord, dans des éboulis puis quelques gradins faciles, au sommet de la Tête du Colonney.
Là on bénéficie de la vue peut-être la plus grandiose qui soit sur toute la chaîne du Mont-Blanc (entre autres !).

Pour la descente, on peut bien sûr reprendre l'itinéraire de montée (par ex. si on veut retrouver les lapiaz sous un autre angle). Mais on peut aussi aimer le changement et préférer réaliser une boucle à partir du point 2485 (au niveau de la station supérieure du télésiège des Lindars Nord) jusqu'au refuge de Platé. Repérer alors à cet endroit, à droite, la panneau "Chalets de Platé par les Forts" et une grosse marque rouge sur un rocher, point de départ du sentier, plus herbeux que rocheux, qui permet de revenir plus aisément au refuge (Sud-Est, puis Sud, puis Est) en longeant puis en contournant par la gauche les rochers des Forts de Platé.
Du refuge, il ne reste plus qu'à redescendre au parking par le sentier de montée.

NB : On peut aussi effectuer cette randonnée en 2 jours, en passant par exemple la nuit au refuge de Platé. Dans ce cas, il peut être intéressant, le 1er jour, de compléter la montée au refuge par un aller-retour facile (compter 1h30 et 320m de dénivelé en plus) au Col de la Portette (2354m), d'où la vue est très belle sur tout l'Est, et notamment sur la chaine des Fiz.



Précautions

Prudence minimale de mise dans le franchissement des lapiaz, véritables crevasses minérales aux profondeurs parfois insondables ! A faire idéalement par temps sec et évidemment sans neige. Se renseigner aussi sur le franchissement du névé dans la cuvette sous le bastion sommital.


Commentaires difficultés

Bref passage délicat en désescalade au Col de Tré l'Epaule (mais sécurisé : chaine et quelques échelons métalliques). Bref passage un peu expo sur l'arête. Quelques gradins faciles sous le sommet.
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Topo créé le :

Accès par la D43 jusqu'à Plateau d'Assy (au nord de St Gervais). De là, prendre la direction de Plaine Joux. Se garer dans le virage (grand parking à droite) à la sortie de Praz Coutant vers Plaine Joux (croix au-dessus).


Hébergement(s) associé

Situation




Sortie du 07-09-2014

Montée aux chalets de Platé 1

Depuis que je rêvais de fouler un jour le mythique "désert de Platé" … Eh bien ça y est, je l’ai fait ! Et je n’en suis pas encore revenu, tellement c’était beau là-haut !
Oh je n’y suis pas allé tout seul, comme j’aime à le faire dans mes rendez-vous en solitaire avec telle ou telle montagne encore inconnue, où l’excitation de la découverte se conjugue avec la volupté de me retrouver quelque part là-haut, perdu dans de sublimes paysages minéraux en plein ciel...
Non, là, pour le coup, nous étions vingt ! Et c’était magique ! Une de ces randos à mettre en bonne place sur la liste des "plus belles".
Et pourquoi donc ? Eh bien déjà, c’était un superbe week-end, ensoleillé et frais - c’est pas toujours le cas par ici ! -, avec juste ce qu’il faut de nuages sur le bleu du ciel pour faire joli, tout en préservant pendant les 2 jours une vue à couper le souffle sur toute la chaîne, là tout près, juste en face…
Et dès le départ de Praz Coutant le samedi matin, c’est bien parti, tout le monde en veut ! Et dès l’itinéraire de montée au refuge on en a pour son argent : une fois sorti de la forêt, le sentier se hisse le long de la raide paroi, qu’il infiltre et domine on ne sait trop comment. Il faut presque 2h et demie pour en venir à bout, et la récompense est à l’arrivée sur le plateau, où on n’a pas pu résister : premier mémorable pique-nique face à LA vallée ! Et puis, en quelques minutes, l’arrivée au refuge, juste derrière, blotti au milieu des anciennes maisons d’alpage. Petit mais sympa. On salue le gardien, on inspecte les lieux, on s’installe, et hop, on repart (c’est pas le moment de perdre l’après-midi à faire la sieste dans un si beau site…), objectif minimal le col de la Portette, qui nous tend les bras, là-haut, juste 320m de dénivelé à rajouter aux 765 de la montée au refuge. Une fois au col, toute la chaine des Fiz se dévoile d’un coup, au-delà d’un autre vaste plateau désertique tout blanc. Et là, si certains (dont moi) préfèrent retourner au refuge, la plupart ne résistent pas à l’envie de descendre encore sur ce nouveau plateau et d’en faire le tour, via le passage du Dérochoir, au prix d’une belle boucle et d’encore quelque 350m de dénivelé supplémentaires (merci Jean-François)…
Et le lendemain, après un bon repas et une nuit correcte on va dire (pas un seul ronfleur, inouï pour un groupe de 20 !), c’est reparti dès 8h direction le Colonney via le Col du même nom puis la Tête des Lindars. La progression sur la mer de lapiaz vaut son pesant de calcaire, d’autant que les blocs de moraine incrustés sur lesquels on évolue aussi ne sont pas tristes non plus. Soudain, au détour du sentier, un groupe de bouquetins : il y a de la vie dans le désert ! Pas étonnés de nous rencontrer, ils continuent à vaquer sous nos yeux (et nos objectifs...). Puis, quand on finit par arriver au Col du Colonney et par se retrouver sur la crête de la Tête des Lindars, avec le "monstre" en face, on se dit que le plus dur est peut-être encore devant nous. Et quand apparait enfin la descente vers le redouté Col de Tré l’Épaule, ça se corse un peu plus. 4 d’entre nous préfèrent, pour des raisons diverses, en rester là et nous attendre. Mais en fait, la désescalade et le bout de crête plus effilée qui suit sont, vus d’en haut, plus impressionnants que difficiles, et se passent en réalité plutôt aisément (et encore plus à la remontée !). Ce qui reste à faire après demande encore quelques efforts, c’est vrai, mais ne présente plus aucune difficulté. Personne ne rechigne, le sommet se rapproche à vue d’œil, et nous voilà vers 11h tout en haut, émerveillés et excités comme des gamins par l’un des plus grandioses panoramas qui soient, et comme des gamins on en redemande, encore et encore, on veut tout savoir de ce qu’on voit (merci Arnaud !), on s’en souviendra longtemps…
Pour la descente j’ai choisi la boucle via le sentier des Forts de Platé, très belle elle aussi, mais plus rapide vu qu’elle se déroule en grande partie sur des pentes plus herbeuses que rocheuses. Et à l’approche du refuge, question cruciale : on mange où, ici tout de suite dans l’herbe, ou dans 20 minutes sur la confortable terrasse du refuge ? Et sans l’ombre d’une hésitation tout le monde a dit : ici, tout de suite, face aux sommets, dômes et aiguilles prestigieux de la chaine du Mont Blanc, éclatant de blancheur… Fabuleux !
La suite et la fin de la redescente à Praz Coutant, toujours agréables mais plus prévisibles, s’estompent déjà devant le souvenir de toutes les émotions partagées de ce week-end pas comme les autres…

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h15
  • Dénivelé : 1440 m
  • Participants : 19 randonneuses et randonneurs ligériens

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