Petite Autane Depuis Ancelle par le versant
sud

Petite Autane Depuis Ancelle par le versant
sud

  • Altitude départ : 1350
  • Altitude sommet : 2519
  • Dénivelé : 1200
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 15mn de vol
  • Orientation : Sud-Est
  • Balisage : Jaune en bas, rien en haut
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire accès

Depuis la maison du peintre, prendre le raccourci à droite, 300 m plus loin on rejoint la grande piste de la Rouanne. Rester sur cette piste 500 m avant de bifurquer à gauche après une gravière. Suivre le chemin du tour du Cuchon. À 1800 m, il a un énorme kairn circulaire, il signale un nouvel embranchement, prendre le sentier de droite qui va faire le balcon supérieur de la Rouanne. Il faut le suivre tant qu'il monte jusqu'à une grande traversée horizontale, là à 1950 m il faut quitter définitivement le sentier. Par une succession de croupes peu raides on attendra le sommet directement par le sud.

Itinéraire vol

Décollage du sommet sur une jolie petite pente herbeuse. Attention une seul orientation possible : sud-est. Si le vent est trop fort ou mal orienté, il y a de beaux décollages tout le long de la montée. Si par malheur il y a du vent du nord, tout n'est pas perdu, à l'est au Col du Seigneur il existe des décollages nord qui permettent de descendre vers Pont du Fossé. Vol RAS, gros thermiques dès le milieu de journée. Attérro : à la sortie d'Ancelle, au début du vallon de la Rouanne, il y a tout ce qu'il faut.

Commentaires difficultés

Du sommet, une seule alternative : Vent de sud-est !
0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Route Napoléon > Ancelle > vallon de la Rouanne > fin du goudron sous la maison du peintre


Parcours


  • Nb points : 326
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 6.649
  • Dénivelé - : 179
  • Dénivelé + : 1302
  • Taille fichier : 14 kB
  • Téléchargement


Sortie du 24-05-2014

Une turbine prhistorique !

Coup de bol phénoménal, le vent qui sévit depuis plusieurs jours s’essouffle brusquement un samedi ! Une aubaine pour les travailleurs. Voila un moment que cette sortie me titillait et la brise négligeable annoncée par Météo-parapente est une sorte d'invitation. En sortant de la maison, le ciel est rempli d'étoiles et la lune parfaitement découpée dans un feston bleu nuit du plus bel effet. Avec Loïc nous avons toujours pensé qu'apercevoir un renard sur le bord de la route est un signe favorable pour la sortie... il est passé en trottinant, la queue touffue et l’œil brillant, serait-ce de bon augure ? Nous verrons bien.

Ancelle est déjà au soleil quand j'arrive sur le parking. Il fait plutôt frisquet, le thermomètre n'indique que quatre malheureux degrés. Le ciel limpide permet d’apprécier les montagnes, elles semblent proches et lumineuses. L'herbe est gorgée d'eau des orages de la veille et les pentes terminales sont toutes blanches de poudre. La balade est particulièrement jolie avec ses prairies rases d'un vert éclatant. Je redoute un peu la marche hors sentier mais finalement en allant lentement sur le sol bien égalisé par la neige qui vient à peine de partir, rien de plus facile. Peu à peu les montagnes alentours paraissent moins hautes, la vallée est de plus en plus large et des sommets lointains s'ajoutent aux autres.

La solitude pesante n'est troublée que par quelques sifflements de marmottes encore engourdies d'un hiver qui n'a pourtant pas été trop vif. L'itinéraire passe par de beaux décollages qui ne sont pas encore bien alimentés. Plus haut encore quelques rafales en tout sens me font douter, y aurait-il du vent du nord ? Et puis le dernier raidillon s'est présenté, tout en cailloux coupants... mes interprétations des observations depuis les images satellite seraient-elles erronées ? Eh bien non, au dernier moment la petite pente herbeuse apparaît, elle est encore plus belle que prévue et la brise thermique commence à la balayer parfaitement de bas en haut. Au sommet tout le massif des écrins s'offre à mon regard, le paysage défile à 360°, s'en est presque grisant. Il n'est pas encore 11h et les ascendances semblent déjà bien puissantes.

Étaler la voile est facile, la maintenir ouverte sans qu'elle retombe à mes pieds est une autre paire de manches. Le thermique brasse le sommet et provoque un rouleau juste devant le sommet, il faudrait étaler un peu plus bas mais il n'y a plus d'herbe. Il aura fallu se déharnacher deux fois pour remettre la voile en place. Heureusement, le troisième créneau avec du vent de face est plus long et me permet une préparation complète. Quand le vent s'est bien orienté, une traction sur les élévateurs, et en avant la musique. Le thermique est brutal et glacial... j'enroule à peine, une fermeture plus tard et je file vers l'attérro. La suite du vol est tranquille dans un air toujours aussi limpide, de gros cumulus bourgeonnent ici et là mais mon sommet est épargné.

Pas de souci à l'attérro si l'on excepte une finale bien plus longue que prévue. Heureusement le champ est vaste, pas de problème. Un trailer passe en courant sur la route, c'est la seule personne que je verrai aujourd'hui en montagne. Voilà,un beau sommet inconnu jusqu'à ce jour, la découverte du sentier est toujours un plaisir. Le chant incessant des alouettes invisibles dans le ciel me fera entendre une autre version de « The Lark ascending » ce magnifique poème symphonique de Ralf Vaughan-Williams.

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h
  • Dénivelé : 1200 m
  • Temps de vol : 20 m
  • Plafond max : 2580 m

Identification

( ) bivouak.net

Social Media