L'Aupillon en boucle par son versant Sud


L'Aupillon en boucle par son versant Sud

  • Altitude départ : 2045
  • Altitude sommet : 2916
  • Dénivelé : 1100
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 3h
  • Orientation : Sud
  • Balisage : Marques jaunes et cairns à la montée. Points orange sur l'arête sommitale et la crête vers le col de l'Âne. Plus rien sous ce dernier col.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Continuer au nord sur la piste, puis le sentier, en laissant les bergeries à droite. Le sentier traverse un alpage, rentre en sous-bois, passe à la Croix de Jaumasse (2100m) puis continue (NE). Vers 2170m (poteau), on peut poursuivre soit à droite (SE) soit tout droit (N), les deux orientations (balisées) mènent au lac de l’Aupillon. La seconde est plus intéressante, car on bénéficie alors de très belles vues sur d’imposantes masses rocheuses. Cette sente traverse le torrent issu de la petite cascade de la Pisse (à droite), puis se dirige vers de grandes barres rocheuses. Le passage se trouve à droite (trace, cairns). Il surmonte aisément la barre (cairns à la sortie) et débouche sur le vaste et reposant vallon de la Bonne Fontaine (sources, bergeries) vers 2440m. L’Aupillon est alors bien visible au bout de la crête à droite, tout comme beaucoup plus à gauche sur la même crête le col de l’Âne, qu’on empruntera à la descente. Mais pour accéder au sommet, il faut d’abord monter en pente très douce jusqu’au fond du vallon (E), rive droite du torrent du Rioclar (trace intermittente, cairns). Là on rejoint par un mouvement tournant sur la gauche, le "lac" inférieur de l’Aupillon (2555m, panneau) – ou plutôt ce qu’il en reste hélas, à savoir une grande flaque d’eau… La contourner par la gauche et remonter vers le nord (traces, quelques cairns). Vers 2650, une trace mène vers l’est au lac supérieur (puis au col) de l’Aupillon, encore un vrai lac celui-là, plus petit mais bien rempli (un aller-retour est conseillé si l’horaire le permet) !
Continuer ensuite à monter (NW) dans de raides pentes de caillasses, en suivant les traces et les quelques cairns (le petit lac est alors bien visible derrière soi). On finit ainsi par déboucher vers 2800m à un collet sur une crête en contrebas du sommet (qui se dresse, imposant, à droite). De l’autre côté, belle vue côté Embrun avec le beau lac de Ste Marguerite tout en bas. Il reste à grimper au mieux sur la raide arête rocheuse à droite, en suivant bien les marques à la peinture orange qui balisent à partir de là l’accès le plus aisé au sommet. La vue y est parait-il très belle de tous côtés (mais le jour où j’y suis allé elle ne dépassait pas quelques mètres, vu la densité du brouillard qui m’avait enveloppé en arrivant sur l’arête !).

Désescalader ensuite l’arête rocheuse par la voie de montée (points oranges) jusqu’au collet, puis là ne pas redescendre à gauche mais continuer tout droit sur la crête (WSW) en suivant toujours les points oranges bien commodes. On contourne ainsi par la gauche un premier sommet à 2749m ; puis on remonte sur la crête et on y reste un bon moment (tout en bas à gauche on voit bien les bergeries de la Bonne Fontaine). On passe alors sans aucune difficulté aux points 2634, 2542, 2571, avant d’arriver enfin, au bout du toboggan, au Col de l’Âne (ou col de L’Eissalette, poteau, 2524m - un sentier y descend à droite jusqu’au lac de Ste Marguerite).
Du col, descendre à gauche (SSE), hors trace, dans des pentes assez soutenues, mi-herbeuses mi-caillouteuses, en se tenant à peu près à l’aplomb du col (trace d’un ruisseau à sec un peu plus bas). Vers 2200m, quitter cette trace (qui va devenir de plus en plus raide) et obliquer à droite (SW), puis vers 2100 m se rediriger progressivement à gauche (Sud) pour rejoindre, par une pente plus douce, le bon chemin forestier qu’on croise à angle droit (il vient de la cabane de la Choupette à droite) et qu’on suit sur la gauche. [Autre possibilité : continuer à descendre dans les blocs du lit du ruisseau à sec, et lorsqu’il devient vraiment trop raide (petite cascade !) le franchir et remonter au mieux sur le versant opposé, rive gauche, d’où des pentes d’herbe débonnaires mènent au fond du vallon, et de là rejoindre le chemin forestier, visible plus à droite où il fait un grand virage avant de franchir le Rioclar].
Suivre alors sur env. 2,3 km, ce chemin forestier confortable qui, après être passé près d’une croix, se dirige en sous-bois vers le sud. Mais attention : vers 1840m, lorsque ce chemin descendant bien marqué vire à droite (il va ensuite passer sous une maisonnette et franchir le Rioclar au bas d’une cascade – si vous les voyez c’est que vous avez loupé l’embranchement et qu’il ne vous reste plus qu’à remonter !), il faut impérativement le quitter avant le virage pour prendre, vers la gauche, un chemin moins visible car moins fréquenté, à demi herbeux, et qui continue plein sud, mais en remontant ! Il faut alors suivre ce dernier jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il butte vers 1965m sur la piste carrossable prise à la montée. Il ne reste alors plus qu’à monter tranquillement cette piste sur près de 850m, jusqu’au parking et à la voiture.

Précautions

Carte, boussole et altimètre fortement recommandés.


Commentaires difficultés

Recherche d'itinéraire hors traces notamment sous le col de l'Âne. Passages raides ou un peu exposés sur l'arête sommitale et au début de la crête (contournement du sommet 2749) à la descente.
0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Sur la route du Lauzet-Ubaye à Barcelonnette (D900), aller jusqu’aux Thuiles. À l’arrivée au village, prendre à gauche la petite route qui monte en raides lacets jusqu’aux Prats, puis de là aux Borels tout proches. Ensuite, continuer à monter, sur près de 5 km, la piste non goudronnée, encore carrossable mais assez chaotique, qui fait suite. On se gare au plus tard un peu avant les 2 bergeries des Hières, à 2045m (quelques places sur la gauche, avant la barrière).


Situation




Sortie du 30-08-2013

Rien ne laissait présager une course problématique : grand beau, bonne forme, super projet… Pour cette dernière journée bas-alpine en montagne, je m'étais en effet concocté un programme de rêve : montée à l’Aupillon depuis la vallée de l’Ubaye, traversée du sommet puis descente sur le versant opposé jusqu’au lac de Sainte-Marguerite, remontée vers le Col de l’Âne, re-descente dans le vallon du Rioclar et retour au point de départ par le chemin forestier.
Sauf que…
Tout avait très bien commencé, même les derniers 5 km en voiture avant le "parking", sacrée galère pourtant, enfin surtout pour ma voiture et un peu pour mes nerfs, mais bon, depuis le temps je me suis fait à ces pistes à trous, bosses et ornières dans les montagnes du coin.
À 8h pile, je démarrais. Un peu frais à plus de 2000m, normal et très agréable. RAS jusqu’au vallon de la Bonne Fontaine, où le berger a retenu ses 2 chiens, parfaitement obéissants, à mon approche. Son vaste troupeau paissait paisiblement là-haut au col de l’Âne, justement, avant d’en redescendre à bonne allure ("comme moi tout-à-l’heure, tiens!"). Plus haut, la découverte inattendue du "grand" lac de l’Aupillon quasi à sec m’a peiné : triste spectacle… Heureusement que j’ai aperçu ensuite, encore plus haut, en me retournant, le petit lac supérieur, tout pimpant dans sa cuvette ! C’est quand, arrivant au collet après la rude grimpette dans les caillasses, j’ai vu monter rapidement de là d’où je venais une immense vague de brouillard que j’ai commencé à m’inquiéter, un peu… Mais il en fallait plus pour m’empêcher de grimper sur l’arête sommitale, un petit plaisir en soi que la nebbia qui enveloppa le sommet peu avant que j’y accède ne parvint à gâcher que parce que je n’y voyais strictement plus rien, sauf mes pieds ! Pas la première fois, certes, mais tout de même !
Un peu inquiet quand même, je décide de ne pas faire la traversée prévue mais de redescendre illico par l’itinéraire de montée. De retour au collet, le brouillard y est si dense que je ne retrouve même pas le débouché de la vague trace que j’avais suivie pour y monter. Ben alors, c’est par où que je suis arrivé ? Je m’acharne, je ratisse, je commence à descendre dans la purée de poix, rien, j’explore, à droite, à gauche. Rien. Ni trace, ni cairn. J’essaye de me souvenir, mais je ne trouve aucun repère. Alors je descends à l’aveuglette, 30, 40m… Toujours rien, et la pente devient inquiétante... Bon, je remonte.
Mais je n’arrive pas à croire que là-dessous je ne retombe pas tôt ou tard sur un cairn, une trace ?! Têtu, je redescends. Carte et boussole à la main. Mais toujours rien, et à nouveau, ça devient scabreux, ça plonge dangereusement … Cette fois, je renonce définitivement, et je remonte à nouveau au collet.
Là, je réexamine la carte ; il faut que je trouve une autre voie. Je me dis que dans le pire des cas je pourrai toujours descendre côté Les Orres/Embrun, curieusement épargné par le brouillard (et y passer la nuit ?). Par chance le téléphone portable passe parfaitement. Mais une autre solution se fait jour : suivre la longue crête vers l’ouest, qui d'après ma carte au 1/50000e (je les ai soigneusement gardées...) parait praticable, et ce jusqu’au col de l’Âne, où je pourrai redescendre comme prévu initialement sur le versant sud. Au moins me dis-je je saurai toujours où je suis, et puis quoi de plus facile à suivre dans le brouillard en montagne qu’une ligne de crête ? Soulagé, je me lance… et découvre émerveillé que les points oranges continuent de baliser l’itinéraire de crête !!
Le reste sera encore long, mais beaucoup moins stressant. Au moment où j’arrive enfin au col de l’Âne, je vois le brouillard y monter et l’envahir (ah non !!!), mais par chance il se dissipera assez vite, le temps que je sorte enfin un sandwich de mon sac (à presque 16h!) et que je me l’enfile tout en commençant la descente...
Je me débrouille comme je peux pour accéder au vallon tout en bas (je passerai en fait rive gauche, pas vraiment prévu mais ça passe, cf. mon topo !), et là je mets encore un peu de temps pour identifier le fameux chemin forestier que je vois sur ma carte. Et évidemment je suis tellement content d’être enfin sorti d’affaire que je loupe le fameux embranchement et que je me retrouve bien trop bas sur la "fausse piste" (d’où la mise en garde sur mon topo !) et que je suis obligé de remonter jusqu’au carrefour. Mais cette fois sera la dernière, et mon arrivée à la voiture sera un grand moment de la journée… à 8h du soir !

Photos de la sortie


  • Horaire : 4h00
  • Dénivelé : 1100 m

Identification

( ) bivouak.net

Social Media