Crève Tête par l'ouest puis le nord depuis
Fey Dessus

Crève Tête par l'ouest puis le nord depuis
Fey Dessus

  • Altitude départ : 950
  • Altitude sommet : 2342
  • Dénivelé : 1400
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 15mn de vol
  • Orientation : Sud-Est
  • Balisage : Des panneaux, mais pas de marques jaunes
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire accès

De la fontaine centrale de Fey Dessus, remonter le village plein ouest jusqu'à la dernière ferme. Viser le réservoir d'eau et suivre un premier sentier. Il coupe la piste plus haut et repart dans la forêt, compte tenu du nombre élevé de croisements je ne cite que les lieux dit :
Atteindre le magnifique lieu dit du Plan du Parc, derrière les maisons, couper par un joli sentier, éviter le Bachal et rejoindre la cabane de Pierre Larron (en piteuse état) 1770m année de naissance de Beethoven. Remonter la piste au dessus, elle vous mènera jusqu'à la crête au point coté 2070. la suite est simple : c'est plein sud sur une crête jusqu'au sommet par une succession de raidillons et de plateaux.

Itinéraire vol

Décollage. Juste avant le sommet par thermiques installés c'est facile. Au sommet avec une bonne petite brise d'est également mais c'est plus difficile car il n'y a pas beaucoup de place. Si le vent est trop fort, il existe au sud un décollage sud à est qui est mieux exposé, il faut perdre 150m de denivellé pour le trouver. Vol : Contourner le sommet par le Sud et passer au dessus du Col de Golet et ensuite prendre plein nord au dessus de la large vallée V2. Par conditions thermiques le matin il est possible de passer par l'est puis le nord du sommet. En ce cas attention il faut de la finesse pour aller retrouver les champs de Aigueblanche. La longueur du vol au dessus de Moutiers où il n'y a strictement aucun terrain d'atterrissage est importante, en plus c'est farci de lignes à haute tension V3. Attérro : A Fey dessus, beau terrain un peu au dessus et au nord. Attention il est sous le vent d'une crête. En cas de vent de vallée, approche problématique. Dans ce cas il est possible de descendre jusqu'au fond de la vallée a Aigueblanche, il y a un terrain actuellement en jachère juste a coté du super marché que vous avez du longer juste avant de commencer la montée. A2 dans tous les cas.

Précautions

Ne tenter le vol au dessus de Moutiers que par brises thermiques matinales et conséquentes pour conserver une marge de Sécurité acceptable.


Commentaires difficultés

Le vol contourne le sommet d'un coté comme de l'autre, par le Sud comme par le Nord.
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Topo créé le :

Albertville > Aigueblanche > direction Valmorel > Fey dessous > tourner à gauche peu après > Fey Dessus et sa fontaine centrale


Parcours


  • Nb points : 384
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 7.834
  • Dénivelé - : 294
  • Dénivelé + : 1628
  • Taille fichier : 16 kB
  • Téléchargement


Sortie du 07-09-2013

Hameau de Plan Parc

J'enrage, après une semaine somptueuse, voilà que le temps se détraque à l'approche de la trêve hebdomadaire, c'est pas de bol. Puisque c'est ça, direction Moutiers... C'est toujours là qu'il y a le moins de vent. Il a dû bien pleuvoir hier soir si l'on en juge à la texture plutôt molle et visqueuse du sentier. Les feuilles, lourdes de pluie, se penchent à mon passage pour me rafraichir, celles des nombreux châtaigniers montrent des faces miroitantes finement ciselées. Au sol, l'humidité favorise la pousse mycologique, il y a des champignons de toutes sortes et notamment des bolets magnifiques, mais avec un chapeau très gluant... je préfère les laisser. La montagne de Valmorel est bien entretenue, chaque embranchement de sentier est équipé d'un panneau rappelant mon objectif, ceci depuis le petit hameau de Fey le dessus. Voilà qui simplifie grandement la progression.

Cependant les indications suivent volontiers les larges pistes aux pentes trop raisonnables. Il me faut donc sortir le GPS pour optimiser le parcours. Quelques prairies ponctuent le parcours de clairières dégagées peuplées de hameaux figés dans le temps. on pourrait presque voir de vieux paysans des temps anciens sortir des maisons en sabots et blouse bleue, c'est beau, nous sommes bien dans la riche Savoie des ducs. Voilà une balade agréable, à la fois si proche et si loin de la civilisation. Une fois sur la longue crête qui monte lentement vers le sommet, le point de vue sur les constructions de Valmorel se fait plus net. Étonnant foisonnement de constructions massivement regroupées en une petite ville sortie du néant. La station a tissé sa toile sur la montagne, elle déploie ses fils vers le col de la Madeleine sans retenue. Heureusement sur Crève Tête, absolument aucun équipement ne vient souiller les flancs couverts d'une épaisse forêt sombre et humide. Tout au plus quelques appareils de déclenchement des avalanches colorent le versant Est, des Patators géants flanqués d'une cabane qui abrite une dizaine de longues bonbonnes de gaz, ça doit faire un sacré barouf en hiver. En parcourant la crête, il faut se rendre à l'évidence, le vent devient de plus en plus fort, une brise thermique matinée d'un vent météo annonce la couleur, ça va burler au sommet.

A la croix, hélas la bise est un peu forte. Compte tenu de l'orientation qui n'est pas optimum et de la pente qui ne permet pas l'approximation, je préfère redescendre un peu vers le sud où la pente est large et débonnaire. D'ailleurs il y a déjà une flamme qui s'agite vigoureusement au dessus d'une cabane à patator. Ici, la brise est résolument d'est, la voile est mise grossièrement au sol, après une rapide vérification qu'il n'y ait pas une clé, je tends les ficelles, le gonflage est immédiat, une bonne reculade de deux ou trois mètres et hop ça part comme un bouchon de champagne, au vent du relief et tout contre lui, ça tient facilement. Seulement les conditions venteuses ne m'inspirent pas. Je reste un peu devant et puis quand je suis largement au dessus du relief, j'opère un demi-tour coté col, pour avoir un maximum de gaz au passage sous le vent. Opération parfaitement réussie, il ne reste plus qu'à profiter de la glissade et 15 minutes plus tard, je me pose juste à coté de la bagnole dans l'herbe encore détrempée, la voile est enfournée dans le coffre sans pliage, on fera ça plus tard.

Photos de la sortie

Commentaires

Marc Billat
08-10-2013 17:26:31

Heuu non :?

Bipbip
07-10-2013 17:48:53

Salut Marc , merci d'avoir testé les B à ma place :wink: Tu ne veux pas tester le décro maintenant ? Bons vols Eric


Marc Billat
07-10-2013 13:35:37

Ce matin j'ai tenté les "B" sur l'Ultralite 23 Et ben c'est physique puisque je n'ai pas réussi, je tirais dessus et c'est moi qui remontait dans ma sellette :? En plus avec les élévateurs drisses on est obligé de tenir aux départs des suspentes.


Bipbip
11-09-2013 13:19:18

Bon , j'ai changé le titre de la discussion :wink: ( et j'ai remis mon pseudo pour ceux qui sont perdus ) . Marc , si tu veux trouver mon prénom , voici un indice( avec une belle photo prise par Michel :wink: ) : http://www.bivouak.net/album_photos/photos.php?id=38525 @ Aurelien : remets toi bien de tes émotions ( et content que ce soit bien terminé pour toi également :D ) Il faudrait peut-etre ouvrir une section "Macramé" pour les parapentistes qui ont grillé une cartouche .......


kaiser38
10-09-2013 23:47:04

salut à tous,
Citation:Première fois que ça m'arrive, pas pressé de recommencer, et je suis bon pour quelques remords sur le fait d'avoir fait déplacer l'hélico alors que je n'avais rien de cassé (j'aurais peut-être pu traîner ma carcasse tant bien que mal jusqu'à l'Anglettaz et y arriver avant la nuit). Je crois qu'il ne fait pas trop s'en faire pour les remords, ni culpabiliser. Certes tu as fait ce que tu estimes être une "connerie" mais cela arrive à tout le monde. Dans ce cas ce n'était pas un manque flagrant de prudence, mais plutôt une erreur d'analyse. A la limite le Jornet en basket, même si c'est un "pro", aurait intérêt à avoir des remords. Il mériterait juste que son sponsor Salomon qui vend de la merde à prix d'or (oui les baskets de trail à 120€ qui durent 6 mois en utilisation moderée) raque pour l'heure d'hélico. Tu as eu un vrai "accident" de parapente, et dans ce cas, il ne faut pas hésiter je pense à appeler les secours, si tu sens que tu n'arriveras pas à redescendre en sécurité ou que tu risques de te blesser ou d'aggraver une blessure. Après, quant à la décision de faire monter l'hélico, cela appartient aux secouristes eux même ! Je dirais que ça c’est pas notre problème. Eux seuls jugent de la légitimé du moyen mis en œuvre. Peut-être qu'ils auraient pu t'envoyer une caravane terrestre, plutôt que l'hélico et t'examiner sur place ! Mais s'il préfère l'hélico, c'est que ce dernier ne devait pas être occupé à autre chose. T'en fais pas, quand on voit le sauvetage en hélico d'une bande de clampins "coincé" de force dans un refuge, qui ne courrait aucun danger, je me dis qu'il ne faut pas avoir de scrupule quand on a vraiment besoin d'être secouru. En tout cas, je touche du bois, la seul fois que j'ai appelé l'hélico c'était pas pour moi. J'espère ne jamais avoir besoin d'eux ! ++ PS : évidemment, je plussois le message de Michel concernant le renoncement. Il m'est arrivé encore de buter au charmant som cette année, et à chamechaude également.


Michel Pila
10-09-2013 21:11:50

Bonjour à tous Eh bé.... Il vous en arrive bien des mésaventures! Il faut bien reconnaître que la pratique du vol rando nous oblige quelquefois à rencontrer des conditions limites. C'est dans ces moments la qu'il convient de bien peser le pour et le contre et ne pas hésiter a redescendre a pied. Il n'y a pas si longtemps j'étais sur un sommet à me demander s'il fallait déplier le matos et je me suis rappelé le célèbre adage : "Mieux vaut regretter d'être au sol plutôt que de regretter d'avoir décoller"... Je suis redescendu à pied. Maintenant il peut arriver de décoller dans des conditions saines et de se retrouver ensuite dans une essoreuse imprévue.... Situation particulièrement désagréable surtout pour moi qui n'aime pas me faire secouer.... Dans ces moments là, il faut employer la devise du hobbit : fuyons ! Soit par une fuite vent plutôt arrière si c'est possible, sinon par des 360 qui offrent l'avantage de rigidifier la structure et d'amortir la turbulence, mais il faut savoir les tenir. En attendant, remettez-vous bien de ces mésaventures et continuons à voler prudemment, c'est trop bon le vol rando! @kaiser38 c'est vrai que le secteur du Taillefer est souvent très ventilé! A ne fréquenter que par une météo extrêmement calme


Aurélien B.
10-09-2013 20:26:28

J'imagine le gars qui tombe sur ce fil de discussion et qui s'attend à lire la description d'une "semaine somptueuse" en vol-rando... :P 8) Allez, j'arrête de flooder... :wink:


Marc Billat
10-09-2013 18:46:46

Y'en a qui la joue à la Kilian Jornet :D, petite descente en hélico Je plaisante bien sur. Remet toi bien. la fois ou je me suis fait prendre dans le front neigeux, j'ai fais environ 20 min de descente en 360, bien sur avec des pauses, mais ça montait tellement qu'il fallait faire quelque chose. Lorsque je me suis posé, je n'arrivais plus a marcher et j'ai mis un sacré bout de temps à m'en remettre. Je peux te dire que lorsque tu as ta vie en jeux, tu trouves des ressources inimaginable. Cette habitude de faire des 360 vient de cette époque comme le dit ... ( je ne connais pas ton prénom :? ), le cross n’existait pas avec nos pépins de moins de 3 de finesse ... C'est vrai que j'en fait moins et c'est plus dur à encaisser. J'en ai envoyé un peu samedi dernier. Je ne pense pas que le problème vienne du tissu. Nos voiles sont homologuées et ont résisté à je ne sais combien de G. Par contre les suspentes fines et dégainées méfiate. Je n'ai pas fait les B avec l'Ultralite, d'ailleurs c'est une manœuvre que j'ai très rarement fait. A mon avis elle résiste sans problème. faudrait que je le tente avec un secours, comme je pratique rarement j'ai moins confiance que dans des 360 :roll: [/u]


Aurélien B.
10-09-2013 15:17:20

Salut ! Bon... ça fait un peu peur vos trucs... comme quoi, même les pilotes super expérimentés se font piéger. Du coup, j'hésite à en rajouter une couche en vous expliquant ce qui m'est arrivé hier au Parmelan. Avec Yohann, on est arrivés en haut vers 16h30, et la vue de quelques voiles parvenues jusque là en cross nous a persuadé que ça devait voler sans soucis. Pas de bol, le temps qu'on déplie, le vent forcit pas mal. Au bout de dix minutes, plus une voile à l'horizon. Pas grave, on se dit qu'on va plouffer, le vent est un peu fort mais pile dans l'axe du déco. Evidemment, vue la falaise dessous, première petite erreur d'appréciation : c'est loin d'être laminaire, ça turbule ! Quelques gonflages face voile nous mettent la puce à l'oreille : ça réagit bizarrement dans les caissons... Bon, je tente quand même le coup, je me retourne, je commence à décoller, pas de soucis. Sauf que la pente est très douce, du coup il faut que je relance un coup. La voile part à gauche, je me dis qu'elle va revenir dans l'axe en forçant un peu. A cet instant, j'aurais dû tout arrêter. Mais j'ai insisté, et compris un peu trop tard qu'un de mes trim s'était défait, ce qui expliquait ma tendance à ne pas aller doit. Quand je retouche le sol, trop tard : une rafale me rabat et me voilà en train de tournebouler dans l'herbe, avant de m'arrêter dans les rochers bien aiguisés du Parmelan (pour ceux qui connaissent les célèbres lapiaz du coin). Au passage, j'ai détruit mon portable soit disant incassable, j'ai arraché mon pantalon, j'ai une grosse douleur dans la cuisse et les quadriceps gauches, idem en moins fort côté droit, le coude bien touché également et pas mal de contusions ailleurs. Bref... on a ensuite tout replié tandis que les rafales forcissaient, et on a tenté une redescente à pied sur l'Anglettaz. Douleur trop importante pour moi, pas moyen de marcher, je n'arrive pas à poser correctement le pied, je pète un bâton à force de m'appuyer dessus... même si je me doute que tien n'est cassé, il subsiste un doute, et la crainte de rester en rade au milieu des Lapiaz l'emporte : on remonte au refuge. Et tout ça se termine par un tour d'hélico et trois heures aux urgences. Verdict, après radio : des contusions partout, mais rien de cassé. Ouf. En attendant, grand merci aux personnes qui nous ont prêté le portable, et plus encore à l'hélico et aux sauveteurs, ainsi qu'aux urgentistes sympatiques. Première fois que ça m'arrive, pas pressé de recommencer, et je suis bon pour quelques remords sur le fait d'avoir fait déplacer l'hélico alors que je n'avais rien de cassé (j'aurais peut-être pu traîner ma carcasse tant bien que mal jusqu'à l'Anglettaz et y arriver avant la nuit). Bon. Pas mal de leçons à tirer de tout ça, pour ma part. Concernant le matos (au moins la troisième fois que ce foutu trim me joue des tours). Et surtout concernant moi-même : analyse trop laxiste de la situation aérologique, maîtrise un peu hasardeuse de la voile et du gonflage, persistance à essayer de décoller malgré des avertissements francs. Bref, il y a des progrès à faire, et j'ai le temps d'y réfléchir vu que je suis cloué chez moi pour quelques jours ! :( PS pour Bip-Bip, allez, refais-nous profiter de tes sorties sur Bivouak :wink:


kaiser38
10-09-2013 14:46:41

[je reposte ici mon message] Salut, Petit récit qui fait un peu froid dans le dos, et qui rappelle surtout qu'il faut vraiment se méfier de ce vent de sud qui est quand même vraiment la plaie du parapentiste par chez nous. Quand il est modéré, il a de toutes façons tendance à être rafaleux, et quand il est annoncé forcissant, la c'est vraiment chaud, car le matin ça peut le faire, mais ça devient vite malsain. Je sais qu'à st hil il est courant de voler le matin par sud léger, mais çà devient très vite merdique dès qu'on avance dans la journée et il ne faut pas trainer en l'air. Le secteur du Taillefer et du Grand Serre / Tabor est de toutes façons connu pour être extrêmement venté. Il n'y a qu'à voir la gueule de l'enneigement en hiver. Quasi tout le temps déplumé sur les sommets, ou alors c'est de la tôle ondulée. C'est finalement un secteur qui est le premier rempart montagneux suffisamment haut, quand le vent vient du sud / sud-ouest. Concernant la technique de descente rapide, je modérerais un peu les propos de Marc. Si tu arrives à tenir des 360° à un taux de chute avoisinant les 10m/sec pendant plusieurs minutes, je suis impressionné. Personnellement, je suis incapable de tenir des 360°. Dès quelques tours, la vision rétrécit fortement et je sens que je suis pas loin du voile noir. Après c'est une question d'entrainement, mais il faudrait en faire très régulièrement pour être parfaitement acclimaté. Et perso, je n'ai pas l'occasion d'en fait tant que ça. Il faut du gaz pour être en sécurité et avoir envie de perdre ce gaz. Souvent, je suis plutôt à chercher à monter qu'à descendre quand je vole icon_smile.gif J'aimerais d'ailleurs tester le truc des passages du vent (centrifugeuse assis dans une sellette). Certes les 360 aux oreilles accélérées sollicitent fortement les A centraux. Mais si ton aile est récente, il n'y a rien à craindre. D'autant plus que ça reste une manœuvre de secours, qu'on utilisera en dernier recours, et donc même si cela "abime" la voile, ça se tente ! Au pire vaut mieux changer 4 suspentes que de se foutre en l'air. L'avantage, c'est que cela descend fort, ça centrifuge beaucoup moins, et c'est tenable par des pilotes peu aguerris. J'ai essayé les B sur la montana, le taux de chute ne m'a pas convaincu, et c'est très physique. Il faut les relâcher assez lentement pour éviter une abattée forte, ou alors se préparer à temporiser celle ci. Reste également la solution de la fuite. Peut-être vaut-il mieux se retrouver vent de cul et tirer droit, en essayant de rejoindre une zone ou le vent sera moins fort. Enfin, tout cela est bien plus facile à dire assis le cul dans un bureau, qu'une fois aux commandes. Je n'aurai pas aimé être à ta place "..." (ton pseudo ne s'affiche pas chez moi) Bons vols à tous, prudence, et en espérant pouvoir organiser un sommet avec les habitués de bivouak un jour !


Bipbip
10-09-2013 13:53:05

Salut Marc , tiens pendant mes vacances , j'ai pensé à toi : j'ai utilisé un de tes topos sur ton site pour aller dans un coin que je ne connaissais pas : le Grand Coin : vraiment sympa les aller/retour le long de la crete . Par contre , je me suis fait courser par un p....ain de Patou à la montée au col , qui protége un troupeau de chevres ( sans berger ou plutot sans chevrier) . Pour les 360° , je ne peux plus malheureusement : j'ai débaroulé le couloir de Barre Noire à la Barre des Ecrins en skis il y a quelques années , & , a l'arrivée brutale sous la rimaye , j'ai une oreille interne (le rocher) qui a dégagé : depuis , au moindre gros choc ou sollicitation , vertige / voile noir direct . Donc , fini les troix six . En plus , pour qu'ils soient vraiment éfficaces , il faut vraiment envoyer , donc s'entrainer régulièrement , un peu incompatible avec une voile en papier à cigarettes :cry: Comme tu l'as dit , dans le temps , on ne se posait pas de questions , on apprenait le décro (maintenu) des les premiers vols : j'ai commencé en 86 , et j'ai du apprendre à decrocher à mon troisième grand vol ,avec une Manta ( parachute biplace utilisé en solo ,réformé pour le saut :shock: ) . Apres ,c'est sur que ce n'est pas tous les jours que l'on doit utiliser la descente rapide : ça ne m'est arrivé qu'une seule fois autrement , il y a une vingtaine d'année , au dessus des Lanfonnets , aspiré par un petit jouflu :roll: , c'etait mon troisième vol avec ma Sigma (1) , le temps que je me décide pour la méthode de descente avec une voile que je ne connaissais pas encore ,jétais dans le nuage à 3500 (le vario bloqué à son maxi /+12) : j'ai encapé un décro , et lorsque je suis sorti du nuage & que j'ai vu défiler la falaise devant moi , je suis sorti tranquillou de mon décro , sans abattée ( mais je n'irais pas tester sur une voile actuelle) . Sais-tu comment se comporte l' Ultralite aux B ( meme si c'est déconseillé /"interdit" dans le manuel) ? Mais ce qui est clair ,c'est qu'il va falloir qe j'aille faire controller rapidement ma voile :je ne l'ai jamais fait en 4 ans de vols dessous , et pour le premiere fois , vendredi , je me posais la question métaphysique si toute la voile se "détricotait" sur une manoeuvre brutale :(


Marc Billat
09-09-2013 21:15:10

Salut, c'est sur qu'il y en a qui ont eu de la chance la semaine dernière 8) Sauf le dernier jour. :shock: Y'a 26 ans on apprenait le décrochage maintenu et les 360. Bon le premier faut pas compté dessus avec les voiles modernes. Par contre les 360 simple m'ont sauver 2 fois. Une fois dans une espèce d'effet de foehn et la 2eme juste à l'avant d'un front neigeux. Si tu as l'Ultralite, les oreilles sont vraiment très dures à maintenir. Je déconseille tous ceux que je connais de faire les 360 avec oreilles, ça met trop de charge sur les suspentes centrales. Pour moi les 360 simple sont beaucoup plus efficaces qu'avec les oreilles. j'ai déjà envoyé mon ultralite à -18m/s, alors gérer les oreilles en plus... Je pratique assez souvent les 360 centrifugés pour m'habituer au cas ou. Cela ne veux pas dire envoyer à fond, juste s’entraîner et ressentir la centrifugation


Bipbip
09-09-2013 14:04:16

Salut Michel , comme tu l'as dit : semaine somptueuse :D :D , j'avais eu la chance de la poser en congés 8) : une semaine de rève sans vent météo avec des thermiques bien généreux (avec des mini-cross tous les jours) , je ne m'étais jamais autant régalé en 27 ans de pratique :) Par contre la derniere bonne journée (vendredi) a failli tres mal se terminer pour moi : décollé tot ( à 9h30) de la crete Brouffier car du SW était annoncé en fin de journée : idilique avec un 15-20 de SW bien laminaire pendant pres d'une heure en me baladant vers la crete du Taillefer puis en direction du Tabor : puis d'un seul coup , le SW a forci : je me suis mis à reculer debout sur l'accéro :cry: , en ça s'est mis à monter tres fort ( meme avec les oreilles , pourtant il ne reste plus grand chose d' ouvert avec ma 23 M² surchargée à 95 kgs ) : je me suis mis en milieu de vallée au dessus de Moulin Vieux , mais ça montait toujours aux oreilles avec des grosses tabasses & la voile qui partait dans tous les sens avec d'énormes abattées ( j'aurais eu mon secours ,Je pense que je le tirais direct malgres le grille pain en dessous) . Donc j'ai encapé 1300 metres de 360° aux oreilles + Accéro , mais j'ai quand meme mis près de 10 mn pour descendre & me poser en tirant comme un taré sur les oreilles pour pas qu'elles ne ré-ouvrent : j'ai réussi à cisailler mon gant en cuir & j'ai toujours mal à mes 2 index 3 jours apres :cry: . Je n'ai pas osé aller me poser à la Morte (ou était ma voiture ) craignant un Venturi au col ( en n'ayant pas envie de me poser dans la foret dans les rouleaux si je me faisais reculer) , donc posé sous le Villard dans des grosses rafales ( heureusement le terrain est immense) . Un employé de la commune avait suivi /surveillé ma descente non académique & m'a remonté direct à ma voiture , cool :D . D'apres son témoignage , ce carefour de vallée est hyper malsain : d'autres para se sont déja fait piéger : toute la vallée est sous le vent de la crete qui descend du Tabor avec en plus un monstre Venturi ; de plus , au col au dessus de la Morte , régulièrement lorsque le vent forçit , il passe d'un seul coup de N à S (ou inversement) , passant d'un coté ou de l'autre du massif du Grd Serre :( en 18 ans sous des voiles ultra-légères je n'avais jamais eu à descendre rapidement , et la franchement ,il faut que je trouve une solution : oreilles + accelerateur + 360° , ce n'est pas suffisant , et je n'oserais pas les B ou le décro comme sur les voiles en tissus normal que j'ai eu (si quelqu'un a une solution , elle sera bienvenue :wink: ) Sachant que la premiere chose est de ne pas aller se foutre dans une position moisie dans l'euphorie d'un vol ....



  • Horaire : 3h
  • Dénivelé : 1400 m
  • Temps de vol : 20 m
  • Plafond max : 2340 m

Identification

( ) bivouak.net

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