traversée Etsaut - Cauterets : 6 jours dans
le parc national des Pyrénées

traversée Etsaut - Cauterets : 6 jours dans
le parc national des Pyrénées

  • Altitude départ : 600
  • Altitude sommet : 2664
  • Dénivelé : 6000
  • Temps de montée : 6j
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : variable (marques, cairns, fléchage)
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

J1 : D'Etsaut, suivre la direction du chemin de la Mâture, atteint en 30min environ, par le GR10. Le suivre ensuite en direction du www.bivouak.net/gps/waypoint.php?id_wpt=6277&id_sport=2. Si on a eu la chance d'avoir une place au refuge d'Ayous, passer le col et l'atteindre ; dans le cas contraire, descendre un peu avant le col d'Ayous versant SO vers le refuge de Larry (non gardé, 8places tout confort).

J2 : Rejoindre le refuge d'Ayous et son lac si on vient du refuge de Larry. Remonter alors S jusqu'au lac Bersau et descendre vers le lac Castérau puis aux cabanes de cap de Pount. De là, repérer une sente bien marquée qui part sur la droite (NE) vers un éperon rocheux. Peu après la cabane de Peyreget, rejoindre le chemin menant au refuge de Pombie par le col de Peyreget (pierrier à partir du lac de Peyreget et descente légèrement délicate). Poursuivre ensuite vers la vallée du col du Pourtalet, que l'on atteint au niveau de Soques. Longer ensuite la vallée jusqu'à Fabrèges.

J3 : Commencer tranquillement la journée en empruntant les télécabines puis le petit train d'Artouste jusqu'au lac du même nom (environ 1h30 de trajet). De l'arrivée du train, rejoindre et traverser le barrage vers l'E. Juste après le barrage, partir sur la droite (SE) en passant sous une construction. Le chemin large semble être en sans issu ; lorsque l'on rencontre une grille protégeant une arrivée d'eau dans le lac, prendre une petite sente peu visible sur la gauche qui remonte à flanc.
Atteindre au bout de quelques minutes les lacs de Batboucou. Les contourner par la rive gauche (droite dans le sens de la montée) contrairement à ce qu'indique la carte IGN. De là, s'attaque à la montée raide, plutôt par la gauche (rive droite) puis en traversant vers la droite. D'abord petites, les pierres se font de plus en plus imposantes et les mains sont fort utiles dans le haut.
Du col de la Lie, les vraies difficultés commencent. La descente vers le lac de Batbielh est très raide. Le couloir le plus au N passe avec certitude, bien qu'impressionnant. Quelques dizaines de mètres en contrebas, traverser vers le SE sous l'éperon rocheux qu'on longe depuis le col. Il faut alors repérer le passage dans le cirque jusqu'au col 2429 sur la carte IGN. Si on passe par le couloir le plus au S, on tombe directement sur le balisage du passage). La traversée du cirque se fait par des vires et des grosses dalles. Terrain sec impératif.
Du col 2429 descendre vers l'E. Le marquage est d'abord en rive gauche, puis passe en rive droite au niveau d'un rétrécissement bien identifiable après un court replat. La descente vers les lacs Batcrabères s'effectue sur un sentier peu marqué, avec de grosses marches. Remonter ensuite une cinquantaine de mètres pour basculer vers le refuge de Larribet.

J4 : Descendre du refuge de Larribet jusqu'à Doumblas (1550m). Remonter alors vers le S, d'abord par un sentier en rive gauche, puis sur le chemin de St Jacques de Compostelle, jusq'au Par de la Peyre St Martin (2295m). Si les conditions sont bonnes (absences de névés), possibilité de repartir NE vers le col (2706m) et les lac de Cambalès. Dans le cas contraire, descendre versant espagnol vers un replat et son lac. De là, partir vers la gauche (E) et remonter péniblement jusqu'au col de la Fache (2664m). Descendre enfin versant français vers le refuge Wallon ou Marcadau.

J5 : Traversée refuge Wallon - refuge des Oulettes de Gaube par les cols d'Arratille et des Mulets, sans difficulté sur l'itinéraire. La descente finale est délicate (pierrier peu stable). Vue imprenable sur la face N du massif du Vignemale.

J6 : Descente du refuge des Oulettes de Gaube vers le lac de Gaube et sa foule de touristes, puis le pont d'Espagne et Cauterets par le GR10, sans difficulté d'itinéraire. De là, rejoindre Oloron par bus/train/train en 3h environ.

Commentaires difficultés

J1 : R2 pour le chemin de la Mâture J2 : R2 J3 : R4 entre les lacs de Batboucou et Batcrabère par le col de la Lie J4 : R2 J5 : R2 J6 : R1
0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Pau - Oloron Ste Marie - direction col du Somport vers Saragosse - Etsaut (accessible en bus depuis Oloron)


Situation




Sortie du 22-08-2013

J1 : chemin de la Mture

Premier trek, à travers les Pyrénées qui ma manquaient depuis l'année dernière.

On se retrouve à Oloron le vendredi soir. Le temps de faire les sacs, de se chercher un restau et de monter jusqu'à Etsaut, il est 23h passées. Après quelques péripéties assez drôles on trouve enfin un endroit pour dormir. Le lendemain, départ à 9h. Les sacs paraissent bien lourds. Après une trentaine de minutes d'échauffement, on attaque la montée vers le chemin de la Mâture, élégant passage creusé dans la paroi. Le plafond est encore bas et on monte lentement vers les nuage. Peu après, le Soleil fait son apparition, comme deux chiens déjà rencontrés la veille à Etsaut. Ils nous embrayent le pas et nous suivront une bonne partir de la montée. Finalement, ils partiront avec un randonneur faisant la traversée du GR10 et nous laisserons respirer (on a bien compris d'où l'expression "sentir le chien mouillé" venait...). Comme on n'a pas réussi à avoir de place au refuge d'Ayous, on bascule vers le refuge de Larry, pour une soirée à 3 et une nuit bien confortable, avec le bêlement des moutons en bruit de fond.

Le lendemain, sans doute fatigués par la 1ère journée assez longue, on décolle à 10h30... Avoir passé la nuit à Larry nous rajoute 500m, et on arrive donc vers 12h30 au lac d'Ayous, où Julien piquera une tête. On s'arrêtera un peu plus tard au lac Castéreau pour casser la croûte. Il y a pas mal de monde et ça se comprend : la vue sur le pic du midi d'Ossau est superbe, et en plus il fait un temps superbe. On s'était gardé la possibilité de descendre directement dans la vallée par le lac de Bious, mais on choisit la grande boucle par le refuge de Pombie. La remontée depuis les cabanes de Cap de Pount est un régal, raide mais préservée. Plus haut, au moment où on va attaquer le pierrier vers le col de Peyreget, on croise un père et son fils qui nous demande où on peut trouver de l'eau. La seule option qui nous semble sûre, c'est un petit ru qui se jette dans le lac, à peine à 5minutes. Finalement, le père décidera qu'un fond de bouteille suffira pour eux deux pour les 3h de rando qu'il leur reste... Arrivés à Pombie, il est déjà 19h (à force de lézarder au Soleil, on n'avance pas tant que ça). On prend une boisson chaude et on se demande si on dort au refuge. Je trouve l'ambiance pas terrible, et en plus on a un logement qui nous attend dans la vallée avec des douches chaudes. On repart donc en s'activant pour rejoindre la vallée avant la nuit. Sur le chemin, on croisera plusieurs troupeaux et leurs chiens, fort bien dressés d'ailleurs. On atteint Soques à 21h. Le temps de faire une pause chocolat, et la nuit est là. On repart donc à la frontale pour plus de 2h de marche nocturne très sympathique! Arrivés à 23h30, il faut encore se doucher puis faire la popote pour le lendemain, et on se couchera donc à 2h.

Le réveil est difficile pour ce 3ème jour. Confiant, je l'avais prévu comme une journée de repos : dénivelé pas trop important et distance visiblement réduite. Il faut d'abord rejoindre Fabrèges, ce qui nous prendra 1h. Puis le temps de se prendre un petit-dej royal, de prendre les cabines et le train, on atteint le lac d'Artouste à 13h. Pas de chance, il y a du brouillard. Le Soleil n'est pas loin car on peut faire la sieste sans avoir froid sur les rochers. Puis à 15h, on se dit qu'il est grand temps d'y aller. Au départ, je pensais qu'on mettrait entre 3 et 4h pour rejoindre Larribet. Mais avec ce brouillard on voit mal le passage au lac Batboucou, que l'on longe côté gauche dans les pierres alors qu'un sentier était là du côté droit. Ensuite on cherche une sente, qui visiblement n'existe pas. Il faut donc se lancer à l'aveuglette dans le pierrier. Vers 2200m, on sort de la purée de poids et on voit où on se trouve : c'est raide, et ça va continuer comme ça jusqu'au col, par un pierrier plus ou moins stable puis de gros blocs. Au col, Julien trouve une ambiance lugubre car le brouillard est présent de l'autre côté et il voit juste la pente abrupte qui s'enfonce dans l'abîme... Quand j'arrive, ça se découvre, mais ce n'est guère plus encourageant : c'est vraiment très raide. Le lac en contrebas est encore gelé, le couloir S est pris par un névé, mais le couloir N passe. Pas le choix, on se lance dedans, parfois à la limite de le faire sur les fesses. Puis il faut traverser le cirque rocheux. On repère une ligne qui semble passer et on tente. Au bout d'1/4 d'heure, on trouvera des marques, qui rejoignent visiblement le couloir S. On arrive enfin au col 2429m, où je pense qu'on en a finit avec les difficultés. Il serait temps, car il est 18h30 et le brouillard revient. Manque de chance, on se retrouve avec un immense névé : plus de 2m d'épaisseur le 20août! On commence par passer sur les rochers, mais quand on n'a plus le choix, il faut y aller sur les fesses! Avec tout ça, l'heure tourne encore et on commence à y voir moins clair, et on a peur de rater le moment où la trace partira vers la droite. Finalement, tout se passe bien : c'est juste après un rétrécissement parfaitement visible. La descente vers les lacs Batcrabère est un peu stressante avec la nuit qui tombe et le fait qu'on se voit pas le fond. Quand enfin ils apparaissent c'est le soulagement. C'est finalement à 20h après 5h intenses depuis le lac d'Artouste qu'on sera au chaud. Nous sommes 7 dans le refuges : nous 3, 1 couple qui en trek sur quelques jours, 1 belge sur le HRP et 1 couple qui s'attaquera au Balaitous le lendemain. L'ambiance est sympa et les échanges chaleureux.

Le lendemain, on se lève à 7h : le couple de trekkeurs nous avait en quelque sorte défié alors on se devait de se tirer du lit aussi tôt! On déjeunera tous ensemble, mais nous partirons bon derniers à 9h. Le beau temps est revenu. La descente est très belle, fraîche d'abord avant de trouver les premiers rayons. Beaucoup de monde monte vers les lacs Batcrabère. Une fois dans la vallée, on attaque la longue monté vers la Peyre St Martin, où on doit se décider sur le col à franchir. Au refuge, on nous a déconseillé le col de Cambalès, où la neige est encore apparemment abondante. N'ayant pas eu de vue direct pendant la montée, on descend côté espagnol vers le joli lac. On mangera à l'abri du vent dans un décor splendide, puis il faut bien se lancer dans la montée du col de la Fache. La chaleur est accablante, et malgré ça plusieurs névés subsistent encore. Il y a foule, en particulier des espagnols chaussés en baskets qui mettent un temps certain à passer. A mi-parcours, on trouve encore des lacs. Un gros névé se jette dedans ; heureusement que la trace est faite, car ça fait un sacré toboggan! Enfin, le point culminant de la traversée est atteint. Certains randonneurs plus téméraires redescendent de la grande Fache. Il nous restent encore du chemin jusqu'au refuge Wallon. J'ai un gros coup de chaud et il faut que je me rafraichisse dans un lac. Ce sera une entrér-sortie rapide, car à peine j'ai mis les pieds dans l'eau que j'ai l'impression qu'ils sont pris entre deux tenailles! Au refuge, on arrive pour le repas dans un brouhaha pénible : le refuge a fait le plein de touristes venus directement du pont d'Espagne. Et juste après le repas, plus personne! On est les seuls à jouer aux cartes à 21h... Entre temps on a retrouve le couple de trekkeur et le belge, qui sont passés sans encombre par le col de Cambalès. Vraiment de supers rencontres!

Le 5ème jour sera finalement le plus court, mais pas le moins beau. La montée sur le col d'Arratille est vite avalée, en partir à cause de la température bien fraîche qui oblige à forcer l'allure. On y est à une heure inhabituelle pour nous, donc on sort les cartes pour profiter! Puis on repasse la frontière à travers un gros pierrier puis une montée rude mais dans une belle ambiance vers le col des Mulets. Après une descente délicate avec névés et pierriers, on découvre la face N du Vignemale et le glacier des Oulettes de Gaube. Arrivés dans le vallon, on se pose sur un gros rocher pour contempler le paysage et faire la sieste, avant de rejoindre le refuge. Il y a un peu moins de monde que la veille, et cette fois les gens se coucheront un peu plus tard, certains jouant aux cartes, d'autres testant leur équilibre sur une slack. On veillera assez tard, profitant du lever de lune autour d'une bonne verveine.

C'est déjà le dernier jour. Finalement on n'a pas vu le temps passer! Ce sera une journée purement descente car on veut rentrer sur Oloron le soir même. La descente sur le GR10 débute au pas de course pour mes compagnons, ce qui a pour effet de m'énerver légèrement et puérilement je partirai également pour une séance de running jusqu'au lac de Gaube. Une bien mauvais idée car ma semelle droite rendra l'âme dans la bataille... Au lac, on pourrait se croire sur la côte : c'est presque noir de monde, et ça n'arrête pas d'arriver! Après un sandwich et une baignade, on continue vers le pont d'Espagne, en profitant des cascades. On continue ensuite le GR vers Cauteret. Au début, je suis assez content d'éviter la route, mais au bout d'un moment j'en ai vraiment marre de ces foutues pierres pointues et de ces marches qui font forcer les chevilles et les genoux. Enfin, après la Raillière, un gros chemin nous accompagnera jusqu'à Cauterets. Nous prendrons ensuite le bus vers Lourdes, et pendant le trajet nous observons les restes de la crue qui a frappé le secteur il y a quelques semaines. Vraiment impressionnant : le lit est devenu une immense gravière, des pierres énormes ont été déposées à plusieurs mètres de hauteurs, une nouvelle route a même due être construite à un endroit. Quand la nature reprend ses droits...

Finalement, on reviendra vers 21h à Oloron, pour un dernier repas et une dernière nuit. Puis c'est la séparation, le retour vers Toulouse pour Julien et moi. Une expérience géniale qui donne envie de recommencer, dans un autre massif cette fois!

Photos de la sortie


  • Horaire : 6j
  • Dénivelé : 6000 m
  • Participants : Julien, Muriel

Identification

( ) bivouak.net

Social Media