Rocher du Playnet Vire de la 7ème tour du
Playnet dans le sens nord - sud

Rocher du Playnet Vire de la 7ème tour du
Playnet dans le sens nord - sud

  • Altitude départ : 1020
  • Altitude sommet : 1994
  • Dénivelé : 1000
  • Distance : 3 km
  • Temps de montée : 3 h 30
  • Temps de descente : 2 h 30
  • Orientation : Est
  • Balisage : Aucun Très belle trace de bêtes
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Depuis l'abri de la Peyrouse, prendre le sentier du Périmètre vers le nord. A la bifurcation, aller en direction du pas Morta. Monter quelques centaines de mètres sur ce chemin de façon à bien ouvrir l'angle de vue sur le couloir qui sépare les 6ème et 7ème tours du Playnet (pour faciliter le descriptif, ce couloir sera désigné par : « couloir six-et-demie » ou encore « couloir 6,5 »). Tout en montant dans le pierrier vers le couloir 6,5 vérifier la présence ou non de bêtes – chamois ou bouquetins - dans les étages d'herbe de ce couloir. En effet, ces bêtes peuvent y être nombreuses. Si c'est le cas, attendre alors qu'elles s'en aillent, vers le haut probablement : vous éviterez ainsi les chutes de pierres qu'elles ne manqueront pas de provoquer

Attaquer le couloir 6,5 par les pentes herbeuses en rive droite. De nombreuses marches en rendent la remontée très commode, même si l'inclinaison peut sembler importante vue du bas. Lorsque ces pentes viennent buter sous les falaises, rejoindre le fond du couloir. A ce niveau, une première sente part horizontalement vers le nord jusqu'à une épaule offrant un très joli panorama sur la face de la 6ème tour. Remonter le fond du couloir 6,5 sur une bonne cinquantaine de mètres. Une deuxième sente file, elle aussi vers le nord, menant à un grand promontoire duquel les vues sur les 6ème et 7ème tours sont franchement superbes. C'est alors le moment de repérer au-dessus de soi la rampe qui quitte le fond du couloir 6,5 pour amener jusqu'au bord de la grande face de la 7ème tour.

Revenir dans le fond du couloir 6,5. La progression tend à devenir de l'escalade dans un couloir devenant très étroit (parfois moins de 2 mètres) avec quelques pas de III sur un caillou toutefois excellent. Au bout d'une nouvelle cinquantaine de mètres, on débouche sur la large vire supérieure qui constitue le début de la partie haute de la balade. Cette vire est herbeuse, raide mais sans être déversante. Elle se trouve à l'ombre, et un léger courant d'air frais peut surprendre. Rejoindre le haut de la vire, là où se trouvent le soleil et le vide : en effet l'on arrive au deux-tiers de la hauteur dans la 7ème tour, face à un magnifique panorama sur le Triève et le Dévoluy.
Une pause casse-croûte est alors tout à fait envisageable...

Prendre la petite vire qui se trouve à l'angle du pilier. Sur une longueur de corde complète (50 m) cette vire est étroite et horizontale (3 points d'assurage en place) et offre un moment unique de traversée en pleine face rocheuse. Un auvent, au sol rougeâtre et garni de crottes sèches, marque la fin de ce passage, et ouvre le passage suivant : le grand cirque herbeux.

La trace est ici toujours très nette et parcours ce grand cirque en courbe légèrement descendante. Rester en partie haute du cirque, juste sous la paroi calcaire. C'est là que le cheminement est le meilleur en qualité, même si l'on peut être tenté par de vagues sentes au milieu, ou en bas, des pentes herbeuses. Avant la fin du cirque, descendre d'un étage (10 mètres environ) et franchir un couloir évasé au pied de la falaise, pour remonter sur le premier éperon. Cet éperon offre un endroit de repos bienvenu et une vision de première classe sur le chemin parcouru : cela paraît, vu de là, peu croyable d'être passé dans de tels endroits.

Après le premier éperon, une rapide traversée amène vers un couloir encaissé entre 2 murs de calcaire. Là encore, suivre la sente en haut, bien marquée au départ, puis descendre d'un petit étage pour trouver une bonne margelle rocheuse permettant d'accéder facilement au fond du couloir encaissé. Sortir par le bas, puis remonter au deuxième éperon. Nouvel endroit de farniente possible, au soleil et sur une herbe bien épaisse.

Quitter le deuxième éperon, passer un creux rocheux, puis entamer la descente qui mènera au couloir sous le pas Etoupe. La descente devient raide. Aller dans l'herbe sur la gauche pour retrouver la trace des bêtes, puis la suivre en diagonale vers la droite. Le passage surplombe désagréablement le couloir et il faut utiliser de petites marches dans cette diagonale pour rejoindre le fond proprement dit du couloir.Ce passage de 8 mètres, qui nécessite l'usage des mains, est le plus désagréable de l'ensemble du parcours.

Le retour peut alors de faire en descendant le couloir Etoupe, ce qui n'est pas la solution la plus élégante.
On peut aussi rejoindre le couloir Dérobé, puis enchaîner avec la vire de la Peyrouse, plus facile que celle d'où l'on vient, ce qui terminera superbement la boucle en ramenant directement au-dessus de l'abri de la Peyrouse (voir les topos correspondants dans Bivouak : http://www.bivouak.net/topos/course.php?id_course=5133&id_sport=2 et http://www.bivouak.net/topos/course.php?id_course=5135&id_sport=2 ).

Précautions

Randonnée du vertige exigeant une grande habitude, particulièrement dans les pentes herbeuses où l'erreur ne peut pas être envisagée. Casque, piolet, corde et matériel d'assurage sont nécessaires.


Commentaires difficultés

Un couloir à remonter avec quelques pas d'escalalde en III. Ensuite, vires et pentes herbeuses par moments très exposées.
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Topo créé le :

Monestier de Clermont -- Saint Andéol -- Bourg Menu


Situation




Sortie du 16-09-2012

Vire de la 7me tour du Playnet

Quand on veut réussir une belle balade, l'expérience prouve qu'il faut remplir trois conditions :
un itinéraire intéressant,
une journée avec du beau temps,
et d'agréables compagnons de randonnée.
Voilà !

Et bien pour cette sortie sur la vire de la 7ème tour du Playnet, ces trois conditions étaient non seulement remplies, mais le curseur avait été poussé complètement au maximum possible. Résultat : ce fut une journée éblouissante, comme il est rarement donné d'en vivre une, et dont les souvenirs qu'on en garde vont rester parmi les plus beaux de la collection...
Et oui.



Quand on est accompagné de Cathy et Rafaël pour faire une randonnée du vertige, on ne peut qu'être heureux et fier. Ce couple, à la ville et à la vire, est d'une compagnie des plus sympathique  qui soit : toujours le sourire aux lèvres, et de la gaieté à revendre. Et puis, question « capacité de franchissement », ils sont Top ! Il n'y a à peu près rien qui les freine, ni les arrête. Et donc, être avec eux est une vraie garantie de bonne fin et de bonne humeur.

Avoir choisi de sortir le dimanche 16 septembre 2012 pour randonner était LE choix du mois. A minima.
Temps chaud, mais pas trop. Vent : quasi nul. Nuages : complètement absents. Visibilité : à faire toucher le Mt Blanc avec le Ventoux (l'expression est de Scal) - bien que nous ne voyions pas le Ventoux depuis la barrière est du Vercors. Transparence de l'air : lunaire = pas un grain de poussière. Que faut-il de plus, ou de mieux ???
Rien.
C'était vraiment la journée idéale.

Reste enfin l'itinéraire.
Celui-là, vraiment, il fut autant magnifique qu'il était inespéré.
C'était le summum !
Parcourir une randonnée du vertige si variée : ici en pleine face rocheuse ; là accrochée sur des pentes herbeuses des plus penchées qui se puisse ; remontant ou descendant des couloirs calcaires au roc franc et massif, et tellement étroits qu'on dirait des corridors ;
parcourir une randonnée du vertige si aérienne : par moment à presque 200 mètres au-dessus du sol ; par moment large de moins de 2 mètres ; parfois les deux en même temps ;
parcourir enfin une randonnée du vertige qui ne soit, semble t-il, racontée nulle part encore ;
tout cela a concouru à faire que cet itinéraire nous a créé une joie fantastique sur l'instant, et nous laisse ensuite une plénitude qui se prolonge sans finir...


Par bonheur, l'appareil photographique n'a pas fait défaut.
Les images ramenées de là-haut permettront de partager ce plaisir qui nous fut offert au cours de ces quelques – et infiniment précieuses – heures de randonnée.

Et décidément, cette barrière est du Vercors, dont on aurait pu penser qu'elle avait déjà fourni tous les plaisirs, n'en finit pas de nous livrer encore de nouveaux secrets...
Il suffisait d'aller voir.

.

Photos de la sortie

Commentaires

Rafaël Rodon
20-09-2012 18:35:59

:oops: :oops: :oops: Arrête François tu nous gêne. Non sans blague, ta compagnie fut pour nous un plaisir. Donc on remettra ça à l’occase. @ Denis, va y fonce, fouine, cherche, tu verras dans quelque temps tu seras comme nous, tu te rendras compte que tu ne connais pas ou très peu le Vercors (ou même simplement ton environnement proche) Du beau récit de François ce que je retiens avant tout, c’est le dernier paragraphe, voir même la dernière phrase.

François LANNES
20-09-2012 18:20:15

Salut Ced, Bien content que le CR et les photos te plaisent. On s'applique pour cela... Quant à traverser toute la barrière est du Vercors, chutt... ! C'est un secret ! Fallait pas en parler. Il manque encore quelques raccords, mais... Salut denis69, Si tu y vas, j'espère que tu ne seras pas déçu. Raconte-nous, à ton retour.


denis69
19-09-2012 22:52:34

bigre! dire que je pensais connaitre le vercors !!! ca va etre ma prochaine sortie merci


ced
19-09-2012 22:02:32

Merci pour le CR sympathique et les photos : vous allez finir par traverser toute la barrière du Vercors !!



  • Horaire : 3 h 30
  • Dénivelé : 1000 m
  • Participants : Cathy
    Rafaël Rodon

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( ) bivouak.net

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