Rochers du Ranc Traversier (nord) par la
vire haute dans le sens nord-sud

Rochers du Ranc Traversier (nord) par la
vire haute dans le sens nord-sud

  • Altitude départ : 1020
  • Altitude sommet : 1960
  • Dénivelé : 950
  • Distance : 2 km
  • Temps de montée : 4 h
  • Temps de descente : 2 h
  • Orientation : Est
  • Balisage : Pas de balisage, mais une fois embarqué, le choix du cheminement se fait tout naturellement...
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

La description de cet itinéraire est faite dans le sens nord-sud, mais la vire devrait pouvoir se parcourir aussi dans l'autre sens.

La marche d'approche emprunte le sentier du pas de Serre-Brion jusqu'au pied de la falaise. Dans une épingle à cheveux, quitter alors le chemin et traverser vers le nord pour rejoindre le couloir de la Peyrouse. Monter dans le couloir sur environ les deux tiers de sa hauteur (franchir le ressaut principal, à mi-hauteur, assez sévère).

Le départ de la vire se prend à cette hauteur : chercher 2 traces de bouquetins qui partent vers le sud, écartées de environ 10 m entre elles. En prenant celle du dessus, franchir un éperon (10 mètres) pour redescendre derrière (5 mètres). La trace que vous trouvez là-derrière est alors la bonne, pour toute la traversée.
Dans cette face nord-est, la trace remonte une longue strate herbeuse, magnifique, et mène au premier grand éperon : l'éperon du Brouillard (escalade Coupé n° 158, 2 pitons visibles); une petite re-descente invite à s'encorder dans le cours de cette partie (longueur de 50 m).

De l'éperon, on peut admirer la très belle arche de l’œil du Gorille.

Changement d'orientation : face sud-est.
Changement de dimension : la vire va rétrécir jusqu'à n'être parfois large que d'un petit mètre... ! La trace reste toutefois confortable.
Trois longueurs de corde, de 50 mètres chacune, mènent jusqu'au fond du couloir médian séparant les 2 parties (nord et sud) du sommet nord du Ranc-Traversier (nombreux friends et coinceurs utiles) : un relais sur méga-lunule + un relais près d'un arbre. Cette partie de la traversée est splendide et très aérienne !

Remontée par une vire redevenue large, orientation nord-est, jusque sur le deuxième éperon principal de la traversée (excellent emplacement de pique-nique).

Traversée de la partie sud du sommet nord du Ranc-Traversier : vire essentiellement horizontale, trace bonne (orientation plein est). Après la seule échancrure de cette partie, on coupe la voie de l'éperon médian (escalade Coupé n°159, 2 pitons visibles).
Au moment où la vire s'interrompt  : faire relais.
Le franchissement du passage qui suit paraît très impressionnant, mais n'est en fait pas si difficile qu'on peut le craindre, l'inconvénient majeur tenant à la piètre qualité du rocher. Mais le mauvais ne dure que quelques mètres (longueur de 35 m).

Arrivée au dernier éperon "marquant" de la vire : celui qui permet de revoir le chemin du pas de Serre-Brion. Descente jusqu'au bas de la pente herbeuse. Le franchissement du petit couloir qui se trouve là est le passage le plus technique de l'ensemble, et demande 4 mètres d'escalade « tous terrains ». Un deuxième petit couloir se trouve juste après, mais en comparaison avec le précedent il s'avère simple.

C'est fini : le sentier de Serre-Brion est 10 mètres pus loin...
Retour par ce sentier-là.

Précautions

Casque – Piolet – Corde, sont indispensables ....et tout le toutim pour s'assurer lors des traversées (les friends petite taille sont très utiles).


Commentaires difficultés

La cotation pédestre n'est pas adaptée pour cette sortie qui utilise pour commencer un couloir sans chemin, couloir plutôt pénible voire difficile par endroit, puis qui emprunte une vire avec une belle trace, mais une trace de bouquetins c'est à dire très aérienne et nécessitant d'être assuré à plusieurs passages.
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Topo créé le :

Monestier de Clermont -- Saint Andéol -- Bourg Menu


Situation




Sortie du 07-08-2012

Vire Haute du Ranc-Traversier nord

En voilà, une vire, qu'elle est belle... !
Ça oui.
Vue du bas, elle ne se distingue pas. Ou si peu.

Pour comprendre qu'il pouvait y avoir, là-haut dans cette face, un passage naturel, il fallait un coup de main. Et ce coup de main, c'est la neige qui l'a fourni.
Parmi toutes les photos faites cet hiver, quelques unes d'entre elles montraient un « trait blanc », horizontal, et caractéristique de la vire de falaise. Toutefois, plusieurs interruptions de ce trait faisaient douter que l'on puisse trouver là une traversée complète. C'est vrai : il suffit de si peu de chose pour empêcher de passer : juste quelques mètres de balcon qui seraient tombés au cours de l'un des millénaires passés, et puis tout est foutu !

Un premier essai, histoire de tâter le terrain, avait été mené par le côté sud, celui qui vient depuis la vire de Serre-Brion. Mais tout de suite, un couloir peu sympathique avait repoussé la visite. Une autre tentative avait été faite d'en haut, cherchant à vérifier l'accès par le couloir médian, celui qui raye la face entre les 2 parties du sommet nord du Ranc Traversier. Là encore, chou blanc ! Une barre rocheuse trop raide empêchait la descente, enfin plus exactement empêchait l'éventuelle remontée. Ne restait plus maintenant qu'à aller voir le côté nord...

J'en étais là de ces réflexions, quand les observations de Rafaël, suite à sa visite de l'arche de l’œil du chat, nous firent comprendre que nous regardions le même endroit : la vire d'en haut. Une conclusion logique s'imposait : allons y tous les 3, avec Cathy bien sûr !

Comment dire la suite... ??
Ce qui s'est passé, ce jour-là, m'a paru tout simple. Tout était tellement évident, tellement naturel, tellement sans souci, que l'histoire deviendrait presque banale à raconter.

Pour rejoindre la vire, il fallait la bonne "clé" : chercher l'endroit d'où l'on peut s'échapper du couloir de la Peyrouse, en rive droite. C'est tout. Une fois que c'est réussi (à la bonne altitude, bien sûr) tout est gagné ! La trace de bouquetins est là, très nette. La vire est là, magnifique, herbeuse à souhait, pentue certes mais pas déversente... Il n'y a qu'à y aller, au bon rythme pour maîtriser son souffle.
Sauf que pour nous, hélas, ce mardi c'était dans le brouillard...
Et oui, l'humidité de la pluie d'hier, associée au soleil de la matinée commençante, ont fait que le panorama nous a été bouché bien plus que nous ne l'aurions voulu...
Qu'y faire ???

Une première descente, dans une coupure de la face. Mais sans dommage car la trace est toujours là, même si elle y est étroite. Puis le premier éperon est atteint, et le brouillard qui nous masque toujours tout. Nous ne pouvons pas profiter de ce qui doit être, ici, extraordinaire...
Les pitons de la voie d'escalade dite « Arête du brouillard » se voient sur le flanc gauche du pilier.

Suivent trois longueurs de corde magnifiques. Elles sont tellement belles qu'il nous faudra revenir par beau temps pour en profiter vraiment.
Le couloir médian est dépassé, et nous arrivons au deuxième éperon. L'emplacement est si confortable que nous nous y installons pour le repas de midi. Nota pour ceux qui viendront profiter, bientôt, de cette terrasse en pleine falaise : n'oubliez pas les lunettes de soleil ni la crème bronzante !

Sauf un court passage de couloir, la suite de la traversée est horizontale : c'est vraiment impeccable ! Là, nous coupons l'autre voie d'escalade : « le pilier médian », avec les 2 pitons rituels. Tout est toujours très évident, et si beau, que nous arrivons vite au passage de sortie, qui reste une inconnue importante. En fait, l'ambiance est tellement parfaite que ce passage ne nous inquiète presque plus, alors qu'il pourrait en être bien autrement. Raf, disparaît de suite derrière l'angle, et nous annonce dans la foulée le relais suivant : que dire de mieux ! Cathy et moi enchaînons, pénards.

La vue du sentier de Serre-Brion marque une petite fin...
Nous allons bientôt quitter ce lieu magique, même s'il ne nous a pas offert aujourd'hui tout le spectacle qu'il recèle en lui. C'est probablement parce qu'il veut nous faire revenir.
Allez, d'accord !

Photos de la sortie



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