Rochemelon par les Carrières du Paradis


Rochemelon par les Carrières du Paradis

  • Altitude départ : 1950
  • Altitude sommet : 3538
  • Dénivelé : 1850
  • Distance : 26 Km km
  • Temps de montée : 6h50
  • Temps de descente : 6h20
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Blanc/rouge jusqu'au Col de Novalèse
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Des Carrières du Paradis, suivre l'ancienne piste des douanes jusqu'aux chalets de l'Alpe Tour. Avant les chalets, prendre à gauche, dans les pâturages, en suivant la flèche peinte sur un gros rocher, le sentier n'étant pas bien marqué, mais le balisage, très présent. On retrouve le sentier que l'on suit jusqu'à un col au nord du refuge Stellina.

Du col partir sur la crête à gauche (sente balisée), que l'on quitte pour remonter la combe d'éboulis puis le couloir câblé jusqu'au Col de Novalèse.

Du col, prendre la trace qui traverse sous la Pointe de Novalèse, puis remonter sur la droite un couloir qui amène au pied de l'arête NW de Rochemelon que l'on remonte jusqu'au sommet.
A voir sur le web

Précautions

Encore et encore, attention à la Nebbia.


Commentaires difficultés

La longueur. Le couloir raide sous le Col de Novalèse. Les blocs instables dans la traversée sous la Pointe de Novalèse. Choisir une journée sans risques d'orages et si possible sans Nebbia.
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Topo créé le :

Maurienne, route du Col du Mont Cenis. Dépasser le col et le lac. La route redescend sur l’Italie, elle effectue 2 lacets, puis une courbe à droite. Vers le milieu de la courbe, une piste part à gauche vers le parking des Carrières du Paradis.


Hébergement(s) associé

Situation




Sortie du 06-09-2011

Sommet mythique pour nos amis Italiens avec sa Madone de 3 mètres, son pèlerinage annuel, le plus haut d'Europe, le buste de Victor-Emmanuel II, grand personnage historique, mais aussi parce qu'il domine la ville de Suse de plus de 3000m et qu'il est visible de Turin et de tout le Piémont.

Sommet mythique pour nous Français, parce que les mauriennais se rendent également au pèlerinage du 5 août, mais surtout parce que c'est une ascension d'une longueur rare.

Par la Vallée du Ribon, ce sont plus de 30Km aller-retour qu'il faut parcourir. Le recours au VTT (22km en aller-retour) ou un bivouac facilite cette ascension.

L'itinéraire du Mont Cenis, est moins connu, moins fréquenté. Plus court, ce sont quand même plus de 26 km aller-retour qu'il faut affronter.

Là aussi le VTT peut rendre service sur les 6 km qui séparent les Carrières du Paradis des fermes de l'Alpe Tour. Le refuge Stellina, idéalement situé, à 2610m, au bout d'un éperon en balcon sur le village de Novalesa, permet de gagner 3h00 le jour de l'ascension. Ce refuge, bien équipé, est surveillé mais non gardé.

A partir de l'Alpe Tour (2126m), on a le choix entre 2 itinéraires pour gagner le refuge Stellina. Un panneau indiquant le même temps de montée de 2 heures. J'ai pris celui qui paraissait le plus direct et qui part des fermes, mais le sentier est caillouteux.
L'autre itinéraire, continue la piste, descend à 2000m pour franchir un ravin, passe à l'Alp Carolei et remonte par un sentier bien tracé. Au choix donc !

L'ascension du Col de Novalèse est austère car elle se déroule dans un versant SW, qui reste longtemps à l'ombre. Dans ces éboulis parfois raides, le port du casque peut être utile s'il y a du monde devant.

Au Col de Novalèse, l'ambiance change radicalement. Au Col, on trouve la lumière ! Ce n'est pas une métaphore religieuse inspirée par l'aspect mystique du Sommet. Au Col, on trouve le Soleil et la blancheur du glacier de Rochemelon.

Un peu au nord du Col de Novalèse, se situe un lac récent, assez grand pour dire que le Lac de Mongioia, au pied du Bric de Rubren, n'est plus le plus haut lac des Alpes. D'autres lacs sont certainement apparus à plus 3100m d'altitude.

Du Col , une sente se dirige au SW pour traverser les pentes NW de la Pointe de Novalèse. Cette sente se perd et la traversée se déroule dans un amas de blocs instables et de névés, puis la sente reprend.

Je pense que cette zone est habituellement couverte de névés, réduits cette année en raison du faible enneigement hivernal.

Si c'était à refaire, je descendrais vers la glacier et le remonterais jusqu'à son origine, rejoignant ainsi l'itinéraire venant de la Vallée du Ribon.

Le panorama du sommet est tout à fait remarquable. Des Alpes maritimes, jusqu'aux lointaines neiges de la Bernina. Les grands sommets des Alpes sont visibles : Viso, Ecrins, Mont Blanc, Grande Casse, Grand Paradis, Cervin, Mont Rose etc.

Avec sa Chapelle, sont petit refuge, le petit étalage où se vendent cartes postales et souvenirs, la présence bruyante de nos amis transalpins (ceux qui ne font pas la sieste au Soleil), le sommet est un peu folklorique et l'ambiance totalement décalée.

Le retour est long, très long même. En faisant l'ascension alors que le vent du Nord allait succéder au passage d'une perturbation, je pensais éviter la sinistre "Nebbia". Pari réussi ! pas un seul nuage ! Tout juste un léger voile de haute altitude arrivé par l'Ouest en fin d'après-midi. J'ai pu m'offrir le luxe d’une descente lente avec de bonnes pauses au Col de Novalèse, au refuge Stellina déserté mais ouvert, permettant un ravitaillement en eau, à l'Alpe Tour.

Projet ancien, repoussé sans cesse ; pas toujours pour de bonnes raisons, et même quelquefois, je l'avoue, effrayé par la longueur de l'ascension ; et enfin réalisé, ce fut une journée mémorable.


  • Horaire : 6h50
  • Dénivelé : 1850 m

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