La tournée des cinq sucs Depuis le Col de
la Clède

La tournée des cinq sucs Depuis le Col de
la Clède

  • Altitude départ : 1384
  • Altitude sommet : 1609
  • Dénivelé : 650
  • Distance : 15 Km km
  • Temps de montée : 5h30
  • Orientation : Nord
  • Balisage : Aucun en particulier
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Jolie randonnée passant par le Suc de Taupernas (1609m), le Suc de la Lauzière (1589m), le Suc de Montfol (1601m), le Sépoux (1535m), et Suc de Séponet (1537m).
A voir sur le web

Précautions

Possible en hiver avec des raquettes selon l'enneigement mais beau temps impératif.


Commentaires difficultés

Cette randonnée emprunte des sentiers balisés, des sentiers non balisés mais représentés sur la carte IGN TOP 25, des sentiers non balisés et non représentés sur la carte mentionnée et des portions hors sentiers. Il faut fréquemment passer des uns aux autres. C’est une randonnée qui se fait "carte en main" et nécessite une bonne lecture et de la carte et du terrain.

Commentaires

Geoffroy Rémi
29-07-2018 22:12:30

Déjà qu’il s’agit là d’une randonnée effectivement sauvage sur des terres quasi désertiques, certainement une des plus belles randos qu’on puisse imaginer sur ces immenses espaces ardéchois. En voici cependant une variante encore plus aventureuse, réalisée ce 25 juillet 2018 par un petit groupe stéphanois emmené par Bernard et Michèle.

Il s’agit en fait du même astucieux circuit enchaînant les cinq sucs, mais sans aucun aller/retour et donc en multipliant à l’envi les "bartassages" (c'est-à-dire hors trace) pour monter et redescendre toutes ces grosses taupinières volcaniques. Rien de très difficile certes, mais on évolue là fréquemment sur des pentes encore plus raides et sur un couvert végétal (tapis de genévriers rampants, de myrtilliers, de genêts - on voit rarement où on met les pieds…) et/ou minéral (coulées de gros blocs) qui, dans l’un et l’autre cas, demandent à la fois beaucoup d’attention, une bonne forme physique et un pied sûr, ainsi qu'un bon sens de l'orientation.

Pour faire court, voici les principaux passages (en italiques) différents du topo d’Alain Bellon :

- Du sommet du Taupernas, redescendre sur le versant opposé (W), nettement plus raide, en suivant toujours au mieux les bornes blanches + trait vert de la limite de forêt domaniale (aucune trace). Arrivé sur le chemin, le prendre à gauche pour faire le demi-tour sud du suc.

- Après la traversée comme prévu de la Lauzière, monter au Montfol par son versant NE. Puis descendre, hors trace, par son versant E-SE, avec le Sépoux en ligne de mire provisoire. Descendre ainsi dans cette même direction jusqu’à croiser le GR3 vers 1450m, puis prendre ce dernier à gauche ; on suit ensuite l’itinéraire de montée du topo (hors trace dans la coulée de blocs) via l’antécime jusqu’au sommet du Sépoux.

-, en redescendre hors trace vers le N (pas vraiment une traversée mais un itinéraire différent (à droite du précédent vu du sommet) avec moins de blocs rocheux et davantage de couvert végétal), puis rejoindre, en tirant vers la gauche, la trace qui mène vers le Séponnet. Grimper ensuite jusqu’au sommet du Séponnet dans les blocs. De là, redescendre à vue dans la pente très raide qui mène, plein N, à travers blocs et réseaux de genévriers, dans la clairière tout en bas, où on rejoint dans le prolongement le GR visible du sommet. Poursuivre au N sur le chemin jusqu’au parking.

Nb : ces descentes hors trace en terrain raide (voire très raide) et instable demandent une grande prudence, ce qui ralentit sensiblement la progression. D'autre part la suppression des allers-retours sur certains sommets entraine une augmentation de la distance parcourue. Moyennant quoi les données de la rando du jour se trouvent quelque peu modifiées. Compter donc env. 7h30 pour 18,5km et 780m de D+, le niveau passant à (un petit) R3 dans ces raides descentes en mode bartassage... Cette variante n’est pas conseillée aux enfants.

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Topo créé le :

Des Estables, en Haute-Loire, prendre la D36 qui devient la D378a en entrant dans le département de l’Ardèche. A un carrefour, prendre la D 378 en direction de Borée. Se garer à gauche, 600m plus loin, au Col de la Clède (1384m), sur la ligne de partage des eaux Atlanique/Méditerranée.


Situation




Sortie du 25-07

Traversée en mode bartassage

Au sommet du Taupernas

Depuis le temps que je voulais faire cette rando ! Enfin, je me décide pour cette semaine. Mais, que vois-je soudain au programme du CAF de Sainté : les 5 sucs, ce mercredi 25 juillet, sous la responsabilité de Bernard et Michèle. Damned, je suis grillé ! Eh ben puisque c’est comme ça, je m’y inscris, et nous voici donc partis à huit ce matin, du Col de la Clède : il est juste passé 10h, ciel tout bleu, journée de canicule annoncée… sauf pour nous, à 1500/1600m, il devrait faire presque frais, non ?

Début tout doux, assez vite en sous-bois, il fait bien frais en effet, et voici déjà un bout de la Lauzière et du Taupernas en face de nous, sommets débonnaires a priori. Et en effet nous arrivons sans encombre au sommet du Taupernas  (le plus haut des 5 sucs, le seul à dépasser 1600m)  à 11h20, et déjà quel panorama (dont le Montfol, tout gonflé de son importance, et aussi, au loin, le Gerbier de Jonc qui nous narguera toute la journée, avec le Suc de Sara et bien sûr aussi le Mézenc). Suit notre première descente-traversée hors topo en mode bartassage, vu qu’on poursuit le long de la limite domaniale : tout le monde suit Bernard, c’est vraiment raide, ça surprend, on est tous engloutis dans la végétation, faut faire gaffe où on met les pieds, mais on a été prévenus, on est priés d’aimer (pas de problème, apparemment, personne ne s’en plaint – et moi, je me régale !).

Une fois arrivés en bas sur le chemin à l’W du sommet, on peut à nouveau respirer, il y a une bonne trace pour le contournement, puis c’est parti pour la montée au 2ème suc : la Lauzière. Rien de bien méchant non plus, et au sommet nouvelle vue extraordinaire, notamment sur les 4 autres sucs dont le Montfol, notre prochain objectif, qui parait imposant voire redoutable, et bien sûr toujours le célèbre trio Mézenc/ Sara/ Gerbier de Jonc… Mais en attendant c’est déjà presque12h30, on décide de sortir les pique-niques du sac, au milieu des nombreux et énormes cairns de phonolites.

Et dès 13h10, hop c’est reparti pour la suite des montagnes russes du programme. En fait la descente, puis la montée en sous-bois au gros Montfol passeront presque comme une lettre à la poste ! Partis à 13h10 de là-haut, nous arrivons au Montfol moins de 40 minutes après. Cette fois notre attention se porte surtout sur les deux "petits" sucs qui nous restent encore à gravir et à descendre, le Sépoux et le Séponnet, bien visibles de part et d’autre du Gerbier de Jonc plus au fond. Une paille ? Euh…

En attendant, c’est rebartassage pour la descente vers le SE, mais cette fois c’est surtout à découvert dans la végétation sauvage (pas vraiment d’éboulis rocheux), sur tapis souples de genévriers rampants bien sûr (on commence à avoir l’habitude), mais aussi, plus bas, dans de véritables champs de genêts et même… d’épilobes ! On se dirige vers le Sépoux, mais une fois en bas on va obliquer à gauche (N) sur le GR tant attendu, comme si on allait plutôt visiter le Séponnet. Mais non, car après un net virage à l’E, non loin de ce dernier, le sentier va bien rectifier le tir, droit au SE vers le Sépoux, notre 4ème sommet du jour. Et nous voici bientôt dans la hêtraie au pied du mur du Sépoux, ou plutôt de la belle coulée de blocs qu’il va falloir grimper, hors trace… Mais ce coup-ci ce n’est pas une nouvelle initiative de Bernard (et Michèle), non, c’était bien prévu dans le topo ! Et c’est parti, de bloc en bloc, chacun choisit ses blocs et sa voie pour suivre Bernard qui file là-haut en direction du sommet… Et quand on croit qu’on y est, et ben non, c’est juste une antécime, faut encore continuer à monter sur la gauche, et enfin, vers 15h40/45, nous y voilà. Comme quoi, le petit Sépoux, on aurait dû se méfier… Et de là-haut, en attendant que tout le monde arrive (le groupe s’étant quelque peu étiré dans cette avant-dernière ascension), on profite à nouveau du panorama sur tous nos sucs, on ne s’en lasse pas…

Reste le "petit" Séponnet tout près, au N. Mais d’abord, faut redescendre. Et toujours en mode bartassage, bien sûr. Mais cette fois Bernard choisit une "voie" plus végétale que minérale, vers le N, à droite de celle de la montée, et qui évite de repasser par l’antécime. Et hop, tout le monde suit, les genévriers flottants, on commence à avoir l’habitude, suffit d’être prudents et attentifs à chaque pas ; mais on aura quand même droit vers la fin à un nouveau petit parcours dans les blocs, histoire de ne pas perdre la main (et le pied..). Puis une fois en bas, on va rejoindre la voie du topo pour monter au Séponnet. Au pied de ce dernier, force est de constater que des coulées de pierre nous attendent à nouveau. Et donc rebelote pour la montée et la recherche permanente des meilleurs blocs par où se hisser. Heureusement ça ne dure pas trop cette fois-ci, et le sommet arrive assez vite (vers 17h10). Bernard est déjà là bien sûr, perché sur sa pierre sommitale à la recherche du "meilleur" passage pour la descente…

Cette fois le groupe se retrouve sans tarder, et d’ici on voit distinctement, dans la clairière tout en bas vers le N, le GR horizontal et salvateur qui va enfin nous ramener au point de départ. Il longe le bas des éboulis de la Lauzière, et soudain on entend un "Ah non, moi je remonte pas là-dessus !!!". On la rassure : c’est fini, plus de suc, cinq ça suffira pour aujourd’hui, celui-là on l’a déjà fait, y a plus qu’à suivre le bon chemin là en bas. Ah bon. Cela dit, faut quand même redescendre une dernière fois, et cette descente-là, hors trace et hors topo, n’est pas piquée des vers… Ce sera, plein N, non pas la plus longue mais assurément la plus raide de toutes celles du jour. Un dernier régal, ou une dernière épreuve ? Un peu des deux, je dirais, chacun jugera selon son vécu. En tout cas, une fois en bas de cette cascade de blocs et de genévriers emmêlés (vers17h35), personne n’en redemandera. Une sacrée journée, quand même…

Photos de la sortie


  • Horaire : 7h30
  • Dénivelé : 780 m
  • Participants : Groupe de 7 cafistes emmené par Bernard et Michèle

Identification

( ) bivouak.net

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