Le Cuchon de Molines , versant nord par le
col du Cendrié

Le Cuchon de Molines , versant nord par le
col du Cendrié

  • Altitude départ : 1222
  • Altitude sommet : 2375
  • Dénivelé : 1200
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 15 mn de vol
  • Orientation : Nord-Est
  • Balisage : Vert en bas
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire accès

Du parking, longer le lit de la rivière en rive droite et quand le sentier s'en écarte, traverser la rivière (pas de pont). Suivre le lit de la rivière sur la rive gauche, le sentier est à moitié emporté, puis après une belle prairie, il commence à monter. Environ 1,5Km après le parking, un embranchement : prendre à droite (cote1346 m). Fini le plat, maintenant ça va monter en lacets pendant un moment ! 1850 m d'altitude, fin des lacets, commence alors une grande traversée peu ascendante à gauche. Rejoindre une belle prairie, le sentier du col démarre après avoir l'avoir traversé horizontalement. On quitte donc le sentier qui redescend dans la vallée pour prendre le sentier à droite. Il est d'abord peu marqué, puis redevient superbe. Il monte en larges lacets jusqu'au col du Cendrié (2175m).

La suite est simple, il faut prendre l'arête plein Ouest, par un mamelon, puis, quand la crête devient effilée, suivre les flancs nord par de belles sentes à moutons, on passe devant un premier déco, puis un autre après un petit raidillon 2290m. Le sommet est au bout de l'arête, par laquelle il convient de finir le parcours. Un petit pas d'escalade à une petite brèche pimente le parcours, mais rien de difficile.

Itinéraire vol

Décollages : c'est Nord-est ou rien... Du sommet, c'est trop difficile, à cause des pierres qui trainent, trop nombreuses et trop grosses. A l'altitude 2290 – 2300 vous trouverez une très belle prairie de myrtilles rases bien dégagée. Juste au dessus du col du Cendrié il y a également de belles pentes en herbes. Vol : RAS mais du décollage on ne voit pas l'attéro Atterrissage : Superbes champs très légèrement en pente sous Molines. Attention il n'y a rien d'autre dans les parages. (ou une friche un peu plus bas)

Précautions

Pas de décollage sud. Un décollage tardif peut devenir délicat en raison des thermiques puissants générés par la face sud-sud-ouest, juste en arrière du décollage.


Commentaires difficultés

Beau sommet bien individualisé face au géant du Vieux Chaillol. on ne décollera pas du sommet, mais 75 m plus bas sur l'arête orientale de la voie normale. [url=http://fr.wiktionary.org/wiki/cuchon]Cuchon[/url] vient du gaulois KUKKA (sommet), c'est un terme typiquement dauphinois et qui veut dire gros tas ! Sommet à ne pas confondre avec l'autre Cuchon, celui [url=http://www.balisemeteo.com/balise.php?idBalise=124]d'Ancelle[/url], plus au sud et déjà bien connu des libéristes. Celui ci, culminant à 2002m, est équipé de remonte-pentes, c'est nettement moins intéressant...
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Topo créé le :

Corps > Chauffayer à gauche > La motte en Champsaur > Grand parking plat juste avant Molines est ses deux attéros 1222m


Parcours


  • Nb points : 5
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 6.963
  • Dénivelé - : 1198
  • Dénivelé + : 0
  • Taille fichier : 33 kB
  • Description : Voila la trace de montée. si on descend à pied il peut être amusant de bouclé par le sentier de ronde à droite en descendant à 1900 m
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Sortie du 13-10-2010

Le nuage commence  apparaitre entre les arbres

Dans la lumière blafarde des réverbères, je ne me suis pas tout de suite rendu compte de l'épaisse couche de nuage au-dessus de Grenoble. C'est en arrivant à Corps au lever du jour que j'ai pu en appréhender toute la dimension... C'est pas gagné pour le parapente. Mais qu'importe, je ne crois pas avoir déjà mis les pieds dans le vallon de Molines, la nouveauté est toujours excitante.

Au départ de Molines, la couche de nuage n'a pas l'air bien épaisse, le sentier serpente à flanc de cette énorme belvédère et les sommets émergent peu à peu de la pénombre, c'est bien l'Oisans, raide, âpre et sauvage. La mer de nuages vient mourir dans le vallon, elle va et vient comme une mer d'écume, gageons qu'elle ne soit pas trop épaisse. Sous le col j'espère secrètement que le flanc sud soit déjà dégagé... Tout faux ! Au col de Cendrié le spectacle est grandiose ! Une immense mer blanche s'étale à perte de vue, elle est basse mais conséquente. De mon coté, là où est l'attéro ce n'est guère mieux... Pourtant l'atmosphère est d'un calme total.

Le bon coté des choses c'est que le temps joue en ma faveur, alors pourquoi ne pas poursuivre jusqu'au sommet. Le soleil viendra bien à bout de ces nuages tenaces. Je croise une dame seule, avec son chien qui jappe à mon approche, elle redescend déjà du sommet. Le sentier passe devant des décollages absolument parfaits... et puis l'arête s'affine, un minuscule pas d'escalade et plus loin le sommet. Il est raide de tous les cotés et couvert de pierrailles peu avenantes pour la voile. Au sommet la vue est à 360° ce qui permet de voir l'immensité de la mer qui semble néanmoins bien diaphane vers l'attéro ! Vite, retour aux décollages ! La dame qui cassait la croute a disparu, mais pas les belles pentes verdoyantes !

Avec une certaine frénésie la voile est étalée, les suspentes démêlées et le sac remisé. Le plan est simple, la mer semble s'arrêter juste en dessous de l'attéro de Molines. J'y vais et si les rares champs sont dans la brume, pourquoi ne pas se poser dans le lit de la rivière ? énormément large et dégagé sur une bonne distance en amont. C'est que, de ce décollage, on ne voit pas Molines ! Tout au plus voit-on quelques morceaux de coton qui dépassent. C'est l'inconnu ! Décollage avec un léger vent d'est de travers mais si faible qu'il ne gêne pas trop.

Les montagnes sont splendides, avec un Vieux Chaillol immense au dessus de moi, juste saupoudré de sucre glace. En face des alpages colorés et gigantesques. En bas on ne voit encore rien. Au détour de l'arête nord, Molines se dévoile... incroyable, il n'y a un trou dans les nuages. Ils s'arrêtent mystérieusement juste avant ! Mais ils dérivent de manière inquiétante en remontant la vallée. S'agirait pas que tout se bouche.... alors en avant pour une petite série de 360° Ouf ! Ça envoie fort ! Et puis, sûr de ma marge de sécurité, je termine paisiblement à la lisière des nuages comme dans un rêve ! C'est beau les nuages ! Ils resteront soudés jusqu'à Grenoble toute la journée... Attéro tranquille dans ce terrain idéal agrémenté d'une petite brise montante, non loin d'un minuscule cimetière aux murs énormes comme pour protéger les morts.

Ce matin je devais partir avec Luc, c'est vrai que des moments exceptionnels comme ça, on aime les partager à l'attéro, partager ses impressions, ses joies et quelques fois ses peurs. Mais nos contraintes familiales n'ont pas permis cet échange si riche. Pourtant, seul dans la montagne le plaisir est différent. C'est une séance d'introspection, la marche permet de saisir toute la dimension de la vie, l'existence devient palpable. Et si la vie n'est qu'une course à l'abime, prendre son envol depuis le sommet est comme un pied de nez à cette fatalité.

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 1200 m
  • Temps de vol : 10 m
  • Plafond max : 2375 m

Identification

( ) bivouak.net

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