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Du refuge (2210m), prendre plein Ouest le sentier en direction du col d'Arnès. Il descend vers le Torrent d'Arnès puis le traverse à l'aide d'une corde bleue (passage aérien). On se retrouve alors en rive gauche du Torrent d'Arnès et en rive droite du Torrent de l'Oney, rive que l'on va rejoindre au mieux en crapahutant plein Sud parmi le chaos rocheux (vague sentier et cairn).
Remonter (+800m !!!) cette rive droite du Torrent d'Oney au mieux, pas de cairns (ou si peu!), pas de trace (ou si peu!), en suivant la ligne générale du goulet du torrent, même si la pente semble raide. Après 400m de montée, on peut effectivement faire une grande boucle par l'Est puis le Sud, mais c'est moins raide, plus long et toujours aussi rocheux. Au choix, donc.
Après 800m de dure montée, on parvient à un grand éboulis vallonné et peu raide. On croise un petit lac (3000m), au pied Nord-Est de l'Ouille de la Vallettaz (3150m).
Rejoindre un grand cairn au sommet de la petite pente au-dessus du lac. On voit le sommet, et le glacier d'Arbéron, ou ce qu'il en reste. Suivre quelques cairns sur des pentes rocheuses peu raides qui conduisent à des barres surplombant le glacier.
En cherchant bien et en suivant les quelques cairns, on parvient à descendre sur le glacier, au prix de pas d'escalade (II) un peu exposés (corde utile pour ceux sensibles au vertige). Néanmoins, il est possible, pour ceux que cela rebute ou ceux sans corde, de trouver un passage beaucoup plus facile en longeant les barres en légère descente vers l'Ouest.
Traverser le bout de glacier vers le Sud pour rejoindre l'arête Ouest de l'Ouille d'Arbéron, qui parait évidente comme voie normale. Un passage d'escalade (II) en rocher fragile conduit à l'arête (3100m).
Il n'y a plus qu'à suivre cette arête (souvent chaotique, dans des rochers de nature variée) au mieux, jusqu'au sommet (3554m). Quelques passages d'escalade faciles (II) jalonnent cette arête. Sommet confortable et très aérien.
Descente :
Suivre l'arête Ouest comme à la montée puis continuer dans la même direction au mieux jusqu'au col d'Arbéron (3050m).
Passer à l'Ouest de l'Ouille de la Valletaz et descendre en diagonale un éboulis (vagues traces) Ouest puis des pentes herbeuses/rocheuses Nord-Ouest.
Continuer (vagues cairns) dans la direction générale Nord-Ouest, sans trop descendre, en restant assez près de la face Sud-Ouest de l'Ouille d'Arbéron. Les barres dangereuses sont situées largement à l'Ouest, au-dessus du torrent de la Lombarde. Pour les éviter, suivre la direction Nord-Ouest en descendant au mieux (pas de risque si ce n'est une glissade locale) dans les éboulis et vires herbeuses. Ce n'est pas très agréable mais on parvient enfin au Plan du Mont Seti (2650m) où l'on peut respirer avant la dernière descente!
Traverser ce replat plein nord et trouver un petit chemin à l'Ouest (cairns) qui permet de descendre dans le vallon de la Lombarde, près du torrent. Rester en rive droite du torrent de la Lombarde, suivre un sentier plein Nord jusqu'au Torrent d'Arnès (croisé à la montée!) que l'on traverse puis remonter de manière évidente au refuge (2210m). Repos bien mérité.
C'est une course magnifique qui se déroule dans un isolement preque total, éprouvante car très longue, en terrain "à chamois" difficile, avec une recherche d'itinéraire importante. Pour randonneurs (très) confirmés. En début de saison, cette course pourrait être côtée R5.
C'est faisable depuis le Parking des Vincendières mais compter 2h de plus au moins, soit 10 ou 11h au total!!
Précautions
Eviter par temps humide ou incertain et n'emmener que des randonneurs expérimentés très endurants.
Difficultés
Recherche d'itinéraire, chaos rocheux, pas d'escalade (II) faciles, isolement, longueur de la course
RDV est pris à 5h du matin à la sortie 22 MontmeilJ'arrive un 1/4h avant et Eric est pile à l'heure.Nous voilà parti hardi petit bille en tête. Peu avant...
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Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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