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Après une première expérience (cf. topo n°3373) d'une traversée de l'oisans, c'est reparti pour un deuxième parcours dans le même massif mais orienté Sud-Nord Nord Ouest cette fois. Contrairement au précédent trajet, nous décidons de ne pas nous aventurer en "haute montagne" où corde, crampons, baudards et broches nous avaient été nécessaires. Nous emporterons juste un piolet pour les névés encore présents en ce début de saison et cheminerons que sur sentiers. Nos épaules nous en disent merci !
1er jour : Les baumes (champoléon 1350 m) - Le casset (Valgaudemar 1135 m) Départ des Baumes donc à proximité du parking par le sentier commun Lacs de Crupillouse - Val Estrêche. Après 3 min, à gauche toute pour s'engager dans le vallon de Val Estrêche. Après environ 1h30 plus tard nous débouchons sur le plateau situé après l'échancrure caractéristique. De là, ensuite direction le col de Val Estrêche en prenant dans un premier temps le sentier qui remonte NO jusqu'à la cote 2050 m environ. Juste avant de traverser le torrent, repérer un sentier qui part sur la droite. Celui ci permet de monter sur un plateau supérieur en passant les barres. Ensuite des cairns ou sentes plus ou moins marquées nous conduisent au col, ou plutôt à Tête Virante (2675 m) à 4 min du col d'où la vue est splendide. 3 chamois déguerpissent à notre arrivée ! (Compter 2h de montée à partir de l'échancrure) Après une séquence photos et pause déjeuner (il est midi...) descente côté Valgaudemar. Le névé est bien présent mais se descend aisément. Repérer des cairns sur la partie centrale qui indiquent la direction du sentier que l'on va prendre. Descendre alors jusqu'au pied de la cascade du Buchardet par un cheminement tout d'abord évident puis qui se mélange aux sentes à montons ensuite. Changement de décor ici. Après tant de solitude précédente, nous côtoyons de nombreux touristes. Le sentier fait place à un grand chemin quasi plat...On poursuit par le vieux village de Navette puis les Oules du Diable et, toujours rive droite, débouchons au dessus de la Chapelle. Notre gîte étant au Casset, nous tapons à droite pour remonter la vallée et traverser la Séveraisse par le pont en contrebas du hameau. L'arrivée était bienvenue... le temps caniculaire se ressent surtout dans ce fond de vallée rendant la progression finale plus lente.
bilan de l'étape : environ 15 km, D+ : 1470 m, D- : 1685 m
2eme jour : Le casset (1135 m) - Refuge des Souffles (1965 m) Après un bon repos réparateur, nous remercions nos hôtes Nobert et Sonia qui nous ont très chaleureusement accueillis dans leur gîte et partons à l'assaut de la montée du jour, le refuge de l'Olan. Le départ se prend à proximité du pont à l'entrée de la Chapelle. Il ne faut pas tarder, le soleil commence à taper surtout dans la première partie de la montée. Petite pause au refuge puis c'est reparti pour le Pas de l'Olan (2690 m). Splendide vue sur la Rouye, la Cime du Vallon et bien sûr sur tous les sommets alentour. Du pas on aperçoit la suite de notre itinéraire, le col de Colombes. Après, le lac Lautier (2360 m) où nous piquons une tête, puis quelques lacets pour le col des Clochettes avant de déboucher au refuge.
bilan de l'étape : environ 13 km, D+ : 1890 m, D- : 1060 m
3eme jour : Refuge des Souffles (1965 m) - Valsenestre (1294 m) Pressentant une journée longue, nous décidons de partir ce matin de plus bonne heure. 7h30, c'est parti pour 2h de montée au col de la Vaurze (2500 m) par le GR54 sous le soleil matinal. Montée facile avec le col toujours en ligne de mire. La météo se maintient au beau fixe, c'est parfait. Sommet atteint, nous plongeons ensuite sur le village du Désert (1265 m) par un long sentier assez raide non sans apercevoir le prochain jalon de la journée en face de nous, quasiment à la même altitude (2290 m)...Pour la motivation, il y a mieux... Surtout que la montée à ce col de Cote Belle n'est pas la partie la plus agréable du parcours. Chaleur torride, sentier moins bien dessiné...Bref, il faut prendre son mal en patience dans ce fond de vallon... Pause réparatrice au col. La descente sur l'autre versant est bien plus belle quoique longue également. Signalons l'accueil très agréable au gîte du bourg.
bilan de l'étape : environ 17 km, D+ : 1785 m, D- : 2450 m
4eme jour : Valsenestre (1294 m) - Col d'Ornon (1360 m)
Pour cette dernière étape, nous quittons le sentier principal du GR54 qui part direction le col de la Muzelle. Pour nous, ce sera le col de la Roméiou (2439 m). Départ à 6h30 (encore 1 h plus tôt que la veille...) par un sentier qui nous mène à la combe Guyon et au Lac Labarre. Peu avant 9h, un vent fort nous accueille au sommet. On ne s'attarde pas, juste une photo et une courte discussion avec 2 randonneuses qui partent vers la Tête des Chétives. Descente sur le vallon de la Selle (quelques névés à franchir) puis on laisse à droite le sentier qui part vers le Lauvitel via la brèche du Perier pour nous diriger vers le Paletas. Au col, cheminement le long de la crête herbeuse par une sente puis dans le vallon empierré pour déboucher sur la crête entre sommet des Clottous et Neyrard à 2600 m environ. Passage par le Pré de l'Aiguille. Il semble que la descente dans le vallon, plus directe soit possible. Il est trop tard pour changer. Hormis 200 m de remontée, on en a fini avec les dénivelés positifs...
bilan de l'étape : environ 20 km, D+ : 2180 m, D- : 2110 m
Difficultés
Pas de difficultés techniques. Quelques névés peuvent subsister auquel cas un R3 peut mieux convenir
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Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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