Sommet de Grisonnière, Montagne de l'Ubac
en traversée depuis le Vernet

Sommet de Grisonnière, Montagne de l'Ubac
en traversée depuis le Vernet

  • Altitude départ : 1208
  • Altitude sommet : 2010
  • Dénivelé : 840
  • Temps de montée : 5h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : jaune depuis le Haut Vernet jusqu'au pied des rochers du Moure de Beaujeu, puis plus rien.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Fort peu connue, la traversée des arêtes du sommet de Grisonnière (ne pas confondre avec la Tête de la Grisonnière dans le Valbonnais !), et qui est parfois aussi nommé « Montagne de l’Ubac » (Michelin), est un régal pour le randonneur ! Elle surclasse largement à mon sens bien des sommets plus réputés dans le secteur, à commencer par le Blayeul qui lui fait face…

Du Vernet, continuer à pied sur la D 457 jusqu’au hameau du Haut Vernet. Là, à la petite église, prendre à gauche le chemin qui monte (sud-est) vers une ferme. A partir de là, il suffit de suivre le sentier balisé en jaune : il longe un petit ruisseau, le traverse, grimpe sur une crête. Plus haut, il traverse 2 ruisseaux encaissés, et finit par croiser un assez large chemin, qu’il faut alors prendre à droite. Mais dès que ce chemin, à peu près horizontal, commence à virer à gauche et à descendre, il faut repérer sur la gauche, vers 1500-1510 m., le départ (discret…) d’une sente herbeuse qui s’élève à gauche en épingle dans le talus (petit cairn, arbre au-dessus marqué d’une croix (« x ») jaune : c’est pourtant par là qu’il faut monter ! La suivre (pas toujours évident) dans les pentes boisées ; jusqu’à ce qu’elle vienne buter sous des rochers. A partir de là il n’y a plus ni sente ni balisage ; mais la suite de l’itinéraire n’est pas trop compliquée : il suffit de longer le pied de ces rochers à gauche, puis de grimper au mieux dès que possible à droite, dans les raides gradins d’herbes et de cailloux, en contournant (mouvement tournant) puis en surmontant l’épaule rocheuse par sa gauche. On sort alors sur un beau promontoire rocheux, le Moure de Beaujeu (1773 m., beau panorama). Mais il faut encore continuer à monter en pleine pente, plein est, sur les raides pentes herbeuses et caillouteuses, toujours hors sentier, jusqu’à la crête au-dessus (cairns). Suivre alors à gauche (nord-est) le début de cette crête. On atteint assez vite la pointe 2002, puis on suit, presque toujours sur le fil, la superbe et longue crête qui se découvre alors, en légères montées et redescentes, jusqu’au sommet de la Grisonnière (2010 m.). Sur cette crête rocheuse plus ou moins large, parfois un peu aérienne mais jamais difficile, on se délecte de l’immense panorama qui s’ouvre à vous : des contreforts sud de la chaîne de la Blanche et de la monumentale architecture du massif de l’Estrop en face de soi (au nord), au Blayeul et à la vallée du Bès à l’ouest, en passant par tous les sommets qui relient, à l’est, les montagnes de Digne au massif des Trois Evêchés… Au fur et à mesure qu’on s’approche du sommet, on peut aussi (si on veut !) admirer les à pics impressionnants côté ouest.
Du sommet (2010 m.), on redescend par la raide arête nord (un peu à gauche de l’arête, pour profiter au mieux de gradins mi-herbeux mi-pierreux). 200 m. plus bas, on prend pied sur un large plateau herbeux horizontal, où on retrouve un sentier. Celui-ci longe à nouveau des crêtes rocheuses, mais plus en contrebas cette fois-ci, puis descend l’arête rocheuse de la Barre des Béliers, qui découvre à nouveau quelques superbes à pics à gauche. Il descend ensuite en lacets parfois pentus jusqu’au large Col de Mariaud (1561 m.).
Du col, continuer sur le chemin forestier (ouest). A son premier lacet, on trouve à droite un autre chemin, plus raide, qui coupe deux lacets du précédent. Puis on continue la descente en pente douce sur le chemin forestier. Arrivé à un pont en bois sur la gauche, on le traverse, puis on longe très brièvement le ruisseau pour continuer aussitôt, plein ouest, sur un ravissant chemin bordé d’arbres. Quand celui-ci arrive à une route goudronnée, on l’emprunte à gauche, jusqu’au Vernet.

Précautions

La raideur des pentes impose un terrain bien sec et bien sûr dépourvu de neige.


Commentaires difficultés

Pentes hors sentier raides à la montée sur l'arête et à la redescente à l'autre extrémité
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Topo créé le :

Accès par la route D 900 entre Digne-les-Bains et Seyne. A la hauteur du village du Vernet (à mi-chemin entre le Col du Labouret au sud et le Col de Maure au nord), quitter la D900 pour entrer dans le Vernet, le traverser (D 457) en direction du Haut Vernet et se garer dès que possible.


Hébergement(s) associé

Situation




Sortie du 30-10-2009

Partie finale de la crête

Ce sommet, dont personne ne m'avait encore jamais parlé à Digne alors que j'y passe régulièrement au moins mes vacances d'été depuis plusieurs dizaines d'années, je l'ai trouvé l'autre jour en feuilletant l'excellent guide de rando "Haute Provence" de François Labande, à la recherche d'un nouvel itinéraire pour une demi-journée. Eh bien, je ne l'ai pas regretté !
Non seulement en effet le soleil était de la partie, ainsi que les couleurs flamboyantes de l'automne ; mais j'ai dès le début, à peine avais-je passé la dernière maison du Haut Vernet et fait mes premiers pas au départ du sentier, croisé un habitant de ces lieux qui, me voyant passer devant chez lui avec sac au dos, casquette et bâton, me demanda où j'allais de ce pas. Je le lui dis, et il se mit aussitôt avec beaucoup d'amabilité et d'intérêt à me détailler scrupuleusement tout l'itinéraire, les erreurs à éviter, les cairns à repérer, les difficultés à affronter, etc. Et je lui en suis très reconnaissant ! Ainsi, muni à la fois du topo de F. Labande et de ses excellents conseils, je n'ai (presque) pas eu à chercher mon itinéraire d'accès à cette montagne de caractère !
C'est en effet une rando inoubliable, qui allie tout ce que j'aime : un petit jeu de piste pour commencer (dans l'accès en sous-bois), puis dès la sortie de la forêt une montée physique hors sentier, droit dans la pente bien raide jusqu'à la crête ; et à partir de là, l'extraordinaire chevauchée de la longue arête sud-nord, variée, vallonnée, parfois aérienne, plus ou moins étroite, qui permet si on veut de se pencher sur des à-pics fabuleux, le tout dans un décor de rêve. Et parvenu à l'autre bout de l'arête, on remet ça, mais dans l'ordre inverse : descente raide (surtout au début) dans les gradins de l'arête nord, puis parcours sur sentier encore bien accidenté par endroits, et enfin plus cool à l'approche du col, jusqu'au retour paisible et bucolique en fond de vallée vers le point de départ.
Bref, quelques heures d'un immense plaisir d'autant plus agréable qu'il était pour moi inattendu. Alors si vous passez par là, laissez donc le Blayeul et les Monges pour une autre fois, et allez grimper sur la Grisonnière !

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h30
  • Dénivelé : 840 m

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