La Roche Noire depuis Maljasset

La Roche Noire depuis Maljasset

  • Altitude départ : 1900
  • Altitude sommet : 3134
  • Dénivelé : 1234
  • Distance : 8 km (aller) km
  • Temps de montée : 4 h 30
  • Temps de descente : 3 h 30
  • Orientation : Sud-Est
  • Balisage : Sentier très bien tracé jusqu'à la Blave, puis plus rien (ni trace ni cairn) sur les 800 m. de dénivelé jusqu'à l'arête sud-est. Cairns pour la remontée des rochers sommitaux.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

De Maljasset, suivre d’abord le début de l’itinéraire du Col du Longet (GR de pays, direction nord-est, en rive droite de l’Ubaye) : on passe par Combe Brémond, le vaste et mystérieux plan de Parouart puis (après un pont) l’étroit ravin de la Salcette et son sentier perché, et la Blave où (autre pont) le vallon s’élargit. Peu après, sur la rive droite du torrent, vers 2180 m. (on est presque à la hauteur de la cabane de la Blave, bien visible de l’autre côté, rive gauche), il faut quitter le sentier pour remonter à gauche la pente herbeuse : il n’y aura plus désormais ni sentier, ni trace, ni cairn, pendant les 800 m. de dénivelée qui vont suivre jusqu’au Col des Ugousses. Mais il suffit de garder toujours la même direction nord-nord-ouest, en remontant au mieux les bosses herbeuses successives (superbement fleuries en été !) du dit vallon des Hugues (au milieu duquel coule un peu d’eau au fond d’un ravin, qui peut servir de repère directionnel).
Peu après avoir quitté le sentier, on découvre à gauche la petite bergerie de la Blave (2235 m.). Ensuite, on louvoie entre les bosses, impossible de se tromper. Plus haut, le Col des Ugousses (2988 m.) apparaît enfin, avec à sa droite la Roche Noire… Monter vers le col, l’herbe et les fleurs font place à des éboulis qu’il faut remonter. Quand ils deviennent raides, bien avant le col, obliquer à droite, sous l’arête entre le col et Roche Noire, et franchir successivement les quelques côtes rocheuses qui descendent de l’arête. Passer ensuite, toujours dans la même direction, sous le bastion sommital, et le contourner. On remonte ensuite vers l’arête sud-est qui se trouve à droite du sommet. Parvenu à l’arête, il reste à escalader les rochers en direction du sommet, en se tenant plutôt à droite sur l’arête qui devient très raide, et parfois un peu exposée ; mais par bonheur on trouve enfin des cairns pour vous guider jusqu’en haut, il suffit de les suivre, en repérant bien leur emplacement pour la redescente (ils sont souvent moins visibles d’en haut).
La descente se fait par le même itinéraire.

n.b. : on peut aussi, comme indiqué dans l’ouvrage de Pirovano et Ranc, accéder à ce sommet (ou en redescendre : cette voie est bien visible d’en haut) par l’arête sud-ouest, "moins raide, que l’on rejoint par un petit éboulis à gauche du sommet", avant de "suivre le fil de l’arête" ("petite brèche en II sup, assez pénible") ; mais je ne l’ai pas empruntée.
A lire
  • 3000 sans frontière alpes du sud par A.Pirovano-B.Ranc. Référence : Topo 43 p. 215-217 proposé par Geoffroy Rémi

Précautions

Montée et descente des rochers sommitaux très raide, parfois exposée, prudence (se méfier des gravillons sur les petites plateformes en pente entre les rochers).


Commentaires difficultés

800 m. de dénivelé sans aucune trace. L'escalade et la désescalade des raides gradins rocheux de l'arête sud-est, parfois exposés, demandent de l'attention.
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Topo créé le :

De Barcelonnette, suivre la D900 direction Col de Larche. 2 km après La Condamine-Châtelard, prendre la D902 jusqu'à St Paul, et de là la D25 jusqu'à Maljasset. Se garer (en été) sur le parking avant le village.


Situation




Sortie du 02-08-2008

tapis de fleurs

Eh, mes petits carnets me disent que j’ai déjà 35 "3000" à mon actif de "collectionneur de 3000 des Alpes de Haute Povence", pendant mes vacances d’été successives, à partir de mon camp de base rituel de Digne-les-Bains… Alors, pas si facile d’en trouver encore des nouveaux à gravir à la journée, tout seul en rando, sans recours à l’alpinisme (même si j’en ai fait quelques-uns parmi les plus beaux, comme la Tête de Moïse, le Brec du Chambeyron ou la grandiose traversée des Aiguilles du Chambeyron, avec un compagnon de cordée ou un guide…). Tiens, dans l’Ubaye il me reste la Roche Noire, qui me tente pour inaugurer ma série de cet été.
Il fait encore nuit quand je pars en voiture pour Maljasset, accès le plus proche (on peut aussi partir du Queyras, après Ceillac, par le vallon du Cristillan, cf. topo bivouak n° 1850 par Bernard Mazas). Arrivé à Maljasset, je me gare comme d’hab’ (je m’y sens un peu chez moi, tout comme à Fouillouse : j’ai fait tellement de randos superbes à partir de ces deux hauts-lieux de l’Ubaye…) avant l’entrée du village, et je m’aperçois soudain que j’ai oublié (à Digne !) et mes lunettes de soleil (pas bien grave…) et ma casquette (ça, c’est plus grave, car ma carte ne me laisse aucun espoir de sous-bois ou d’ombre avant mon retour à la voiture ce soir !). Heureusement, j’ai l’idée de demander, à tout hasard, au refuge CAF du village si, sait-on jamais… Et bien si, ils seront sympa, ils ont quelques casquettes oubliées et pas redemandées en stock, et m’en prêtent une volontiers (en fait, le soir, ils me la laisseront, merci à eux !).
Me voilà parti, tout revigoré : Parouart, la Salcette, la Blave : je pourrais presque fermer les yeux, tant ces lieux me sont familiers. Et si je retournais au Rubren, au Salsa, ces sommets si magiques ? Je peux encore… Non non, soyons sérieux, j’ai dit "La Roche Noire", alors on y va. Donc à peu près à hauteur de la cabane de la Blave je me décide, j’oblique à gauche dans la pente herbeuse et fleurie, on verra bien. L’absence aussi soudaine que totale de tout repère (trace, cairn) est un peu déconcertante au début, surtout quand on sait que ça va durer 800 m. - ça donne une idée de la fréquentation de l’endroit, et en effet je ne rencontrerai personne (pas même une petite marmotte !) entre la Blave et le sommet de Roche Noire, sauf en fin de redescente, un Italien tout aussi solitaire que moi qui cherchait désespérément "le col ???". Quand j’aperçois la bergerie à ma gauche, tout content, je dresse un petit cairn (sûrement le seul cairn entre le sentier de la Blave et l'arête !). C’est assez raide par moments, mais quel enchantement de marcher en permanence sur un tapis de fleurs drues de toutes les couleurs, on les voit changer progressivement avec l’altitude, avec à peu près à mi-montée une petite colonie d’edelweiss, puis à l’approche des 3000 m. se faire de plus en plus petites, tout en arborant toujours les couleurs les plus vives. Enfin j’aperçois le tant attendu Col des Ugousses, avec la Roche Noire à sa droite… Soulagé ! Petit replat, puis ça se redresse sous le col, dans les éboulis cette fois, finies les fleurs, plus que de la caillasse, ça devient sérieux !
Je monte jusqu’au col, par simple curiosité, mais c’était inutile, il me faut revenir un peu en arrière pour franchir au mieux les côtes rocheuses qui descendent de l’arête entre le col et Roche Noire. Je choisis de passer sous le bastion sommital en le contournant pour rejoindre l’arête sud-est. J’ai à présent le sommet à ma gauche, et je monte sur l’arête. Là, ça se corse : devant moi, un mur de rochers, qu’il va bien falloir remonter. Par où? J'hésite… Chance : je découvre (enfin !) des cairns (très utiles, et plus encore à la descente), il faut grimper là-dedans, c’est raide, souvent exposé, mais ça passe… Et le sommet arrive assez vite, belle récompense tant convoitée du randonneur solitaire ! Amoureux de l’Ubaye et du Queyras, repérez de là-haut vos sommets préférés, sans vous laisser intimider par l’immense Péouvou à portée de main…
La redescente du bastion rocheux est assez impressionnante, mais en y allant doucement, de cairn en cairn, je finis par arriver en bas sans encombre, et là, je respire un bon coup: le plus dur est fait, y a plus qu’à se laisser glisser tranquille… et rejoindre à nouveau les fleurs, à défaut de marmottes et autres bouquetins et chamois, aussi absents que les humains de cet univers pour amoureux de la solitude, de fleurs … et de belles roches vertes, brunes, mauves, blanches, etc. (tout sauf noires, n'est-ce pas Bernard Mazas ?).

Photos de la sortie


  • Horaire : 4 h 30
  • Dénivelé : 1234 m

Identification

( ) bivouak.net

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