Les Ecrins traversée sud-nord.

Les Ecrins traversée sud-nord.

  • Altitude départ : 1850
  • Altitude sommet : 4102
  • Dénivelé : 5650
  • Distance : 67 km
  • Orientation : Toutes
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Cette randonnée avait depuis longtemps germé dans nos têtes. Pour tout dire, nous avions voulu initialement rallier Uriage, prolongeant la partie décrite dans ce topo par le plateau d'Emparis puis le col de Belledonne. Cette partie finale sera pour une autre fois, avec des sacs moins lourds débarrassés du matériel inutile sur sentier... Nos dos, pieds, genoux... ne s'en porteront que mieux !

Première étape : Merlette – Vallonpierre, du champsaur au Valgaudemar.
La première étape s'annonçant relativement longue, nous décidons de prendre les remontées mécaniques (si si!) pour nous éviter environ 600 m de dénivelée. Nous débutons donc réellement notre marche au Drouvet (2650 m) point culminant de la station d'Orcières Merlette. Il faut ajouter aussi que la montée au lac des Estaris n'est pas la plus belle du coin, fort pourvu en randos. Aucun regret donc de profiter des sièges...
Partis donc à 9h 45, nous empruntons le sentier très bien tracé en direction du lac des Estaris. Peu avant celui ci nous coupons pour rejoindre celui montant au col de Prelles (2808 m). Celui ci atteint en 1h 15 est le premier d'une série de 5.
Photos faites, nous basculons alors face NW en direction du col de cheval de bois. La partie sommitale de la descente s'effectue dans des schistes et 2 névés sans prétentions sont à traverser en cette fin juillet. Le piolet ou des bâtons peuvent s’avérer néanmoins utiles.
Du col, le sentier redevient bien plus aisé. Nous rejoignons le GR54 qui relie le Pas de la Cavale au fond de la combe. Le refuge du Pré de la Chaumette (1810 m) tout près nous permet de nous restaurer avant les montées suivantes de l'après midi.
Le col suivant est le col de la Valette (2668 m) atteint en 2 h. Le plus dur de la journée est fait. La chaleur est tout à fait acceptable. Nous redescendons dans le vallon pour remonter en face au col de Gouiran (2597 m), puis nouveau tobboggan, nous finissons par le col de Vallonpierre (2607 m). Les brumes de fin d'après midi nous empêchent malheureusement de profiter de la vue sur le Sirac qui culmine tout proche. La première soirée se passe au nouveau refuge de Vallonpierre (2271 m), au bord du petit lac et à proximité immédiate de l'ancien refuge vraiment spartiate comparé à celui-ci, superbe.
bilan de la journée : D+ : 1600 m ; D- = 1980 m ; Distance : 18,7 km

Deuxième étape : Vallonpierre - La Pilatte, du Valgaudemar au Vénéon
Après un repos réparateur, nous partons au petit matin en direction du refuge de Chabournéou (2000 m environ) par le sentier en traversée sous le Sirac (côté N) afin de profiter du belvédère sur le massif des Ecrins. Nous avions initialement prévu de prolonger cette journée par le magnifique sentier en balcon (cabanes du Pis et de Tirière) mais l'option de descendre directement sur le Gioberney à partir de Chabournéou fut finalement retenue en raison des difficultés à venir...
Il est déjà 11 h passées lorsque nous quittons la confortable terrasse du refuge-hotel du Gioberney (1640 m). Le temps presse, il faut reprendre la route en direction du fond du vallon. Nous sortons les victuailles à la cabane du Vaccivier (2120 m) pour déjeuner et prenons ensuite le sentier sur notre droite.
Il fait chaud, les sacs commencent à peser. Plus loin nous croisons des randonneurs qui reviennent de la Pilatte. Ils ont effectué la veille la montée aux Rouies puis sont redescendus côté Chardon. Ils nous informent des conditions du glacier que nous prendrons plus tard. Sous l'aiguille de la vache, nous obliquons sur notre droite, laissant le sentier de gauche partant vers le refuge du Pigeonnier. A partir de là, le sentier se fait plus austère, plus chaotique aussi. Il faut dénicher les indications pour éviter de se fourvoyer hors parcours (cairns, marques à la peinture). Le col (3238 m) est finalement atteint à 17 h. La montée fut longue, encore plus qu'attendu... Mais la récompense est là, les alentours sont magnifiques. On aperçoit tout le versant de montée d’un côté et les sommets impressionants de l’autre (Ailefroide, pointe du Sélé…). Côté Valgaudemar, la brume a envahi les Rouies et le Sirac au loin. Pas le temps ni l’entrain d'aller musarder au Mont Gioberney pourtant tout proche. Une autre fois peut être…
La suite du parcours se déroule sur la partie supérieure du glacier du gioberney sur sa partie gauche en descendant. Aucune difficulté. Nous rejoignons alors le sentier qui nous mène au refuge de la Pilatte (2580 m). Il est tout juste temps de passer à table, 19 h approchant.
bilan de la journée : D+ : 2020 m ; D- = 1700 m ; Distance : 16,7 km

Troisième étape : La Pilatte – Le Chatelleret
Cette étape est une étape facile de transition. Elle est la bienvenue car nous permet de nous reposer de nos fatigues de la veille et de profiter de la vue sur les sommets environnants (Les Bans et tant d’autres…)
Après 3 h de descente, une pause déjeuner à la Bérarde et c’est reparti pour 2 h de montée pour rejoindre le refuge suivant. Le Chatelleret (2220 m) ne bénéficiant pas de douche, c’est d’une toilette glaciale dans le torrent du coin dont nous nous contenterons ce soir !
bilan de la journée : D+ : 560 m ; D- = 930 m ; Distance : 14,5 km

Quatrième étape : Le Chatelleret – Villar d’Arène, du vénéon à la haute Romanche
Lever 4h 15, le refuge s’éveille doucement, sans bruit. Après le petit déjeuner, les montagnards se dispersent dans la nuit finissante vers leurs destinations respectives. Pour notre part, nous empruntons le sentier rive gauche en direction de la Bérarde pour obliquer à gauche en bas d’une partie rocheuse sur le sentier montant au col du Clot des Cavales. A la cote 2550 m environ, nous quittons ce sentier (cairns) pour une sente sur la droite à travers pierriers, pentes légèrement herbeuses. Nous rejoignons, comme indiqué dans les topos, un torrent que nous remontons rive droite, puis rive gauche. Plus de sentier apparent. Des dalles faciles sont à passer avant d’accéder à la moraine puis à la base du glacier de la Grande Ruine sous le pic Nord des Cavales. Equipés, nous effectuons alors une traversée S en direction de la base de l’éperon de la pointe Brevoort puis une remontée vers la partie pentue du glacier. En cette partie de la saison, il est encore facilement praticable en raison sûrement d’un très bon enneigement hivernal. Le matériel nécessaire est indispensable dans cette partie raide. Après un replat nous finissons par le couloir raide qui débouche au col de la Casse Déserte (3483 m) point culminant de notre parcours. Il est 10h 30. Il ne faut pas traîner, la neige côté W ayant vu le soleil depuis longtemps est déjà toute transformée. L’ambiance est somptueuse. La vue tant sur les sommets de la vallée que nous quittons (Rateau…) que du côté opposé est magnifique. Le couloir de descente sur le glacier de la Casse Déserte est par contre moins agréable. La descente s’effectue rive gauche, sur des cailloux instables. Attention aux chutes de pierres… Une courte traversée nous mène à la base du col des neiges (partie basse) puis une montée facile dans des pierres et terre mélées nous permet d’atteindre ce dernier col. Nous suivons alors une trace à flanc du glacier supérieur des Agneaux pour atteindre la partie centrale de celui-ci. Le refuge Adèle Planchard (3173 m) est tout proche. Nous avons effectué cette traversée sans rencontrer âme qui vive. Seules 2 personnes du refuge nous ont suivis pour s’en aller vers le col du Clot des Cavales pour effectuer l’arête du pic. Une bonne omelette et un bref repos et il est déjà temps de plonger dans la vallée par le long sentier qui nous conduit au terme de notre randonnée de 4 j. Nous atteignons le parking du pont d’Arsine en fin d’après midi, le tonnerre gronde, préfigurant un changement de météo.
bilan de la journée : D+ : 1500 m ; D- = 2070 m ; Distance : 17,5 km


Bilan des 4 jours : Ce parcours nous a permis de réaliser la traversée Sud Nord du massif des Ecrins et de profiter d’un panorama exceptionnel sur les sommets du massif. La météo a été particulièrement clémente (quelques brumes le soir seulement en début de parcours).
On peut classer les étapes en plusieurs catégories : la première et la troisième s’adressant à tous, la seconde du fait de la marche sur glacier et la montée sévère pouvant s’avérer délicate par mauvais temps est pour randonneur averti. Enfin, la quatrième est de la haute montagne pour la traversée du col de la Casse Déserte à Adèle Planchard. De par la diversité du parcours, il est donc impossible de classer la difficulté de ce topo selon les critères établis.


Commentaires difficultés

Je rentre ce topo dans bivouak même si je sais que je risque de relancer la discussion sur l'opportunité de placer ici un parcours qui se déroule parfois sur partie glacière. Quoi qu'il en soit, les randonneurs "classiques" pourront toujours piocher une partie de ce parcours de 4 jours, réalisant ainsi une traversée sud-nord du massif des Ecrins. Puisqu'il faut absolument rentrer une cotation, ce sera au pif du R3
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Topo créé le :



Sortie du 22-07-2008

c'est parti

Cf commentaires dans la description de l'itinéraire.

Photos de la sortie


  • Horaire : 4 j
  • Dénivelé : 5650 m
  • Participants : carhelmax, CC, Ju

Parcours


  • Nb points : 1211
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 65.535
  • Dénivelé - : 6672
  • Dénivelé + : 0
  • Taille fichier : 40 kB
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Identification

( ) bivouak.net

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