Pierre-sur-Haute Versant sud à partir des
Jasseries de Garnier (ou du Col des Supeyres)

Pierre-sur-Haute Versant sud à partir des
Jasseries de Garnier (ou du Col des Supeyres)

  • Altitude départ : 1338
  • Altitude sommet : 1634
  • Dénivelé : 610
  • Distance : 24 km
  • Temps de montée : 3 h
  • Temps de descente : 4 h 30
  • Orientation : Sud
  • Balisage : Rouge-blanc pour les portions de GR, vert-blanc ou jaune (ou rien) pour d'autres fragments de sentiers. Panneaux ici ou là.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Cette rando sur le versant sud de Pierre-sur-Haute (sans rejoindre ce sommet) est complémentaire de celle (n° 3269) du grand tour de Pierre-sur-Haute au départ du Col du Béal ou de Chalmazel (versant nord). Elle présente d’autres facettes des Monts du Forez, dans un environnement peut-être un peu moins austère, les pâturages y remplaçant souvent les bruyères, genêts et autres airelles. Et au printemps elle se peuple, pour l'estive, d’innombrables troupeaux de moutons et de bovins. D’où aussi, en particulier autour de Sauvin, les nombreuses fabrications artisanales de fromages, fourmes « de Montbrison », charcuteries et autres saucissons de pays…

1) Du parking des Jasseries de Garnier, emprunter le chemin qui monte vers l’ouest puis le sud-ouest ; très vite, au point 1362, laisser à gauche la large trace qui grimpe sur la butte au sud pour prendre, sur la droite, celle qui continue presque de niveau vers la lisière du bois de l’Oule, qu’elle longe. Le large plateau de Pégrol est en juste en face. On y monte en le contournant par sa droite : au point 1368, prendre le chemin qui va vers l’ouest et le suivre en montée, dans son mouvement tournant, jusqu’à ce qu’il rencontre le GR3 (pt 1466), qu’il faut emprunter jusqu’au sommet du plateau (1479 m., point culminant du jour. Belle vue, en particulier vers le sud-est sur la Grande Pierre Bazanne tout au fond et, plus près et plus à gauche, Roche Gourgon), puis dans sa redescente vers le sud, jusqu’au point 1434. Là, abandonner le GR3 qui vire à gauche, et poursuivre sur le large chemin (balisé vert-blanc) qui continue vers le sud-ouest puis le sud. Les Jasseries de Pégrol sont alors bien visibles sur la gauche : on va s’y rendre en obliquant à l’est au point 1414 (panneau).

2) Lorsqu’on arrive à un embranchement juste devant ces jasseries (altitude 1390), ne pas continuer sur le chemin vers les dernières maisons à droite, mais prendre à angle droit, plein sud, une trace qui va bientôt descendre vers la lisière du Bois du Grand Goulet, puis rentrer dans ce bois. Continuer à descendre toujours dans la même direction, jusqu’à ce que la trace vienne butter contre le sentier (PR, balisage jaune) qui remonte (nord-ouest) en rive gauche le cours du petit ruisseau du Grand Genêt (marqué X). Remonter ce sentier, qui grimpe bien au-dessus du ruisseau, oblique à l’ouest et devient alors très raide (pleine pente) sur environ 70 mètres. Il sort enfin aux Trois fontaines du Saut du Goulet (1388, panneau), où il rejoint le large chemin (vert-blanc) quitté au point 1414 avant les jasseries . Rejoindre alors le Col des Supeyres (panneau) non pas par le chemin goudronné, mais par le sentier (sud, marqué X puis repères jaunes et quelques tas de cailloux en guise de cairns) qui s’y rend directement.

3) Au Col des Supeyres (1365 m., gîte d’étape « Les Gentianes » à droite), continuer d’abord quelques minutes à gauche sur la route, puis après un virage très prononcé prendre à droite un sentier (panneau) qui mène vers l’est, en parallèle avec la route mais à bonne distance, aux Jasseries du Grand Genévrier (terminer la descente à vue après un croisement). Autour du Jas du Coq noir, aller voir de près les belles chaumières (visite possible), dont l’une abrite un petit Musée paysan. Revenir sur la route (point 1263), la continuer un peu (au passage, remarquer au 1er virage, à gauche, le départ du sentier, balisé en jaune, qui va remonter le ruisseau du Grand Genêt). Après ce virage, couper le lacet suivant de la route en tirant, sous une maison, tout droit vers le grand pont en contrebas). Passer ce pont et le virage qui suit, et prendre un peu plus loin, sur la gauche, un chemin bien tracé qui remonte vers le nord. Il passe à la ferme de Braveix (!), et finit par rejoindre le GR3 au Plan Chevalet (maison, cote 1367).

4) Emprunter le GR3 vers la droite (est puis sud) : il mène tout droit vers la Grande Pierre Bazanne (1394 m.), remarquable dôme basaltique témoin de l’activité volcanique de l’ère tertiaire, que l’on va visiter en aller-retour depuis le GR (surtout, ne pas tenter de continuer au-delà de ce rocher pour faire un raccourci : le terrain tout alentour est une immense éponge gorgée d’eau). Il faut bien sûr grimper jusqu’en haut de la Grande Pierre, mais aussi sortir sa boussole à 1 ou 2 mètres du rocher, pour tester sa réputation de perturber l’aiguille aimantée des boussoles, à vous faire perdre le nord…

5) Reprendre ensuite le GR3 vers l’est sur une courte distance, et le quitter pour la première sente qui se présente à gauche (point 1371) et qui remonte vers le nord à travers une zone marécageuse (vous êtes prévenus !). Au point 1312, on s’engage tout à gauche sur un chemin (ouest puis nord-ouest) qui va traverser successivement un bois, une clairière, puis un autre bois, et débouche sous le sommet de Roche Gourgon (1420, au nord). Là encore, bien rester sur ce chemin car toute la zone au sud de Roche Gourgon est très marécageuse (je le sais, pour avoir voulu faire un jour du hors-sentier depuis le Plan Chevalet : souvenir éprouvant !). Monter à vue sur le sommet tout proche (pas de souci, c’est sec juste là !), et en redescendre en tirant légèrement sur la droite, pour rejoindre le chemin précité vers la droite qui mène à la jasserie de Gourgon, en contrebas. De là, descendre hors-sentier (ici ça va, plus de risque de s’enfoncer dans la vase) jusqu’au ruisseau, le traverser, remonter en face, et par un mouvement tournant vers la droite – nord-ouest puis nord – , toujours hors sentier, rejoindre les Jasseries de Garnier maintenant bien visibles, et qu’on longe jusqu’au point de départ de la rando.

* Si l’on part du Col des Supeyres, prendre l’itinéraire ci-dessus dans le même sens en commençant par les Jasseries du Grand Genévrier.

Précautions

A éviter absolument par brouillard : plateau très paumatoire ! Chaussures étanches très recommandées (cf. l'itinéraire...).


Commentaires difficultés

Aucune difficulté si ce n'est, éventuellement, l'orientation sur ces Hautes Chaumes. Une bonne visibilité est indispensable, ainsi que l'appoint de la carte IGN et de la boussole. En effet, certains sentiers en tiretés sur la carte IGN se perdent parfois dans les hautes herbes.
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Topo créé le :

De Saint-Etienne ou de Clermont-Ferrand, prendre l'autoroute A72, puis sortie Feurs. Prendre la N89 jusqu'à Boën-La Fabrique, et à la sortie de ce dernier village, prendre à gauche la D6 jusqu'à Saint-Georges-en Couzan, puis successivement la D110 jusqu'à Sauvain, la D101 jusqu'au Pont de la Pierre, et la D44 direction Le Courreau. Peu avant ce hameau, prendre à droite le chemin, assez long, qui mène (et se termine) à la Jasserie de Garnier (parking).


Hébergement(s) associé

Situation




Sortie du 15-06-2008

Vue depuis le plateau de Pégrol

Il devait faire beau ce matin, mais il fait assez froid (5° au départ vers 6h.30) et gris, mais il ne pleut pas et c’est déjà bien par les temps qui courent ! J’inaugure mon 2e "grand tour" par un premier événement : à peine suis-je arrivé au-dessus des jasseries de Garnier que je rencontre un randonneur en arrêt devant une brebis couchée sur le dos, les pattes en l’air. Elle va mettre bas me dit-il, je la guette depuis un bon moment. Ah ? Au bout d’un quart d’heure, toujours rien, sinon quelques spasmes de la brebis. Je les quitte à regret, mais vaguement inquiet (a priori je l’aurais plutôt crue mourante). Je n’aurai le fin mot de l’histoire qu’à mon retour de balade, 7h.30 plus tard. Avant de reprendre la voiture, je vais m’enquérir auprès des (très aimables) patronnes de la jasserie, toutes contentes de me renseigner : j’apprends ainsi que, quand par hasard un mouton se retrouve couché sur le dos, il est alors incapable de se remettre debout tout seul, et finit par mourir au bout de deux heures ; par chance, mon randonneur quand même intrigué est retourné à la jasserie (où il venait de passer la nuit avec son groupe) pour signaler la chose, puis est allé lui-même remettre la pauvre bête sur ses pattes, lui sauvant ainsi la vie in extremis !

Un second événement va se produire peu avant les jasseries de Pégrol. Un innocent troupeau d’une vingtaine de vaches broute paisiblement en haut d’une pente herbeuse, une centaine de mètres devant moi. À ma vue, soudain, comme un seul homme (euh... une seule vache ?), tout le troupeau se met à courir vers le bas de la pente (c’est impressionnant vingt vaches qui courent ensemble à toute allure !), jusqu’à l’extrémité du sentier par où je chemine. Là elles s’arrêtent net, s’alignent en rang d’oignons, et me regardent venir sans plus bouger d’un poil. Sans crainte (je n’ai pas peur des vaches !) mais quand même interloqué (et intimidé par ces vingt paires d’yeux braqués sur moi), je m’approche. Lorsque je suis à 4-5 mètres, d’un coup tout le troupeau se met en branle vers moi, et m’encercle complètement. Oh !... Les minutes qui suivent sont étonnantes : toujours soudé, le troupeau tantôt se remet à courir pour me précéder puis m’attendre un peu plus loin, tantôt chemine à mes côtés, en me serrant de près à droite et à gauche, tantôt me suit sur les talons, sans me lâcher d’une semelle… Alors je les sermonne : vous allez rester là OK ? Vous ne bougez plus, là ! Maintenant ça suffit, on s’arrête !... Peine perdue : c’est tout juste si elles me suivent un peu à distance, quelques mètres derrière moi. Mais elles n’arrêtent pas de me suivre, et je commence à m’inquiéter : jusqu’où ? Que va penser le vacher s’il ne retrouve plus son troupeau ? Le vacher ? Soudain, une idée me traverse : le vacher, mais c’est moi ! Elles me prennent pour leur maître, ça doit être ça… Il est vrai qu’avec mon grand bâton en bois, mon vieux sac à dos, mes grosses godasses… C’est alors que j’aperçois un peu plus loin sur le sentier ce qui va me sauver (et surtout sauver « mes » vaches !) : une clôture de barbelés de part et d’autre (une de plus !), et surtout une série de rouleaux métalliques en travers du sentier, franchissables par les humains et les divers véhicules , mais pas par les vaches. Et en effet, elles vont s’arrêter là, derrière les rouleaux, et me regarder m’éloigner, à regret, sûrement, mais bon… Je suis soulagé… mais d’un coup je me sens un peu seul !
Le reste de la rando se déroulera à peu près sans histoire, sur ces vastes et superbes espaces toujours renouvelés, avec de temps à autre le piment de traces qui disparaissent temporairement – ou dont je m’éloigne volontairement, histoire de me déplacer à la boussole dans un endroit que je ne connais pas encore (comme la descente dans le mystérieux vallon du ruisseau du Grand Genêt et la remontée sur les Trois Fontaines), petit exercice d’orientation toujours un peu excitant, histoire de compenser la perte de mon troupeau…

Photos de la sortie

Commentaires

Philippe Mahieu
08-09-2008 12:35:47

Ils vous a pris pour des moutons!!!! :D

Geoffroy Rémi
08-09-2008 10:52:08

Pas plus tard qu'hier, sur l'itinéraire de montée au Nid dans le Dévoluy (mon mémorable baptême dévoluard, entre parenthèses), on a été rejoints assez rapidement par un patou, qui s'est approché de notre groupe de 10, sans aboyer, nous a flairés consciencieusement l'un(e) après l'autre, s'est ensuite même laissé caresser, puis a pris résolument la tête de notre petite meute ! :shock: Il nous a accompagnés (ou plutôt précédés) ainsi jusqu'au sommet du Nid, et quand on a cassé la croute là-haut (quel panorama !), il est allé nonchalamment de l'un(e) à l'autre, sans quémander vraiment, se laissant caresser sans retenue, puis s'est couché au milieu de notre groupe. Et dès qu'on a fait mine d'entamer la descente, il a repris la tête de notre troupeau, a fini par prendre un peu d'avance, et on l'a retrouvé aux voitures au Mas, pour d'ultimes adieux :cry: Inutile de dire que c'est lui qui a été le plus photographié du groupe ! Voilà, c'était juste pour rajouter une petite pierre à notre chronique animale...


patrice.v
21-06-2008 13:34:57

Papangue
Je trouve que sur le site, certains sont assez durs avec les patous. Pour en avoir eu un je pense que c'est une race très affectueuse et très impliquée dans sa mission de protection. Et que dire des chiots, véritables boules de poils adorables à souhait...
Salut Papangue, en aucun cas je n'ai voulu mettre en cause la bravoure et l'application de leurs mission de protection. Je voulais juste raconter ce qu'il m'étais arriver. D'ailleurs je l'ai dit on avais mème partager le casse croute et mème le dessert. Cest fou non !!!

Papangue
19-06-2008 21:01:25

Je trouve que sur le site, certains sont assez durs avec les patous. Pour en avoir eu un je pense que c'est une race très affectueuse et très impliquée dans sa mission de protection. Et que dire des chiots, véritables boules de poils adorables à souhait...


patrice.v
18-06-2008 15:32:45

Salut à tous, moi aussi il m'est arrivé de me faire aggresser par des animaux. En juillet 2001 lors d'une traversée du Vercors Corrençon Chatillon en Diois, à hauteur de la grande cabane un beau cheval blanc s'en été pris à notre ane Coco(louer à Lans en Vercors) pour cette traversée. D'ailleurs j'avais raconter cette anecdote dans ma sortie. Plus tard le 24 juillet 2005, c'est un gros patou qui en voulais à mon cascroute au lac du Vallon. J'ai été obligé de partagé pour qu'il me foute la paix et encore il revenait à la charge, qu'en j'ai sortis mon dessert. Vraiment agressif ce patou. Franchement j'étais pas tranquille du tout.


montagne-a-vaches
17-06-2008 19:37:53

Alors ça n'arrive pas qu'à moi ce genre de mésaventure avec les bestiaux ? J'ai toujours un peu d'apréhension avec les troupeaux, on ne sait jamais comment ils se comportent et parfois les mouvements de panique sont flippant !! il m'est arrivé de croiser un troupeau de mouton qui avait fuit en avant et s'était retrouvé coincé sur un sommet par lequel on accèdait par une arête étroite... les moutons voulaient faire demi tour et moi monter sur le sommet, on a failli se croiser sur l'arête mais j'ai juste eu le temps de me pousser juste à temps quand ils sont repassé à toute vitesse !! Je m'étais aussi fait un copain un jour en descendant du Granier, un âne me courrait après sans arrêt ! Le problème c'est qu'il avait tendance à se rapprocher facheusement... alors je faisais 3 pas en courant pour creuser l'écart et il revenait derrière aussitôt et essayait de me gnaker le sac !!! Je n'ai réussi à m'en séparer qu'en courant comme un malade et en allant me réfugier derrière une clôture en barbelé... c'ést moi qui ait fini dans l'enclos !!! Bon voila c'était juste pour dire, j'ai fini de raconter ma vie ! :oops:



  • Horaire : 7 h 30
  • Dénivelé : 610 m

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