Tête de Moïse depuis Le Pontet (col de
Larche)

Tête de Moïse depuis Le Pontet (col de
Larche)

  • Altitude départ : 1950
  • Altitude sommet : 3104
  • Dénivelé : 1154
  • Distance : 11,5 km A/R km
  • Temps de montée : 3h45
  • Temps de descente : 2h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Cairns. Quelques marques à la peinture rouge après la brèche en haut du couloir Sud.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Au Pontet, le sentier monte, direction nord-est, en rive droite au-dessus du torrent de l’Orrenaye. Le suivre jusque vers 2230 m., où l’on tourne à droite (est puis sud-est), en suivant toujours le vallon de l’Orrenaye. Longer ensuite le lac de l’Orrenaye (ou ce qu’il est reste…) à droite ; vers son extrémité sud obliquer franchement à gauche en direction du Col de Feuillas (nord-est), et suivre la trace qui monte et se rapproche de l’imposante masse de la Tête de Moïse, à gauche. Un peu au-dessus de 2700 m. se présente un imposant cône d’éboulis qui descend du couloir sud (le plus à gauche) de le Tête de Moïse : il faut le remonter, en essayant de suivre la trace. Puis il faut gravir entièrement les quelque 300 m. du raide couloir sud (éprouvant ; pour plus de facilité on peut se tenir un peu aux rochers, rive gauche de préférence, mais attention aux chutes de pierres). Parvenu en haut à la brèche, sortir par la droite, puis longer un mur (quelques marques de peinture rouge). Repérer dans ce mur un dièdre incliné vers la gauche, haut d’une vingtaine de mètres : s’encorder, puis le gravir. Après une série de blocs, on arrive à une autre brèche, sorte de plateforme horizontale mais exposée (plaque commémorative italienne…). Devant soi on aperçoit le mur qui mène au sommet : c’est l’arête sud-ouest, très raide, qu’il faut escalader au mieux (bonnes prises en rocher correct). Au sommet, grande croix métallique et vue grandiose sur pratiquement toutes les Alpes du Sud !
Pour la descente, on peut évidemment emprunter l’itinéraire de montée (il est conseillé de redescendre au moins le mur terminal en rappel). Mais il existe une autre solution, moins acrobatique et qui ne nécessite pas de rappel : c’est de continuer sur l’arête (facile) après le sommet, jusqu’au débouché d’un petit couloir sur la droite, dans lequel on se glisse un peu en contrebas par un étroit trou dans le rocher (ça passe juste avec un sac !). Après le trou, désescalader prudemment ce raide couloir, en comptant sur ses pieds et ses mains plutôt que sur la corde douteuse en place à cet endroit (il faut espérer qu’elle n’y est plus ! Mieux vaut se servir ici de sa corde comme main courante). On débouche dans un vaste couloir pierreux (couloir sud-est, à peu près parallèle à celui emprunté à la montée mais plus à l’est) que l’on redescend jusqu’en bas. Prendre ensuite vers la droite des pentes herbeuses et caillouteuses moins raides, et rejoindre plus bas l’itinéraire de montée.
Bien sûr, si l’on n’est pas familier de l’usage de la corde, on peut aussi emprunter cet itinéraire "de descente" à la montée. Certes, on se prive alors de la partie la plus "excitante" de l’ascension, mais la course devient ainsi plus abordable (difficulté : R4).

Précautions

Pour la voie normale (arête SW) : dès l'ascension du couloir, casque indispensable (chutes de pierres). Pour l'encordement (+ 2-3 sangles, mousquetons et dégaines), cf. l'itinéraire. Pour la variante "du trou", certes plus "facile", casque et corde de rando de 20m. restent fortement conseillés.


Commentaires difficultés

Rando alpine : pour l'escalade (et la redescente) de l'arête SW sous le sommet, l'usage de la corde est vivement conseillé. Mais les difficultés commencent dès la montée du couloir sud (300 m. assez éprouvants). Pour la variante "du trou" (cotation R4) , moins exigeante, prévoir néanmoins une cordelette de 20 m. pour le raide petit couloir sous le trou.

Commentaires

marieodile
19-08-2012 22:05:26

La 1ère fois que j'ai vu cette montagne, tellement belle,j'ai eu envie d'aller à son sommet. J'en rêvais depuis qq années. J'y suis allée il y a 2 jours. D'abord par l'Italie par la Via Alpina équipée(une via ferrata qui demande une bonne expérience en alpinisme). Mais cette voie ne sort qu'à l'antécime.Bel itineraire mais le panorama est en partie caché par le "vrai sommet". Je suis retournée du côté français et j'ai donc emprunté la voie normale (bien que les récits de chutes de pierres m'inquiétaient). J'y suis allée en fin de journée, seule ;l'avantage c'est que ça diminue le risque. Le couloir est un toboggan pour toutes sortes de pierres grosses et petites; vigilance et délicatesse s'imposent!Par bonheur la sortie en escalade est en beau rocher et , au sommet, c'est l'enchantement!!!Tous les sommets des Alpes du Sud et,au pied, les nombreux lacs qui la cernent.Une montagne qui ne se laisse pas aborder facilement mais qui donne un grand plaisir une fois "là haut".

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Topo créé le :

De Barcelonnette, prendre la D900 direction Jausiers/ Col de Larche. Après Larche, continuer sur environ 4,5 km en direction du col, jusqu'au lieu-dit "Le Pontet" (1950m., petit parking à gauche au-dessus de la route, 500 m. avant le col).


Situation




Sortie du 10-08-2004

Après une première ascension l’année dernière, par l’itinéraire « du trou » (couloir sud-est, aller/retour), on est revenus cet été sur les lieux du crime, mais pour le commettre cette fois-ci dans les deux sens par la voie « normale » (celle décrite dans le topo à la montée). J'ai râlé tout ce que je pouvais contre ce maudit couloir, et puis, après avoir erré quelque peu à la recherche du bon passage, on a fini par arriver quand même (par une voie détournée que je préfère oublier...) sur la fameuse brèche-plateforme! Alors on s'est encordés, on "y est allé", et on est arrivé ensuite sans problème à la fameuse croix. Là, longue contemplation du superbe paysage : quasiment tous les grands sommets des Alpes du Sud, des Ecrins au Mercantour, en passant par le Viso bien sûr et tant d'autres, ont défilé sous nos yeux ébahis, on n'en revenait pas !
Puis on est s’est laissés glisser en 2 rappels carrément jusqu’au pied du dièdre. Mais le temps s’est mis à se gâter dans la redescente du grand couloir, puis la pluie et le brouillard ont conjugué leurs efforts pour tenter de nous gâcher – mais en pure perte ! – la fin de la rando : le plaisir que nous y avons pris est resté intact et inoubliable…


  • Horaire : 3h45
  • Dénivelé : 1154 m
  • Participants : Guil

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( ) bivouak.net

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