Sommet de Cousson depuis Digne-les-Bains
par le Pas de Boudillon

Sommet de Cousson depuis Digne-les-Bains
par le Pas de Boudillon

  • Altitude départ : 608
  • Altitude sommet : 1516
  • Dénivelé : 1030
  • Distance : 15 km A/R (7+8) km
  • Temps de montée : 2h45
  • Temps de descente : 2h
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : jaune-rouge puis jaune
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Cet itinéraire est la voie "classique", la plus belle et la plus variée, de montée au Cousson, sommet double emblématique et bien-aimé des Dignois, et véritable petite merveille en dépit de son altitude modeste.



Prendre le chemin pentu qui monte en face du collège Gassendi (poteau), puis tout de suite à la bifurcation le très agréable sentier de gauche ("Caramantran"), qui monte en lacets et en sous-bois au-dessus de la ville, avec de belles vues plongeantes (le sentier de droite, dit des "Oreilles d'Âne", offre une variante possible, mais moins belle à mon avis). L'itinéraire passe ensuite sur la crête (jolie vue à l’est sur la Barre des Dourbes et le Pic de Couard) et emprunte une large piste en pente très douce. Passer plus loin, à droite, le débouché du sentier des "Oreilles d’Âne", et continuer jusqu’à une autre bifurcation, où on quitte la piste pour emprunter à droite le bon sentier en sous-bois fléché "Le Cousson". On arrive ainsi à un replat dit "Hautes Bâties de Cousson" : à gauche en contrebas, maison aux ouvertures murées, et agréable fontaine.


Là, ne pas continuer sur la piste (balisage jaune-rouge), mais prendre à droite, à angle droit, le sentier fléché "Les Estourons / Le Cousson" (cairn, puis vieilles marques jaunes). Suivre ce sentier qui monte en sous-bois jusqu’à une crête (2 très courts passages exposés versant ouest, sur la droite). Il traverse une pinède, puis une belle hêtraie, et vient buter contre une falaise qu’il remonte et contourne en balcon (dernier passage exposé : c’est le Pas de Boudillon). On est alors à l’aplomb du sommet nord du Cousson.


Parvenu au replat suivant (1390 m.), laisser le sentier fléché "Les Estourons / Le Cousson" et prendre tout de suite à gauche celui, non fléché, herbeux puis caillouteux et montant (laisser à droite la large piste herbeuse qui redescend), qui mène à ce sommet nord, le "vrai" Cousson (1516 m.) : vue magnifique tous azimuts sur le Couard, le Cheval Blanc et toutes les Préalpes de Digne, la Tête de l’Estrop au nord, jusqu’aux sommets enneigés des Écrins, la Montagne de Lure à l'ouest, etc.



Redescendre ensuite au point 1390 et suivre cette fois vers le sud la direction "Les Estourons / Le Cousson" : replat entre les deux sommets, jusqu’au pied du 2e sommet (sud) du Cousson, bien visible en face. La trace grimpe alors droit dans la pente (courte mais raide) jusqu’à la borne sommitale (1511 m., panneau). Là, même vue superbe que précédemment, sauf vers le nord, coupé par le sommet précédent. Continuer plein est sur la crête très agréable qui mène à la fameuse chapelle St-Michel, perchée au-dessus du vide (ne pas essayer d’en faire le tour, très aérien, une chute serait fatale). Sur l’autel, "livre d’or" et recueils de poèmes et de récits pittoresques sur le Cousson vous attendent.

Si l’on veut varier la descente, on n’a que l’embarras du choix :
- jusqu’aux Hautes Bâties, au lieu de repasser par le Pas de Boudillon, continuer à l’est de la chapelle, sur la trace d’abord de niveau, puis qui descend vers le nord et le "Pas d’Entrages" (1213 m.). Là, ne pas plonger à droite sur Entrages, mais prendre le sentier de gauche qui descend dans le Vallon de Richelme. Au fond, on traverse un ruisseau puis on remonte en face, et on finit par se retrouver aux Hautes Bâties.
A partir de là, 2 variantes se présentent encore par rapport à la voie de montée :
- soit prendre plus bas, sur la piste, à 960m., par un petit portillon en bois sur la gauche, le sentier fléché "Vallon des Ferréols / Digne", qui descend en raides lacets dans la pierraille, puis passe en sous-bois (belles marches d’escalier) jusqu’à la route goudronnée qu’il faut prendre à droite et qu’on suit jusqu’au collège ;
- soit prendre à gauche encore plus bas sur la piste, après le pylône, le sentier des "Oreilles d’Âne" (poteau) qui passe à côté d’une ruine puis dans un bois de chênes, avant de rejoindre au-dessus du collège le tout début de l’itinéraire de montée (on peut aussi rejoindre ce sentier en prenant le précédent : suivre alors, peu après le portillon, le sentier fléché "950m. Chemin des Oreilles d'Âne / Digne").

Mise à jour du 29/04/2016 : le Pas de Boudillon est maintenant sécurisé par un câble métallique. Un plus pour les familles qui souhaitent emmener des enfants, et pour celles et ceux qui craindraient ce passage exposé, malgré le large sentier.


Précautions

Prudence sur les passages exposés après les Hautes Bâties. En hiver, ces passages peuvent être dangereux s'ils sont en neige ; suivre alors l'itinéraire balisé jaune-rouge.


Commentaires difficultés

Aucune difficulté particulière, mais trois brefs passages un peu exposés après les Hautes Bâties
0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Entrer dans Digne par la N85 (au sud) ou la D900 (au nord). Prendre ensuite l'avenue François Cuzin, et se garer derrière le collège Gassendi.


Parcours


  • Nb points : 1469
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 15.473
  • Dénivelé - : 1097
  • Dénivelé + : 893
  • Taille fichier : 36 kB
  • Téléchargement


Sortie du 02-08

Remède à la canicule

Les 3 vallées du N à l'E de Digne

Difficile, après près de deux années d’absence, de revenir même en coup de vent à Digne sans aller au moins faire mon pèlerinage rituel (et laïque bien sûr) au Cousson. La canicule sévissant partout en France, je cale bien évidemment ma rando le matin, avec retour prévu vers 13h au plus tard (d’ailleurs même sans canicule le plus tôt c’est toujours le mieux).

Je pars quand même un peu tard (vers 8h20) de Gassendi. Et je n’en démords pas : la montée depuis le lycée par Caramentran est toujours de loin la plus belle ! C’est pour moi toujours le même enchantement, depuis la chênaie du versant dignois jusqu’à la hêtraie sous le pas du Boudillon, en passant par les diverses variétés de pinèdes, avant d'émerger à découvert sur le replat entre les deux sommets, puis d'attaquer la raide montée finale dans les marches terreuses jusqu’au sommet Sud - je zappe aujourd’hui le sommet Nord, par manque de temps et aussi d’envie de remonter le chemin caillasseux qui y mène. Comment se lasser des vues qui, tout au long de la montée au-dessus de Digne, font surgir l’un après l’autre, derrière les rideaux d’arbres, les silhouettes familières de tous ces sommets si souvent gravis, au nord et au nord-est de la ville ? Magie de ces géants que je retrouve aujourd’hui tout habillés de bleu, comme autant d’amis un temps perdus de vue…

Aux Hautes Bâties, je craignais de trouver ma source familière aujourd’hui tarie… ouf il n’en est rien, elle coule au contraire avec force, et son eau est toujours aussi fraiche, un régal ! Et quel dommage qu’on ait laissé s’écrouler cette vieille bâtisse, derrière ses deux tilleuls et son cèdre gigantesques… un cadre de rêve pour un refuge non gardé de type Vercors, non ?

Sous le sommet du Cousson sud, je croise enfin mon premier congénère du jour, qui en redescend : j’essaye de faire bonne figure dans cette rude montée, mais ça va, pas besoin de forcer, l’honneur est sauf ! Et une fois au sommet, je regrette comme  à chaque fois qu'on n'ait jamais songé à placer ici une table d'orientation. Puis, après le tour d’horizon toujours aussi magique (Lure… les Cloches de Barles… l’Estrop… les Ecrins tout au fond… les 3 Evêchés, etc.), je file sur la crête, curieux de découvrir le nouveau visage de la chapelle St-Michel, que j’avais laissée sous les échafaudages lors de mon dernier passage il y a 2 ans.  A l’approche de la chapelle, je croise un couple qui en sort. Hélas, le résultat n’est pas terrible : tout a été crépi (sauf quelques pierres d’angle, bof), c’est clean et tristounet ; certes les abords au-dessus du vide ont été dallés, mais à quoi bon puisqu’une grille dressée au coin gauche du fond empêche (c’est d’ailleurs préférable !) de faire le tour complet de la chapelle. Bon je ne m’attarde pas, et après avoir griffonné trois lignes sur le livre d’or du lieu (en écho à celles, un peu neu-neu, de la dame du couple…), je remonte sur la crête vers le sommet (je ne m’en lasse pas), où je recroise mon couple (aïe… pourvu qu'ils ne rouvrent pas le livre d’or !).

Puis j’amorce la descente par mon chemin de montée (je ne m’en lasse pas davantage). Et cette fois c’est à mon tour de croiser un individu qui monte dans les marches en prenant son temps. Descente sans histoire, malgré une chaleur un poil plus intense qu’à la montée, notamment dans les (plus nombreux) passages ensoleillés du parcours. Un seul et assez bref épisode un peu caniculaire sur le bout de piste quasi de niveau et à découvert entre les croisements 986 et 931 (seul passage assez banal de l’itinéraire). Ensuite, la replongée en sous-bois est à nouveau un petit délice, qui va durer jusqu’au retour à Gassendi vers 13h30 (je n'ai pas tout à fait tenu mon horaire...).

Ah, si Digne voulait enfin se défaire de son image vieillotte et immuable de capitale de la lavande provençale (alors qu’elle n’est pas la Provence et qu’elle n'a pas de champs de lavande - juste des lavandes sauvages comme au Cousson) pour se construire une image autrement plus véridique et attrayante, à mon avis, de capitale de la Haute-Provence et des Préalpes de Digne ! Bref, une ville de montagnes magnifiques, culminant à près de 3000m à l’Estrop (qu’on voit parfaitement tout au fond en arrivant de l’ouest par la N85) ; celle que l’immense Alexandra David-Néel avait choisie, de retour de sa longue vie aventureuse au Tibet, pour y finir ses jours dans un cadre qui lui rappelait sans doute quelque part (en bien plus modeste évidemment) ses chères et immenses montagnes tibétaines. En attendant, toutes les cartes postales de la ville regorgent de champs de lavande, et quasi aucune ne montre un sommet montagneux. Ce n'est pas que les Dignois n'aiment pas leurs montagnes, au contraire, mais ils les veulent pour eux tout seuls, pour y aller chasser, pêcher et ramasser leurs champignons, tranquilles. Enfin, ce n’est là que mon point de vue perso…

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h10
  • Dénivelé : 985 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
16-06-2017

Petite randonnée sympathique.Départ 7h30. Retour 12h30 : L'heure du...

1 Jean-Marc Sogno
29-04-2016

Remise en forme

2 Geoffroy Rémi
22-11-2015

Sortie Sentiers 05

3 Christian Delale
08-12-2013

De passage à Digne (pour 2 jours seulement), et vu la météo, froide...

Geoffroy Rémi
01-11-2011

Et hop, après une petite Bigue du Siron de toute beauté en cette aut...

7 Geoffroy Rémi
22-02-2008

Grand beau ce vendredi, où de passage à Digne, je remonte pour la é...

6 Geoffroy Rémi

Identification

( ) bivouak.net

Social Media