Brèche de la Meije depuis la Bérarde.

Brèche de la Meije depuis la Bérarde.

  • Altitude départ : 1713
  • Altitude sommet : 3357
  • Dénivelé : 1700
  • Temps de montée : 6 heures
  • Orientation : Sud
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

A la Bérarde, remonter rive gauche le torrent des Etançons jusqu'à la passerelle qui franchit le torrent de Bonne Pierre (1873 m). Poursuivre en pente douce vers le nord en restant dans le fond du vallon des Etançons. A 2000 m, dans un léger coude, on découvre l'imposante face sud de la Meije, continuer jusqu'au refuge du Châtelleret (2232 m).
Du refuge, toujours plein Nord mais choisir la montée à gauche ou à droite de la moraine (j'ai une préférence pour la gauche...). A 2850, tourner à l'W sous le pilier de l'arête sud de la Meije (gravie en 1877 par P. Gaspard et trois compagnons de cordée, un exploit ! C'était l'un des derniers sommets des Alpes encore inviolé !).
Des pentes plus raides vous amènent sur le glacier des Etançons. Revenir vers l'Est en direction du refuge du Promontoire afin d'éviter quelques crevasses, et continuer son chemin sous la face W. A 3200, selon les conditions, mettre ou non ses skis sur le dos et gravir les 80 mètres qui mènent à la Brèche (40/45°).
Descente par le même itinéraire. Ne descendez pas plein sud, barres rocheuses, les quelques couloirs sont peu ou pas visibles. Une fois passé sous le bastion de l'arête sud de la Meije, vos spatules vous mèneront jusqu'au refuge par la large combe à gauche de la moraine.
Hébergement : Refuge à la Bérarde + Chatelleret.
A lire
  • Ski de randonnée, 140 itinéraires en Isère par Emmanuel Cabeau et Hervé Galley. Référence : n°123 - page 268. proposé par Luc
  • Toponeige Ecrins Nord par V. Shahshahani. Référence : D14 page 182. proposé par Luc

Précautions

Matériel de skieur-alpiniste


Commentaires difficultés

Bellissime vallon ! J'ai le souvenir d'un week-end de printemps où sont gravés ces paradoxes : la magie des glaces du haut emmitouflé dans son gore-tex et les chamois quelques heures plus tard gambadant au bas entre les vallons de Bonne Pierre et des Etançons. AD si l'on descend le couloir sous la brèche. Course peu difficile, mais ne pas oublier qu'après le Châtelleret, l'évolution se passe sur un terrain de haute montagne.
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Topo créé le :

Depuis Grenoble, aller à Bourg d'Oisans, et 5 km plus loin prendre sur la droite la direction de Venosc et La Bérarde (1h30 depuis Grenoble). Se renseigner sur l'ouverture de la route jusqu'à la Bérarde, car le cas échéant, longue sera la marche d'approche! Déneigement jusqu'à St-Christophe-Oisans.


Parcours


  • Nb points : 14
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 8.508
  • Dénivelé - : 13
  • Dénivelé + : 1642
  • Taille fichier : 1 kB
  • Téléchargement


Sortie du 12-04-2015

Tiens, je vais vous raconter ma vie un peu, ça vous fera les pieds ! Je suis déjà monté à la brèche il y a plus de 10 ans, un mois de juin avec un pote. Je me souviens vaguement qu'on était partis pour un autre truc, un tunnel fermé sur la route (déjà le chambon ??) et on avait atterri à la Bérarde. Ce dont je me souviens surtout c'est d'une sortie interminable, particulièrement le retour où exténué (les nuits des étudiants sont courtes) j'avais tenté tant bien que mal de glisser sur mon sac à dos pour descendre la partie haute en neige sous les yeux médusés de mon coéquipier, pyrénnéen de son état et qui avait une vision plus abstraite et moins insouciante des glaciers. Je précise qu'on était à pieds et l'aller retour dans la journée, c'est long ! Bref, depuis je m'étais dit que je retournerais là haut pour le souvenir.

Lever 4h15 - Départ 5h00 - La Bérarde 6h45. C'est presque des horaires à la GlaG. Il reste quelques places sur le parking à l'entrée du hameau, je me gare juste au départ du chemin. Il y a quelques voitures qui arrivent, quelques personnes qui partent. J'emboîte le pas les skis sur le sac et part rive droite alors que j'avais lu que l'enneigement était un peu meilleur rive gauche. En fait je verrai au retour que c'est pareil, ça a bien fondu. C'est complètement sec jusqu'à la passerelle du plat des Etançons qui permet de repasser sur l'autre rive. On peut chausser un peu après entre les touffes de rhodos et de genévrier, le regel est bon (2°C au parking).
Je n'ai que 6 personnes dans le viseur sous le Châtelleret, 2 filent vers la Gandolière, 2 sont à raquettes et les 2 derniers sont pas loin devant.
Au refuge du Châtelleret je suis surpris de l'ampleur de la fréquentation : ça grouille en fait sur la moraine sous le promontoire !! A vue de nez une trentaine de personne dont un ou deux groupes qui n'ont pas l'air d'avancer. Alors que le soleil commence à apparaître dans le vallon je finis par rattraper et doubler les deux groupes (probablement de débutant) encadrer par deux guides qui mènent ça comme un berger ses moutons à coup de bâtons...
On va dire que c'est l'altitude, mais sur le glacier je commence à fatiguer. J'ai dû mettre les couteaux pour passer le verrou en dessous car la neige est dure et la trace glissante. C'est traffolé de partout, ça donne moyen envie pour la descente mais le paysage est sympa. Forcément il y a pas mal de monde devant à la brèche.
L'avantage de ma lenteur c'est de laisser tout ce petit monde se croiser dans la rampe de la brèche avant de l'emprunter finalement en bon dernier. La montée se fait en crampons/piolet (c'est utile même si neige molle avec fond dur). J'arrive donc tout aussi seul à la brèche pendant que les premiers font srrrrrrtch à la descente...Quelques photos et je repars avec une descente pas si évidente dans le passage raide du milieu pour moi qui n'aime pas descendre à reculons.
La neige a bien chauffé pendant ce temps, si c'est un peu mou près des rochers, ça devient dès les premiers virage une bonne moquette d'abord traffolée puis beaucoup plus sympa quand on s'écarte du goulet principal sous le refuge (11h45). Les espaces sont tellement grands et la neige tellement facile que j'ai du mal à m'arrêter, 10min après je suis au Châtelleret.
Là la pente (qui n'était déjà pas très prononcée) s'adoucit considérablement, c'est presque plat et je me laisse glisser toujours sur une très bonne moquette dans un long traveling qui laisse admirer le paysage. Plus bas il faut tout de même surveiller les cailloux qui sont de plus en plus présents (attention quand on regarde les chamois !!) et puis rapidement c'est le slalom pour trouver les plaques de neige et le déchaussage vers 1900m comme à la montée mais après avoir suivi le panneau "rive gauche" en espérant plus de neige. Résultat le retour à pied sera plus touristique que prévu avec un petit détour à travers la Bérarde qui m'aura fait voir ma première marmotte de la saison juste au dessus des dernières maisons.
D'un point de vue ski l'itinéraire n'est pas majeur car c'est relativement plat, en revanche ça vaut le coup de le faire une fois pour se laisser glisser dans ce cadre grandiose, surtout quand c'est moquette parfaite de haut en bas.



  • Horaire : 6 heures
  • Dénivelé : 1650 m
  • Altitude chaussage : 1900 m
  • Altitude déchaussage : 1900 m
  • Risque avalanche : 1/5
  • Participants : Une vraie autoroute au dessus du Chatelleret, une marmotte au retour.

Autres sorties

Date Titre Auteur
06-04-1997

Partis à 6h40 de la Bérarde, nous arrivons en haut de la Brêche à...

Didier Blanchard

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( ) bivouak.net

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