Cime de Cornillon par l'éperon Nord Est

Situation

  • Altitude départ : 710
  • Altitude sommet : 2475
  • Dénivelé : 1750
  • Temps de montée : 4h
  • Temps de descente : 3h
  • Orientation : Nord-Est
  • Balisage : Orange en bas
  • Itinéraire :
    • en boucle
  • Accès : Grenoble > Livet Gavet > Roche taillée


Proposé le Michel Pila

Itinéraire

Du parking de Roche taillée, un chemin débute exactement au bout de l'éperon qui vient mourir sur le parking derrière le grand panneau régional EDF. Le chemin monte bien tracé sur cet éperon. Attention à certains passages comme celui de la mère Gayet (paix à son âme), il est câblé mais pas du tout iso 9200. Suivre encore l'arête un bon moment jusqu'a des constructions en ruines au pas de la Lauze (1500) Prendre un traversée vers l'ouest au mieux plus ou moins a l'horizontal attention il n'y a plus de chemin. 600 plus loin vous traversez une combe et remontez en face vous devez retomber sur un sentier bien discret qui vous mènera droit sur le sommet avec une fin dans des prairies escarpées. Il parait qu'il existe une échappatoire par le sentier du périmètre en face est mais je ne l'ai pas vu. Ce chemin débuterait du pas de la Lauze.

Précautions

Bonnes chaussures rigides indispensables. Sens de l'itinéraire développé obligatoire. Sur la vielle carte au 50 000 Didier Richard, le chemin est indiqué de bas en haut.

Difficultés

Quelques passages aériens mais la difficulté vient principalement de la recherche de l'itinéraire dans un terrain parfois scabreux

Commentaires itinéraire

Goupil
05-05-2022 07:26:13

Bonjour François,

ce serait un véritable exploit que de pouvoir rejoindre le replat du sommet N (2424m) du Cornillon où d'ailleurs est implantée une antenne hertzienne; on l'a voit bien (aux jumelles) depuis les hauteurs de Belledonne par exemple depuis les Vans ou tout simplement de la Croix de Chamrousse.

Une première étape serait de retrouver l'itinéraire provenant du pas de la Lauze juste sous l'Âne....mais tout ceci est sans doute très physique !

En ce qui concerne l'état des sentiers, on ne peut que malheureusement constater qu'il suffit d'un hiver pour tout dégrader voire emporter une partie du sentier; quant à la non fréquentation c'est l'affaire de 4 à 5 ans pour un retour à la sauvagerie.

Il y a lieu de faire remarquer ici, que la mauvaise habitude prise par IGN de supprimer les sentiers non balisés au fur et à mesure des nouvelles éditions contribue grandement à l'accélération de ce phénomène de retour à la sauvagerie et pourrait on dire d'abandon de nos montagnes !

Merci pour tes compliments mais je n'ai vraiment pas eu l'impression d'accomplir un exploit en franchissant la ravine de la Combe d'Estillère, sans doute le terrain était il plus confortable et la sente m'avait parue certes peu fréquentée mais pas à l'abandon et même assez propre dans l'ensemble.

Comme quoi tout change très vite !

Le plus impressionnant était la très raide remontée finale sur une échine caillouteuse et étroite pour retrouver le sentier aval; je n'aurai pas aimé la descendre et probablement aurai je dû renoncer.

J'attends avec impatience la suite de tes recherches dans le secteur.

François LANNES
02-05-2022 21:09:03

Goupil,

Merci pour ta longue réponse, détaillée, précise, et qui me confirme comment m'y prendre maintenant pour arriver au bout de ce bout (sachant que ce bout du bout est à 2424 m...).

La traversée de la combe Chave doit être celle que tu décris comme "court passage aérien". Je dis cela d'après le tracé de la Didier Richard dont les courbes de niveau font intuiter une partie horizontale à cet endroit-là.

Je suis assez bluffé d'apprendre que tu étais descendu par l'Estillère sans savoir ce dont il s'agissait ! Déjà à la montée, j'ai trouvé cela bien impressionnant. Alors à la descente, peut-être bien que je n'y serais pas allé. Je sais bien qu'avec 18 ans de moins, on tente plus de choses qu'à l'âge qu'on a aujourd'hui. M'enfin bon... :     t'es un "bon" et puis c'est tout !

Ce sentier ne doit plus être fréquenté depuis un bon bout de temps, car j'ai vraiment trouvé plein de branches en travers, et de cailloux sur la trace. Je ne sais pas dire s'il faut beaucoup d'années pour un tel "vieillissement", ou s'il suffit d'un seul hiver pour encombrer un chemin d'autant de débris naturels. As-tu une idée de la chose ???

Pour ce qui est de l'hiver, aux altitudes dont il est question là, c'est à dire entre 700 m et 1200 m, tout est clair en cette fin avril 2022. Je n'ai pas vu de neige sur la trace, hormis le reliquat latéral de névé (visible sur la photo) mais qui ne gêne absolument pas. Ce qui m'inquiétait plus, c'était ce qu'il pouvait y avoir au-dessus, c'est à dire en haut de la combe de l'Estillère, et qui pouvait se purger éventuellement au même moment que je la traversais. Et ça, en cours de printemps, on sait bien que cela peut se produire à tout instant, sans raison qu'on puisse deviner préventivement... Ce risque là disparaît (je pense) plus tard dans l'été, et à fortiori en automne. C'est pourquoi j'y reviendrai plus tard en saison.

Et merci pour tes encouragements à l'entretien de nos sentiers et chemins. C'est un "petit travail", qui double en fait le temps de marche, mais dont je me régale de le faire. J'ai eu l'occasion d'en être récompensé, en mars cette année. J'étais sur le sentier qui monte au Clos de Cornillon, versant est, par le sentier sud et la combe Forane. Là aussi le sécateur et les  gants de chantier avaient bien travaillé, en deux scéances chargées. Et puis, croisé à la descente, un couple de randonneurs m'a dit avoir été bien surpris de trouver là un sentier aussi bien entretenu alors qu'ils pensaient le trouver à l'abandon. J'en ai juste dit un peu, mais..... les yeux ont pétillé de satisfaction rentrée.

A+ Goupil, et c'est avec grand plaisir que j'ai cet échange avec toi.

 


Goupil
02-05-2022 14:43:38

Bonjour François,

oui tu as bien saisi l'itinéraire que j'ai parcouru il y a un bon moment déjà, puisque c'était en juin 2004;.

Et en effet je suis redescendu par le sentier forestier de la face N  encouragé par les balises rouges.

Ne sachant à quoi m'attendre je me suis dit que je pourrai toujours faire demi tour si un obstacle sérieux se présentait; mais en fait je suis parvenu sans grande difficulté jusqu'à la RN (borne du Km40 qui a été déplacée depuis lors).

Je me suis régalé à lire ton compte rendu car du coup m'est revenu en mémoire le passage du ravin de l'Estillère pour lequel j'ai hésité brièvement, et en fait c'est assez intuitif, on descend de 15m environ, on traverse sur de beaux rochers bien solides formant trottoir et l'on remonte sur une trace raide un peu aérienne pour retrouver la sente.

Mais avant ce passage il y a une autre combe ( Chave ou pas ?) qui se présente très différemment c'est un court passage aérien horizontal assez gazeux sur une étroite sente herbeuse (de mémoire) facile mais demandant de la concentration puis une descente oblique moins aérienne dans un terrain mélange d'herbe,roche et de terre avant de traverser et rejoindre la combe de l'Estillère.

Je pense que ce passage délicat se situe à proximité de la bifurcation (1200). Au delà, c'est à dire entre cette bifurcation et l'abri du Cornillon c'est une sente facile bien tracée, et balisée. Idem pour rejoindre le replat 1350m au pied d'une grande falaise sombre...terminus du sentier.

Juste avant d'y parvenir j'ai souvenir d'un abri fait de planches cloutées (niche pour chien ?)  très très sommaire, ainsi que de quelques déchets...

Dernier point, mon passage par l'arête NE date d'avril 2007....suite au topo de M.Pila, car à vrai dire je ne savais même pas qu'il existait un itinéraire le long de celle ci. Ce fut là encore une belle découverte.

Ce n'est pas plus mal si tu attends un peu, car les dégâts dus à l'hiver compliquent la tâche si j'en crois ton récit.

Je partage entièrement ton point de vue, à ne jamais faire en hiver ! Je n'en veux pour preuve que les impressionnantes avalanches de neige qui arrivent jusqu'à la RN en hiver.

J'ai également très apprécié le fait que tu soulignes la valeur patrimoniale irremplaçable des sentiers tracés par les anciens et ce d'autant plus dans des lieux aussi austères que la face N du Cornillon !

Prenons en bien conscience et apportons notre contribution à leur entretien si modeste soit elle !

 


François LANNES
02-05-2022 10:21:47

Bonjour Goupil,

Merci de ces précisions car maintenant je pense bien comprendre le cheminement que tu as suivi : d'abord l'éperon NE par les cables jusqu'à l'abri de Cornillon; puis le sentier horizontal en versant nord jusqu'à la bifurcation vers le haut; puis stop à 1350 m. C'est exactement le programme sur lequel je me suis arrêté pour la prochaine sortie (je ne sais pas quand ce sera, car je ne vais pas pouvoir sortir cette semaine, et les semaines suivantes s'annoncent pluvieuses...).

Par contre, as-tu fait la descente dans le versant nord jusqu'à la plaine à 710 m ??

Et si oui, comment as-tu trouvé le passage dans la grande ravine de la combe de l'Estillère ?? En venant par le haut, ce passage me semble difficile à déchiffrer, et bien impressionnant quand on ne sait pas comment il faut le prendre. La logique du plus facile à suivre apparaît quand même, mais il faut oser y aller, et si l'on ne sait  pas si ça passe......

Autre question : en venant de l'abri de Cornillon, comment se franchit la première ravine de la combe Chave ?? As-tu le souvenir de quelque chose de compliqué ?

Dernière question : tu avais enregistré ton commentaire, sur le topo de Michel, en janvier 2007 (de mémoire) ou en février. Sont-ce vraiment les dates ? Car en hiver, il ne doit pas faire bon aller se balader dans ces travers... Peux-tu préciser ce point, stp?

A+


Goupil
02-05-2022 07:41:47

Goupil

J'ai essayé de suivre la trace Didier Richard; d'abord l'arête NE jusque vers altitude 1210m où l'on trouve une cabane en rondins en partie affaissée, puis le sentier forestier balisé du bois de Cornillon en face Nord, on le quitte vers 1200m pour une bonne sente qui effectue plusieurs petits lacets et disparaît peu après au pied d'une haute paroi rocheuse (vers 1350m), on y trouve des traces de fréquentation (divers déchets), mais où est la suite ? Je ne l'ai pas trouvée et pourtant elle doit exister sans doute vers la droite. Tout ce que je peux affirmer c'est que ce lieu d'accès relativement aisé marque incontestablement un saut qualitatif, on passe d'une bonne sente à probablement un itinéraire de chasseurs nettement plus sauvage. Passer par le pas de la Lauze semble une meilleure idée malgré la traversée sauvage décrite dans le topo.  A noter que le sentier du bois de Cornillon poursuit sa descente jusqu'à retrouver la RN91 au lieu dit km 40, de là on rejoint par une piste (démarrant au pt 710 de l'autre côté de la route) Rochetaillée en évitant la RN fort dangereuse.

 


François LANNES
09-04-2022 09:27:14

Bonjour Luc,

 

Parfait d'avoir raccroché ces commentaires de 2022 au topo de décembre 2006 !

Par contre, il y avait déjà un commentaire de Goupil, du 10 février 2007 (de mémoire...), et ce commentaire a disparu.

C'est dommage.

Il faudrait le retrouver, pour remettre ce commentaire en ligne


Luc
07-04-2022 05:58:26

ok, je viens de "raccrocher" vos commentaires au topo, ce sera plus parlant.

 


Goupil
07-04-2022 05:57:18
Goupil
06-04-2022 10:09:23

François LANNES

Bonsoir Goupil,

Tu restes toujours très attentif, à ce que je vois... !

Mais je n'avais pas loupé ton commentaire dans le topo de Michel. Et je le garde bien en mémoire pour la suite. D'ailleurs, je note que tu as précisé ici un peu plus qu'en janvier 2007. Une information de plus est toujours bonne à prendre : merci.

De toute façon, je te tiendrai au courant.

A+

Bonjour François,

Oui je suis très attentif à toutes tes recherches et plus encore quand il s'agit d'un secteur que j'ai fréquenté à deux reprises avec bonheur.

J'ai laissé un compte rendu de mon escapade en face N en réalisant un circuit via l'abri du Cornillon souhaitant retrouver l'itinéraire Didier Richard mais j'ai prudemment renoncé et terminé en redescendant au km 40 de la RD1091 sur une sente assez facile.

Quant à l'autre par l'arête du Gros Cornillon, j'ai atteint les ruines étagées de la Lauze (1700m) puis quittant la sente (toujours balisée de points rouges) rejoint à vue le sommet de l'Âne 1773m; en réalité la sente se poursuit jusque vers 1800m où j'ai fait demi tour en raison de la présence de neige, il m'a semblé qu'une trace raide rejoignait l'arête vers une épaule dégagée.

Au plaisir de te lire

Goupil


Luc
06-04-2022 00:00:52
François LANNES
05-04-2022 21:32:15

Bonsoir Goupil,

Tu restes toujours très attentif, à ce que je vois... !

Mais je n'avais pas loupé ton commentaire dans le topo de Michel. Et je le garde bien en mémoire pour la suite. D'ailleurs, je note que tu as précisé ici un peu plus qu'en janvier 2007. Une information de plus est toujours bonne à prendre : merci.

De toute façon, je te tiendrai au courant.

A+


Goupil
04-04-2022 17:13:23

J'ai essayé de suivre la trace Didier Richard, d'abord l'arête NE jusque vers altitude 1210m où l'on trouve une cabane en rondins en partie affaissée, puis le sentier forestier du bois de Cornillon en face Nord, on le quitte vers 1200m pour une sente qui effectue plusieurs petits lacets et disparaît peu après au pied d'une haute paroi rocheuse; ensuite une trace engagée d'une raideur impressionnante monte droit légèrement sur la gauche; à droite c'est l'impasse. Effectivement passer par le pas de la Lauze semble une meilleure idée. A noter que le sentier du bois de Cornillon poursuit sa descente jusqu'à retrouver la RN91 au lieu dit km 40, de là on rejoint par une piste (démarrant au pt 710 de l'autre côté de la route) Rochetaillée en évitant la RN fort dangereuse. Merci pour le topo.


Sortie : Cime de Cornillon par l'éperon Nord Est

  • Date : 10-12-2006
  • Durée : 2h
  • Dénivelé : 700 m
  • Participants : Seul

Week-end Loose premier Acte.
Décidé mais pas motivé pour faire du ski, je pars la fleur au fusil pour le Grand Galbert. Arrivé à Oulles c'est 4 cm de neige dans les champs, Déprime et demi tour skis aux pieds... Au bout de 100 m. Sur le chemin du retour, à 8h30, je passe devant la balade de roche taillée, bien connue des chasseurs. Je m'y engage c'est mieux que rien. Hélas je n'ai que des après ski plus apte à la soirée télévisée que pour marcher. Au petit matin, le chemin était encore bien gelé, je suis monté tant bien que mal jusqu'à la neige. Mais pour descendre, tout commençait à dégeler, Bonjour le mauvais plan ! Avec l'équivalent d'une paire de charentaises aux pieds, il a fallu être plus que vigilant.
WE Loose 2eme acte (séquence bricolage)
De retour à Grenoble, je passe au magasin de bricolage pour faire des étagères en bois sur mesure, je me goure de 1 centimètre dans les mesures : Impossible de monter le bazar !!!! Je laisse tout tomber.
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