Lac des neuf couleurs depuis Fouillouse.


Lac des neuf couleurs depuis Fouillouse.

  • Altitude départ : 1907
  • Altitude sommet : 2841
  • Dénivelé : 1000
  • Temps de montée : 3h30
  • Temps de descente : 2h
  • Orientation : Sud-Ouest
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

A la sortie du hameau de Fouillouse, suivre les panneaux ‘Refuge du Chambeyron’.

Au refuge, voilà le lac Premier. Poursuivre en direction de la Croix Béju qui domine le lac Rond et le lac Long. Et la série des lacs continue avec les lacs Noir, de l’Etoile et enfin le célèbre lac des Neuf Couleurs.

Descente par le même itinéraire.
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Topo créé le :

Barcelonnette > Jausiers par la D900 puis quelques kilomètrse après Jausiers, prendre à gauche aux Gleizolles la D902 jusqu’à Saint Paul puis Fouillouse un peu plus haut… Parking à l’entrée du village ou à l’intérieur si peu de monde.


Situation




Sortie du 13-07-2016

Valle de l'Ubaye

On avait prévu une balade de deux ou trois jours du côté du Mont Thabor mais l'enneigement tardif de ce côté-ci des Alpes, associé à la météo exécrable nous ont fait changé nos plans. Quelques rares coins semblent à l'abri des conditions capricieuses de cette mi-juillet et l'Ubaye en fait partie. Nous voilà donc en route pour ce bout du monde où nous avions passé quelques années auparavant trois jours merveilleux entre lacs du Roure et du Marinet.

Le soleil brille sans coup férir alors que nous nous garons à Fouillouse, beau village perché. Le vent est cependant sensible et les températures pas tout à fait estivales. On n'a pas fait 50 mètres qu'on se trompe de chemin. A la sortie du village, le traditionnel panneau jaune nous indique le refuge du Chambeyron. On suit la piste indiquée qui se dirige vers une sorte de cabane récente. Un sentier part sur sa gauche et vaillamment on s'engage. Alors que le sentier devient sente, dans une végétation touffue de genévriers, d'herbes hautes magnifiquement fleuries et de buissons retors, on s'interroge sur la faible fréquentation du secteur. Puis quand la sente devient trace on commence à se dire si on n'aurait pas loupé quelque chose. Après quelques tergiversations cartographiques et quelques crapahutages dans ces pentes exubérantes, on fait demi-tour. Par bonheur, on voit deux randonneurs un peu plus haut dans la pente : le sentier qu'on a loupé doit être au dessus. Ca fait vingt minutes qu'on fait les sangliers avec nos gros sacs, on ne se pose plus de questions : droit dans la pente et nous voilà sur la plate forme large et régulière d'un sentier souvent emprunté. On comprendra au retour notre erreur. On a loupé le cairn et le sentier qui partait à droite , une cinquantaine de mètres sur la piste menant à la cabane...

Une fois sur de bons rails, on se laisse porter par le sentier à la pente régulière, décrivant de larges lacets parmi les mélèzes, les pins clairsemés et les prairies pleines de fleurs. Vers 2400 mètres, les arbres disparaissent et les edelweiss par centaines bordent le chemin. Asters, campanules et arnicas tapissent les pentes avec en toile de fond les pics de la Font Sancte, des Houerts et de la Mortice. Le sentier s’élève toujours doucement et parvient à une rupture de pente où Rocca Blanca et la Tête de Sautron surgissent. Et toujours ces edelweiss partout, partout...

Les yeux ravis, on gagne sans presque sentir l'effort le refuge du Chambeyron. Une pause tarte aux myrtilles et on repart pour notre destination du jour : le lac Rond. Quelques nuages ont fait leur apparition et en se posant, on constate que le vent qui a bien soufflé durant toute notre montée lâche à présent quelques rafales bien senties et surtout bien froides. Le soleil nous réchauffe à peine et malgré les couches, on a rapidement la goutte au nez et les doigts gourds. Il ne fait vraiment pas chaud ! On monte la tente pour s'abriter de ce vent qui devient glacial au fur et à mesure que la soirée approche. Puis le ciel se couvre par l'ouest et rapidement une ondée de grésil fouette notre tente. C'était pas prévu !
Heureusement cela ne dure pas et quelques belles éclaircies nous permettent de jouir du panorama dans la lumière déclinante du jour.

Mais le vent ne tombe pas, au contraire ! On est secoué toute la nuit et c'est crevés que l'aube glaciale et toujours venteuse nous cueille. Les flaques sont gelées et les herbes au bord du lac gainées de glace. Malgré la beauté des lieux, les trois ou quatre couches, les bonnets et les collants sous le pantalon, c'est pénible ! En plus, la météo prévue annonce une baisse des températures et des ondées avec une limite pluie neige vers 2400m pour la fin de journée. Le voile d'altitude qui semble s'installer ne nous donne pas grand espoir. Rapide conciliabule, on va voir le lac des neuf couleurs et on redescend, tant pis pour le tour du Brec qu'on avait prévu !

La traversée du plateau sous les auspices du Brec est à proprement parler grandiose. Il y a pas mal de monde et c'est complètement justifié. L'ambiance haute montagne est très forte et fait de cette rando un must !

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 1000 m
  • Participants : Irène, Adèle et Paul

Identification

( ) bivouak.net

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