Rochail depuis Villard-Notre-Dame

Rochail depuis Villard-Notre-Dame

  • Altitude départ : 1490
  • Altitude sommet : 3022
  • Dénivelé : 1530
  • Temps de montée : 4h30
  • Temps de descente : 3h
  • Orientation : Nord
  • Balisage : aucun balisage
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

De la derniere epingle a droite avant le village de Villard-Notre-Dame, prendre le sentier (pas de balisage ni de panneau) qui descend traverser le ruisseau du Villard, puis remonte dans le petit pre de l'Essard du Roi (1513 m) avant de redescendre raide pour traverser sous les falaises du Peron (impressionnant mais tres bonne trace). De la, le sentier parfois discret monte raide dans une vegetation epaisse entrecoupee d'eboulis au-dessus du ruisseau du Vallon. En arrivant au fond du vallon (vers 1950 m), le sentier bifurque vers l'O (pente soutenue) puis oblique vers le S, traverse le ruisseau pour rejoindre le refuge des Sources (cache jusqu'au dernier moment). De la les traces se perdent quelque peu, redescendre le plus vite possible en contournant un petit ressaut rocheux pour retraverser le ruisseau et remonter le vallon au mieux dans les eboulis et les neves (trace en rive gauche). Obliquer vers l'O en suivant les traces le long d'une barre rocheuse pour atteindre le replat vers 2500 m. Contourner dans les eboulis ou les neves assez raides jusqu'au col du Rochail (2756 m). Suivre au mieux vers l'ESE l'arete rocheuse (parfois a gauche, parfois a droite, peu exposee) jusqu'au vague sommet du Rochail (3022 m) a la convergence des trois aretes.

Précautions

quelques passages un peu exposes sur l'arete sommitale


Commentaires difficultés

itineraire long et assez raide, pouvant etre coupe en deux en passant la nuit au refuges des Sources.

Commentaires

Mickael26
09-03-2011 18:13:45

Salut à tous, Je passe pas mal de temps à chercher les bouquetins, et, à mon avis sauf à approcher de trop près un cabri ou de mâles lors du rut il n' y a pas de réel danger. Comme la plupart des ongulés il priviligiera la fuite (même à quelques mètres seulement) s' il se sent menacé. Contrairement au chamois par exemple qui avalera un gros dénivelée en quelques secondes pour fuir, le bouquetin se sent à l' abri sur un rocher, c' est d' ailleurs ce qui a conduit à sa quasi disparition étant relativement facile à approcher. Par "éthique" plus que par peur j' évite de m' approcher à moins de 15-20m même pour faire des photos. A+

ced
07-03-2011 22:13:28

Bonjour, La semaine dernière j'ai vu le dernier film de la famille Lapied "voyage au coeur de l'hiver" (http://www.lapiedfilm.com/) et une scène m'a fait repenser à cette discussion : un bouquetin a pris refuge dans une grange lors d'un hiver particulièrement rigoureux et il s'habitue au village. Une voiture arrive doucement pour le faire partir du milieu de la route mais elle prend ... un coup de corne ! :wink:


Philippe Mahieu
01-09-2008 21:52:53

Je me suis également posé des questions vendredi lors de ma sortie à la Tête d'Enclave. Dans ce coin peu fréquenté, j'ai vraiment eu l'impression de déranger le troupeau (une dizaine de bêtes). Le chemin remonte une côte herbeuse où ils broutaient et ils n'avaient pas l'air contents...Un vieux mâle surtout (voir photo) me regardait en secouant les cornes...Ils ont fini par partir dans les éboulis en me balançant des pierres (grosses comme une tête) qui me sont passées à 5m environ. J'ai déjà vu un combat de bouquetins: un vieux mâle et un plus jeune. Le vieux était assez impressionnant: ils donnait des coups de pieds par terre, puis des coups de cornes. Le plus jeune a fini par décamper. Je peux vous dire qu'on ne s'est pas approché...C'était à la Tête nord des Fours et je me demande si ce n'est pas le même que l'autre jour...


Pipitch
01-09-2008 21:09:01

Ouais, je sais pas ce qu'Alex faisait de son temps libre, mais il a fini par muter :lol:


montagne-a-vaches
01-09-2008 20:56:09


Citation:C'était dans le Mercantour où ils sont devenus presque trop familiers... tu m'étonnes ! vu leur tête !!


Pipitch
01-09-2008 20:43:38

Pour avoir passé quelques saisons en refuge, j'ai souvent approché des bouquetins de près. C'était dans le Mercantour où ils sont devenus presque trop familiers... Les jeunes mâles sont les plus curieux mais restent craintifs, les femelles maintiennent plus de distance, je pense qu'il faut se méfier des vieux mâles surtout lorsqu'ils se sentent acculés : vire, arêtes...Mieux vaut leur dégager le passage si ils décident de passer où l'on se trouve. Mais de ce que j'ai pu observer, ils ont toujours su trouver un échappatoire lorsque ma présence les dérangeait. Je n'ai jamais entendu parler d'attaque... Pour ce qui est des chutes de pierres, les chamois et les mouflons en font partir d'avantage que les bouquetins.


GLaG
01-09-2008 13:08:46

Je n'ai jamais eu d'agression directe...en revanche, lors d'une remontée de couloir (pas Etoupe dans le Vercors) je reste persuadé que les pierres qui m'arrivaient dessus n'était pas toutes dûe au simple déplacement des bestiaux en haut. En revanche à l'arrivée ils se sont juste écartés à quelques mètres. Lors du rut (mi-novembre / mi-janvier) je n'irai quand même pas m'interposer entre deux mâles..


montagne-a-vaches
01-09-2008 12:56:10

Les bouquetins ont toujours été très familiers. Je me souviens du côté des dents blanches il y a une quinzaine d'années on pouvait déjà les approcher facilement alors qu'ils étaient au bord du chemin. Il n'y a pas si longtemps je suis passé entre deux groupes sous le col de la vache dans Belledonne, personne n'a bronché et j'ai pris tout mon temps. Je ne comprend toujours pas l'obstination que celui-ci a eu de venir sur moi. Après coup je me suis dit que ce n'était pas moi qui était visé mais que j'étais simplement sur son cheminement logique pour rejoindre ses congénères sur l'autre versant. Peut être que sa précipitation était due à sa crainte d'être isolé du reste du troupeau... Je ne pense pas que ce genre de bêtes soient un danger mais je pense qu'elles n'hésiteraient pas a donner un coup de tête pour nous pousser de leur chemin si le besoin s'en faisait sentir.


vince13
01-09-2008 11:51:11

Il m'est arrivé une fois aussi d'avoir quelques frayeurs à la rencontre d'un bouquetin. Celui-ci était particulièrement gros avec des cornes imposantes, et il me regardait d'un drôle d'air en se rapprochant lentement. C'était en automne et j'étais seul dans la montagne. Il ne s'est rien passé, mais bon... Quelqu'un a-t-il déjà été attaqué par un bouquetin? Je n'en ai jamais entendu parler a priori... Il me semble que les bouquetins deviennent de plus en plus familiers à l'égard des hommes, je l'ai encore constaté cet été à la Tournette, sur un itinéraire hyper fréquenté, les bouquetins restaient à 5 m de tout ce passage qui ne semblait absolument pas les déranger. Cette nouvelle familiarité pourrait-elle les conduire, le jour où ils se seraient levés de la mauvaise patte, à se montrer aggressifs?


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Topo créé le :

de Bourg-d'Oisans, emprunter la petite route de Villard-Notre-Dame. Se garer dans la derniere epingle a droite avant l'entree du village.


Situation




Sortie du 30-08-2008

Finalement puisque personne ne s'est présenté pour m'accompagner à la Grande Lauzière, je change d'avis au dernier moment pour le Rochail avec qui j'ai un compte à régler.
La dernière fois que j'avais tenté d'y aller les nuages avaient bourgeonné trop tôt et j'avais stoppé au col dans le brouillard.
Départ donc à 8h30 de Villard ND dont la route est moins impressionnante que la première fois mais où on espère toujours ne croiser personne ! Je vois un bel écureuil dans les bois mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, dommage...
Il faut savoir que le chemin commence par descendre ce qui fait finalement un dénivelé de 1600m mini au total. Heureusement à ce moment là je ne le sais pas encore, ça m'aurait démoralisé !
On rejoint rapidement les ruines de l'Essart (il me semble qu'il y a un autre nom indiqué sur place) et la plaque à la mémoire des résistants.
Traversée ensuite à travers quelques anciennes terrasses puis entrée sur la vire où l'IGN symbolise une piste... A mon avis personne n'est venu vérifié sur place car, s'il y a peut être eu une piste à une certaine époque elle doit être en grande partie 200m plus bas au fond du ravin !
Le chemin (points rouges) serpente ensuite entre éboulis, rochers affleurants et fourrés d'arbres pour rejoindre le fond du vallon.
La montée à l'ombre n'est pas désagréable mais il fait déjà chaud. Il n'y a personne à l'horizon et de toute manière il n'y avait personne au "parking".
La montée est soutenue (1600m sur 6km soit 25% en moyenne !) et la trace un peu glissante dans la rosée de cette fin août.
Passé au soleil, les effluves de la prairie déjà fânée ressortent et les sauterelles s'agitent devant les chaussures.
Une marmotte file en silence à quelques mètres de moi sur le chemin rejointe par un marmotton déjà grand.
Pas de trace d'activité au refuge mais celui-ci est toujours aussi bien équipé et accueillant. Je profiterai d'une longue vue laissée là pour jetter un coup d'oeil curieux à Villard et sur les crêtes.
Les nuages commencent à apparaître sur les grandes rousses et sur belledonne. J'espère avoir plus de chance que la dernière fois et je file rapidement.
La montée au-dessus du refuge devient pénible lorsqu'on arrive dans les moraines de l'ex glacier. C'est à nouveau plus agréable arrivé au replat 2522.
Je n'ai jusque là pas vu de bestiaux et pourtant il y a des traces et une odeur qui flotte dans l'air. Je me souviens avoir vu un bouquetin la dernière fois sous le col dans les vires à droite mais cette fois il n'y a personne.
Là commence la découverte pour moi. L'arrête en éboulis est d'abord débonnaire puis elle bute sur une pointe ou il faut désescalader (il faudrait que je rajoute 4m dans la dénivelée...) un peu de rocher très facile. Ce n'est qu'au dernier moment que je découvre en contrebas, 4m en dessous à la verticale, un bouquetin couché au milieu du passage.
On se regarde un moment, lui couché, obligé de passer par là. Il a fallu que je commence à descendre pour qu'il veuille bien se lever mollement et disparaître derrière les rochers en émettant un sifflement-soufflement auquel a répondu l'un de ses congénères en contrebas.
Le chemin libre je poursuis sur le flanc sud de l'arête. J'entend alors un bruit dans le versant caillasseux sud, des cailloux qui roulent... Je regarde mais je ne vois rien, il doit y avoir d'autres bestioles par là. Je continue à grimper quand le bruit se fait de nouveau entendre. Il n'y a plus de doute, ça n'est pas une chute de pierre. Avec le soleil dans la figure je fini par distinguer la silhouette d'un bouquetin à une centaine de mètre. Je vois qu'il avance sans trop savoir dans quel sens et je reprend ma lente progression dans ses rochers pourris.
Je relève la tête rapidement, toujours éblouis, et je me rend compte en fronçant les yeux que c'est vers moi qu'il se dirige. Je suis plutôt surpris, peut être ne m'a t il finalement pas entendu... le bestiaux est à 50mètres environ, il traverse le versant à niveau. Je fais encore quelques pas et je distingue parfaitement en fronçant les sourcils ses deux grandes cornes et sa barbiche illuminée par le soleil derrière lui. Sa trajectoire me rend mal à l'aise d'autant qu'il avance bien. Je me met en évidence sur la crête, fait un peu de bruit pour lui montrer. Il s'arrête quelques secondes, me regarde et continue vers moi encore plus vite. Très vite j'imagine plein de choses : descendre en courant dans le pierrier, faire demi tour, fuire vers le haut, je regarde aussitôt de l'autre côté de l'arête pour voir s'il est possible de s'échapper par là. Il est en tout cas impossible de rester là si je ne veux pas le croiser de près. Certes certains doivent rigoler en lisant ça mais se retrouver seul dans l'immensité face à 100kg dont 5 de cornes qui viennent manifestement droit sur vous fait ressortir des instincts de survie oubliés...! Je fais encore trois pas, je trébuche sur un cailloux et lui aussi, nous nous observons mutuellement en avançant, cornes légèrement abaissées (enfin pour lui !). Il est à une vingtaine de mètres, toujours déterminé, le temps que je réfléchisse et tout s'accélère. Ma retraite vers le bas est coupée car il est déjà trop près et descendre me rapprocherait de lui, je déguerpis aussi vite que je le peux vers le haut. 30 secondes de sprint, enfin autant que l'on puisse sprinter sur une arête de caillasse à près de 3000m après avoir fait 1500m de dénivelée. Les pierres roulent sous mes pieds et en même temps que je fais tout un boucant, j'entends le même venant de mon adversaire. Je m'arête en contrebas de l'arête versant nord, près à voir ses cornes dépasser au dessus de moi. J'ai du parcourir quelques mètres à peine dans ce terrain délicat. Ne voyant rien apparaître je me dresse finalement sur l'arête et l'observe un peu plus bas lui aussi sur l'arête.
Je ne sais pas s'il a fini par prendre de la distance ou bien si je suis remonté très vite mais une vingtaine de mètres nous sépare désormais. Nous nous regardons comme après une passe d'arme. Qui aura eu le plus peur ? sûrement moi mais je n'arrive toujours pas à comprendre le comportement de cet animal pourtant si paisible d'habitude et son insistance à venir sur moi malgré mes gesticulations.
La fin de la montée s'effectuera avec une vigilance toute particulière pour chaque bruit de pierre suspect d'autant plus que l'arête plus éffilée laisse place au vide côté nord et donc à aucune issue de secours...
Cet incident (enfin pour moi) me coupera un peu la chique au sommet. D'ailleurs le panorama est sympa mais l'atmosphère est trop humide pour avoir une vue nette sur les écrins, je suis un peu déçu et pas très tranquile pour en profiter. Il est 12h03 et je pense déjà à recroiser le cornu à la descente.
Descente prudente jusqu'au point critique, le bouquetin est dans le versant nord, paisiblement couché mais il surveille ma progression.
Je ne serai réellement tranquile qu'après avoir escalader le ressaut descendu à la montée. Au sommet j'y croise deux randonneurs qui arrivent depuis le lac du vallon. Il n'ont vu aucun bouquetin...
C'est ensuite la "foule" au col : un couple grimpe versant villard, suivi d'un groupe de 3 jeunes. Je poireaute 20 min que tout le monde soit passé pour prendre une photo. Sensation au combien contrastée par rapport aux événements précédents.
Un autre bouquetin sera fidèle au poste sous le col dans la vire du rocher 2754. Ensuite descente rapide qui fait chauffer les genoux dans ce sentier malcommode. La petite remontée sur Villard s'effectuera dans une chaleur insuportable.

Les photos plus tard.


Commentaires

montagne-a-vaches
01-09-2008 19:28:14
montagne-a-vaches
31-08-2008 19:28:30

tsss... les photos c'est long : faut trier, faire les panos, mettre en ligne... c'est un peu le côté ch**** de la rando alors je suis pas toujours motivé ! @Anny : l'écoute pas, d'ici là j'aurai tout perdu pis en plus j'aurai sûrement moins de dispo cette saison pour maintenir ma forme de mou du genou de compétition...


Loïc GAUDRY
31-08-2008 19:18:52

Décidemment tu as vraiment du mal à récupérer de ton escapade au Rochail >> le récit puis les photos ; c'est pas du grand Do ça :lol: @ Anny : il se prépare pour la saison de ski, plus de fausses excuses sur la D+ de la sortie 8)



  • Horaire : 3h30+3h00
  • Dénivelé : 1600 m
  • Participants : Tout seul jusqu'à la descente ou j'ai croisé 2 couples et un groupe de 3 vers le col.

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