Pic de Rochebrune au départ du col d'Izoard


Pic de Rochebrune au départ du col d'Izoard

  • Altitude départ : 2362
  • Altitude sommet : 3321
  • Dénivelé : 1160
  • Temps de montée : 3H30
  • Temps de descente : 2H55
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Pancarte "Col des Portes" au départ du col de l'Izoard. Cairns à partir du Col des Portes.

Itinéraire

Franchir le Col Perdu par un sentier facile qui ensuite traverse la Casse des Oules et remonte raide au Col des Portes.


De là suivre une sente cairnée pour remonter le pierrier en direction de la base d'un large couloir qui débouche à une brèche.


A ce niveau, s'avancer de quelques mètres et remonter une cheminée sur la gauche obstruée par un gros bloc à la base. On aboutit dans le couloir terminal qui se remonte facilement par un système de vires. En un petit quart d'heure on débouche au sommet.


Précautions

A plusieurs, se suivre de très près et éviter de monter en ayant des personnes au-dessus de soi dans les couloirs avant et après la brèche.


Commentaires difficultés

Sans être difficile, la partie au-dessus du Col des Portes demande de l'attention pour ne pas déclencher de chutes de pierres. Se méfier de personnes qui évolueraient en amont dans les couloirs terminaux.

Topo créé le :

Accéder au col de l'Izoard depuis Briançon ou Guillestre. Stationner au col.


Parcours



  • Nb points : 731
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 11.28
  • Dénivelé - : 1196
  • Dénivelé + : 1104
  • Taille fichier : 1 kB
  • Téléchargement


Sortie du 09-08-2008

le Pic depuis la Casse des Oules

Une rando mémorable, très originale, avec son excitant final rocheux succédant à la longue pérégrination à travers la minérale Casse des Oules (attention, pour y accéder, il faut d'abord descendre de presque 100 m. après le Col Perdu et prendre ensuite le sentier de droite !), avec le Pic en constante ligne de mire, masse de plus en plus imposante et dont on se demande comment on va bien pouvoir l'escalader.
De fait, au Col des Portes (et même bien avant), on voit bien la brèche entre le sommet principal à gauche et le "petit" sommet à droite. Mais une fois la brèche atteinte (la trace se redresse fortement à la fin), j'ai été pris d'un doute : par où passer ? C'était pourtant bien le bon endroit : à ma droite, il y avait bien l'immense mur du "petit sommet" (antécime) percé d'un trou... Une corde fixe dans la paroi à gauche était bien tentante : elle m'a mené au pied d'une belle voie d'escalade (spits), mais j'ai bien vite compris que, seul et sans corde, je n'avais pas intérêt à insister ! De retour à la brèche, j'ai failli renoncer et redescendre... Heureusement j'ai entendu des voix (des vraies !!!), puis j'ai vu 7 silhouettes qui grimpaient lentement dans ma direction, et je me suis dit : sauvé !... Et en effet, le salut vint du groupe de 3 hommes, 1 femme et 3 enfants qui accédèrent à la brèche peu après : je me suis dit que si tout ce monde avait fait l'effort de venir jusque là, ce n'était pas juste pour casser la croûte à cet endroit venté et inconfortable... Après quelques palabres, il est apparu que les 3 hommes étaient décidés à aller jusqu'au sommet, et je me suis empressé de me joindre à eux, trop content ! On est donc redescendu de quelques mètres de l'autre côté de la brèche, et on a escaladé à gauche le gros bloc coincé qui marque le début de la grimpette finale (fallait savoir - ça m'apprendra à ne pas consulter le topo de bivouak !). Ensuite on a continué un peu derrière dans la trace, puis très vite on on a grimpé à gauche en zigzaguant dans les blocs (raide, mais petite escalade facile), et bientôt on est sortis au sommet. Vue grandiose, bien sûr, photos, et tout et tout. Mais un peu plus loin, un second sommet, un peu plus élevé semblait-il, nous narguait : un des 3 hommes, le plus expérimenté apparemment, décide d'y aller : je le suis. Un tout petit parcours d'arête, très facile, deux pas d'escalade, et hop, on y est. On ne s'attarde pas, on rejoint les deux autres, et le quatuor redescend comme il était monté, en faisant bien attention aux chutes de pierres dans la redescente vers la brèche.
A la brèche, tout le groupe se retrouve, sort son pique-nique, blague et se détend. Je me restaure moi aussi, un peu à l'écart.
Je redescendrai ensuite comme je suis monté, seul, laissant le groupe salvateur prendre les devants, heureux, bien sûr, de cette superbe expédition que j'avais été à deux doigts de louper après tant d'efforts, à cause d'un bête bloc coincé qui m'avait caché l'accès à la montée finale...

Photos de la sortie

Commentaires

Zefred
21-08-2010 15:07:04

Arrivés à la brêche, la corde est toujours là sur la gauche ... Avec mon beau-frère, on entend des voix au-dessus de nous et on voit une cordée progresser. Pourtant aucune traces de pas visibles sur le névé pour rejoindre la cheminée au bloc coincé. N'auraient-ils pas lu le topo de Bivouak ? Ayant une confiance - aveugle :D - en bivouak, nous prenons le chemin de la cheminée au bloc coincé. Rapidement, nous appuyons à gauche pour nous élever dans les gradins où il faut mettre les mains et où une corde n'est pas de trop pour des randonneurs non aguerris. Nous croisons 2 plaquettes équipées de mousquetons puis empruntons sur une dizaine de mètres le dernier couloir séparant l'antécime du sommet principal. Quelques petits pas et hop, le sommet est atteint. Superbe vue à 360° avec un Viso totalement dégagé. Peu après avoir commencé la descente, nous discutons avec un couple qui nous apprend que la corde située juste au dessus de la brêche est devenue l'itinéraire normal et que 5 plaquettes avec mousqueton ont également été installées sur l'éperon qui mène à l'antécime (équipé d'une antenne). Un cheminement d'une dizaine de mètre mène alors au sommet principal équipé d'un relai radio. Cette modification de l'itinéraire normal a eu lieu récemment et a été motivé par la dégradation du couloir menant au sommet principal. Il faut donc prendre la corde, prendre la petite vire sur la droite et monter en utilisant au mieux les vires / gradins / cheminées. Si vous croisez 5 plaquettes, vous avez tout bon !!! La minérale Casse des Oules est superbe. Je recommande chaudement le casque pour remonter le couloir jusqu'à la brêche surtout s'il y a des randonneurs au-dessus : ça peut parpiner facilement.


  • Horaire : 3H30
  • Dénivelé : 1160 m

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