Sortie : Vous avez dit routine ?

C'est parti !

Données de la sortie

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  • Date : 24-01-2022
  • Durée : 3h45
  • Dénivelé : 615 m

Suite à ma mémorable rando familiale du 31 décembre dernier vers Chorsin et les Hautes Chaumes du Forez, je cherchais à consolider cet espoir de "sortie du tunnel" par une petite rando un poil plus exigeante. La météo fraiche et ensoleillée de ce 24 janvier m’en fournit l’occasion. Me voici donc parti en ce début d’après-midi pour un itinéraire d’entrainement routinier, un petit Izieux-Salvaris de plus ! Je n’en attends donc pas grand-chose (je connais par cœur !) si ce n’est la réalisation d’un dénivelé un peu plus conséquent.
Mais dès mon départ d’Izieux vers 14h40 (pas bien tôt…), je suis frappé par l’exceptionnelle douceur des paysages, aujourd’hui noyés dans une brume légère qui leur confère une présence paisible, presque irréelle.
Plus haut, au-dessus du hameau de Chirat, j’admire à ma gauche la belle ligne des crêts du Pilat, aujourd’hui délicatement ornée ici ou là d’une mince touche neigeuse, et à ma droite la longue et fine chaine des montagnes du sud-ouest qui émerge à grand peine d’une épaisse couche de brouillard d’un blanc éclatant.
Plus haut encore, en sous-bois, je croise un humain – ma seule rencontre du jour – accompagné de cinq chiens tout frétillants. Peut-être un chasseur me dis-je, mais il ne porte aucune arme sur lui. Je ne lui demanderai pas (j’aurais dû !) la raison de cette prolifération canine, soucieux que je suis de réaliser ma mini-performance avant la tombée du jour.
En effet, un coup d’œil sur ma montre me dit que je ne pourrai sûrement pas aller jusqu’à Salvaris si je veux être rentré avant la nuit. Alors je dois en rabattre, et me fixe comme objectif plus modeste la fourche à 1000m pile où se rejoignent mes deux mini-variantes habituelles (entre 850 et 1000m) : soit, la plus directe, la poursuite droit devant du chemin balisé mais caillouteux, soit, un peu plus longue mais tellement plus belle, la petite boucle non balisée à gauche qui va aller flâner un moment sur la délicieuse crête du Grand Plâtre.
Soucieux d’arriver au plus vite, je reste alors, tant pis, sur le chemin balisé. Et je presse le pas, si bien que j’arrive à ma fourche 1000 vers16h30. Super, je tiens mes 600m de dénivelé, le minimum visé, mais maintenant il est urgent de faire demi-tour. Cela dit, je suis incapable de résister à la tentation de passer quand même par la boucle du Grand Plâtre, qui m’attire comme un aimant ! Eh bien tant pis, au besoin j’allumerai ma frontale comme au bon vieux temps de mes retours nocturnes (j’adorais ça !).

Bien m’en a pris ! Car une fois sur ma crête boisée préférée,  je peux y profiter avec gourmandise des magnifiques jeux d’ombres et de lumières du soleil rasant dans les arbres. Et lorsqu’à la faveur d’une petite trouée à droite, je vais pour une fois y jeter un rapide coup d’œil, que vois-je soudain là-bas au loin à ma grande stupeur ? Le Mont Blanc ! Comme le 31 décembre sur les Hautes Chaumes ! Je me frotte les yeux : depuis les dizaines de fois que je suis passé à cet endroit, jamais je ne me serais douté qu’il était visible d’ici…
Bon, c’est bien beau tout ça, mais il va falloir encore presser le pas, d’autant que la luminosité baisse déjà. Heureusement je connais par cœur… De retour à la fourche 850, je prends quand même le temps de reconstruire à toute pompe mon cairn que des imbéciles ont cru bon de démolir en jetant les pierres au loin (c’est de plus en plus courant, hélas…).
Et puis, parvenu au-dessus de Chirat, voici que je fais fuir au passage quatre beaux moutons noirs qui paissaient là tranquillement. Je les apostrophe calmement, je leur parle doucement (une autre de mes spécialités…), et les voilà qui s’arrêtent intrigués, avant de remonter à petits pas hésitants jusque vers moi. Ils me font alors un beau premier plan pour encore quelques photos des crêts du Pilat, plus originales que celles prises à la montée.
Enfin, plus bas, en vue de Saint-Chamond, c’est un splendide coucher de soleil qui m’accueille. Là encore, comme sur les Hautes Chaumes, l’horizon se pare de fabuleuses couleurs rouge-orangées, et j’ai tout le temps de me régaler de ce festival crépusculaire quasiment jusqu’à mon retour au parking d’Izieux, un peu avant 18h30.
Je n’ai même pas eu besoin d’allumer ma frontale.
Et (j'allais oublier) ma hanche a tenu le choc.
Pour un entrainement de routine, c’est pas trop mal...

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Toujours fidèles au poste !
Vers Saint-Martin-en-Coailleux au Nord-Est
Au Sud-Est la ligne des crêts du Pilat...
Au Sud-Ouest la ligne des monts de Haute-Loire et d'Ardèche
Demi-tour à la fourche 1000 (à droite, mon retour par le Grand Plâtre)
Jeux de lumière sur la crête du Grand Plâtre
Au fond d'une trouée, soudain...
De plus près, pour être sûr...
Les crêts du Pilat rosissent...
Ceux de la Haute Loire virent à l'orange...
La curiosité est un vilain défaut...
Au crépuscule : le lac de Soulages...
...la région lyonnaise...
...et Saint-Chamond

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