Mont Devès , Mont Recours et lac du Bouchet
depuis Cayres

Mont Devès , Mont Recours et lac du Bouchet
depuis Cayres

  • Altitude départ : 1115
  • Altitude sommet : 1421
  • Dénivelé : 500
  • Temps de montée : 1h45
  • Temps de descente : 3h45
  • Orientation : Est
  • Balisage : Marques jaunes (m.j.) de la sortie de Cayres jusqu'à la fontaine de Vermenouse. Plus rien ensuite, sauf GR40 du carrefour 1264 (bas de la descente du Mont Recours) jusqu'au lac du Bouchet.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Avec le Mézenc et le Meygal, le Devès, troisième massif volcanique du Velay, en apparait aussi le plus souvent comme le parent pauvre. Ses deux principaux sommets, le Devès et le Recours, ne sont-ils pas deux toutes petites bosses boisées a priori sans grand intérêt ? Le premier étant en plus (tout comme le lac du Bouchet) accessible en voiture, et n’offrant aucune vue depuis son immense relais sommital enfoncé dans les sapins… C’est peu dire que je n’attendais pas grand-chose de cette sortie-découverte... Quelle erreur, car ce fut, de bout en bout, un enchantement ! Certes cette rando est tout à fait "familiale", certes il n’y a là rien de spectaculaire ni de renversant, certes le dénivelé est bien modeste… Mais je n’en suis toujours pas revenu de tant de beauté secrète, due sans doute à l’omniprésence discrète du "volcanique" : l’ambiance singulière de ce plateau trouve peut-être ses racines dans l’opposition entre l’extrême douceur de ces paysages et l’extrême violence de leur lointain passé volcanique, que tout ici rappelle ?


À lui seul, le village de Cayres mérite la visite : maisons et murets, tout ici est en pierres volcaniques, y compris l’admirable église ! Le circuit que j’ai concocté (non sans mal, mais dont je suis assez satisfait…) commence par un petit bout de route (la D31) vers le nord du village. Passer un premier carrefour (Rivets, croix de pierre) puis, au suivant, prendre la route de gauche sur quelques mètres (m.j.) et s’engager à droite sur le chemin de terre… volcanique (NW, panneau "Fontaine de Vermenouse", PR 312, m.j.). Suivre alors ce bon chemin bien balisé, constamment parsemé de petites "bombes volcaniques" (au cas où vous auriez oublié…) de couleur rouge et de formes variées. Premières vues à droite sur les sucs, et à gauche sur le relais du Devès, qu’on va contourner par le nord. D’abord quasi horizontal, puis en montée douce, ce chemin va entrer en sous-bois, et déboucher à 1177m. à gauche sur la belle fontaine de Vermenouse (terre-plein, bancs et tables de pique-nique).


Poursuivre ensuite dans la même direction (mais plus de balisage), et à la bifurcation suivante, prendre le chemin de gauche (W). Peu après, obliquer à gauche sur un autre chemin, moins marqué et plus pentu. Monter alors tout droit dans la pente (raide), toujours dans la même direction (SW), y compris lorsque la trace disparait (boussole utile). On débouche ainsi vers 1350m sur un virage de la route d’accès au Devès (panneau "Relais du Devès"). Prendre brièvement cette route en face, jusqu’au départ d’une piste assez défoncée à gauche : la remonte alors jusqu’à son débouché sur la plateforme sommitale du Devès avec son immense tour-relais de télécom dans les sapins (1421m). Pour avoir une vue, il faudra descendre un peu sur la route d’accès jusqu’au premier virage : point de vue vers l’W sur le plateau, ses fermes, ses hameaux (St-Jean-Lachalm…) et ses éoliennes...


De retour au sommet, s’engager sur le chemin qui part en sous-bois plein sud, à l’opposé de la piste de montée (panneau sens interdit). Parfois assez raide (labouré et défoncé par les motards), il traverse la route forestière d’accès, rejoint plus bas un chemin parallèle plus large, qui va traverser une autre route (D33) et continuer en face (panneau "Tables d’orientation du Mont Recours"). Il remonte ensuite, toujours au sud, puis vers 1360m, une dernière montée à droite, plus raide, mène au sommet du Mont Recours (1394m). Là on bénéficie enfin d’une vue, et même de deux, appuyées sur deux belles tables d’orientation. Même si des sapins cachent déjà une partie du panorama indiqué sur les tables (notamment vers les Monts du Forez et le Pilat), il en reste encore suffisamment à admirer : d’un côté du Meygal à la Margeride, en passant par l’Etendard, les Aiguilles d’Arves et les Ecrins par temps clair ; de l’autre de la Margeride au Sancy et au Puy-de-Dôme (là encore, les sapins ont bien poussé, une nouvelle coupe s’imposerait). À noter qu’un superbe panneau derrière la première table indique la seconde à 1,3km, alors qu’elle est à moins de 20m (encore un effet des ravages de l’alcool ?...).


On redescend ensuite par le sentier qui part vers la droite (SW puis S) sous la première table. Poursuivre la descente toujours vers le S (ignorer un chemin qui part à droite). On débouche ainsi sur la D33 (1264m) : la traverser et prendre alors le GR40 vers la gauche (E) en sous-bois. Il suffit ensuite de suivre ce balisage (mais pas la carte IGN, qui se plante ici bizarrement…) : on traverse deux fois une route (1242m, puis 1236m, terre-plein), et on débouche ainsi pile poil au bord du Lac du Bouchet (1205m), au-dessus du chalet du lac.


Cet authentique et vaste lac de cratère volcanique (maar), profond de 28m, parfaitement rond dans son écrin de verdure, est une merveille !  Né d’une succession de monstrueuses explosions volcaniques (énormes projections rocheuses mais sans écoulement de lave) il y a dit-on 800 000 ans, c’est un pur joyau du Massif Central. En faire le tour est indispensable, et par beau temps calme c’est un véritable "lac-miroir" ! Si vous faites le tour dans le sens horaire, remarquer à peu près au tiers du parcours (pré en pente à gauche) un panneau "Croix de la Chèvre" : un bref aller/retour s’impose. Prendre donc la trace qui monte à gauche dans le pré (qq marches) et la suivre en montée dans la même direction. On arrive ainsi au carrefour de la dite Croix (tête de chèvre sculptée sur le socle de la croix de pierre) : d’ici on jouit d’un très beau panorama (bouché par aucun sapin !) sur les sucs, le Meygal, le Mézenc, etc., mais aussi, dans le rétro, sur nos trois objectifs du jour (Devès, Recours et un bout du lac du Bouchet).


De retour au chalet du lac après le tour complet, revenir par le GR jusqu’au carrefour-terre-plein 1236m, et là prendre, de l’autre côté de la route, à gauche - mais à la droite du GR par lequel on est arrivé - le chemin en légère descente (NW, marqué d’un X rouge) : il longe une ligne électrique (suite de poteaux) puis vire à droite (plein N, toujours le long de la ligne électrique). En continuant ensuite toujours tout droit, on franchit deux fois une clôture (passage), on passe à droite d’une grosse ferme (Auteyrac) dont on emprunte alors le chemin d’accès, et on aboutit ainsi à la D33 (pt. 1182). La prendre brièvement à droite, jusqu’à proximité du "Petit bois d’Auteyrac" à droite. Prendre la petite sente qui y mène (plein S, m.j.), puis pénètre dans le bois. Arrivé à un large chemin, prendre celui-ci à droite. Puis à l’intersection suivante, prendre en épingle à gauche (NE, m.j.). Ce dernier chemin (avec un dernier beau panorama en face) mène tout droit à Cayres (église), où on rejoint le parking.


Précautions

Eventuellement cartes IGN 2736E et 2736O, et boussole pour la montée hors trace au Devès.


Commentaires difficultés

R2 pour la raide montée en forêt, hors trace, sous le Devès. Sinon, aucune difficulté.
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Topo créé le :

Du Puy-en-Velay, prendre la N88 vers le Sud (dir. Mende, Aubenas), puis aux Chameilles, à droite, la D33 jusqu'à Cayres. Se garer sur le vaste parking au centre du village (mairie, aire de jeux...).


Situation




Sortie du 22-11-2017

Vive le Devès !

Eglise de Cayres

C’est tout juste si je ne suis pas parti à reculons à la découverte du massif du Devès, genre "ben, faudrait quand même bien que j’y aille un jour ?". Et donc j’ai fini par y aller en trainant les pieds… et comme dit dans le topo, j’en suis revenu enchanté, avec même un petit souvenir : une jolie bombinette volcanique toute rouge qui trône maintenant sur mon bureau !

C’est dès mon arrivée à Cayres que j’ai été touché par la grâce, scotché devant la superbe église tout en pierres volcaniques, puis devant toutes ces maisons, tous ces murets, toujours avec ces mêmes pierres (j’imagine qu’il leur a suffi de se baisser pour les ramasser !). Puis dès mes premiers pas sur le chemin de terre… rouge, ces petits blocs de lave épars, d’autres plus gros, dépassant du sol… et ça n’a plus cessé !  Certes j’en avais déjà vus, mais c’était dans la chaîne des Puys, autour (ou dans) de "vrais" volcans, avec de vrais cratères (parfois plus ou moins égueulés). Mais ici, a priori rien dans le paysage ne rappelle ce passé volcanique, c’est juste un bête plateau, avec quelques ridicules petites bosses boisées un peu comme dans les Vosges… en encore plus petit !

Et cet état de grâce ne m’a plus lâché de la journée, même dans la montée au Devès où j’ai réussi à éviter presque totalement la route. C’est dans la forêt juste avant la fontaine de Vermenouse que j’ai fait ma plus belle rencontre du jour, un homme (que j’avais d’abord pris pour un chasseur avec sa veste fluo…) avec deux gros chiens adorables quoique très différents, qui m’a longuement expliqué comment il avait sauvé l’un(e) et l’autre d’un début de vie de misère et de tortures. Puis c’est ma montée en mode bartassage, droit dans la pente raide sous le sommet du Dévès, qui m’a stimulé. Au Mont Recours, j’ai tout de suite aimé le paysage à la première table d’orientation, cette longue et superbe ligne de sucs du Velay que j’allais ensuite retrouver, comme autant de variations d’un même thème musical, tout au long de ma rando du jour.

Après avoir cassé la croûte au sommet du Mont Recours, j’étais impatient d’aller à la découverte du lac du Bouchet. Je n’ai pas été déçu : aujourd’hui, avec une météo de rêve et en l’absence totale de vent, j’ai eu droit au "lac miroir" (encore mieux que dans le Queyras !) dans toute sa splendeur. Peu de monde, par chance : de rares pêcheurs sur leur canot, et quelques promeneurs paisibles sur le tour du lac, certains immobiles en contemplation au bord de l’eau… Seule exception, deux dames faisant le tour devant moi, en conversation perpétuelle, sans jamais jeter le moindre coup d’œil au lac… un comble ! 

Restait le retour au village, assez hasardeux car improvisé par moi la veille au soir sur ma carte IGN, pas évident que ça passe sur le terrain… mais si, c’est passé comme une lettre à la poste. Et surtout, dernier cadeau du ciel totalement inattendu, j’ai pu assister tout au long de cet ultime trajet à un fabuleux coucher de soleil, dans des tons pastels d’une transparence infinie, sur ma fameuse ligne de sucs du jour, qui s’est embrasée progressivement au fur et à mesure que je me rapprochais du village. Je n’aurais pu rêver plus belle apothéose à ma journée de découverte de cet "insignifiant" massif du Devès…  

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h30
  • Dénivelé : 500 m

Identification

( ) bivouak.net

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