Lac du barrage de Couzon : tours du lac et
des gorges du Couzon

Lac du barrage de Couzon : tours du lac et
des gorges du Couzon

  • Altitude départ : 353
  • Altitude sommet : 380
  • Dénivelé : 280
  • Temps de montée : 3h30 en tout
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : vieux marquage jaune-blanc intermittent (tour du barrage, ancien sentier botanique)
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Ce superbe ouvrage a été construit… entre 1789 et 1814 ! Puissant barrage en terre avec un écran en maçonnerie, il mérite à lui seul le déplacement. Je propose ici de faire d’abord le tour complet du lac (tout-à-fait possible malgré l’absence sur IGN de toute trace en rive droite), en y rajoutant une assez sauvage incursion en boucle dans les étroites et parfois tortueuses gorges du Couzon en aval du barrage.

Du parking, traverser la digue vers l’ouest et prendre à gauche le large chemin quasi horizontal qui longe toute la rive gauche du lac, quelques mètres au-dessus de l’eau. Au bout, une petite digue, avec à son extrémité un petit cabanon ouvert contenant une vielle écluse, sépare ce "grand" barrage d’un (tout) "petit" barrage qui lui fait suite. On peut traverser ici, mais je conseille de continuer sur une petite sente qui prend la suite du chemin rive gauche et fait le tour du petit barrage (traverser sur une mini-passerelle tout au bout). Passer ensuite derrière le bâtiment à l’écluse et déboucher sur un sentier qui va longer toute la rive droite du lac. Ce beau sentier en surplomb, souvent en sous-bois et ponctuellement rocheux, est nettement plus aventureux que le paisible chemin d’en face, mais ne présente aucune difficulté notable. Après de nombreuses et sympathiques petites montées et descentes, il rejoint la digue du barrage (balustrade à franchir).

Reste à compléter ce tour par un stimulant petit "parcours d’aventure" en aval du barrage. Nous descendrons ici dans l’étroit vallon du Couzon par la rive droite, au plus près du ruisseau, avant de revenir par la rive gauche, mais l’inverse est tout aussi envisageable et peut constituer une belle variante. Ce parcours, visiblement assez peu fréquenté, donne parfois l’impression d’une plongée hors du temps dans un bout du monde à l’abandon…

Enjamber d’abord la chaine en face du parking et prendre le chemin qui descend (nord). Profitez-en pour admirer derrière vous le beau mur de maçonnerie qui clôture la digue. A partir d’ici, le jeu consiste d'abord à rester au plus près du ruisseau, rive droite mais parfois rive gauche (bien obligé !), avec des traces pas toujours visibles et pas mal d’obstacles ou de débris (rochers, buissons, vieilles passerelles, rails, vieux pneus, etc.).

Une fois en bas, ne pas franchir le pont en bois sur le Couzon, mais poursuivre rive droite dans les herbes (tables et bancs en bois sur la droite). On rejoint ainsi le lit très encaissé du Couzon (+/-300m), et on suit un ancien sentier botanique (vieux panneaux en bois hélas en voie de pourrissement…). À droite un vieux mur en pierres soutient sans doute la grosse conduite d’eau qui permet d’acheminer l’eau du lac dans la vallée (elle passera ensuite sur des aqueducs). Quand ce sentier remonte, repérer au premier embranchement (panneau "Aubépine épineuse") un autre sentier qui descend à gauche vers le ruisseau (à gauche d’un muret) : le prendre en aller-retour ; il ramène en effet au lit du Couzon, qu’on franchit à gué pour aller découvrir un peu plus loin à droite, en contre-plongée, l’imposant grand aqueduc sur le Couzon. Cela fait, remonter à l’embranchement et continuer de niveau, à gauche, sur le sentier botanique. Repérer juste après au milieu du chemin, à un autre embranchement, une maçonnerie (regard avec un couvercle de fonte au milieu) : la sente qui part d’ici horizontalement vers la gauche passe sur l’aqueduc de tout à l’heure (et poursuivra rive gauche) : un autre petit aller-retour, sur l'aqueduc, s’impose donc (vue plongeante sur le ruisseau tout en bas !). Une fois revenu à l'embranchement, continuer à gauche sur le sentier botanique devenu bien large, toujours de niveau et très au-dessus du ruisseau. Plus loin, il vire à droite (est) pour longer le ruisseau de Chamerle, un affluent du Couzon. Au carrefour de sentiers suivant, juste avant un panneau à droite "Sentier botanique / Sentier de Chamerle", ne pas continuer tout droit (dir. Chamerle), mais prendre le sentier qui descend franchement à gauche. On longe l’affluent rive gauche, et une fois en bas, on le franchit sur une passerelle, puis on continue à gauche ; on rejoint ainsi la rive droite du Couzon, et on le suit à droite au plus près de son lit (remarquer sur la gauche le goulot d’étranglement par lequel il est passé !). À un moment donné, trois rails rouillés permettent de repasser rive gauche. Là, large sentier ; laisser une trace qui monte à gauche, vers un autre aqueduc, bien plus petit, sur lequel on passera au retour). Peu après, en vue d’une sorte d’échelle métallique posée à gauche sur un talus, repasser rive droite en contournant au mieux un gros arbre qui se dresse au milieu du ruisseau. Puis le sentier va s’élever un peu à droite ; on trouve une vieille marque bleue et un cairn que j’ai posé là, puis de vieux pneus et une inutile barrière métallique : on va repasser ici une dernière fois rive gauche, à gué sur des dalles dans le lit (la passerelle marquée sur IGN n’y est plus). Peu après, on va quitter le lit du Couzon : j’ai mis un autre cairn à gauche, au pied du sentier de remontée (vieux rail inutile posé au-dessus). Il ne reste plus qu’à remonter ce bon sentier qui grimpe plein ouest. A l’intersection au-dessus, prendre à gauche (bonnes dalles), et à la suivante continuer à monter en face. On arrive ainsi à une vaste clairière bien "labourée", dans laquelle se trouve la maison du club de trial de Châteauneuf (ceci explique cela…).

Ici commence une belle boucle rive gauche vers le nord : repérer, à droite en bordure de la clairière, derrière et un peu avant la maison, le départ d’un sentier qui va filer vers le nord, parallèlement au cours du Couzon, mais très au-dessus. Il faut alors suivre longuement ce beau sentier, assez fantasque avec ses nombreuses et parfois raides montées et descentes. Il va contourner des falaises par la droite (plongée puis remontée), surplomber le vallon du Couzon (belles vues vers l’est), longer un champ par la droite (repérer plus loin les lignes à haute tension sous lesquelles on passera), etc. À une bifurcation de sentiers, prendre celui de droite. Il va redescendre vers le fond du vallon, mais peu avant qu’il y arrive il faudra prendre à gauche (ouest) un bon chemin remontant. À la bifurcation suivante (murets sur la gauche), continuer sur le chemin en face (sud-ouest, entre un champ à gauche et le bois à droite – la ligne à haute tension est maintenant à gauche). Il débouche sur un grand centre équestre, qu’on va traverser : on est au hameau de Richardon (380m). Là, prendre à gauche la "route du Sorbier" sur quelques dizaines de mètres, puis à nouveau à gauche le large "chemin de Richardon" qui va nous ramener (est puis sud-est, barrière à franchir) au centre de trial de tout à l’heure. Avant de replonger, profiter du panorama vers Rive-de-Gier au nord, les crêts du Pilat au sud et le petit sommet des Tourettes à l’est.

Il reste donc à boucler la boucle jusqu’au barrage en descendant une dernière fois dans le vallon du Couzon (rive gauche toujours). Pour cela, prendre, dans le virage à gauche juste avant la maison du trial, le sentier qui descend à droite (plein sud - négliger le premier sentier horizontal juste avant le virage). Après quelques dizaines de mètres, il vire à gauche (marque jaune-blanche) et continue à descendre le long d’un petit affluent à droite. En bas il franchit cet affluent sur un petit pont de pierre : remarquer ici la grosse conduite d’eau (toujours la même !) qui affleure au milieu du chemin (puis s’enfonce juste derrière dans la montagne par un petit tunnel). Notre chemin va remonter la rive gauche du Couzon le long de cette conduite jusqu’au grand aqueduc. Bien balisé, et à nouveau "botanique", il va passer successivement sur le petit aqueduc (bien le guetter !), puis à gauche d’une cabane qui abrite deux grosses vannes sur la conduite, et enfin, quand il s’amenuise en petit sentier (panneau "Cornouiller mâle"), sur le grand aqueduc. Mais juste avant ce dernier, on va prendre le sentier qui grimpe à droite (ouest puis nord-ouest). Au carrefour suivant, virer à gauche (sud-ouest). Il suffit alors de suivre ce sentier qui continue à monter, toujours sud ou sud-ouest, parallèlement aux ondulations du Couzon tout en bas, avant de redescendre progressivement jusqu’au barrage, qu’il rejoint à l’ouest de la digue.

Précautions

Pour les gorges en aval : au barrage, s’assurer par précaution qu’aucun affichage ni dispositif ne mentionne un lâcher d’eau imminent (certes ce n’est pas tous les jours, mais sait-on jamais…) ; chaussures imperméables, carte et boussole fortement conseillés.


Commentaires difficultés

R1 pour le tour du barrage, R2 pour les gorges en aval. Celles-si sont assez tortueuses, parfois très étroites ou encombrées, d'où les changements de rive. Traces pas toujours visibles, orientation pas toujours évidente.
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Topo créé le :

De Lyon ou de Saint-Etienne, prendre l'A47 puis la sortie 12 (Rive-de-Gier, Lorette). Suivre Rive-de-Gier Centre, et passé l'Hôtel-de-Ville prendre la D30, direction Ste-Croix-en-Jarez. S'arrêter au barrage de Couzon, parking sur la digue.


Situation




Sortie du 04-11-2016

Le plaisir d'explorer

La digue du lac

Puisque je venais tout juste de découvrir avec plaisir, d’un coup d’un seul, trois barrages du Pilat (la Rive, Soulages et le Piney), pourquoi ne pas tâcher d’en explorer encore un autre ? Aussitôt dit… Et me voici tout excité sur ma carte IGN par le barrage de Couzon, juste derrière Rive-de-Gier : encore jamais vu, pas la moindre idée. Donc je broge des heures durant : sur la faisabilité du tour du lac (vu l’IGN), sur les différents prolongements possibles de chaque côté du lac (le tour est bref !), etc. Finalement, c’est le lacis des parcours en aval du barrage qui me fascine le plus… Et donc, me voilá parti ce matin avec le projet de compléter le tour par ce qui se passe en aval du barrage, peut-être une boucle rive droite-rive gauche ? À voir une fois sur place...

Comme je ne dispose que de la matinée, je pars assez tôt : il fait froid, l’herbe sur le vaste remblai en terre est toute blanche de givre, le ciel et le lac (malheureusement pas très rempli) sont d’un bleu intense, je suis seul… ou presque, puisque dès l’entame du tour rive gauche je rejoins une jeune femme avec sa chienne noire, toutes deux charmantes… On cause, mais hélas j’ai un timing (horrible mot) á respecter, je dois donc presser un peu le pas. Mais le lac est si fascinant au détour du chemin que j’en reste saisi : l’immense nappe de brume en suspension au-dessus de l’eau, avec le soleil qui a plongé dans le lac derrière les arbres aux couleurs de l’automne - c’est magique ! Je n’arrête pas… de m’arrêter, la jeune femme me rejoint, on recause, elle habite par ici et elle adore cette promenade, et puis la voilá partie définitivement devant moi qui ai tant de mal á m’arracher á ce spectacle superbe. Tant et si bien que le tour du lac, ou plutôt du grand et du petit lac, me prendra près d’1h30 ! Tout ce que je découvre ce matin m’enchante, la petite digue et le petit lac derrière, encore tout embrumé lui aussi, la cabane á l’écluse, le vieux panneau pour pêcheurs, le sentier fantasque de la rive droite, etc. De retour au barrage, il est déjá 10h, je plonge aussitôt en aval dans l’inconnu des "gorges" du Couzon…

Et lá le contraste est saisissant : je cherche mon chemin comme un explorateur découvrant le fond d’un profond vallon, sombre et étroit, et très vite je suis plus ou moins perdu… C’est bien ce que je cherchais ? Eh bien je suis servi ! Tout ici parait abandonné ici, peu ou pas de trace vraiment sûre, d’autant que les feuilles tombées á terre jonchent le sol de tous côtés. Très excité, j’avance, je tâtonne, je reviens sur mes pas, je cherche une issue, ne trouve rien, traverse á gué sur l’autre rive, non ça ne passe pas mieux, je retraverse, et repars chercher plus loin (tout ça en prenant des notes !). Quel plaisir ! Mais petit á petit, je progresse, je découvre, ravi, des coins improbables, souvent perdus et sauvages, parfois plus paisibles. Ici, un sentier remonte la pente, lá un autre redescend. Je le prends… ou pas, je me dépatouille au mieux, ma carte ne me sert plus á rien, mais ma boussole reste un auxiliaire précieux.

Enfin, il arrive un moment où l’envie me prend de ressortir de ces gorges. Je n’ai aucune idée de l’endroit où je déboucherai, mais je me dis que je trouverai toujours un chemin pour revenir au barrage. J’avise une trace montante sur la gauche, elle parait sérieuse, ça grimpe bien. Et bientôt j’émerge dans une clairière, il y a lá une maisonnette (panneau "La maison du Glouglou" !!?). J’ai d’abord cru á un captage, c’est un centre de club de trial ! Je poursuis, et finis par accéder á un petit village au-dessus du vallon, la vue á 360° y est très étendue sur le Pilat et les collines alentour. À la première personne rencontrée, je demande comment s’appelle cet endroit. "Vous êtes á Richardon", me dit la dame. Je suis ébahi : c’est justement á Richardon que j’avais prévu la veille au soir de remonter avant de redescendre boucler la boucle dans l’autre sens !!! Je m’admire moi-même : quel instinct, quelle sagacité !

Bon, c’est bien beau tout ça, mais il est déjá 11h40, il va falloir revenir sans tarder au parking. Pas question donc d’explorer un autre trajet de retour (de toute façon, il faudra que je revienne), donc je décide de reprendre le même itinéraire en sens inverse. Pas de souci au début, mais une fois en bas j’ai assez vite du mal á m’y retrouver, vu que j’avais erré de ci de là tout à l’heure, et que mes notes sont pour le moins confuses… Mais enfin, après quelques petites fausses routes quand même (ah, le plaisir de se perdre !), je finis par garder le cap, et retrouver mes repères de l’aller. Pour mon retour programmé, je place deux cairns á des endroits stratégiques, et lorsque je retrouve enfin mon chemin botanique puis mon barrage, je suis quand même soulagé. Il est 12h30, et je ne pense déjá plus qu’á une seule chose : quand pourrai-je revenir dans ces gorges pour terminer le job ?

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h30
  • Dénivelé : 200 m

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Date Titre Auteur
20-11-2016

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11-11-2016

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11 Geoffroy Rémi

Identification

( ) bivouak.net

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