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Récit
Olivier Lochard m'a signalé dans un commentaire l'existence d'un ancien itinéraire plus court. Cela m'a rappelé qu'un ami avait voulu me mener au Col du Barle par cet itinéraire il y a une vingtaine d'années, mais n'avait pas réussi à le suivre. Je me souviens seulement qu'en redescendant on avait trouvé quelques marques de peinture rouge à moitié effacées. J'ai pensé que c'était aujourd'hui l'occasion, en m'aidant des indications fournies par Olivier, d'essayer de trouver cet itinéraire direct. Je pars donc à 9h45 des Gourniers. Juste après le Ravin de Coueymians, je trouve le petit sentier qui monte à gauche et, peu après, je vois une flèche peinte en rouge sur une pierre. Et, ma foi, ce petit sentier se laisse suivre assez bien au début. Il y a notamment d'assez nombreux cairns qui jalonnent l'itinéraire. Après, dans les alpages, c'est moins évident. Vers 2000 mètres, il disparait. Quelques drailles continuent devant, horizontalement. Je commence par les suivre. Puis je m'avise que ce n'est pas la bonne direction et qu'il semble plus logique de monter en diagonale vers un passage herbeux visible entre les falaises. J'y monte et j'ai la satisfaction de retrouver des cairns. Je continue à monter et tout-à-coup apparait vers la gauche le sommet du Barle et, devant moi, des pentes herbeuses. Sauvé! La pente s'adoucit, je vais bientôt voir la crête. J'essaie de ne pas faire de bruit et je sors mon appareil photo, au cas où... Mon intuition était bonne: il y avait sous le Barle un groupe de chamois qui partent en courant à droite, vers deux chamois situés sur la crête à droite du col; ils se regroupent, puis hésitent et repartent en sens inverse. Il y en a deux autres sur la crête à gauche du Barle qui font le guet, et encore un sur le bord droit de la falaise du Barle. Je prends des photos, je contemple le remue-ménage causé par mon arrivée, puis je reprends ma marche jusqu'au col. La vue est magnifique; une brochette de sommets remarquables: le Barle bien sûr; de l'autre côté, l'Aiguille; mais aussi la Pointe de la Diablée, le Mourre-Froid, la Pointe de Serre; sur l'autre versant la Grande Autane, le Vieux Chaillol, Bure... Je repars vers la croupe, côté est. Les fois précédentes, nous avions trouvé un endroit sympathique pour manger vers le bas de cette croupe. Je m'arrête au même endroit et je déjeune en admirant les sommets. Mais il faut reprendre la descente vers la cabane, visible en bas. Il y a 9 jours, le berger était toujours là. Mais cette fois-ci, la cabane est fermée, c'est désert. Je passe à côté de l'abreuvoir et je me mets en quête du sentier de descente, mais j'ai un peu de mal à le trouver; je suis allé un peu trop à droite. C'est à la Chapelle St-Marcellin que je me mets à rencontrer beaucoup de gens: Des randonneurs, notamment une famille avec une petite fille qui me lance un "Bonjour monsieur le berger!", et à qui j'explique que malheureusement je ne sais pas garder les moutons. Des chasseurs qui montent guetter les chamois de l'autre côté de la chapelle. Un berger qui enlève sa clôture électrique jusqu'au printemps prochain. Et j'arrive aux Gourniers à 15h20, avec le sentiment d'avoir vécu une belle journée.
Photos 4
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F : Facile.
PD : Peu difficile. AD : Assez Difficile. D : Difficile. TD : Très Difficile. ED : Extrêmement Difficile. EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal. S2 : Pente faiblement vallonnée. S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit tourner.
S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions.
S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur. S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski
nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en
forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas
importante et en général le risque d'avalanche est faible. 2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le
dénivelé
comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants. 3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°,
passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins
forestiers raides. 4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts
jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très
denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions :
1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré : 5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m)
avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à
coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne. 5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet
de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la
catégorie
supérieure réaménagée. 5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est
plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette
tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent
désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités"
prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves
mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes"
des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes,
justement à cause de ce coté "glaciaire". 5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard.
Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel
serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations [A lire : les cotations].
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