Tête de l'Enchastraye et Pas de la Cavale
par le vallon du Lauzanier

Tête de l'Enchastraye et Pas de la Cavale
par le vallon du Lauzanier

  • Altitude départ : 1907
  • Altitude sommet : 2955
  • Dénivelé : 1150
  • Distance : 19 km
  • Temps de montée : 4h
  • Temps de descente : 4h30
  • Orientation : Nord
  • Balisage : GR du parking au Pas de la Cavale. Cairns de la bifurcation 2670 au sommet de l'Enchastraye.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Cet accès par le nord à la Tête de l’Enchastraye (aussi cité par ex. par B. Ranc dans "Les plus belles randonnées des Alpes du Sud", couplé avec la Cime du Mul) emprunte le magnifique et très fréquenté vallon du Lauzanier, connu pour son très beau lac éponyme, pour le célèbre Pas de la Cavale qui le clôt au sud, et pour… ses marmottes pas du tout farouches et très protégées (c’est ici leur paradis !).
L’itinéraire est on ne peut plus évident : le GR très confortable remonte sur près de 8 km le fond du vallon, plein sud jusqu’au Pas de la Cavale. On passe ainsi d’abord au lac du Lauzanier, qu’on contourne par la droite, puis plus haut au plus petit lac de Derrière la Croix, qu’on contourne par la gauche en montée plus raide vers le Pas de la Cavale (alors visible au fond). Repérez alors sur le massif à votre gauche un col évident au-dessus d’un grand couloir d’éboulis, et à la droite duquel une belle arête rocheuse inclinée grimpe…vers la Tête de l’Enchastraye. Il faudra passer par là…
Sur le sentier (GR) du Pas de la Cavale, vers 2570m, un bon cairn sur la gauche indique l’endroit où il faut le quitter pour accéder à l’Enchastraye. On montera donc dans les caillasses à gauche (nord) pour, en suivant les cairns, accéder assez vite à un plateau quasi horizontal. L’itinéraire s’infléchit alors progressivement vers la droite (NE) pour atteindre le pied du grand éboulis précité. Le remonter au mieux (quelques traces, c’est très raide mais ça passe, on a vu pire !) jusqu’au col. Là, en avançant un peu, on voit à gauche en contrebas le superbe et secret petit lac de l’Enchastraye (on peut y faire un aller-retour), et à droite la crête qui mène au sommet. S’y engager prudemment (traces, marques bleues), plutôt à droite du fil, en contrebas (le fil lui-même est bientôt encombré de gros blocs très pénibles à négocier).
Au sommet, orné d’un immense cairn, d'une petite croix et d’une petite vierge (italienne, sûrement – on est sur la frontière !) dans son tabernacle, la vue est magnifique, sur le Mercantour au sud jusqu'à l'Argentera, les sommets italiens à l’est, ceux de la Haute Ubaye au nord, etc.
A la descente, on fera, surtout si on ne le connaît pas encore, un aller-retour au très séduisant Pas de la Cavale (à partir du précieux cairn à la jonction du GR). Ensuite il suffira de reprendre l’itinéraire de montée - qui va comme d’habitude vous paraître bien plus long qu’à l’aller...
Mais avant d’accéder au parking, ne manquez pas d’aller causer un peu aux marmottes, particulièrement nombreuses et conviviales ici. Mais surtout ne les nourrissez pas, d’ailleurs c’est interdit, à juste titre. Contentez-vous de les prendre en photo, elles adorent !

Commentaires difficultés

Couloir d'accès très raide. Parcours de crête raide et exposé.

Topo créé le :

De Barcelonnette, poursuivre à l'est par la D900 jusqu'à Larche (vers le Col du même nom). A la sortie de Larche, quitter la route du Col pour prendre à droite la petite route étroite du Lauzanier (GR5-56) sur près de 6 km. Celle-ci s'arrête au parking du Pont Rouge.


Situation




Sortie du 06-08-2013

Interdits !

Comme beaucoup de randonneurs, je suppose, je n’aime pas rester sur un échec. Et en août 2012, j’avais déjà précisément tenté de gravir la Tête de l’Enchastraye, mais non pas (bêtement-comme-tout-le-monde!) par le vallon du Lauzanier, mais par un itinéraire sans aucun repère (ni trace ni balisage ni cairn) que j’avais trouvé dans un recueil de topos de D. Matthieu, "50 sommets sans corde en Ubaye", intéressant par ailleurs mais ici bien trop sommaire. Il s’agissait de monter assez vite, par une passerelle (qui cette année n’existe plus…) sur le versant opposé rive droite de l’Ubayette, puis de progresser plein sud sur un replat à flanc, en passant par la cabane du Prayer, et ce jusqu’au lac de L’Enchastraye, et de là au sommet. Mais au-dessus de la cabane je n’ai jamais trouvé le passage, malgré plus de 2h de recherche éperdue dans d’immenses dalles redressées et de gigantesques chaos de blocs. Très déçu et en rage, j’ai finalement dû me résigner à redescendre au mieux en "bartassant" jusqu’au fond du vallon du Lauzanier, où j’ai rejoint la voie "normale". Vu le temps perdu j’ai renoncé à mon objectif et me suis contenté d’aller découvrir le Pas de la Cavale comme lot de consolation, avant le long retour au parking, où par bonheur le réjouissant spectacle gratuit offert par les marmottes m’a fait tout oublier !

Cet année donc : voie NORMALE ! Le chemin des ânes ! Temps toujours idéal, mais moins de monde que l’an dernier sur le trajet et au lac du Lauzanier, toujours aussi superbe. Plus haut, le lac de Derrière la Croix était nettement plus rempli que l’an dernier, où il faisait peine à voir. Et cette fois-ci donc, je suis sorti du GR à l’endroit ad hoc pour aller grimper sur l’éboulis jusqu’au col. Et là, j’en ai pris plein les yeux ! A ma gauche, le petit lac de l’Enchastraye, bijou éblouissant blotti dans son écrin minéral (et personne ici bien sûr : l’accès se mérite !) ; et devant moi, tout près, une douzaine de bouquetins faisant la sieste au soleil sur les pierrailles et les rares touffes d’herbe de la combe ! Ils me regardent, mais personne ne bouge. Alors, après les politesses et les photos d’usage, je me tourne vers la droite et m’apprête à remonter l’arête qui doit me mener au sommet. Seulement voilà, 3 bouquetins sont affalés en plein milieu de la voie… Avec les vaches ou les moutons, j’ai l’habitude, pas de problème, mais les bouquetins… Je m’approche un peu, les prie poliment de se pousser un peu pour que je puisse passer… Rien… J’avance encore un peu… Le plus costaud émet alors par deux fois un chuintement rauque dont je perçois aussitôt la signification : il est pas content DU TOUT que je le dérange dans sa sieste, et me le fait savoir. Message reçu ! Mais il finit quand même par se soulever de mauvaise grâce, imité ensuite par les deux autres, pour me laisser passer. Ouf. Soulagé, je les remercie et leur présente mes excuses… Moins d’une demi-heure plus tard je suis au sommet, en compagnie de quelques Italiens, arrivés du versant est par le col de Pouriac. Je profite longuement de la vue magnifique, je détaille les nombreuses petites fleurs aux vives couleurs qui tapissent ce haut sommet pourtant si aride et caillouteux, avant de finir par sortir mon repas entre deux gros blocs.

La descente sera sans problème. Je ne résiste pas cependant à faire une nouvelle visite au Pas de la Cavale. Mais je résisterai à l’envie de grimper encore sur la Cime du Mul bien tentante : il n’y a déjà plus personne au Pas, et l’horaire me commande de redescendre sans trop tarder (c’est encore long, et il faudra ensuite encore retourner en voiture jusqu’à Digne). Et de fait, je serai presque tout seul sur le trajet de retour. Mes seuls arrêts seront, bien sûr, plus bas, pour les innombrables marmottes et marmottons qui eux sont encore de sortie jusqu’en fin d’après-midi, un vrai bonheur !
Arrivé au parking, je me dis que je suis content de ma journée, et qu’un échec transformé, c’est presque encore mieux qu’une réussite du premier coup !

Photos de la sortie


  • Horaire : 4h
  • Dénivelé : 1150 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
20-09-2015

Tête de l'Enchastraye AR

Stef04

Identification

( ) bivouak.net

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