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- Le Banc du Peyron ou le Petit Chaillol crête est par le vallon de la Vallette
Sortie · Randonnée
Le Banc du Peyron ou le Petit Chaillol crête est par le vallon de la Vallette
Le 05-10-2009 par jacques baranger · Ecrins · Le Banc du Peyron ou le Petit Chaillol 2777 m
Cotation ski de rando
Cotation alpine / globale
F : Facile. PD : Peu difficile.AD : Assez Difficile.
D : Difficile.
TD : Très Difficile.
ED : Extrêmement Difficile.
EX : Extraordinairement Difficile.
Cotation ski
S1 : Route ou chemin horizontal.S2 : Pente faiblement vallonnée.
S3 : Pente plus forte où le skieur peut encore décider lui-même de l'endroit où il doit
tourner. S4 : Pente supérieure à 35° ou présentant des obstacles naturels (barres
rocheuses, crevasses) obligeant le skieur à une grande précision dans ses évolutions. S5 : Pentes à la limite des possibilité d'un très bon skieur.
S6 : Pentes exceptionnelles. Dés 50° par forte exposition, ou au-delà de 55°.
Cotation Topo Guide
1 : Niveau initiation mais il s'agit déjà de ski sur terrain alpin et non de ski nordique. Les pentes n'excèdent pas 30°, les passages ne sont pas trop étroits même en forêt, le dénivelé est inférieur à 800m, l'exposition n'est pas importante et en général le risque d'avalanche est faible.2 : Peu de difficultés techniques, pas de pentes raides (35° au maximum) mais le dénivelé comme l'exposition à la chute ou le danger objectif peuvent être importants.
3 : Entrée dans le ski-alpinisme : passages techniques, pentes longues à 35°, passages courts jusqu'à 40-45°. Forêts assez denses même avec pentes faibles, chemins forestiers raides.
4 : Ski de couloir ou pente raide : 40° très long, avec parfois des passages courts jusqu'à 50°. Terrains de moyenne montagne très accidentés ou forêts très denses même avec pentes modérées.
5 : Pentes très raides : à partir de 45-50° très long, sinon à
partir de 50° significatif.
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions : 1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré :
5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m) avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne.
5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la catégorie supérieure réaménagée.
5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités" prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes" des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes, justement à cause de ce coté "glaciaire".
5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard. Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations
[A lire : les cotations].
Chacun de ces niveaux comprend trois subdivisions : 1 : inférieur • 2 : médian • 3 : supérieur
Cas particulier du 5 degré :
5.1 : on entre dans le 50° significatif ou 45° très long (500 m) ou assez long (300 m) avec problèmes et variations : des couennes tordues des Préalpes continueront à coexister ici avec de grandes pentes uniformes de haute montagne.
5.2 : c'est du 50° soutenu sur 200 m ou bien 45-50° très long. L'adjonction du "+" permet de déclasser ici des courses qui ne pouvaient tout de même pas rester dans la catégorie supérieure réaménagée.
5.3 : à partir de 49-50° sur 300 m. C'est le "ski extrême de papa" (seventies) qui n'est plus par définition "extrême" 30 ans plus tard (dans les conditions standard s'entend). Cette tranche comporte un nombre important de courses qui étaient toutes en 5.4. Elles peuvent désormais se côtoyer dans le 5.3 : celles de grande ampleur ou comportant des "spécialités" prennent un "+". Les courses des "petits massifs" (Belledonne, Aravis, Dévoluy) brèves mais comportant des passages très durs doivent rester ici à côté des "mythes" des grands massifs (Ecrins, Mont Blanc, Valais), mythifiés par les piétons-alpinistes, justement à cause de ce coté "glaciaire".
5.4 : niveau qu'on pourrait encore considérer comme "extrême" en conditions standard. Compte tenu de la progressivité des niveaux précédents, le maximum actuel serait probablement 5.4+.
Rien n'empêcherait cependant l'ouverture d'un 5.5 pour des courses déjà réalisées ou à venir si un nombre suffisant de spécialistes en exprimait le besoin.
Plus d'infos : - Le site internet de Volodia Shahshahani, journaliste grenoblois, créateur et directeur de la collection Toponeige, d'où sont tirées les informations ci-dessus. - les cotations
[A lire : les cotations].

Une sortie des plus sauvages
Le Banc du Peyron est effectivement une sortie sauvage, exigeante et très peu fréquentée. Pour la boucle du pas du Limon en montant en rive droite et redescendant rive gauche du torrent de la Valette, les départs de sentier sont très mal marqués : à la montée, se diriger au fond d'un pré au niveau d'une propriété isolée, monter au mieux au-dessus, on finit par trouver une petite trace discrète. Celle-ci est souvent très encombrée de végétation, sauf dans les parties forestières ; cependant, elle reste en générale assez marquée, mais ce genre de sentier est en péril faute de fréquentation. La montée se faufile astucieusement, jamais exposée, à travers les pentes raides du vallon. On finit par traverser le torrent vers 1950 m, et atteindre le replat du col du Limon vers 2000 m. Le sentier se scinde en deux branches, une à plat vers les contreforts du pic de la Festoule, l'autre qui redescend par quelques lacets puis un passage en forêt, avant de redescendre à nouveau. Après quelques lacets juste sous une barre rocheuse, ne pas manquer la bifurcation à gauche vers la Valette (tout droit, une autre branche part vers Molines). Cette descente est assez exigeante en raison du caractère très encombré de végétation de la sente, mais qui est en même temps très pierreuse et parfois piégeuse.
Pour monter au Banc du Peyron proprement dit, c'est encore plus l'aventure. On peut quitter la boucle juste après avoir traversé le torrent de la Valette à 1950 m, monter et franchir au mieux (très pénible) une zone d'aulnes, parsemée de petites barres, en bordure de torrents ; au-dessus, le terrain est plus ouvert et on monte au mieux (parfois directement dans les thalwegs, parfois sur les côtes herbeuses en bordure ; on trouve quelques cairns isolés, aucune trace) jusqu'à la selle évidente du col de Riablou, vers 2550 m (cotation R3). Pour le sommet du Banc du Peyron (R5), parcourir toute l'arête, d'abord plate et large. Atteindre un premier ressaut rocheux, coté 2648 (ou, plus facile, le contourner légèrement versant S), puis redescendre légèrement. La suite est plus difficile : remonter, grimper un couloir rocheux par sa bordure, pour atteindre un court ressaut rocheux de 2 m ; l'escalader (très délicat à la descente en l'absence de prises de main), et poursuivre par l'arête toujours très escarpée jusqu'au sommet. Très belle vue, solitude garantie.