Tête de l'Autaret depuis Maljasset

Tête de l'Autaret depuis Maljasset

  • Altitude départ : 1910
  • Altitude sommet : 3021
  • Dénivelé : 1200
  • Distance : 20 km
  • Temps de montée : 4h30
  • Temps de descente : 3h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : blanc-rouge jusqu'au Ravin de Chabrière, puis jaune-rouge jusqu'au fond du Vallon de Chabrière. Cairns jusqu'au col.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants

Itinéraire

Traverser Maljasset, dépasser la chapelle de Maurin puis descendre à droite le chemin qui franchit le pont sur l’Ubaye. Après le pont, continuer brièvement sur la large piste qui mène au Col de Mary, et repérer bientôt sur la gauche (panneau) le départ d’un sentier qui, après avoir franchi un ravin (ravin de l’Alpet), part en direction du Col de l’Autaret via le Plan de Parouart et le vallon de Chabrière. On suit cet agréable sentier "en toboggan" qui longe l’Ubaye en rive gauche, et qui est parallèle à celui, beaucoup plus fréquenté, de la rive droite en face (tous deux mènent au Plan de Parouart). A noter que notre sentier est presque toujours en sous-bois (contrairement à l’autre…) et qu’au Plan de Parouart on y bénéficie de vues superbes sur les eaux calmes de ce lieu un peu magique et secret, dans lesquelles se reflètent les hauts contreforts sud du Péouvou (tant pis pour ceux qui auront pris l’autre sentier !).

Au Plan, le sentier s’infléchit vers le sud-est (panneau), direction qu’il gardera désormais jusqu’au Col de l’Autaret. Il longe le ravin de Chabrière, passe en face et en contrebas de la bergerie du même nom, puis se faufile dans l’impressionnant chaos rocheux de la Casse des Marchands (au pied du Pic de Pelvat). Il entre ensuite dans le fascinant et désertique vallon de Chabrière, qu’il suit en rive gauche du torrent du même nom. Tout au fond du vallon, sur la crête, le Col de l’Autaret est visible de loin, en haut d’une raide pente d’éboulis de schistes qu’il faudra alors remonter en suivant la trace et les cairns.

Au Col (2880 m, panneau bilingue), s'engager à gauche sur l’arête (orientée nord-est), où on trouve presque aussitôt la fameuse borne-frontière de 1824 avec la fleur de lys et la croix de Savoie. Là, contrairement à ce qu'indique au col le panneau "Tête de l'Autaret 0.30" (cf. ma photo), mieux vaut ne pas continuer sur le fil de l’arête, sur le bon sentier qui la longe, car il bute à mi-chemin sur une barre dont le franchissement est extrêmement délicat. Il est bien préférable de descendre alors à droite (donc du côté italien du col), hors trace, jusqu'à mi-pente à peu près, puis de progresser à flanc, parallèlement à l’arête (nord-est). Et dès que la progression en dévers devient moins pénible, il faudra contourner la barre qui s’efface vers le bas et remonter ensuite au mieux, toujours hors trace, sur le fil de l’arête, qu’on suivra ensuite sans difficulté jusqu’au sommet. Là-haut la vue porte à la fois sur les Alpes italiennes (dont le Viso, s’il veut bien s’extraire un instant de sa cape de nuages) et les sommets français de la Haute-Ubaye (jusqu’aux Ecrins enneigés au loin).

A noter qu’il est possible aussi, au lieu de remonter sur le fil, de continuer à progresser à flanc, toujours dans la même direction nord-est, jusqu’à buter sur le versant de l’arête nord-ouest qu’on remonte aisément, et de là-haut à gauche jusqu'au sommet.

La descente se fait par le même itinéraire, en profitant une nouvelle fois des charmes sauvages et secrets du vallon de Chabrière et du Plan de Parouart…


Commentaires difficultés

Hors sentier côté italien, après le franchissement du Col de l'Autaret
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Topo créé le :

Depuis Barcelonnette, prendre la D900 direction Col de Larche jusqu'à Saint-Paul, et de là suivre la D25 jusqu'à Maljasset. Se garer (en été) sur le parking à gauche avant le village.


Situation




Sortie du 03-08-2012

Plan de Parouart 1

D’avance je me réjouissais de parcourir pour la seconde fois ce fascinant vallon de Chabrière (la première ç’avait été pour l’ascension du Pelvat de Chabrière, il y a des années), là-bas au bout du monde, aride, étrangement désert et pourtant fascinant avec son petit ruisseau toujours fidèle à vos côtés et ses petits bouquets de fleurs variables en fonction de l’altitude, et qui s’obstinent à pousser au milieu des cailloux tout au long du parcours… Et je n’ai pas été déçu, d’autant qu’avant d’y accéder j’avais déjà été enchanté par le Plan de Parouart, qui vu du côté rive gauche est une petite merveille (alors que depuis le versant opposé il ne présente que peu d’intérêt).
Alors, sous le soleil et le ciel bleu de Haute Provence, au sortir de la Casse des Marchands où trois marmottes en relaxation m’avaient observé du haut de leur promontoire rocheux, j’étais dans mon rêve éveillé, au cœur du vallon, lorsque soudain j’ai entendu derrière moi un grondement étouffé puis de plus en plus puissant. Un bruit de moteur ? Non ce n’était pas possible ICI ! Et puis, horreur, j’ai dû me rendre à l’évidence : deux jeunes cons sur leurs motos rutilantes et pétaradantes sont arrivés à ma hauteur, m’ont dépassé sans même me regarder, se sont dirigés vers le fond du vallon et là ont entrepris sans hésiter de faire grimper leurs montures dans les raides éboulis de schistes jusqu’au Col de l’Autaret. Ils ont dû s’y reprendre à plusieurs fois, à grands cris, s’arrêtant, redémarrant, mais ont fini par y arriver avant de disparaitre définitivement côté italien. Parvenu à mon tour sur les pentes menant au Col, j’ai pu constater les dégâts : sentier fortement labouré à plusieurs endroits, larges sillons creusés à d’autres endroits en-dehors de la trace, bref, un vrai travail de sangliers, la pollution en plus ! D’un coup toute la magie du lieu s’était envolée, j’étais écoeuré et furieux, comme l’était aussi le seul autre pékin rencontré en ces lieux et qui redescendait, lui, à pied bien sûr, de la brèche de l’Autaret…
Les efforts que j’ai dû fournir pour arriver tout de même au Col, puis au sommet (après un aller/retour sur la crête jusqu’à la barre entre les deux !), puis pour identifier là-haut le maximum de sommets alpins des deux côtés de la frontière, ainsi que la majesté de ces hauts-lieux m’ont ensuite quelque peu rasséréné…
Le retour s’est fait sans histoire et sans rencontrer âme qui vive (même mes marmottes avaient disparu, écoeurées sans doute elles aussi) et j’ai pu encore une fois faire le plein de sensations et d’images sur ce long mais si extraordinaire parcours jusqu’à Maljasset, avant de rentrer (en voiture cette fois-ci) à Digne-les-Bains…

Photos de la sortie


  • Horaire : 4h30
  • Dénivelé : 1200 m

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Date Titre Auteur
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