Dans la traverse


Dans la traverse

Commentaires

pascal sombardier
09-10-2006 14:47:42

c'est exact, j'ai été trompé par la perspective d'une mauvaise photo (à l'ombre en+) pour faire ce croquis et la partie d'escalade que tu as faite est la bonne, elle arrive bien dans le haut du pierrier. D'ailleurs, on ne peut pas aller plus loin sur la vire du dessous : elle n'existe plus vraiment au-delà et redescend.

Cisou
09-10-2006 13:29:09

Bonjour Pascal - et aux autres aussi :D Attiré par vos discussions, je suis allé trainer dans ce coin http://www.bivouak.net/topos/course.php?id_course=2464&id_sport=2 Mais je ne comprends pas exactement le croquis de Pascal ../photos/photos.php?id=7334&alone=1&id_sport=2 En effet la cheminée (jaune) que nous avons remontée, arrive assez haut dans le pierrier de descente et pas du tout au point bas de la vire, comme le shéma le laisse enttendre. De plus, la vire (verte) en bas de cette cheminée était fort peu avenante au delà de la partie que nous avons empruntée. J'ai quand même l'impression d'avoir remonté la bonne cheminée, mais il me reste un doute :P A votre avis.


François LANNES
02-10-2006 21:28:06

Bravo Alain ! Super photo, Bernard ! Merci ! Du coup, Pascal pourra faire se boucle autour de la Tête de Garnesier : montée par l'Abéou; col de Corps; Pas de l'Ane; Pas l'Agneau; descente et retour par l'Abéou...


Bernard MAZAS
02-10-2006 15:51:02

akraus
Vu depuis le haut, le ravin débouche à l'amont du point bas de la crête, du côté menant à la Tête de Garnesier. On peut voir l'ensemble du parcours depuis le haut. Désolé, pas de photos à l'appui, je n'étais pas équipé...
:) Coïncidence : j'étais justement en train d'en mettre une en ligne : ../photos/photos.php?id=7769&id_sport=2


Alain Kraus
02-10-2006 14:04:20

Puisqu'il en a été question dans ce sujet, je tenais à relater ici mon passage au Pas l'Agneau, entre le vallon de l'Abéou et la crête qui mène à la Tête de Garnesier. Je l'ai fait Samedi à la montée et je dois dire qu'il n'y a pas de subtilité dans ce sens, il suffit de grimper sur la croupe où les arbres montent le plus haut et c'est ensuite assez évident et pas particulièrement délicat : juste un ravin un peu terreux avec des pierres. J'ai débouché légèrement à gauche du ravin en montant, en passant en travers sur quelques gradins mais ça à l'air de sortir aussi en haut du ravin. Vu depuis le haut, le ravin débouche à l'amont du point bas de la crête, du côté menant à la Tête de Garnesier. On peut voir l'ensemble du parcours depuis le haut. Désolé, pas de photos à l'appui, je n'étais pas équipé... J'en profite pour remercier Pascal Sombardier pour son croquis sur les vires de la Tête de Garnesier qui m'a permis de rejoindre le Col de Corps depuis le sommet, non sans mal mais c'était en plein brouillard... Alain


anonynmous
26-09-2006 16:24:34

Idem. Vivement intéressé par tes mots. Et tu peux aussi l'ajouter sur Bivouak, dans les pages articles.


GLaG
26-09-2006 15:50:01

>Si tu pouvais m'envoyer ce texte, François, ça m'intéresserait beaucoup idem > Un amoureux de la Jarjatte :D idem :-)


Bernard MAZAS
26-09-2006 15:29:31

pascal sombardier
François Lannes est donc allé reconnaître ce pas la Cavale et en est revenu marqué. Il en a ramené de fortes émotions et un texte particulièrement intense qui élève la "randonnnée du vertige" au niveau de l'alpinisme sans le côté "fier-à-bras" propre à cette discipline. Je ne vais pas vous livrer l'intégralité de ce texte qui fait 10 pages et que vous pouvez toujours lui demander par mail.
Si tu pouvais m'envoyer ce texte, François, ça m'intéresserait beaucoup (tu as mon adresse sur mon site). Un amoureux de la Jarjatte :D


pascal sombardier
26-09-2006 12:53:23

François Lannes est donc allé reconnaître ce pas la Cavale et en est revenu marqué. Il en a ramené de fortes émotions et un texte particulièrement intense qui élève la "randonnnée du vertige" au niveau de l'alpinisme sans le côté "fier-à-bras" propre à cette discipline. Je ne vais pas vous livrer l'intégralité de ce texte qui fait 10 pages et que vous pouvez toujours lui demander par mail. Mais j'ai été sensible à sa découverte du cirque de la Jarjatte, que je décris dans mon livre comme l'un des plus beax paysages des Alpes. Puissent ces quelques lignes donner à certains l'envie de sortir de leur pré carré.... : "Le vallon de La Jarjatte" : Je n’étais encore jamais allé dans le vallon de La Jarjatte. J’en avais seulement entendu parler… Ce matin, le village de Lus-la-Croix-Haute se trouve noyé dans une fine nappe de brouillard. Les panneaux de la route me guident vers ma destination. Peu de kilomètres après le village, le brouillard se dissipe. Et les premières clartés du jour effacent la fin de nuit. À la forme des reliefs alentour, je pressens l’entrée du vallon. D’un coup, apparaît sur ma droite, là-haut dans le ciel, une haute ombre chinoise : c’est une falaise verticale !! Elle est immense ! Je n’en crois pas mes yeux. J’avais entendu parler d’aiguilles rocheuses, dans le secteur de Lus, mais je ne m’attendais pas à cela ! À peine ai je pu admirer ce spectacle féerique, qu’en apparaissent coup sur coup deux autres. L’arrivée, aux premières lueurs du matin, au milieu de toutes ces tours, ces aiguilles, de ces falaises, toutes aussi gigantesques les unes que les autres, et chacune apparue en contre-jour, fut une arrivée hallucinante !! J’entrais dans un autre monde ! C’était dantesque. Et envoûtant dès les premiers instants. Je pénétrais à petite vitesse en ce lieu. Je voulais ne rien perdre du spectacle, et de cette nature aussi fabuleuse !! Progressivement, je reconnaissais le Roc de Garnesier, puis la Tête du même nom, et tout à droite, au dessus de moi, Chamousset dont l’immense falaise me laissait bouche bée … Au fond, se trouvaient d’autres pointes, tendues vers le ciel. Je ne connaissais pas encore leur nom. Découpées sur le fond de ciel, bleu sombre, du jour commençant, ces arêtes me faisaient l’impression d’un monde irréel. Un monde qui aurait été composé par le Créateur juste pour fasciner les amateurs de montagnes inaccessibles… Et aussi pour les envoûter…"


François LANNES
11-09-2006 11:05:49

Bonjour, vos quelques commentaires appellent une réponse de ma part. Sur la notion de risques auxquels j'aurais été incité, je tiens à rassurer Pierre. J'ai toujours dosé la dose de risque pris, et ne me considère que comme le seul responsable de ce dans quoi je m'engage. Je dégage quiconque de quelque responsabilité. Ceci servant à rassurer les esprits... Quant aux difficultés proprement dites, avec une nuit de repos, je peux dire ceci : la Pas fait environ 300 m de long. La moitié côté Mougious est constitué de vires semi herbeuses, effectivement, qui sont vraiment faciles. Il faut mettre les mains à deux moments, mais je n'appelle plus cela un problème. Cela incite à avancer. Au milieu il y a l'arête en forme de lame de couteau, et son pas de dé-escalade dans le sens où je l'ai fait. La deuxième moitié, côté Vachères, est constituée de pentes de terre essentiellement, dans lesquelles se trouvent progressivement de plus en plus de pierres, pour finir à la fin avec de nouveau de l'herbe. Les 25 premiers métres en terre sont nerveusement très éprouvant à cause de l'exposition, mais la difficulté est faible en soi. Je suis passé en limitant mentalement mon esprit à choisir les appuis de chaussures, sans penser à autre chose, et surtout pas au lieu dans lequel je me trouvais. Je n'ai donc absoluement pas "profité" des circonstances : je suis passé. Ce n'est pas très pentu, probablement, mais il n'y a pas de trace plane qui serait faite par les chamois. Et c'est là un point qui me semble faire une grande différence. Voilà. Pour ce qui concerne la montée dans le cirque de Mougious, cela fait partie d'un récit de la ballade que je suis en train d'écrire ... Pour l'exploration au dessus, c'est vrai que je n'avais plus beaucoup de ressort. Mais je suis quand même allé voir ! En fait je suis sorti 15 m sous les falaises supérieures, donc ce n'était vraiment pas loin. J'ai retraversé vers la gauche sous les falaises, en direction Mougious, sur une petite cinquantaine de mètres. Là la vire s'arrête, et il faut faire de l'escalade dans ce rocher si bizarre ... En tant qu'escalade ce n'est pas difficile (III) pour ce que j'en ai vu. C'est plutôt l'assurance qui me parait le sujet d'inquiétude. Et puis il semble qu'il faille escalader assez longtemps (100 m) avant de retrouver d'autre vires au dessus ... Je te rassure, je n'y suis pas allé ! Quant aux "pierriers enchanteurs", je faisais là un brin de poèsie , et un grand passage de moquerie.


Bernard MAZAS
11-09-2006 08:30:52

François LANNES
J'apprécie au plus haut point de pouvoir en suivre le déroulement, "pas à pas", au jour le jour; ainsi que d'en partager à distance, et certainement avec moindre intensité, les émotions que ces re-découvertes peuvent susciter pour vous.
Sache, cher François, que je partage tout à fait ces sentiments que tu analyses si bien, par exemple en lisant ton superbe compte rendu du Bonnet de l'Evêque, avec les non moins belles photos de Guillaume.
François LANNES
En attendant "de pouvoir fouler moi même ces pierriers enchanteurs et accueillants, le tout dans l'enthousiasme et la légéreté ",
Euh ? "pierriers enchanteurs" ? C'est une citation du divin marquis ? :D


Pierre Baldensperger
10-09-2006 23:16:09

Bonjour François, Sympa d'être allé reconnaître le terrain sur ce bel élan d'enthousiasme !! Je me permettrai juste de décliner le titre de "professionnel du Dévoluy" dont tu me gratifies : je ne suis guère plus qu'un petit randonneur amateur, sans aucune expérience de la haute montagne et des techniques d'alpinisme (contrairement aux deux autres cabris cités). J'ai par contre la chance d'avoir passé pas mal de vacances à proximité de La Jarjatte depuis de nombreuses années, d'où une connaissance approfondie de certains recoins du massif et, effectivement, une photothèque assez fournie. Je suis déjà bien content si mes informations peuvent être d'une quelconque utilité aux randonneurs qui souhaitent découvrir ce massif injustement (mais fort opportunément) méconnu. D'après ce que tu dis, ce passage serait donc beaucoup plus difficile que je ne le pensais... Il m'avait toujours semblé que la plus grosse partie de la vire se déroulait sur des pentes semi-herbeuses, et pas sur des marnes instables. Je suis vraiment désolé de t'avoir incité à prendre ces risques peu utiles mais soulagé qu'il ne te soit rien arrivé de plus grave que quelques sueurs froides... En tout cas je pense que tu viens de réaliser une première depuis de nombreuses années car je n'ai jamais vu foule par là-haut. Il faut dire que la montée depuis la cascade de Mougious (je suis surpris que tu ne l'évoques pas dans ton récit) m'a toujours paru très éprouvante et c'est la raison pour laquelle je pensais que l'accès était plus commode par Vachères. Sans même parler de l'austérité oppressante de cette immense face nord (difficile de faire plus nord d'ailleurs), c'est déjà assez admirable de trouver les ressources mentales pour s'engager dans ce passage après l'impact physique d'une telle montée. Je n'avais pas eu le temps de répondre à ton précédent message avant que tu ne le fasses toi-même, et je te confirme donc trop tard que pour les deux autres "passages" que tu avais repérés, l'un est évident (celui du bas) et l'autre une illusion (celui du milieu). Il y a effectivement toujours beaucoup de neige dans la combe de Mougious l'hiver (once again : face nord...), ce qui a tendance à révéler certaines subtilités du relief, mais aussi et surtout à gommer certaines difficultés de taille. Je suppose qu'en sortant du Pas la Cavale tu n'avais pas vraiment la tête à continuer les acrobaties, mais aurais-tu par hasard eu la curiosité de jeter un oeil vers le haut (peut-être même une photo) sur l'hypothétique possibilité de contournement du "rempart" de Vachères que j'évoquais dans mon message ? Personnellement je crains que ce ne soit encore pire... quoique peut-être un peu moins marneux et plus "gradiné" ?


François LANNES
10-09-2006 21:56:06

Finalement, je me suis décidé hier soir tard, à aller voir sur place ce qu’il en est de ce Pas la Cavale. D’abord il ne faut garder que l’hypothèse du passage en haut, au pied de la falaise de la Tête de Vachères. Les autres idées que j’avais évoquées ne riment à rien. Soit dit en passant, la neige recouvrant les reliefs devait être très épaisse le jour des photos de Pierre, parce que la réalité ne correspond pas à l’impression que l’on peut en voir avec ces photos : tout est plus étroit. Pierre avait très bien décrit le passage. Le début des vires est donc débonnaire. Au centre, il y a une arête rocheuse qui complique un peu : un pas de III, de 1,5 m à descendre, avec arrivée sur un replat de 2 m X 2 m presque plat, mais au bord du vide ! A partir de là ce sont des pentes de terre et de pierres à traverser, sur un toboggan au dessus de la barre rocheuse !!! Aucune erreur ne peut être tolérée… Pour moi qui ne suis pas un habitué du Dévoluy, la tension a été extrême. La technique en soi a été peu compliquée, mais l’exposition totale pendant 25 mètres. Les possibilités d’assurage me semblent faibles Je l’ai pris en passant de Mougious vers le Pré Vachères, et c’est fort heureux de l’avoir fait dans ce sens, plutôt que dans l’autre. Dans le sens Vachères –Mougious, les pentes de terre sont à faire en descendant légèrement, ce qui est plus difficile qu’en montant, et de plus le regard serait alors face au vide ! En plus ce sens Vachères-Mougious oblige à commencer par le pire passage tout de suite, ce qui n’est pas ma préférence. Noter que ce passage est en exposition plein Nord, que donc l’humidité est très présente, notamment sur l’herbe et aussi sur la terre. Le matin ne m’apparaît pas le meilleur horaire pour y aller. Ce n’est plus de la randonnée !!! Je n’ai pas la connaissance pour comparer avec le sentier de la Baronne, mais cela m’a semblé beaucoup plus dangereux que les escaliers de Fluchaire. Amateurs de sensations, oui peut-être; mais alors vraiment vraiment aguerris. A+ François


François LANNES
09-09-2006 21:47:43

A l'attention de Pierre Baldensperger, Bernard Mazas et Pascal Sombardier : Pardonnez cette "apostrophe" un brin pompeuse, mais c'est d'abord parce que je m'adresse à vous sans vous connaitre personnellement tous, et ensuite parce que je souhaitais m'immiscer prudemment dans cette somptueuse discussion de professionnels du Dévoluy ... Depuis le début du sujet, je lis avec grand, très grand, intérêt toutes ces descriptions et récits de ballades que vous faites, à propos de l'intimité de ce massif méconnu, et de quelques uns de ses recoins perdus. Ce que vous nous offrez là est réellement un "morceau de choix" de la vie de découvreurs de chemins, ou pour le moins, de la vie de re-découvreurs de ces chemins et Pas oubliés. J'apprécie au plus haut point de pouvoir en suivre le déroulement, "pas à pas", au jour le jour; ainsi que d'en partager à distance, et certainement avec moindre intensité, les émotions que ces re-découvertes peuvent susciter pour vous. En attendant "de pouvoir fouler moi même ces pierriers enchanteurs et accueillants, le tout dans l'enthousiasme et la légéreté ", je me contente de regarder les photos généreusement mises à la vue de chacun ! En tout cas, Bravo à Pierre pour sa photothèque remarquable, et merci ! Car je viens de passer de longues minutes à étudier les trois photos hivernales du Mougious, et elles permettent de suivre les explications du texte d'une façon tout à fait précise et instructive. Pour être exact, cela m'en donne même le virus, de ces coins du Dévoluy ... Bon. A la lecture de la neige sur ces photos, sur l'ensemble de la barre de Mougious, je me dis qu'il peut (potentiellement !) s'y détecter trois passages. Un : complètement en haut, horizontal ; le deuxième tout en bas, en diagonale ascendante à droite; le troisième au centre, en ascendante à gauche, sur un repli de calcaire très certainement abominable à passer! Seul le plus haut pouvant correspondre à l'inscription faite sur la carte, du Pas. L'hiver donne parfois beaucoup de solutions ... que seule l'exploration sur le terrain confirmera. OK ! Faut y aller. Encore merci, et ... A+ François


Pierre Baldensperger
09-09-2006 17:16:39

Hmmmmm... le Pas la Cavale... Je reconnais bien là l'instinct de l'aventurier explorateur : voilà une excellente piste à creuser pour la suite de tes aventures côté Jarjatte, Pascal... Coïncidence (ou pas) : c'est aussi un endroit que je comptais aller ré-explorer dès mon prochain séjour sur place. Je suis allé deux fois à proximité immédiate, dont une fois quand j'étais haut comme trois pommes et une autre fois il y a une quinzaine d'années, et jamais par le meilleur côté (Moujious). Là encore, il me semble bien que c'est le docteur Desmoulins qui nous avait donné l'idée d'y aller en nous laissant entendre que ça passait, mais aucune des deux fois nous n'avons osé nous engager dessus : non que ça m'ait personnellement paru infranchissable, mais j'étais à chaque fois en groupe avec des randonneurs encore moins "casse-cou" que moi... Pourtant, si j'en crois mes lointains souvenirs et mes nombreuses observations aux jumelles, je pense que ça devrait effectivement passer (peut-être même plus confortablement que les vires sous la Tête de Garnesier), mais ce coin est beaucoup beaucoup beaucoup moins fréquenté !! A mon avis, la meilleure façon de l'attaquer, c'est côté Vachères (la montée est moins pénible). Il y a une vire bien visible sur ces photos hivernales : mais attention : si la fin de la vire (côté Moujious) semble réellement débonnaire, son amorce et son milieu pourraient en revanche s'avérer très "casse-gueule" ou au minimum dans le style du passage final en haut du "sentier de la baronne" : seule une visite sur le terrain permettra d'en avoir le coeur net. Passer des prés de Moujious à ceux de Vachères (ou inversement) n'est cependant qu'un maigre objectif pour une telle expédition. La 2ème fois que nous y sommes allé, nous ne visions pas le Pas la Cavale mais la grotte qui se situe au point haut du pierrier sous la grande falaise au-dessus de Moujious (configuration un peu similaire à celle de la Fétoura). Malheureusement, l'épouvantable calvaire de la remontée du pierrier ne mène qu'à un pauvre recreux de 4m de profondeur au plus. Il y a d'autres ouvertures dans la falaise, notamment une un peu au-dessus à gauche du trou en question qui paraissait plus prometteuse, mais il faut pour l'atteindre passer un petit ressaut rocheux (pas plus d'1m de haut) assez délitté qui aurait nécessité une prise de main solide (que je n'ai pas pu trouver) pour que je puisse le franchir sans appréhension. Comme Pascal connaît apparemment des spéléos qui arpentent le Dévoluy, peut-être en savent-ils plus...? Un autre objectif plus alléchant pour une escapade du côté du Pas la Cavale serait de se tourner vers le haut : mais oui, il s'agit en effet du seul endroit (quoique) qui pourrait permettre d'accéder au repaire de chamois sur les pentes "suspendues" au-dessus du rempart qui barre le haut des prés de Vachères. Mais là, bien sûr, c'est probablement une expédition très exposée et d'un tout autre niveau. Quant au Pas l'Agneau, si ça doit passer vers l'Abéou, ce n'est certainement pas dans le creux du Pas, mais un peu avant (en remontant vers la Tête de Garnesier) : le terrain semble moins pourri et il y a un pierrier semi-herbeux de pente praticable qui remonte jusqu'assez haut sous le Pas. L'amorce de la descente pour rejoindre ce pierrier reste un peu raide d'aspect, mais en tout cas rien qui semble a priori infranchissable.


Bernard MAZAS
07-09-2006 11:48:19

pascal sombardier
j'ai traversé comme toi sur la vire en mettant un coinceur en haut de la cheminée pour assurer le second. On a purgé une grosse écaille en équilibre qui rendait cette traversée un peu dangereuse....
Je vois très bien de quoi tu veux parler :D :D :D J'ai failli la nettoyer en passant, mais, dans le contexte, je la trouvais incongrue et du coup je n'y ai pas touché...
pascal sombardier
L'un des gars d'EDF m'a dit qu'il avait gravi la seconde cheminée (qui est en 4c avec 2 pitons) et qu'il y a 3 pitons reliés par une cordelette au-dessus (relais utilisable donc pour un rappel).
Bon à savoir. j'incluerai cette information sur mon site, quand j'aurai le temps car je pars maintenant en déplacement.
pascal sombardier
Le pas l'Agneau était peut-être plus herbeux avant et moins raviné, mais si les anciens l'ont appelé "pas", c'est qu'il devait servir de passage entre les 2 vallons aux bergers et aux chasseurs. C'est vrai que le versant Abéou a une sale gueule... Il y a plusieurs pas marqués sur la carte du Dévoluy qui restent un mystère : notamment le pas de l'Arche au Faraut vu de Corps. Je ne vois absolument où il peut y avoir un pas ici ?? De même sous la Tête de Vachère vue de La Jarjatte, le pas de la Cavale ...? Si quelqu'un a des explications...
Ta remarque toponymique me paraît judicieuse. Quant aux autres pas que tu cites, effectivement le mystère reste entier, ce qui va nous donner du grain à moudre et c'est très bien comme ça. :D


pascal sombardier
07-09-2006 09:55:39

j'ai traversé comme toi sur la vire en mettant un coinceur en haut de la cheminée pour assurer le second. On a purgé une grosse écaille en équilibre qui rendait cette traversée un peu dangereuse. L'un des gars d'EDF m'a dit qu'il avait gravi la seconde cheminée (qui est en 4c avec 2 pitons) et qu'il y a 3 pitons reliés par une cordelette au-dessus (relais utilisable donc pour un rappel). Le pas l'Agneau était peut-être plus herbeux avant et moins raviné, mais si les anciens l'ont appelé "pas", c'est qu'il devait servir de passage entre les 2 vallons aux bergers et aux chasseurs. C'est vrai que le versant Abéou a une sale gueule... Il y a plusieurs pas marqués sur la carte du Dévoluy qui restent un mystère : notamment le pas de l'Arche au Faraut vu de Corps. Je ne vois absolument où il peut y avoir un pas ici ?? De même sous la Tête de Vachère vue de La Jarjatte, le pas de la Cavale ...? Si quelqu'un a des explications...


Bernard MAZAS
06-09-2006 21:52:35

Pascal, j'aurai encore deux questions : 1) tu es monté comme j'ai fait ou bien direct par la dalle, et dans ce cas as tu mis un piton ? 2) genevois toujours pas comment tu descends directement sur l'Abéou du pas l'Agneau ? J'ai vraiment des doutes.


pascal sombardier
06-09-2006 09:48:42


Citation:Et pour tes équipements, tu peux nous faire un crobard ? Pour la descente, la partie finale ne figure pas sur ta photo, mais c'est simple, j'ai mis un piton sur l'arête en haut des gradins encombrés de blocs en équilibre, un autre 35 m plus bas qui permet d'attendre à l'abri derrière un petit pilier (à droite en regardant du bas) et de là, on rejoint en diagonale la cordelette qui était en place. Un rappel diagonal sur celle-ci permet de rejoindre les gradins faciles en haut du couloir. Ceci ne résoud pas le fait qu'il est très difficile de ne rien faire tomber depuis cette partie finale et qu'il vaut mieux qu'il n'y ait personne dans le couloir en dessous....


Bernard MAZAS
05-09-2006 21:29:04

pascal sombardier
C'est un itinéraire à conseiller quand il reste de la neige, parce qu'elle stabiliserait les pierres en équilibre. J'ai toutefois sécurisé la montée par quelques pitons et équipé la descente en 3 rappels décalés de 35 m jusqu'au haut du couloir (lequel serait nettement plus agréable avec de la neige)
J'en ai connu de bien pire, mais enfin, c'est vrai, c'est pas un boulevard. Et pour tes équipements, tu peux nous faire un crobard ? (air connu) :D :D


pascal sombardier
05-09-2006 20:43:53

j'y étais donc ajourd'hui avec Denis Hory. Étrange coincidence (une de plus), l'EDF était présente sous la forme de 6 employés particulièrement sympathiques (il y a une ligne électrique qui alimente Lus et qui traverse le col de Corps - Quel spectacle que ces hommes suspendus sur des pylônes de 25 m de haut maniant des câbles de 20 000 volts !). Leur chef connaissait la voie d'accès au Roc. Il y a même laissé des pitons et des rappels. Il y avait aussi deux biwakers qui étaient montés depuis La Cluse par l'Abéou (3 h) et qui m'ont accueilli en me disant que c'était de ma faute s'ils étaient là ! Ravis tout de même.... On a donc fait la voie ensemble. Pour du terrain d'aventure, c'est du terrain d'aventure +++. Quand je vois les débats de ces pauvres grimpeurs sur C2C pour savoir s'il faut mettre ou non 3 spits dans un passage de 5b, je suis affligé. Bref, pour tout vous dire, j'ai été un peu déçu par cette voie d'accès au terrible et inaccessible Roc, sans réelles difficultés, mais assez dangereuse. C'est un itinéraire à conseiller quand il reste de la neige, parce qu'elle stabiliserait les pierres en équilibre. J'ai toutefois sécurisé la montée par quelques pitons et équipé la descente en 3 rappels décalés de 35 m jusqu'au haut du couloir (lequel serait nettement plus agréable avec de la neige). Quant à vous, biwakers de passage qui avez poursuivi par l'itinéraire que j'ai imaginé dans le versant NW de la Tête et que j'ai vu aux jumelles sur la grande épaule sous le sommet, dites-moi ce que vous avez pensé de ma combinaison ? Merci d'avance..


Bernard MAZAS
04-09-2006 08:55:45

pascal sombardier
Je vais essayer d'y faire un tour dès que possible.
J'espère bien, et si tu sécurises un minimum la chose, on emmène Pierre, qui l'a bien mérité. :D :D


pascal sombardier
03-09-2006 19:35:13

formidable, merci Bernard. Je vais essayer d'y faire un tour dès que possible.


Bernard MAZAS
03-09-2006 17:30:32

pascal sombardier
j'avais fait ces cairns surtout pour me retrouver à la descente. C'est d'ailleurs grâce à un minuscule cairn que j'avais fait sous le passage d'escalade que j'ai pu le repérer du haut (aux jumelles) et le descendre (assuré par une corde). Je me suis permis d'utiliser une de tes photos pour montrer la sortie en versant NE, qui n'est pas banale...
La prochaine fois que j'irai là-bas, j'essaierai ta sortie : on reste plus longtemps dans cette impressionnante face NW et ça doit être très beau.
pascal sombardier
Quand je parlais du pas l'Agneau, la question était : "l'avez-vous descendu versant Abéou "? car ça passe (et ça doit être rapide), on le voit bien. Mais apparemment non...
Tu dis que versant Abéou ça passe :shock: :shock: :?: :?: Je suis très surpris : quand on est au pas et qu'on regarde la pente, c'est super raide au départ, et bien pire que celle du col de Corps ! En tout cas, nous, on est redescendu sagement par Plate Contier, mais j'ai dû rater quelque chose et j'aimerai bien avoir des infos
pascal sombardier
Bernard, tu nous ferais pas un petit crobard sur la montée au Roc. ça a l'air si simple quand tu en parles... Et tu es redescendu par le même itinéraire ??
Ca y est c'est en ligne, la vue d'ensemble : ../photos/photos.php?id=7367&alone=1&id_sport=2 et le détail du ressaut rocheux : ../photos/photos.php?id=7368&id_sport=2 Nous sommes redescendu par le même itinéraire, en désescalade. Comme je l'explique dans le détail, c'est pas les passages les plus durs qui posent forcément le plus de problèmes à la descente. :D


anonynmous
03-09-2006 17:11:45

Impeccable ces photos! ../photos/photos.php?id=7367&id_sport=2


pascal sombardier
02-09-2006 18:29:37

j'avais fait ces cairns surtout pour me retrouver à la descente. C'est d'ailleurs grâce à un minuscule cairn que j'avais fait sous le passage d'escalade que j'ai pu le repérer du haut (aux jumelles) et le descendre (assuré par une corde). Je me suis permis d'utiliser une de tes photos pour montrer la sortie en versant NE, qui n'est pas banale... ../photos/photos.php?id=7359&id_sport=2 Quand je parlais du pas l'Agneau, la question était : "l'avez-vous descendu versant Abéou "? car ça passe (et ça doit être rapide), on le voit bien. Mais apparemment non... Bernard, tu nous ferais pas un petit crobard sur la montée au Roc. ça a l'air si simple quand tu en parles... Et tu es redescendu par le même itinéraire ??


Bernard MAZAS
01-09-2006 21:27:39

pascal sombardier
si j'ai bien compris ce que dit Bernard, ce n'est pas une variante, mais il a utilisé la possibilité de monter directement au sommet sans aller sur la vire sommitale et la grande épaule à gauche (les traits bleus)...
Exact : nous avons trouvé le grand couloir facile dont tu parlais hier : mais je suis monté trop haut, en tirant trop à droite, au-dessus du couloir. Quand je m'en suis aperçu, j'étais env 50 m plus haut que l'épaule d'où on peut descendre par le pierrier que tu indiques en bleu clair. Au lieu de redescendre, j'ai continué vers le sommet, sans vraiment aucun problème. Cette façon de faire me semble plus directe.
pascal sombardier
Je pose une question à Bernard : j'avais imaginé cette traversée depuis l'Abéou (quoique plus long et plus raide : depuis La Jarjatte, je n'ai mis qu'une heure pour le col), mais en redescendant par le pas l'Agneau. L'avez-vous fait comme ça ?
Nous sommes partis ce vendredi à 6 h 45 du bout de route de la Cluse, montés au col de Corps en 2 h 30, puis au sommet du roc 2 h plus tard, et retour au col 1 h 30 plus tard (donc 3 h 30 AR pour le Roc, on devrait faire mieux, car j'ai passé du temps à trouver le meilleur passage). Ensuite, on a mis environ 1 h pour faire col de Corps - tête de Garnesier, et ensuite la descente classique par le pas l'Agneau, Plate Contier, etc. Une boucle vraiment superbe mais on a eu notre dose (10 h de rando). Puis
pascal sombardier
D'autre part, si j'ai bien compris, vous y étiez jeudi. J'y étais moi-même (au col de Corps à 7 h 30 en partant de la Jarjatte : il y avait de la glace sur les rochers !), mais je n'ai vu personne. Vous êtes arrivés plus tard ?
Non, c'était aujourd'hui vendredi
pascal sombardier
À la Tête, tu n'as pas trouvé que les cairns avaient l'air tout frais...
Ah ah ! En effet, il y avait des cairns : un en bas sur la "vire des chamois", un autre plus loin qui invite à contourner l'arête au-dessus du pes de l'Ane, deux autres dans un passage un peu rocheux, avant d'aborder le "couloir facile"


pascal sombardier
01-09-2006 21:04:36

si j'ai bien compris ce que dit Bernard, ce n'est pas une variante, mais il a utilisé la possibilité de monter directement au sommet sans aller sur la vire sommitale et la grande épaule à gauche (les traits bleus) ../photos/photos.php?id=7334&id_sport=2 Je pose une question à Bernard : j'avais imaginé cette traversée depuis l'Abéou (quoique plus long et plus raide : depuis La Jarjatte, je n'ai mis qu'une heure pour le col), mais en redescendant par le pas l'Agneau. L'avez-vous fait comme ça ? D'autre part, si j'ai bien compris, vous y étiez jeudi. J'y étais moi-même (au col de Corps à 7 h 30 en partant de la Jarjatte : il y avait de la glace sur les rochers !), mais je n'ai vu personne. Vous êtes arrivés plus tard ? À la Tête, tu n'as pas trouvé que les cairns avaient l'air tout frais...


Luc
01-09-2006 20:46:26


Citation:Nous avons enchaîné sur la tête de Garnesier grâce aux indications de Pascal Sombardier, en faisant une variante importante dans le haut. Quelle est cette grosse variante? :shock:



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Jean-Marie, dans la fin de la traversée.

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Sortie associée : Roc de Garnesier depuis la Cluse par le Col de Corps

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