SebL
02-12-2008 09:18:47

Cette photo est extraite d'une table d'interprétation (située à côté du refuge Locatelli) sur les combats lors de la 1ère guerre mondiale dans les Dolomites. Donc, au niveau appareil photo, à l'époque on était plus prêt de la chambre en bois que du numérique. Le mot pixel ne devait pas encore existé... Quant au dahu, je ne sais même pas si quelqu'un en avait déjà vu ?! Seb

Bernard MAZAS
01-12-2008 21:24:26

Papangue
Je me demandais sinon qu'elle pouvait être la population de dahuts dans les Dolomites vers les années 20 :shock:
Clairsemée. On était bons tireurs, et curieusement les dahuts dextrogyres étaient plus faciles à approcher (je ne sais pas pourquoi).


Papangue
01-12-2008 21:13:43

Ton GP devait utiliser le D-lighting. Manifestement sur la photo on voit que le photographe à négligé les réglages de base. Je me demandais sinon qu'elle pouvait être la population de dahuts dans les Dolomites vers les années 20 :shock:


Bernard MAZAS
01-12-2008 21:05:29

Papangue
Je pense que ce devait être les débuts du numérique. 2 Mpixels maxi !
Mon grand père en avait un comme ça, mais il faisait quand même de plus belles photos.


Papangue
01-12-2008 21:00:54

BM
T'avais quoi comme appareil ?
Je pense que ce devait être les débuts du numérique. il devait avoir un 2 Mpixels maxi ! La chasse au dahut... mais je croyais qu'on le tirait en faisant une génuflexion :cry:


Bernard MAZAS
01-12-2008 19:27:43

C'était l'ouverture de la chasse au dahu, en 1927. Tout cela ne nous rajeunit pas. Drôle de tronche, ta photo. T'avais quoi comme appareil ?


SebL
01-12-2008 12:27:38

Salut à tous, Au refuge Locatelli, j'ai retrouvé la trace de nos deux "anciens combattants" des Dolomites, Bernard et Pascal ! Seb, un petit jeune impertinent...


GLaG
28-11-2008 23:14:37

D'ailleurs dans cette série...qui était entre les Ferrand ce jour-là :D http://www.yosedolo.eu/galerie3/lumieres/content/_MG_8927_large.html


ced
28-11-2008 20:50:55

Bonjour, Merci pour le lien Pascal, plein de belles photos en effet, notamment les "lumières"...


pascal sombardier
26-11-2008 07:16:40

En fait, les pins mugho restent au stade d'arbrisseaux. Ils s'accrochent au rocher même dans les sections verticales. Leur tronc est très souple, presque caoutchouteux, pour mieux se plier sous le poids de la neige. Il y en a partout dans les Dolos, mais surtout dans les Pale di San Martino et la Civetta. D'après Buscaini, le mot "Pale", issu d'un patois local, désigne précisément les socles des grandes parois recouverts d'une abondante végétation, et qui posaient problème aux bergers qui devaient aller y chercher leurs chèvres et leurs moutons. Certains de ces socles sont immenses. Par exemple, celui de l'Agner, dont la face nord-ouest est la plus haute paroi des Dolomites (1600 m), est haut de 400 m. Quand on fait cette voie, on débute par plusieurs heures d'escalade en 4 en s'assurant sur des mughos qui se plient sous le poids de la corde... Charmant !... (Je me suis souvenu que j'avais mis cette photo de l'Agner sur Biv', mais on ne voit pas le socle : ../photos/photos.php?id=9844&id_sport=2


Bernard MAZAS
25-11-2008 23:17:19

GLaG
Peut-être que la racine était, quelques années avant, un bel arbre. Et qu'elle s'est, depuis, transformée en plaquettes et anneau...:-)
C'est du darwinisme dolomitique. Etonnant.


GLaG
25-11-2008 22:59:36

Peut-être que la racine était, quelques années avant, un bel arbre. Et qu'elle s'est, depuis, transformée en plaquettes et anneau...:-)


Bernard MAZAS
25-11-2008 22:54:47

GLaG
Racine de pin mugho ?
C'est certainement ça, mais à l'époque on savait pas.


GLaG
25-11-2008 22:41:20

Racine de pin mugho ?


Bernard MAZAS
25-11-2008 22:38:19

En fait de topo, j'avais - et j'ai toujours - celui de Oscar Kelemina (Civetta) en italien bien sûr, édition 1970, 348 pages, 75 photos, 454 voies. On avait également fait la Andrich-Faè à la torre Venezia : plus courte que la Tissi, mais plus soutenue, et c'est plus gazeux. Il y a en particulier un dièdre terminal super impressionnant. L'italien ne nous a posé aucun problème, sauf une fois, pour descendre de la punta Agordo. Le texte dit "Dalla cima, guardando verso nord, si vede un caratteristico arco naturale (hé hé Guilain) sotto il quale passa la via di discesa. A 10 m dall'ometto della cima, verso nord, si trova un mugo. Da questo, con una corda doppia di 20 m, si arriva in un canalone... etc" Nos connaissances de l'italien étant limitées, on s'est regardé un moment pour savoir ce qu'était ce "mugo" sur lequel on devait faire un rappel. On cherchait un bracelet de rocher, ou un truc comme ça. On a fini par trouver : il y avait bien une petite racine au ras du rocher et qui formait bracelet : environ 20 cm de long, diamètre 3/4 cm, usée par les rappels. A y réfléchir, c'est vrai qu'on avait le moral. Et j'aimerai bien savoir si elle y est toujours.


GLaG
25-11-2008 22:25:46

Et il fait même des photos du Dévoluy :D


Papangue
25-11-2008 21:47:35

pascal sombardier
Ceci dit, le site du photographe dont j'ai donné le lien plus haut mérite vraiment un détour, et pas seulement pour les Dolos Il s'appelle Fabien Desbois et propose aussi plusieurs séries sur le Vercors.
magnifique. les lumières et les couchers/levers de soleil méritent vraiment le détour.


pascal sombardier
25-11-2008 21:10:13

Je m'en suis pas mal servi aussi à l'époque - bien que j'aie davantage rêvé sur les 2 excellents tomes de G. Buscaini de la collection "Les 100 + belles..." , et si j'avais eu un vrai bon topo, j'aurais certainement fait la voie Andrich-Faë à la torre Venezia plutôt que la Tissi... Mais aujourd'hui, il y a de nouveaux secteurs, de nouvelles trouvailles, de nouveaux critères... Il n'existe malheureusement pas de topo synthétique, permettant de faire des choix judicieux, dans aucune langue (et certainement pas en français), et les "infos" qui sont données sur certains sites nous ramènent plutôt en arrière... Alors, un éditeur prendra-t-il un jour le risque de faire le bilan des grimpeurs actifs modernes qui parcourent courageusement ces centaines de falaises dont beaucoup font plus de 1000 m, et qui tentent de faire un tri que vous imaginez assez difficile ? Pour l'instant, on essaye de trouver des infos fiables, en faisant un autre genre de tri... Ceci dit, le site du photographe dont j'ai donné le lien plus haut mérite vraiment un détour, et pas seulement pour les Dolos : http://www.yosedolo.eu/pages/galerie2.html Il s'appelle Fabien Desbois et propose aussi plusieurs séries sur le Vercors et l'Oisans.


SautrL
25-11-2008 19:28:04

BM
la voie Tissi à la Venezia
En 2001 "Classic Dolomite Climbs" de Köhler et Memmel était d'ailleurs devenu mon livre de chevet :P Valsenestre ? mais c'est le gang des lyonnais qui y sévit :evil:


Bernard MAZAS
25-11-2008 17:42:47

En ce qui concerne l'équipement dans la voie, c'était plus que succinct. Quelques clous dans la grande traversée à mi-hauteur, mais c'était tout. Rien aux relais. En 1974 les coinceurs n'étaient pas encore très répandus (ça commençait), on a donc clouté... et déclouté comme au bon vieux temps. Question engagement on ne se rendait pas bien compte. L'inconscience de la jeunesse, probablement. Et puis on était toute l'année fourrés à Fontainebleau, donc en forme.


pascal sombardier
25-11-2008 12:50:49

Bernard, tu vas rougir, mais j'en discutais l'autre jour avec mon ami Philippe http://www.escalades.fr/ qui est à ce jour le meilleur spécialiste français de l'escalade dans les Dolos. Suite à ma propre incursion dans la voie Tissi en 2007 dont nous avions parlé ici... : ../photos/photos.php?id=9843&id_sport=2 ../photos/photos.php?id=9842&id_sport=2 ...il m'avait dit que "faire la Tissi dans les années 70, c'était une performance, car c'est long (500 m... ça l'est toujours.........), ce n'était pas du tout équipé (ça l'est toujours peu...), il n'y avait pas de secours (là, on peut espérer +), et c'était donc très engagé". Mais je ne lui avais pas dit que ton oncle avait fait ça à 64 ans !! C'est exceptionnel. Il ne te reste plus qu'à marcher sur ses traces...


Bernard MAZAS
25-11-2008 08:26:53

pascal sombardier
Désolé, cher Bernard, de t'avoir causé une telle émotion... C'est avec cet oncle que tu avais fait la voie Tissi à la Venezia ?
En effet, et il avait 64 ans... Et je me dis que, si je devais la refaire, il faudrait que je me réentraîne sérieusement. En tout cas merci à toi d'avoir trouvé ce cairn, ça va me permettre de rêver un peu.


pascal sombardier
24-11-2008 22:03:44

Désolé, cher Bernard, de t'avoir causé une telle émotion... C'est avec cet oncle que tu avais fait la voie Tissi à la Venezia ? Tiens à propos, JMG me fait part de ce site où je trouve qu'il y a des photos des Dolos dignes de GLaG, avec la dimension des Dolos en plus... http://forums.infoclimat.fr/lofiversion/index.php/t34914.html


Bernard MAZAS
24-11-2008 07:46:51

François, ton idée que tu exprimes de si belle façon, m'avait en effet traversé l'esprit. J'irai voir... quand il n'y aura plus de neige; A propos de neige, ce matin, il y a 5 à 10 cm à Gap.


François LANNES
23-11-2008 21:22:20

Bernard, Si j'avais été architecte, si j'avais eu l'idée d'abord, puis l'ardeur ensuite pour faire un cairn si typé et si élégant, tel celui de la photo (il nous manque d'ailleurs une notion d'échelle en hauteur...) si donc tout cela avait été le cas, peut-être que l'idée m'aurait pris de mettre quelque part une signature... Mais comme j'aurais fait cela pour le plaisir (et non pour la gloire), cette "signature" aurait été discrète, petite ? cachée ??? Peut-être même, comme certains originaux le font encore de nos jours, cette signature aurait-elle été sur un petit carnet dans une boite métallique, à l'abri derrière une pierre qui s'enlève sans que le cairn ne s'effondre... Va savoir... Je sais que tout cela est de la pure poésie, pour ne pas dire du rêve, voire même de l'affabulation !!! Mais... maintenant que cette idée saugrenue est lancée, il se pourrait quand même bien qu'elle fasse son petit chemin, au fin fond de ton esprit, Bernard. Va savoir... Et comme la saison d'hiver est lancée, comme la neige a commencé à couvrir les chemins d'accès, et peut-être, à empêcher de monter désormais jusqu'à ce cairn, peut-être va t-il falloir prendre patience jusqu'à la fin du printemps prochain avant d'aller vérifier cette hypothèse sotte et grenue, jusqu'à la fin du printemps soit de longs mois d'une attente fièvreuse... Va savoir...


Bernard MAZAS
23-11-2008 17:22:30

ma pomme
En ce qui concerne l'origine de ce cairn j'ai une piste, et je vous en dirai davantage bientôt.
Bon. Je dois quand même vous avouer que, quand j’ai parcouru avec un peu de retard le fil interminable « quel massif ? » vers les pages 4-5, j’ai eu un choc et une grande émotion. Plus précisément, l’association de « Valsenestre » et « architecte » à propos d’un cairn mystérieux. Pourquoi ? Figurez-vous qu’un de mes oncles, Philippe Bériel, a passé une bonne quinzaine d’années de sa vie à Valsenestre – c’était dans les années 1940/50 - et il était… architecte ! C’était un « retour à la terre » bien avant l’heure, et à l’époque ce coin perdu était totalement abandonné, coupé du monde extérieur six mois sur douze par les avalanches. Il vivait donc seul dans le village avec sa femme et ses trois enfants (qui sont nés à cette époque) en quasi-autarcie. Son père venait de temps en temps de Grenoble (en vélo) pour le voir et lui apporter des vivres, et il avait des visites occasionnelles, mais c’était tout. De quoi vivaient-ils ? il s’était reconverti en berger et cultivateur, bien entendu. Lui et sa famille ont quitté Valsenestre en 1957, donc il y a plus de cinquante ans. L’éducation de ses enfants (l’ainé avait 10 ans) commençait à poser problème. Les cours par correspondance ont leur limite. Est-ce lui qui a construit ce cairn ? Il en avait les moyens et le temps. Mais hélas il n’est plus parmi nous et cela reste donc une hypothèse. J’ai consulté mes cousins ; ils ne savent pas et de toutes manières ils étaient un peu jeunes, et tout cela est trop ancien. Mais ils m’ont dit que ce n’était pas impossible. Le mystère reste donc entier. Pour la petite histoire, j’ai retrouvé récemment sa trace au refuge Treviso, dans le val Canali (Dolomites). En effet il était encore bon grimpeur à la fin des années 70 (j’ai grimpé et fait de l’alpinisme avec lui pendant une bonne dizaine d’années) et il passait régulièrement un mois d’été dans les Pale San Martino. Il était très copain avec un certain Mario, gardien de refuge (celui de Pradidali, je crois), et il lui avait dédicacé sa traduction en français des topos d’escalade du coin. J’ai eu cette traduction dans les mains, et j’ai très bien reconnu son écriture.


Goupil
22-11-2008 11:47:10

J'ai hâte d'en savoir plus, mais je me demande si la position stratégique (coude de la vallée du Béranger) de cet emplacement n'y est pas pour quelque chose ?


Bernard MAZAS
22-11-2008 09:32:06

D'après mes sources, un truc est un sommet arrondi et herbeux, ce qui correspond assez bien aux photos de Pascal. En ce qui concerne l'origine de ce cairn j'ai une piste, et je vous en dirai davantage bientôt.


Jean-Michel Pouy
21-11-2008 12:26:13

Goupil
Je viens de voir que sur IGN le ruisseau des Taillas s'est déplacé vers le Nord sur Top25.
Y aurait-il matière à de nouvelles devinettes dans ce domaine ?


Goupil
21-11-2008 09:45:05

[quote="Belledonne38"]Effectivement pour la toponymie... ça se complique...

do
on peut y voir ce qu'on veut finalement !!
C'est bien vrai ça ! :shock: Je viens de voir que sur IGN le ruisseau des Taillas s'est déplacé vers le Nord sur Top25. Auparavant il était bien dans le secteur des "Taillas" maintenant il est face au pont de Paillet :shock: Là c'est plus grave que Sue et Suc....voilà maintenant que les ruisseaux se déplacent.....Aîe aïe chez IGN c'est pas clair .


Jean-Michel Pouy
20-11-2008 21:45:38

Effectivement pour la toponymie... ça se complique...

do
on peut y voir ce qu'on veut finalement !!
A propos de voir nous attendons les autres photos de la sortie de Pascal...


montagne-a-vaches
19-11-2008 19:44:36

C'est bien ce que je disais, on peut y voir ce qu'on veut finalement !!


montagne-a-vaches
18-11-2008 20:15:20

Hmm...ça va aps être évident si on commence à faire des devinettes dont la réponse n'est pas aussi claire que ça : moi j'ai "Suet", de subtus : plus petit. Ca pourrait s'appliquer à ce sommet inférieur Sinon j'ai "tseuc", patois valaisan (on s'éloigne !!!) qui veut dire sans corne, tronqué. De cette racine vient le "mont suc" (c'est là que c'est intéressant) dans le Val Vény (val d'aoste). Dans les deux cas c'est quelque chose de bas ou "raccourci". Par contre il me manque un truc dans mes sources...


Jean-Michel Pouy
18-11-2008 19:54:05

A force de fouiller (voire farfouiller c'est comme vous voulez) dans ma biblio j'ai fini par trouver qlq chose sur Sue/Suc/Suet. Comme le dit Goupil, l'agent IGN serait peut-être ardéchois (coeur fidèle ? reste à voir)... car je trouve : oronyme générique très répendu dans le Massif Central, Ardèche, Alpes... ayant pour variante Suque, Sue, Suchet, Suquet voire Zuc en Italie. Formé à partir de la même racine que Tuc/Tsuc/Truk/Truc (comme le grand du même nom)... qui veut dire... Mais... et si c'était une nouvelle devinette :wink: Bon il y en a déjà 2 en cours... hauteur, dune, sommet, pointe... pas mieux pour l'heure... peut-être voir également la piste de Goupil sur l'orientation SE...


 

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