Cabane de la Vaudaine - Pas des Escom...

Ganesh
15-10-2007 16:25:57

Il est là encore évident que le chasseur peut se nourrir de lapin ou de poulet, qu'il n'y a plus de besoin vital de chasser dans le monde occidental et que le plaisir de chasser ou de manger de la viande au goût inimitable justifie que l'on chasse. SI on respecte les cotas de chasse, c'est à dire que l'on ne risque pas l'extinction de l'espèce,pas de problème pour moi.

Ganesh
15-10-2007 16:12:30

Il est bien évident que mourir en étant considéré ou pas, d'un coup de fusil ou d'un coup de couteau revient à la même chose. Si je devais pleurer sur la cause animale, ce n'est pas sur le chamoix que je me pencherai en premier lieu. D'autres bestioles en élevage ont des conditions de vie inqualifiables. La Faune montagnarde a pour immense avantage d'évoluer dans leur milieu naturel en liberté..pour l'instant.


pascal sombardier
15-10-2007 16:05:23

Toute la question est bien là : Et s'il valait mieux que l'on puisse vivre sans être tiré (comme un lapin, cette fois). Car enfin, où est le "besoin alimentaire" dont tu parles dans la chasse actuelle ?


Ganesh
15-10-2007 16:00:08

Mr Sombardier, merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dis. Je voulais simplement dire que parmi les bêtes mis à mort par l'homme pour ces besoins alimentaires, le sort du chamoix me paraissait plus enviable que celle du poulet de batterie !!! Mais peut être que notre ami ced est aussi un grand militant de la cause des poulets, je n'ai alors plus rien à dire ! :lol: :wink:


pascal sombardier
15-10-2007 15:12:36

Bonjour, étant à l'origine de cette discussion sur la chasse, je me sens un peu tenu d'y participer, bien que n'ayant que peu d'opinion sur la question. Toutefois, une réflexion de Ganesh m'interpelle : il semblerait que le chamois dût se sentir flatté qu'on s'intéresse à lui, au point d'éprouver un certain plaisir à recevoir une balle plutôt que d'être égorgé comme un poulet ? Possible, mais il faudrait lui demander son avis avant de l'affirmer...


Ganesh
12-10-2007 10:58:56

Ced, je respecte ta sensibilité concernant la vie de ces jolies petites bêtes montagnarde. Je ne suis pas chasseur mais j'ai fréquenté le monde de la chasse quelques années de ma vie et je peux te dire qu'au delà des modalités de la mise à mort de l'animal, c'est une activité saine pour le milieu montagnard a condition de la pratiquer dans les règles. Comme de partout, on trouve de tout : des gens intelligents et respectueux de la souffrance de l'animal et des imbéciles ( n'ayons pas peur des mots ). On est plus souvent choqué par cette activité que par ce qui se passe dans les élevages et surtout dans les abattoirs. peut être parce que la chasse se pratique de manière plus visible. A mon humble avis, il vaut mieux, même si l'on ne choisi pas, avoir une vie de chamoix et mourir d'une balle bien plaçée que d'être poulet dans un élevage surpeuplé, ne jamais voir le jour et finir la gorge tranchée par un type qui fait à peine attention à toi. :lol:


jean-marc jacquet
11-10-2007 17:12:33

Je ne chasse pas mais je rentre dans les traces de Rupicapra. La nature a besoin d'équilibre. Les chasseurs ont leur rôle (alors évidemment "il y a les bons et les mauvais chasseurs..."). Personnellement j'ai compté jusqu'à 40 chamois au sommet du Chamousset ; il m'est arrivé de devoir m'imposer sur le sentier du refuge du Pelvoux ("pousse-toi d'là le chamois !")... A travers les massifs, nous sommes nombreux à connaître "Gourmandine la Marmotte". A 50 mètres les uns des autres, trois bois de concert aux Granges Les Forêts ne sont pas rares. Pour le brame du cerf c'est super mais les forêts ont pris 20 ans de retard sur le secteur de Lus : trop de cervidés (plan de chasse 5 étoiles chaque année !). On ne parle plus de cerfs et de chamois on discute de civets. En définitive, j'adore me balader avec mon chien : il les éloigne. Et un chamois c'est beau de loin, chargé d'adrénaline. Ou de prêt, le gros mâle qui fait semblant de vous foncer dessus en ronflant pendant que la mère et le petit se carapatent... (si ça vous arrive –sauf que ça n'arrive plus, maintenant il vous regarde passer -, ne bougez pas, il va vous éviter). En Oisans, quand j'étais gamin, le chamois c'était un mystère, un peu comme la dahut, une récompense ultime (un peu trop, certes : j'ai découvert il y a peu que 5 des six plus grosses espèces animales de Chartreuses avaient été éradiquées avant d'être réintroduites à partir de 1955 : sangliers, cerfs, chevreuil, linx... ! Déséquilibre dans l'autre sens !!). Bref, le chamois en troupeau bretonnant ça fait un peu chèvre. J'ai aussi l'impression que la chasse évolue. Les deux chasseurs que j'ai croisé à 6h00 ce matin sous le grand colon n'avait pas l'air à bloc - ni bourrés (bon, il était tôt...). Ils m'ont poliment laissé passer et du bout des lèvres m'ont dit que "si à la rigueur je voulais bien attacher mon chien au retour ça serait bien, mais que je faisais comme je voulais... et que si à la rigueur je croisai un teckel disparu la veille, je serai super cool de le récupérer" Pas de problème. 7h20 : PAN ! PAN ! loupé. Plus de chamois à 1km à la ronde, chiens dispersés, chasseurs "brecouilles". Regardons le soleil se lever : ça ressemble à la course d'un chamois qui tire une ascendance à fond la caisse dans un pierrier. Pour ne pas passer pour un viandard à la solde du lobby chasse : les gros ventres avinés de Tréminis qui ouvrent des pistes à coup de subventions agricoles sous les alpages de la pointe Feuillette pour aller faire du "tir au gros gibier" en 4X4..................................... Ne les oublions pas.


DavidL
11-10-2007 14:25:21

En dehors de tout çà, à St Christophe en Oisans cette année plus aucun chamois. Où sont'ils? surement à la boucherie ou dans qq restos haut de gamme. On critique les pays Africains pour leur gestion des éléphants et rhinos, mais on ne vaut pas mieux.


rupicapra
11-10-2007 11:01:59

pour ma part, je considère que l'utilisation d'une lunette de tir est indispensable pour la chasse du grand gibier pour 2 raisons: -indépendamment du fait qu'elle permet des tirs relativement lointains, elle assure une précision absolument indispensable pour assurer un tir létal et foudroyant à des distances raisonnables (150 à 300m selon les calibres, et l'habileté du chasseur). il est vrai toutefois que la lunette permette à certains tartarins de tirer au delà de la raison et de leurs capacités. De toutes façons, ce sont les mêmes qui tireraient à 150 sans lunette, à 80 m au fusil de chasse, ou à 50 m à l'arc . -à partir de 45 ans il de vient difficile et impossible plus tard, "d'accomoder" et d'aligner l'oeil, la hausse, le guidon et l'animal convoité. j'avais rencontré des promeneurs, précisément en redescendant de la petite vaudaine, il y a quelques années, et ils avaient été très surpris de constater combien il était difficile de "mettre dans la lunette" une cible fixe, et surtout, d'immobiliser le réticule avant de presser la queue de détente. pour en revenir sur le comportement de certains "chasseurs" postés le long des routes, je confirme la tendance à la paresse à laquelle se laissent aller ces nemrods qui cédent à la facilité d'abattre un chamois à quelques encablures du capot du 4X4. l'explosion des populations de chamois explique cela pour partie. il en reste encore qui recherchent les difficultés, l'éloignement, les portages exténuants et les terribles bredouilles. prendre un chamois en haut des petites charances dans la neige, au sommet du pic bunard, sous le glacier de tré les eaux, dans les couloirs du varo ou ceux du tourrond, ou encore sous le mont mallet, en sont de vrais exemples. j'aurais un réel plaisir à emmener une fois encore un non chasseur mais néanmoins bon montagnard avec moi. j'ai fait éditer à compte d'auteur un petit bouquin, "vallorcin, chasseur de chamois ou les mémoires du rouquin" qui pourrait interesser certains (il doit bien avoir quelques chasseurs sur bivouak!) jacques


pascal sombardier
10-10-2007 18:07:12

J'avais été impressionné par l'éthique du Sig (Henri Sigayret). Peu avant notre expédition au Jannu, pour affiner ma forme qu'il devait trouver déficiente, il m'avait proposé de le suivre dans une de ses chasses à Villar d'Arène. Nous avons crapahuté des heures dans des pentes raides vers le pic Gaspard, pour s'approcher au mieux d'une harde. À 200 m, il m'a dit : "je tire un seul coup. Si je le rate, je redescend...". Il l'a raté... C'est en arrivant au parking que s'est produit l'épisode que je racontais plus haut. Le Sig a achevé le pauvre chamois et il est passé devant le groupe des chasseurs "routiers" tout penauds en leur disant : "Maintenant, vous pouvez aller le chercher, votre chamois...". Mais toi, Jacques "Rupicapra" Puthod, que penses-tu de l'utilisation de la lunette ?


Philippe Mahieu
10-10-2007 17:59:58

Je ne suis pas chasseur (loin de là :( :( ) mais il faut comprendre qu'il ne suffit pas de voir un chamois et de tirer, c'est plus compliqué: Un chasseur a le droit dans l'année à plusieurs "bagues" tirées au sort, chaque bague correspondant à une date (par roulement) et à un type de chamois. Un chasseur ayant une bague pour la journée en question peut/doit par exemple, tuer un mâle adulte uniquement ce jour là. S' il tue une femelle ,par exemple, il commet une "faute grave", répréhensible d'amendes importantes et d'interdiction pendant un temps pouvant être très long. Le but est évidemment de contrôler le cheptel. Je connais bien des chasseurs de chamois, et je peux vous dire qu'avant de tirer, ils regardent avec attention ce qu' il y a dans la lunette, et en cas de doute ils évitent de tirer. De toute façon, pour un "vrai chasseur" ( :wink: ), une balle doit suffire.... Alors évidemment il y a des "viandards" et des braconniers aussi, mais je pense que le milieu des chasseurs de chamois, c'est quand même particulier et les règles sont très respectées.


rupicapra
10-10-2007 17:52:07

pour les amateurs, à lire absolument : chasseurs de chamois dans l'alpe de villar d'arène d'henri MEUNIER où il est également question d'henri SIGAYRET. pour ma part j'ai pratiqué il y a quelques années jusque dans le pas des escombailles. en ramener un chamois reste une expérience -et une épreuve- inoubliables. jacques


ced
10-10-2007 16:57:39

Oui certes je concède que vos arguments sont pertinents pour la lunette. Mais bon je me dis qu'avoir le chamois qui se promène tranquillement dans la montagne en visée dans la lunette, puis appuyer sur la détente et le voir s'effrondrer ... et bien je ne pourrais pas ! Et pourtant moi aussi j'ai déjà mangé du chevreuil et j'apprécie !


anonynmous
10-10-2007 09:58:38

Greg_
ps : Vous avez été courageux pour ce sentier du Pas des Escombailles ! En tous ca, ça donne envie d'y retourner retenter sa chance :lol:
Je pense qu'il faut se méfier par temps de brouillard et pluie. Il y a aussi un ou deux passages pas évidant à trouver (sentier disparaît à pas mal d’endroits) bien ouvrir les yeux. Les câbles, bien que récents ont pas mal été détériorés. Plusieurs goujons de fixation sont arrachés, surement par les coulées de neige. Il y a aussi un grand ravin plutôt délicat à traverser. Le terrain est à cet endroit très instable et mieux vaut pas se ramasser. Ceci dit l’itinéraire est magnifique, très peu fréquenté même par les chasseur qui restent plutôt dans la Petite Vaudaine. A (re)découvrir.


pascal sombardier
09-10-2007 21:13:50

Il vaut peut-être mieux que les chasseurs aient des lunettes de visée. Grâce à ça, le tir est propre et net, comme on le voit sur ma photo (en plein dans le mille !) et le chamois ne souffre pas. Imaginez qu'ils soient obligés de le canarder dix ou quinze fois pour l'achever... Et ça, je l'ai vu faire depuis la route à Villar d'Arêne : le chamois était assis à 150 m, déjà touché, et les chasseurs, une bonne dizaine, continuaient, parce que c'était, disaient-ils, une bête malade. J'étais avec Henri Sigayret, himalayiste de renom et, par ailleurs, chasseur estimable (il y en a). Quand il a vu ça, il a pris son fusil et il a achevé le pauvre chamois d'une seule balle. Il n'avait même pas de lunette, mais la chasse, c'est comme toutes les activités : il y a les bons... et puis les autres...


Greg_
09-10-2007 21:09:57

La chasse n'est (ou ne devrait pas..) être considéré comme un sport où la victoire s'obtient par la mort de l'animal. Rien que l'idée est rebutante. Le but initial de la chasse est de ramener de la viande d'un animal sauvage à des fins alimentaires. A partir de là en quoi une lunette est-elle choquante ? D'un point de vue plus personnel, il est evident qu'une telle image touche l'affectif. C'est tellement plus beau et réjouissant quand c'est vivant... D'une autre côté, j'ai déjà mangé du civet de chamois et j'ai trouvé cela... délicieux ! :oops: ps : Vous avez été courageux pour ce sentier du Pas des Escombailles ! En tous ca, ça donne envie d'y retourner retenter sa chance :lol:


ced
09-10-2007 20:51:03

Bonjour, Alors ce qui m'impressionne, c'est le fusil à lunettes ! C'est sûr que comme ça l'animal a sa chance et que ça doit être du vrai sport... En randonnant il y a 3 semaines entre Aravis et Bargy, on a fini comme ça dans un petit bois où nous sommes tombés sur un gars, pas désagréable par ailleurs, à l'affut avec son fusil à lunettes. Je ne pensais pas que la chasse pouvait avoir lieu à proximité immédiate de sentiers où tout le monde se balade un dimanche après-midi !


Luc
09-10-2007 20:36:55

Ouille, tu refroidis l'ambiance :(


pascal sombardier
09-10-2007 18:40:38

j'avais pris cette photo il y a 2 ans à la cabane de la Petite Vaudaine, où il y avait plusieurs chasseurs. Ceux-ci louent la cabane à la saison à l'ONF pour une somme de 15 000 euros. Le chamois est sur une claie à portage, prêt à être descendu jusqu'à Livet. Chacun ses plaisirs......


Luc
07-10-2007 11:05:39

Yvon, j'ai redirigé ton commentaire sur le topo en question + ajout de ta page web.


anonynmous
07-10-2007 07:37:17

Bonjour, Je viens juste apporter quelques précisions à propos de cette course. Nous étion avec quelques amis hier dans le vallon de la petite Vaudaine. Nous sommes montée jusqu'à la cabane puis avons traversé jusqu'au pas des Escombailles. Comme le dit Greg, l'itinéraire est peu fréquenté et le sentier bien souvent inexistant. Plusieurs passages sont équipés de câbles (certains en mauvais état) le sentiet a par endroits été emporté. Il y a un grand ravin hyper délicat à franchir. L'itinéraire est raide et exposé. Plus de détails ici


 

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