Bonnet de l'Ev

Bernard MAZAS
13-10-2006 15:23:58

François LANNES, dans un moment d'égarement,
Ceci est un grand jour !! Bernard vient de me faire comprendre comment il faut faire...
Ce fut un immense plaisir, ces trop couts moments passés ensemble :wink:

François LANNES
13-10-2006 08:04:07

GLaG
Pour récupérer l'adresse d'une image, avec mon navigateur, Opera, c'est clic droit puis "copier l'adresse de l'image". Si tu utilises IE ou Firefox je ne sais pas.
Ceci est un grand jour !! Bernard vient de me faire comprendre comment il faut faire... Alors Guillaume, la première insertion est pour toi : ../photos/photos.php?id=7878&id_sport=2


ced
05-10-2006 09:22:42

Bonjour, Ah la la un mythe vient de tomber pour des centaines d'internautes et de bivouakeurs : c'est la première photo publiée où l'on peut voir GLaG autrement qu'en ombre chinoise ou vague silhouette !!


GLaG
04-10-2006 21:23:59

Pour récupérer l'adresse d'une image, avec mon navigateur, Opera, c'est clic droit puis "copier l'adresse de l'image". Si tu utilises IE ou Firefox je ne sais pas. Enfin la voici :


François LANNES
04-10-2006 21:19:51

Merci Guillaume de m'avoir fait le travail... Enfin tu figures dignement dans cette discussion sur le Bonnet de l'Evêque ! Je commençais à prendre les nerfs, sévère !!! Bon, par contre je ne sais toujours pas où je peux récupérer cette adresse de photo, comme tu me le dis. J'ai fait clic-droit sur la photo, et ai pris en copier/coller le titre dans la barre Adresse...


GLaG
04-10-2006 21:09:30

C'est l'adresse de l'image (en l'occurence ../photos/photos/Guillaume_range_son_materiel_7780.jpg ) et non celle de la page où se trouve cette image, qu'il faut utiliser.


François LANNES
04-10-2006 21:07:39

J'essaye de mettre un lien vers une photo... J'espère que cela va marcher !


Bernard MAZAS
05-09-2006 21:31:51

frédo
Vraiment sensass. ce reportage largement évocateur d'ambiance et de sentiments où le style de François et les splendides photos de Guillaume se complètent merveilleusement pour donner envie de vivre de tels moments. Bravo à tous les deux et merci. :wink: Frédo.
Frédo, je partage tout à fait ton point de vue. Bravo à Guillaume et Francis et refaites en d'autres.


frédo
05-09-2006 21:08:12

Vraiment sensass. ce reportage largement évocateur d'ambiance et de sentiments où le style de François et les splendides photos de Guillaume se complètent merveilleusement pour donner envie de vivre de tels moments. Bravo à tous les deux et merci. :wink: Frédo.


François LANNES
04-09-2006 00:00:42

Pour GLaG : Cette dernière photo présentée est vraiment magnifique, et le mot est faible. Je comprends que tu aies voulu nous en faire profiter. Cela me fait comprendre comment il faudra faire ... Pour Luc : Merci beaucoup de ton compliment. J'en suis très touché. Parfois l'écriture me vient, sous cette forme là ... Il faut reconnaître qu'il y avait matière, avec cette ballade. A+


Luc
03-09-2006 17:05:57

François LANNES
Le rendez-vous avait été fixé pour 14h, sur le parking de Botanic. Quand je suis arrivé, il n’y avait presque personne. Mais il était là, assis dans sa voiture. Nos regards se sont croisés, et aussitôt compris. Sortis chacun de sa voiture, nous nous avançons l’un vers l’autre : « Je suis Guillaume. Je suis François » Les contacts avaient, jusque là, été essentiellement indirects, et en tous cas virtuels. A l’instant le contact devenait réel, par cette poignée de mains. (...)
Superbe François . . . :wink:


ced
03-09-2006 09:18:19

Bonjour, Et bien comme souvent cela fait bien envie... Je recommande vivement un passage sur le site de GlaG pour voir toutes les photos de cette sortie : on imagine bien l'ambiance féérique !


GLaG
02-09-2006 23:42:05

allez une dernière avant de passer à l'attente de la rando suivante : vue générale du sommet et de l'arête de Rattier juste avant d'attaquer le couloir de descente...


GLaG
01-09-2006 19:34:03

et après ce récit, voici le mien en images ! http://www.tetras.org/Recits/Bonnet_06_08_30.html


François LANNES
01-09-2006 11:01:01

[b]Au Bonnet de l’Evêque.[/b] Le rendez-vous avait été fixé pour 14h, sur le parking de Botanic. Quand je suis arrivé, il n’y avait presque personne. Mais il était là, assis dans sa voiture. Nos regards se sont croisés, et aussitôt compris. Sortis chacun de sa voiture, nous nous avançons l’un vers l’autre : « Je suis Guillaume. Je suis François » Les contacts avaient, jusque là, été essentiellement indirects, et en tous cas virtuels. A l’instant le contact devenait réel, par cette poignée de mains. Au col de Fau, la question devient précise : où allons nous choisir d’aller ? De toute façon, cela sera sur le Dévoluy, et sa barrière Ouest. Il ne restait qu’une incertitude entre l’arête de Fluchaire, le Rougnou, les petites Charances, incertitude que l’observation du temps et des nuages allait nous faire trancher. Le soleil est bien présent, mais un plafond de nuages maintient tous les sommets dans une grisaille peu réjouissante, et rien ne paraît certain quant à une éclaircie : ni sur l’Obiou, ni sur le Grand Ferrand, ni ailleurs. Nous avons tous les deux envie de monter l’arête de Fluchaire. Donc acte ! Après la longue casse Varnage, nous prenons pied sur l’arête de Fluchaire, proprement dite. Le cheminement est on ne peut plus simple : droit vers le haut, en restant sur le fil. Le seul point gênant nous est dû au temps qu’il fait. Le plafond de nuages est toujours là, un peu oppressant avec son gris sombre. Vers l’altitude 2350 m, nous rentrons dans la masse nuageuse. Visibilité à cinquante mètres. Et il ne reste que 300 m de dénivelé à monter pour avoir l’espoir de percer au dessus de cette couche, et de peut être retrouver les rayons chauds du soleil… Cent mètres sous la crête, se trouve le passage d’escaliers pendant lequel il faut mettre les mains. La visibilité s’est raccourcie : nous sommes dans une bulle étroite, et Guillaume avance en se guidant au léger affaissement des pierriers qui est le reflet de la trace. Ces incertitudes quant au temps, mêlées aux questions sur le cheminement, nous rendent l’ambiance pesante. Et se trouver au milieu de tours et pinacles fragmentés est lugubre. Au sortir de cette cheminée, nous débouchons sur l’arête ! Un cairn, haut de presque un mètre, nous y accueille, et le brouillard est toujours présent. Anticipant le froid, nous nous habillons. Le temps que j’enfile ma parka et mon pantalon, Guillaume est déjà reparti, et je ne le vois plus. La visibilité ne dépasse pas les quinze mètres. Je vois bien le chemin, très facile ici, plat et sûr. Mais je ne vois pas Guillaume. Je ne connais rien du lieu, et de son relief. En quelques pas, l’inquiétude me prend, et des scénarios absurdes m’envahissent. J’ai besoin d’appeler : « Guillaume ! » « Je suis là. » La voix m’a répondu, un peu à gauche, légèrement au dessus de moi … Ouf ! Je vais mieux. Pourtant je ne vois toujours rien. « Le chemin que tu suis va au Malpasset. Moi je vais au sommet de l’Evêque » me dit il. Levant le regard dans la direction du son, je ne vois que du gris. Et, juste à ce moment là, le vent déchire le brouillard, et la silhouette de Guillaume réapparaît. Tout est simple, maintenant. Progressivement la visibilité devient rassurante, et je dis à Guillaume que je vais jusqu’au Malpasset : pour voir de près ! Il acquiesce, tout affairé à ses préparatifs parce qu’il sent que les bons instants ne vont pas tarder… A gauche, la vue est bouchée par le gris des nuages. A droite le panorama s’élargi vers l’intérieur du Dévoluy. Au milieu de ces deux visions, la crête se dégage de mieux en mieux. Et droit devant, le passage du Malpasset s’affirme, mince comme tout, et qui se redresse. C’est impressionnant ! Un peu plus haut que tous, et émergeant à peine, se devine le sommet de l’Obiou,. Je suis là, à pied d’œuvre. Je remonté les premières pentes, encore simples d’accès. Mais maintenant, tout est compliqué. Le vide est bien présent des deux côtés ; l’arête s’est franchement rétrécie, pour ne faire plus qu’environ quarante centimètres à peine plats. Sur le flanc gauche, la raideur est repoussante. Sur le côté droit, les strates du rocher, qui doivent servir de marches pour les pieds, sont trop inclinées à mon goût ; et de plus elles sont garnies de menues caillasses prêtes à rouler si l’on pose la semelle dessus…. Huit mètres devant moi, le ressaut du Malpasset. J’en scrute le caillou, pour y deviner les prises, pour en comprendre la logique des enjambées à faire pour le surmonter … Décidément non ! C’est trop pour moi. Je n’irai pas. Pas comme ça. Je reste là, debout, face à l’obstacle. Je teste mon équilibre, en regardant les lignes de fuite … Le soleil me frappe sur la joue gauche, et il se met à faire bon… En me retournant, je vois Guillaume, à cent mètres de distance. Il est en pleine activité. Les conditions de visibilité se sont améliorées, et les panoramas deviennent intéressants. Tout va bien. Je fais demi-tour… A trente mètres de lui, Guillaume m’arrête : « Attends que le soleil revienne ! Là où tu es, ça doit être bien ! ». Je suis là, immobile, à attendre le soleil, comme le souhaite Guillaume. Quand le soleil réapparaît, j’avance jusqu’à Guillaume. Malgré ces rayons de chaleur, nos soucis sont tendus vers le retour, la descente. Guillaume et moi n’avons pas les mêmes questions, en tête. En fait, là où je suis tracassé, lui est confiant ; et inversement. Donc finalement, l’un plus l’autre, nous devrions savoir revenir sur nos pas. Comme il n’est encore que 19h30, nous prenons quelques minutes de plus, pour observer la situation et les mouvements des nuages autour de nous : nous pourrions avoir droit à l’amélioration … Ils baissent. Les nuages baissent. Vers l’intérieur du Dévoluy, c’était déjà clair. Maintenant c’est franchement beau. Vers l’extérieur, tout s’ouvre ! Par dessus les moutonnements blancs, se voient les sommets du Vercors. Puis ceux autour du col de Lus-la-Croix-Haute. Puis ensuite les décors lointains vers le Sud Ouest que nous ne savons pas nommer avec certitude, si ce n’est qu’ils se situent vers la vallée du Rhône … Tout !!! Et progressivement, je me mets à réaliser notre situation. Nous sommes sur l’une des plus hautes arêtes du Dévoluy, en train de vivre l’évolution positive du temps, à observer cette lente dissipation des nuages qui un quart d’heure auparavant nous maintenaient sous tension, et en train de déboucher dans le Pays du Soleil !!! La vue est en train de devenir grandiose ! Le pari sur le beau temps est gagné ! Un rire me prend. Un rire de joie, de grande joie. Un rire comme ceux de l’enfance. Guillaume, lui, est très occupé. Il va, vient, sur une arête, sur l’autre. J’entends les clic-clic du mécanisme qui crépite. Quand il revient sur le sommet, il enlève ses lunettes et je peux voir dans ses yeux l’intense joie qu’il éprouve. Son immense sourire confirme la lecture que je fais de ses sentiments … Le Bonheur ! De plus en plus rassurés sur la tournure du temps, nous restons sur le sommet de l’Evêque, encore, encore … Le soleil baisse, et notre moral grimpe ! Les couleurs sont splendides, jaunes, puis oranges, bientôt rouges … Il n’y a plus de vent ! Cela fait presque une heure que nous sommes là, et plus les minutes passent, moins nous avons envie de partir. Pourtant … « On va y aller ? - Oui, oui. » Les sacs sont fermés. La cheminée est facile à re-descendre. Tous les nuages ont disparu, et le soleil finissant éclaire directement le passage à suivre. Les pinacles lugubres et la trace ténue n’existent plus … Tout est simple. Nous sommes déjà à la partie d’escaliers : un peu plus d’attention, pour passer sans encombre, et nous y voilà. Il ne reste plus qu’à descendre les pierriers de l’arête de Fluchaire, aux dernières lueurs du jour. Le soleil est parti, lui, mais nous y voyons encore bien assez. Sur l’épaule herbeuse, en bas de l’arête, un moment d’attention est nécessaire pour prendre la bonne hauteur dans la casse Varnage, et trouver la trace facile du chemin. Dans ces cailloux blancs, nous pouvons prolonger encore un peu la marche sans frontale. Par contre, la traversée des ravines, avec leur sol sombre, appelle l’aide de ces petites lampes. Et nous avançons tels deux lucioles dans ce décor gigantesque et silencieux. Les yeux fixés, et limités, au cercle clair devant moi, pour choisir les bons appuis à mes pas, je ne suis même plus inquiété par la raideur des pentes que nous parcourons horizontalement. Pourtant il ne faut pas, pas plus qu’à l’aller, faire d’erreur d’équilibre ici … En bas, au fond, les lumières du Trièves sont peu nombreuses. Descente, refuge, sentier, lacets, forêt, repos, genoux, chemin … Voiture. Grenoble. Il est minuit passé, maintenant. La boucle s’est bouclée … Elle a été si merveilleuse. Merci Guillaume, d’une telle passion de photos ! Cela m’a donné de magnifiques heures de vie …. François


GLaG
01-09-2006 10:26:35

suite à la discussion "because i'm tout seul"...en attendant un tri complet et un récit (voire deux, si François met en ligne le sien très réussi) deux images du coucher de soleil au Bonnet de l'Evêque mercredi soir : le Malpasset et l'Obiou tout juste libérés des nuages : Le pierrier remonté dans le brouillard un peu plus tôt :


 

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