Partir avant l'aube pour atteindre un sommet avant les orages de l'après-midi, enchaîner deux vallées dans la même semaine, rentrer fourbu et dormir au pied du sentier du lendemain : pour de nombreux randonneurs, le van aménagé est devenu un véritable camp de base mobile. Encore faut-il connaître les règles propres à la montagne et s'équiper en conséquence.
Que l'on parte avec son propre véhicule ou en passant par une location de camping-car dans les Alpes, quelques principes simples permettent de profiter pleinement de cette liberté sans nuire aux espaces traversés.
Pourquoi le van séduit les randonneurs
Le premier atout est la souplesse. En montagne, la météo dicte le programme : un van permet de changer de massif du jour au lendemain pour suivre le beau temps, sans réservation à annuler. Il facilite aussi les départs matinaux, précieux l'été pour profiter de la fraîcheur et redescendre avant les orages. Enfin, il offre un abri pour faire sécher le matériel, préparer les repas et récupérer entre deux sorties.
Respecter la réglementation en montagne
Les cœurs de parcs nationaux disposent de règles spécifiques, plus strictes qu'ailleurs. Dans le cœur du Parc national des Écrins, par exemple, le bivouac sous tente n'est autorisé qu'après 19 heures et jusqu'à 9 heures, à plus d'une heure de marche des limites du cœur et des accès routiers. Le détail figure sur le site officiel du Parc national des Écrins. Le van, lui, passe la nuit dans les vallées, sur les aires de services ou dans les campings, et non au bout des pistes.
Les parkings de départ de randonnée font par ailleurs souvent l'objet d'arrêtés municipaux interdisant le stationnement nocturne des véhicules de loisirs. Les panneaux affichés sur place font foi.
S'équiper pour la montagne
Même en plein été, les nuits peuvent être fraîches en altitude : un chauffage stationnaire ou un bon duvet font la différence. Une réserve d'eau suffisante et une batterie auxiliaire chargée permettent de rester autonome plusieurs jours. Hors saison, les équipements d'hiver sont obligatoires dans de nombreuses communes de montagne. Enfin, la sécurité reste prioritaire : consulter la météo locale, prévenir un proche de son itinéraire et garder une marge sur l'horaire de retour.
