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Daudet Lionel

Daudet Lionel

Le poète des cimes...

Lionel Daudet est né en 1968 à Saumur dans le Maine-et-Loire, loin des cimes! Lionel nous* explique que la bibliothèque familiale emplie de livres d'aventures ainsi que la rencontre avec René Demaison alors qu'il avait 13 ans pourraient certainement expliquer les raisons à ses voyages d'aujourd'hui...

Voyages qui se veulent être avant tout des voyages pour se connaître soi, voyages vers le "pôle intérieur" commente Daudet faisant référence à JL Etienne.

Depuis 1992, Lionel Daudet parcourt le globe en quête d'aventures sur de belles paroies. Lionel, dans ses commentaires, parle d'ailleurs d'Odyssée...

SOURCE PHOTO : http://perso.wanadoo.fr/lhfage.speleo/dod.html

Tout un programme, n'est-ce pas?
Les marches d'approche se font à pieds, ne comptez pas sur lui pour une dépose en hélico! Lionel se promène ainsi avec sa maison sur le dos, quitte à manger des pates pendant trois semaines!
Voilà un jeune homme qui prend le temps! N'est-ce pas?

En 2000, il est récompensé par le Piolet d'Or, et le Cristal de la Ffme suite à son expédition au Burkett Needle en Alaska.

Rêves et projets? Lionel évoque un p'tit tour du monde à durée "indéterminée", avec ci et là l'ascension de sommets... 10 années à parcourir le monde avec sa femme avec comme points de départs et d'arrivée : Cap Horn et de Bonne Espérance!

L'éthique Daudet?

L'esprit Daudet? c'est ça. Cette simplicité là. Respecter la nature, les autres, soi-même et le temps... Si ça ne passe pas aujourd'hui, ça passera peut-être demain, et puis sinon, les montagnes seront toujours là l'année prochaine. Le sommet à tout prix n'est évidemment pas un but en soi, vous l'aurez compris.

Grimper? "c'est avoir confiance en soi, en l'autre, en la vie tout simplement" raconte-t-il.
Ses diaporamas sont superbes, en harmonie avec ce qui l'anime. Ses commentaires viennent avec poésie mettre de la lumière sur ces grandes faces d'ombres et de neige... Ne le manquez surtout pas lorsqu'il passe près de chez vous!
Il emporte souvent avec lui un livre de Christian Bobin [L'inespérée Gallimard, 1994].
Cet ouvrage qui l'a accompagné au Groënland était avec lui dans les Grandes Jorasses en Janvier 2002. Ces pages, paraît-il, lui porteraient chance! Retenons peut-être ces quelques phrases pour mieux comprendre notre personnage :
" Je suis fou de pureté. Je suis fou de cette pureté qui n'a rien à voir avec une morale, qui est la vie dans son atome élémentaire...
" Les mots sont en retard sur nos vies. Tu as toujours été en avance sur ce que j'espérais de toi. Tu as depuis toujours été l'inespérée...
 
Continuons donc avec la prose de Lionel...
" Comprendront-ils un jour, ceux qui s'appellent les alpinistes, que la démarche est de loin plus importante que le sommet ? Comprendront-ils seulement que la vie est à ce prix? Être ou paraître, voilà le seul choix donné à l'homme : il ne suffit pas d'exister, encore faut-il vivre.
" Chacun a son propre sommet, y tendre est la finalité. Qu'importe le chemin, pourvu qu'on le suive ! Au-delà des plaisirs se trouvent le bonheur et la compréhension, buts ultimes et éminemment spirituels. Quelle évidence, que tant ont oubliée ! Dans nos sociétés ultra-matérialistes, seule compte désormais la réussite sociale, offerte comme un ersatz de bonheur. L'aventurier de l'intérieur n'a plus guère de place...

Pour en savoir plus, allez sur son Odyssée... verticale mais ô combien humaine!


Biblio...
in Le Matin, 11 janvier 2002 > Article de Jean-A. Luque.
in Libération, 28 janvier 2002 > Article de François Carrel.
in Le Monde, 29 janvier 2002 > Article de Charlie Buffet.
in Libération, 25 février 2002 > Article de François Carrel.
Eider-world, 24 février 2002 > Quelques mots de Lionel Daudet
Conférence à Grenoble, au CRDP, 2001.
Conférence, Festival Fontaine en Montagne, avec Lionel Daudet, Marc Batard et Christophe Moulin, 2002.
Conférence, à l'Espace Montagne-Saint Martin d'Hères, vendredi 29 novembre 2002.
 


Commentaires

Luc
25-12-2005 11:44:08

A lire, l'article de François Carrel, [u:9c6d392d2f]Double solo[/u:9c6d392d2f], paru dans Libé ce samedi 24 décembre. [quote:9c6d392d2f] [img:9c6d392d2f]http://www.liberation.fr/img/log/logo_home.gif[/img:9c6d392d2f] [b:9c6d392d2f] Double solo[/b:9c6d392d2f] Les alpinistes français Lionel Daudet et Jean-Christophe Lafaille se lancent en solitaire dans deux ascensions hivernales très techniques, l'un dans les Alpes, l'autre dans l'Himalaya. par François CARREL QUOTIDIEN : samedi 24 décembre 2005 Grenoble correspondance Deux des meilleurs alpinistes français sont actuellement engagés dans d'ambitieux solos hivernaux, la forme la plus exigeante, moralement comme physiquement, de l'alpinisme. Lionel Daudet tente, depuis mardi, la première ascension hivernale solitaire d'une voie de l'Eigernordwand, la légendaire et meurtrière face nord de l'Eiger (3 970 m, Suisse). Jean-Christophe Lafaille est depuis une semaine sur la voie normale d'un des quatorze géants himalayens de plus de 8 000 m, le Makalu (8 463 m, Népal), qu'il veut gravir sans bouteille d'oxygène. Ampleur. Les deux hommes s'apprêtent à passer, au moins, toute la fin d'année seuls sur leurs montagnes, dans des conditions de froid terribles, à jongler avec une météo traditionnellement délicate, dans les Alpes comme en Himalaya. Autre similitude, tous deux ne conçoivent leur ascension que comme l'une des étapes de réalisations d'ampleur : la trilogie alpine hivernale et solitaire pour l'un, le challenge des quatorze 8 000 sans oxygène pour l'autre. Les difficultés qu'ils devront surmonter dans les jours qui viennent sont très différentes. Lionel Daudet sera confronté à des passages d'escalade hypertechniques, sur une paroi parfois surplombante et verglacée. Le principal défi de Jean-Christophe Lafaille sera de surmonter les vents et les températures extrêmes de la très haute altitude, ainsi que le harassant travail de trace dans la neige, en état d'hypoxie. Dans son bivouac installé dans une grotte de glace au pied de l'Eigernordwand, Lionel Daudet était vendredi «un peu cassé», d'après Guillaume Christian, guide et ami, qui est allé le ravitailler dans la matinée. Pas étonnant: puriste s'interdisant tout recours à des moyens mécaniques, Daudet a trimballé des centaines de kilos de matériel depuis le village de Grindelwald, avant de s'installer dans sa grotte. Depuis, il a équipé de cordes fixes près de 400 m du premier bastion rocheux,et remonté petit à petit ses lourds sacs de matériel. Directissime. Vendredi, c'était donc repos. Daudet a eu tout le temps de méditer sur l'ampleur du défi qu'il s'est fixé : réussir à répéter, seul et en hiver, cette voie directe ouverte en 1983 par la cordée Ghilini-Piola. S'il réussit, il ralliera la face nord du Cervin, autre paroi mythique des Alpes suisses, où il se lancera dans une autre «directissime», celle du Nez de Zmutt, baptisée «Aux amis disparus». Il y a trois hivers, il y était resté bloqué des jours entiers, jusqu'à la limite de ses forces, et jusqu'à perdre huit de ses orteils gelés dans l'aventure. Aujourd'hui, équipé de chaussures adaptées et de chaufferettes, il a retrouvé son niveau alpin d'avant l'amputation. Il n'a surtout jamais perdu son moral et son opiniâtreté. Jean-Christophe Lafaille tenait pour sa part «la grande forme» vendredi, rapporte sa femme Katia, qui lui a parlé par téléphone satellite. Son camp de base au pied de la voie normale du Makalu est installé à 5 300 m d'altitude. Un cuistot népalais et deux porteurs ont tout transporté depuis le replat où un hélicoptère les avait déposés il y a huit jours avec Jean-Christophe Lafaille. Ce dernier a commencé son travail de portage vers un camp d'altitude à 6 000 m, et il devrait d'ici deux jours installer un autre camp à 7 000 m, dans une «confortable» crevasse repérée aux jumelles. Classe. Il rentrera se reposer au camp de base, puis repartira, seul toujours, poursuivre ce long travail d'acclimatation à la très haute altitude et de repérage de la montagne. Il est l'un des rares alpinistes à se risquer actuellement sur les 8 000 totalement seul... Les conditions de froid, les journées très courtes, sont un défi inhumain. Mais Lafaille sait ce qu'il veut : être le premier Français à avoir gravi tous les 8 000 de l'Himalaya, mais avec une classe inédite. La plupart en solo, souvent par des voies nouvelles, toutes sans oxygène. S'il réussit dans les semaines à venir, il ne lui restera «que» deux 8 000 à décrocher, dont l'Everest. Mais il lui faudra auparavant résister au terrible hiver himalayen. :arrow: http://www.liberation.fr/page.php?Article=347184# [/quote:9c6d392d2f]

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