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Sortie · Randonnée
Source de l'Issole depuis La Valette, par le refuge de Boules (Verdon)
Le 12-09-2009 par Jean-Paul Guido · Préalpes de Digne · Source de l'Issole 1892 m
Récit
C'est maintenant une habitude, nous passons la nuit de vendredi à samedi au gite de Chateau-Garnier, Pierre, JP R et moi. Nous avons le refuge pour nous seul, Michelle la gardienne du refuge sachant que nous allons vers la cabane de Chalufy nous demande de dire bien le bonjour au berger, et nous précise qu'ils ont des patous et qu'il faut s'en méfier. Au refuge j'ai photographié un document qui montre comment il faut se comporter face à un patou. Huit heure trente, nous voilà au départ de la piste juste à la sortie du pont en dessous du village de la Valette, Graham nous a rejoint avec sa chienne. Nous commençons à marcher quand un monsieur assez âgé nous dépasse avec sa voiture. Au bout de la piste nous trouvons sa voiture garée, il a donc environ quatre cent mètres d'avance sur nous. Nous avons du mal à le rejoindre et à le dépasser.
Arrivé à sa hauteur je commence à discuter un peu avec lui, il se trouve qu'il connait très bien un collègue de travail qui habite Vergons et il ajoute "bien sur je l'ai vu naitre !".
Après l'avoir dépassé, nous arrivons difficilement à mettre un peu de distance entre lui et nous, pour pouvoir passer notre tenue de peau. Sur le chemin nous allons rencontrer un troupeau de vaches et quelques chevaux. Grâce à ce monsieur, nous sommes partis sur un rythme soutenu et c'est en seulement une heure trente que nous arrivons au refuge de Boules. Nous avons failli passer à coté sans le voir c'est juste la cheminée qui nous a permis de le voir.
Nous nous attardons pas, la météo a prévu des orages pour l'après midi, et je voudrais avoir fait la moitié du parcours avant midi. Le sentier est très agréable, il monte peu et nous permet de marcher relativement vite sans trop d'efforts. Après le ravin de Valanches Croués, nous entendons le bêlement de moutons, mais nous n'arrivons pas à voir le troupeau. A force de chercher, nous l'apercevons sur l'autre versant sur le sentier qui mène à la cabane de Chalufy. Nous sommes encore très loin on aperçoit difficilement quelques personnes et les chiens du berger dont un patou. Nous arrivons au dessus des sources de l'Issole vers onze heure, comme il est encore tôt, nous décidons de continuer vers la Cabane de Chalufy. Mais il faut traverser le troupeau qui se trouve juste derrière la crête qui est devant nous. Je remets mon short pour voir où se trouvent le troupeau et le berger. Arrivé à la crête le troupeau est à quelques dizaines de mètre de moi avec plusieurs bergers et bergères. Graham a passé la laisse à sa chienne et tout doucement nous nous approchons du troupeau. C'est Jean-Paul qui est le premier en grande discution avec une des bergères. C'est comme ça que nous savons qu'ils ont six patous un peu partout dans la montagne et que le troupeau compte mille trois cent bêtes. Au col il y a encore un couple de berger avec une moto, le contact est très chaleureux. Je suis sur qu'il savent que nous étions nus, le versant où nous venons de passer était en plein soleil. Nous repassons notre tenue de peau dès que nous ne sommes plus en vue. Un peu plus bas on entend le patou aboyer à notre passage, mais il ne viendra pas nous voir. Nous arrivons à la cabane de Chalufy vers midi. Nous remettons nos shorts, un monsieur qui fend son bois, répond à notre bonjour un peu froidement. Quand à la dame elle nous propose de venir remplir nos gourdes à la source. L'atmosphère devient moins pesante quand je il donne le bonjour de Michelle, et la conversation s'engage. Nous leur faisons comprendre que nous recherchons ce genre d'endroit pour la tranquillité et où il n'y à pas trop de monde de la ville. Ce qui est certain c'est que nous leur avons trouvé un sujet de conversation pour le soir. Nous prenons notre repas tout près des cabanes des Abeurons, que nous verrons seulement après. La montée au col est facile. Nous apercevons une moto posée contre une balise mais c'est seulement à une dizaine de mètres que nous voyons un patou qui dort au pied du poteau. Graham a juste le temps de mettre sa chienne en laisse quand le patou se réveille un peu excité et fonce vers nous. Il s'arrête net quand Jean Paul lui dit "Bonjour le chien". Nous passons loin de la moto et nous continuons notre chemin vers le ravin de Raichas sur le GR, le patou nous suit quelque temps puis disparait. La descente dans ce ravin est plus raide et c'est une suite de pierriers. Mais nous avons le temps nous sommes en avance sur notre horaire et c'est donc doucement que nous traversons cette difficulté. Nous sommes tellement bien et en pleine conversation que nous ne voyons pas un jeune couple monter vers nous, c'est donc entièrement nus que nous les saluons. Le monsieur a l'air amusé et la demoiselle l'air coquin. Nous les laissons passer quand je vois sur le sac à dos de la demoiselle une baguette de pain. Je lui dit : "Vous montez ravitailler le berger" et elle s'arrête pour nous expliquer qu'ils vont passer la soirée avec le berger de la cabane de Chalufy. Si je compte bien ils vont être neuf dans cette cabane, et on leur a donné un sujet de conversation, ils ne vont pas s'ennuyer. Voila une randonnue magnifique, des bergers compréhensifs. A refaire au printemps avec l'ascension d'un sommet en plus.
Nous sommes allés boire une bonne bière BIO à Thorame-basse, bière fabriqué sur place.
JP Guido
Arrivé à sa hauteur je commence à discuter un peu avec lui, il se trouve qu'il connait très bien un collègue de travail qui habite Vergons et il ajoute "bien sur je l'ai vu naitre !".
Après l'avoir dépassé, nous arrivons difficilement à mettre un peu de distance entre lui et nous, pour pouvoir passer notre tenue de peau. Sur le chemin nous allons rencontrer un troupeau de vaches et quelques chevaux. Grâce à ce monsieur, nous sommes partis sur un rythme soutenu et c'est en seulement une heure trente que nous arrivons au refuge de Boules. Nous avons failli passer à coté sans le voir c'est juste la cheminée qui nous a permis de le voir.
Nous nous attardons pas, la météo a prévu des orages pour l'après midi, et je voudrais avoir fait la moitié du parcours avant midi. Le sentier est très agréable, il monte peu et nous permet de marcher relativement vite sans trop d'efforts. Après le ravin de Valanches Croués, nous entendons le bêlement de moutons, mais nous n'arrivons pas à voir le troupeau. A force de chercher, nous l'apercevons sur l'autre versant sur le sentier qui mène à la cabane de Chalufy. Nous sommes encore très loin on aperçoit difficilement quelques personnes et les chiens du berger dont un patou. Nous arrivons au dessus des sources de l'Issole vers onze heure, comme il est encore tôt, nous décidons de continuer vers la Cabane de Chalufy. Mais il faut traverser le troupeau qui se trouve juste derrière la crête qui est devant nous. Je remets mon short pour voir où se trouvent le troupeau et le berger. Arrivé à la crête le troupeau est à quelques dizaines de mètre de moi avec plusieurs bergers et bergères. Graham a passé la laisse à sa chienne et tout doucement nous nous approchons du troupeau. C'est Jean-Paul qui est le premier en grande discution avec une des bergères. C'est comme ça que nous savons qu'ils ont six patous un peu partout dans la montagne et que le troupeau compte mille trois cent bêtes. Au col il y a encore un couple de berger avec une moto, le contact est très chaleureux. Je suis sur qu'il savent que nous étions nus, le versant où nous venons de passer était en plein soleil. Nous repassons notre tenue de peau dès que nous ne sommes plus en vue. Un peu plus bas on entend le patou aboyer à notre passage, mais il ne viendra pas nous voir. Nous arrivons à la cabane de Chalufy vers midi. Nous remettons nos shorts, un monsieur qui fend son bois, répond à notre bonjour un peu froidement. Quand à la dame elle nous propose de venir remplir nos gourdes à la source. L'atmosphère devient moins pesante quand je il donne le bonjour de Michelle, et la conversation s'engage. Nous leur faisons comprendre que nous recherchons ce genre d'endroit pour la tranquillité et où il n'y à pas trop de monde de la ville. Ce qui est certain c'est que nous leur avons trouvé un sujet de conversation pour le soir. Nous prenons notre repas tout près des cabanes des Abeurons, que nous verrons seulement après. La montée au col est facile. Nous apercevons une moto posée contre une balise mais c'est seulement à une dizaine de mètres que nous voyons un patou qui dort au pied du poteau. Graham a juste le temps de mettre sa chienne en laisse quand le patou se réveille un peu excité et fonce vers nous. Il s'arrête net quand Jean Paul lui dit "Bonjour le chien". Nous passons loin de la moto et nous continuons notre chemin vers le ravin de Raichas sur le GR, le patou nous suit quelque temps puis disparait. La descente dans ce ravin est plus raide et c'est une suite de pierriers. Mais nous avons le temps nous sommes en avance sur notre horaire et c'est donc doucement que nous traversons cette difficulté. Nous sommes tellement bien et en pleine conversation que nous ne voyons pas un jeune couple monter vers nous, c'est donc entièrement nus que nous les saluons. Le monsieur a l'air amusé et la demoiselle l'air coquin. Nous les laissons passer quand je vois sur le sac à dos de la demoiselle une baguette de pain. Je lui dit : "Vous montez ravitailler le berger" et elle s'arrête pour nous expliquer qu'ils vont passer la soirée avec le berger de la cabane de Chalufy. Si je compte bien ils vont être neuf dans cette cabane, et on leur a donné un sujet de conversation, ils ne vont pas s'ennuyer. Voila une randonnue magnifique, des bergers compréhensifs. A refaire au printemps avec l'ascension d'un sommet en plus.
Nous sommes allés boire une bonne bière BIO à Thorame-basse, bière fabriqué sur place.
JP Guido
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