🪂 Beauuuuu-ges (Croix d'Allant)
Parti pour le mont de la Coche, je me rabats sur la Croix d'Allant avec Michel et Hélène. Deux jeunes décollent à notre arrivée...
Changer d'herbage ravit les veaux paraît-il, alors, fort de cet amusant adage, nous débarquons ce matin dans le massif des Bauges, coincé entre Chambéry, Albertville et Annecy. Ça ressemble à la Chartreuse et c'est tout aussi joli. On y accède aujourd'hui par le col du Frêne, la vallée intérieure est encore dans les brumes, seul dépasse le petit clocher du village d'École. Après avoir planté la flamme en plein brouillard, nous commençons la marche vers la Croix d'Allant en passant par le sud dont les sentiers restent bien plus sauvages. Peu à peu nous gagnons de l'altitude. Les alpages l'été si animés sont maintenant déserts, plus personne à l'horizon. Bientôt la croix est en vue, soumise à une petite brise sympathique venue du sud. Les immenses prairies autour de nous paraissent bien vides sans les nombreuses vaches d'habitude éparpillées ici.
Nous déplions tranquillement les parapentes non loin de la fruitière d'alpage fermée à double tour en attendant la neige. L'envol est facile mais nous ne trouverons pas les puissants thermiques de ces derniers jours. La descente n'en demeure pas moins délicieuse, le paysage défile sous nos yeux écarquillés, c'est vaste ! Les quatorze deux milles du massif nous entourent, séparés par de riantes et vertes vallées. A la grande joie des écoliers de l'école du village d'École, nous passons en rase-mottes juste au-dessus de la cour. En bas l'herbe est encore pleine de rosée si bien que nos voiles sont trempées. Nous les fourrons donc directement dans le coffre de la bagnole et filons pique-niquer plus bas dans la vallée de l'Isère. Là au moins le soleil généreux a réchauffé le sol permettant ainsi de faire sécher tranquillement les ailes pendant le déjeuner.
Les Bauges sont réjouissantes !
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