Retour à mon Rachais à moi (Puy Gros)
C’est un peu mon itinéraire fétiche à partir de notre maison de Jeansagnière, chaque fois que j’ai un peu de temps devant moi et...
Le 18-08-2023 par Geoffroy Rémi · Monts et plaine du Forez · Puy Gros 1427 m
La canicule persistante de cet été nous a fait migrer pour dix jours vers nos hauteurs foréziennes de Jeansagnière. Altitude 1120m, soit en permanence 5 à 7 degrés de moins qu'à Saint-Etienne. Et ça a suffi pour nous y rendre la vie quotidienne tout à fait agréable.
Chaque jour ou presque, on a fait une sortie à l'ombre, donc en sous-bois. J'ai dû me creuser la tête pour imaginer différents itinéraires adéquats, tantôt en fond de vallée le long du Lignon, tantôt sur les pentes boisées sur l'un ou l'autre versant. Et là, ce 18 août j'ai eu très envie de retrouver mes chères hautes chaumes, délaissées depuis trop longtemps. Limité par quelques problèmes de santé, je me suis fixé comme objectif minimal la maisonnette du Fossat, à la jonction de la remontée en sous-bois du versant nord-est de la haute vallée du Lignon et de l'immense plateau quasi désertique qui est dominé par le sommet de Pierre-sur-Haute.
J'ai abordé cette courte rando un peu comme un pèlerinage sur un itinéraire tant de fois parcouru, au point d'en devenir quasi mythique... Monté à partir du pont sur le Lignon, j'ai bien retrouvé avec émotion la belle vue arrière sur la vallée au-dessus de mon habituel troupeau de vaches – même si ces dernières ont depuis changé de race et de couleur ! Mais très vite, le plaisir initial a fait place à la déception. Ma méga fourmilière qui montait la garde au bord du sentier a disparu (dévastée par des marcheurs malveillants ?), de même que mon gros cairn à la grande croisée des chemins à 1130m (je l'ai reconstitué sommairement). Mais surtout, le si agréable chemin qui montait en continu en sous-bois après la traversée des pistes est à présent ravagé, saccagé de toute évidence par le passage de tracteurs et autres monstrueux engins forestiers traînant d'énormes grumes. Tristesse...
Ce n'est qu'en débouchant du bois sur les vastes prairies annonciatrices des hautes chaumes que je retrouve, intact, mon plaisir d'autrefois : quel bonheur de retrouver cette immensité entre ciel et terre, cette liberté d'aller et venir où bon vous semble sur ces espaces infinis...
Arrivé à la maisonnette du Fossat, non sans avoir pris juste avant, "comme d'hab", un bain de pieds involontaire dans la traversée du ruisselet caché dans les herbes (je l'avais oublié celui-là), je me pose à l'ombre sur une pierre à côté de la barrière qui en barre l'accès. Mais aujourd'hui je n'irai pas plus loin : par manque de forme, mais aussi parce que la suite sur le plateau serait complètement à découvert. Je remets donc à une prochaine fois (soyons optimiste) la traversée magique des Hautes Chaumes en direction des Deux Boules puis du modeste mais si plaisant sommet de Puy Gros.
Je redescendrai par l'itinéraire de montée, donc pas de boucle pour une fois. Mais, trop sûr de moi, je me suis soudain retrouvé sur un chemin inconnu – j'ai dû louper un embranchement ?! Vexé, j'ai refusé de consulter ma carte et me suis "puni" de cette maladresse en m'obligeant à me réorienter "au pif" pour retrouver mon chemin de montée. Et ça a marché – je l'ai retrouvé au carrefour 1130, ouf !
On s'amuse comme on peut...
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