Récit
Un petit créneau bien présent que ce dimanche matin, avec, comme jeudi, l'idée de revenir à 10h00 à la maison. Mais une petite précipitation de ma part va gravement modifier le planning de la journée, de la semaine, du mois, du printemps qui se termine et des deux prochaines saisons qui arrivent...
Tout est parfait au décolage. Les deux biroutes sont dans le bon sens. J'installe la voile. Arrive un parapentiste avec qui on échange quelques mots et hop, dans une très légère bouffée je parts mais la voile tombe sur la gauche. Je rétablis, en allant sous le bout de tissus, mais du même coup aussi je me rapproche de la bordure de rochers. Me vient alors à l'esprit de tout reposer, et ré-installer. Mais cette seconde est vite effacée et j'envoie la patate et décolle pour flirter quelques secondes plus tard avec cette bordure que je vois malheureusement poindre. L'air-bag a touché. Mon pied aussi. Et je parts en roulé boulé derrière. Protège ma tête avec mes bras et je sens comme une belle douleur au pied lorsque tout s'arrête.
Eric arrive en courant, ainsi qu'un couple avec leurs deux enfants.
Tous les trois vont être trè pro (le fait d'être pompier, et infirmiers doit sans doute aider un peu!) et me prennent en charge. Vérifient que mes orteils bougent. Puis entourent mon pied de neige (un névé est à quelques mètres) en attendant que le pghm me kidnappe à leurs bons soins et humours.
Le retour jusqu'à Grenoble est sacrément rapide. La porte latérale est ouverte, je profite du décor sur Belledonne, le Grésivaudan, Grenoble. On arrivera sous la pluie sur le toit de la Clinique des Cèdres où des demoiselles en blouses blanches prendront gentillement le relais. Et les conclusions des radios seront : fractures bi-malleolaire, pied gauche.
Je serai opéré dans la semaine. Plaque, vis, broches viennent réparer mes péroné et tibia tout fracturés. Le tout platré. Puis après quelques jours au CHU Sud, je poursuivrai à la maison mes journées au lit, la jambe en l'air.
Plus qu'à attendre... Et maintenant... c'est patience patience... je vois bien où j'ai déconné avec ma "petite" Spiruline. Que cette petite fraction de seconde où je me suis dit "je repose tout" aurait dû m'alerter plus vivement mais non, le désir de partir était plus fort, plus grand.
Alalala... fracture bi-malleolaire... et dans malléolaire il y a éole et air... et mal! Eh bien mal m'en a pris!
;-)
Un grand Merci à Eric, Valérie, Jean-luc (auteur des photos hélico), le pghm et Nathzlie et toute son armada d'infirmières au CHU sud (au passage, je vous recommande cette destination en cas de pépin...). Et Sylvie et les enfants qui supportent un bon gros boulet à la maison depuis plusieurs semaines...
