facebook pixel

Sortie : But à la Barre

Données de la sortie

Météo GIF
  • Date : 12-07-2003
  • Durée : 05:00
  • Dénivelé : 2360 m
  • Distance : 12 km
  • Sport : Randonnée

Données de l'itinéraire

Participants à la sortie


Je suis un peu inquiet pour la barre, un guide, toujours avare de renseignement, distille des informations au compte goutte. C’est difficile, puis facile, c’est selon. A en croire les clients qu’il encadre le passage de la glace qu rocher n’est pas évident. Je ne suis pas du tout rassuré. Finalement je m couche avec la certitude que demain il fera jour.

Effectivement c’est le grand beau, une nouvelle fois nous assistons au départ des 120 candidats au dôme. Une colonie de petites loupiotes s’égrène devant nous. Ca commence par une descente, je le sais bien, j’y suis venu il y a deux ans avec LN et Jeannot. Nous partons les derniers. La nuit, notre univers est réduit au halot de nos frontales et nous avançons comme des automates. Avant la traversée sous le sérac de la mort nous chaussons crampons et corde. Loïc passe en tête, le bougre est en forme il me tire a une cadence soutenue.

Le glacier est particulièrement bouffé cette année. Ca passe bien mais c’est le Gymkhana. Nous arrivons à la brèche lori en 3heures sans trop peiner. La vue est vraiment superbe ? Après une pause de 10 minute nous allons inspecter départ de la barre. Il nous faut redescendre directement sur la brèche. En effet la rimaye est énorme et il faut pour atteindre faire une grande traversée sous la face nord avant de pouvoir passer facilement certes, mais faut pas tomber car on est a l’aplomb de la petite face nord, le toboggan de la mort. Bref nous voici a pied d’œuvre Pour 500 Cordée sur le dôme, une seul poursuit vers la barre.

Effectivement, la glace est vive et la pente impressionnante. Mais le rocher est en excellente état : sec comme un coup de trique. Le passage en glace bien qu’exposé n’en demeure pas moins sécurisé par un piton trois mètres au dessus a la brèche finalement c’est pas difficile. Mais Voila, Vous connaissez mon peu de confiance en moi, je ne me sens pas, je sais que je vais le regretter amèrement mais je ne me sens pas, Cette voie facile du dôme, on est toujours démotivé pour la barre aujourd’hui ne fait pas exception. J’hésite encore 10 minutes, et puis zut, j’y vais pas. Nous attaquons la descente. Je passe sous la barre en commençant déjà à regretter mon choix, c’est pas possible d’être aussi con, j’ai un compagnon a la hauteur, pas d’horaire a respecter, des conditions de rocher excellentes. Pas un pête de vent, que me faut il de plus bordel. La confiance en soi, voila bien des années que je n’ai plus fais d’escalade. Ce qui m’emmerde le plus c’est que ce n’est pas demain la veille que d’aussi bonnes conditions seront réunies.

Bref la descente est juste ponctuée par une monumentale chute de pierre déclenchée par la cordée de la barre, cette pluie de bombe s’abat sur deux personnes que nous venons de croiser. Nous par bonheur, nous sommes hors d’atteinte. Les deux lascars se cache derrière l’hypothétique abri que leur offrent leurs sacs. Ca fusent de tous les coté et pas des graviers, des caillasses impressionnante de vitesse. Va-t-on assister à l’accident, que dalle, les deux malheureux se relèvent sans la moindre égratignure. Nous arrivons au col des écrins. Nous pouvons enlever le matos. Loïc me propose la Roche Faurio toute proche, maigre compensation à la frustration de la barre, non je n’ai pas envie, j’ai plus goût a rien. Je me traîne jusqu’au refuge. On y récupère notre matos et on descend au glacier blanc. Loïc choisi de mettre ses sandales, Mauvaise pioche, y a plein de crevasse et sa glisse pas mal. Mais il s’en sort très bien quand même. Au refuge, j’ai toujours autant les boules. Et demain, c’est plus dur que la barre, je ne vais quand même pas refaire le même plan à Loïc. Je reprends la politique d’hier, demain il fera jour. En attendant, je peaufine la lecture du guide.

Toujours une petite sieste car demain c’est le même horaire toujours 3 heure du matin d’ailleurs on sera bon pour les quatre courses à cette horaire abominablement matinale. Nous commençons a nous faire du souci pour nos douces, en effet le cellulaire ne passe pas du tout Heureusement nous avons sympathisé hier avec un couple de quinqua qui redescendent aujourd’hui et qui nous ont fort aimablement proposé de prévenir nos femmes respectives que tout allait bien. Mais j’aurai préféré leur dire de vive voix. Aussi vais-je demander au gardien s’il existe un endroit où le téléphone passe,

  • Dieu merci non ! me répond t’il.

  • Tant mieux pour vous, merci du renseignement.

Comment se fait il qu’un commerçant puisse faire des réponses aussi cons. Je ne lui demande pas sa position sur l’usage du portable en montagne, je lui demande simplement si ça passe .A sa place j’aurais dis : Hélas non, point à la ligne. Ce gardien de refuge nous donnera d’ailleurs bien des raisons de le trouver con. Par ses réflexions sans cesse pédagogiques et scolaires Il nous aura dix fois répéter de plier nos couvertures y compris au réveil à 3 heures du mat putain mais si ça le fait chier de plier les dix couvertures des 5 malotrus qui statistiquement existent parmi les 100 personnes présentes chaque soir, alors qu’il aille faire autre chose que du commerce non de dieu.

 

Creative Commons licence

© 2026 bivouak.net, ainsi que tous ses membres, ne sauraient être tenus responsables en cas d'incident. Sachez faire preuve de discernement et de prudence en toutes circonstances. Soyez responsables...


Identification

Social Media