Acrobaties aériennes dans le ciel de Chamoux. (Les Grangettes)
Le vent du sud encore fort nous pousse dans le nord du massif de Belledonne où nous trouvons refuge au fameux site des Grangettes, plus connu sous le nom de...
Le 17-02-2025 par Michel Pila · Belledonne · Les Grangettes 1290 m
En ce moment le coin propice au parapente reste désespérément le Nord Belledonne ou le Sud Savoie selon la religion. Alors qu'un vent du nord souffle sans relâche sur les sommets autour de Grenoble, un calme olympien règne autour d'Albertville. Pour ne pas faire trop de kilomètres, nous jetons notre dévolu sur Chamoux sur Gelon. S'il y a quand même mille mètres de dénivelé à grimper, la variété des chemins et la beauté des hameaux successifs nous permettent d'éviter la monotonie de l'itinéraire plus au nord que nous réservons pour les chaudes journées d'été.
Concernant les horaires nous copions sur Philippe puisque nous arrivons au sommet seulement à midi. Notez bien que ce n'est pas suffisant car la brise en arrivant là-haut est résolument descendante nous interdisant toute tentative d'envol. Néanmoins le cuisant soleil et l'effet kérosène sur les prairies nous incitent à prendre notre mal en patience, ça devrait monter sous peu.
Effectivement, 45 minutes plus tard les flammes ont subitement tourné de 180° ! Tous les voyants étant au vert, rien ne nous retient plus au sommet, les voiles sont étalées sous le carré de prairie en cour de restauration et bientôt Hélène s'envole à la faveur d'un petit thermique polisson et tourbillonnant. Je lui emboîte le pas sans plus attendre. En l'air c'est le calme plat, enfin tout le début du vol puisque, arrivés à la crête loin sous Montendry, un joli petit thermique efficace quoi que difficile à centrer nous retient sur le petit bois de bouleaux. Ça bouge un peu mais pas de quoi fouetter un chat. Alors le jeu consiste à enrouler au plus près du noyau au prix d'une belle inclinaison dans le virage. Il est treize heures, l'activité est à son maximum et ça chahute plus que ça ne monte, aussi partons nous vers la vallée.
Un sympathique bonus nous cueille au-dessus du cimetière en la présence d'une petite ascendance totalement incongrue ici, chic encore un petit tour de manège avec des rapaces juste au-dessus de l'atterrissage ! Décidément les horaires de Philippe en hiver, c'est parfait. On se pose un peu tard, le restaurant non loin de là nous jette comme des malpropres ! Ça se termine donc au lac de Carouge non sans acheter le nécessaire à l'Intermarché pour de réjouissantes agapes sous l'aile protectrice de la Dent d'Arclusaz.
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