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Traversée de la Chartreuse du Mont Granier à Grenoble. (2062m)
| Itinéraire proposé par luc  Topo affiché 34020 fois |

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+ de photos...
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Chartreuse |
Traversée de la Chartreuse |
aucun waypoint n'a été associé à ce sommet. > ajouter un waypoint
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830m |
Toutes |
2062m |
2/3 jours.
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2980m |
No retour! traversée oblige...
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50.6
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R3 |
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D+ de 2980m / D- de 3550m.
Distance de 50.6km d'après Ign Rando
Horaire total de 13 heures en ce qui concerne ma sortie.
D+ 2165m et D- 1380m pour la partie Granier>Col du Coq (qui constitue déjà une ou deux très belle(s) journée(s). Cette traversée des hauts plateaux serait à faire au départ du Col du Coq...
Partez sur le classique 300m/h auquel faut rajouter la distance kilométrique. Du coup, les horaires vont être un peu rallongés. En marche classique, je pense qu’il faut compter deux très bonnes journées. On peut aussi envisager l’affaire en léger et la réaliser au pas de course dans la journée.
L’itinéraire est plutôt bien balisé. Néanmoins, de bonnes notions en lecture de carte et orientation vous éviteront quelques gros ennuis! En cas de brumes et brouillards, je pense que les hauts plateaux de Chartreuse sont vraiment paumatoires… Un Gps serait alors le bienvenu. Par ailleurs la marche dans les lapiaz déjà pas très évidente le sera encore moins ;-(
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Le GR 9 et marques jaunes, bleues, rouges pour l'étape Granier-Col de l'Alpette. C’est la rando de l'arc-en-ciel!
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Ravitaillement eau : on trouve de l’eau à proximité de toutes ces cabanes. Ravitaillement possible aussi entre la porte de l’Alpette et le col de l’Alpette, au col du Coq, au Sappey-en-Chartreuse...
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Carte Ign Top 25 n°3333 OT et 3334 OT Chartreuse Nord et Sud |
Chapareillan (73) |
Pontcharra > Chapareillan > Col du Granier. On s'arrete quelques kilomètres avant le col à la cabane forestière. |
Il existe évidemment d’autres variantes de départ et de cheminements pour traverser la Chartreuse du nord au sud (ou du sud au nord). J’ai choisi celui-ci par son côté esthétique et direct au cœur des hauts plateaux de Chartreuse : une belle ligne qui part du Granier tout au nord et traverse l’ensemble des hauts plateaux jusqu’à la Dent de Crolles pour descendre ensuite via le Col du Coq jusqu’à Grenoble. Cette première étape Granier-Col du Coq est d’ailleurs déjà une très belle traversée et mérite à elle seule le déplacement si vous n’avez pas assez de temps pour poursuivre sur Grenoble.
Une belle variante consiste à faire cette même étape en passant par les crêtes. A suivre...
Si vous avez d’autres idées, des questions, noté des erreurs que j’aurais indiquées, alors, à tout de suite sur le forum. Bon voyage en Chartreuse!
De la cabane forestière du Granier, suivre le sentier qui mène au Pas de la Porte. L’arrivée au Pas de la Porte est superbe et laisse présager des futurs panoramas. A cette porte, on pose donc le pied sur les hauts plateaux chartrousiens… Y’a plus qu’à !!!
On laisse à sa droite l’accès au Mont Granier pour se diriger sud entre lapiaz et petites prairies. A 1750m, le sentier fait une patte d’oie, on prend sur la gauche (Est) afin d’aller vers le Pas des Barres qui, comme son nom l’indique, va vous demander de poser les mains sur les rochers. Il y a des cables et quelques marches.
A la Porte de l’Alpette, on se dirige sud-ouest vers le Col de l’Alpette. Entre les deux, il y a une source (faites le plein d’eau, toujours faire le plein d’eau… conseil!). Quelques minutes plus tard on arrive au refuge de l’Alpette. Suivre le fameux GR9 et ses marques blanches et rouges. Quarante cinq minutes plus tard, vous arriverez au Chalet de l’Alpe après avoir traversé ces fameux lapiaz si caractéristiques et quelques verts patûrages où sifflent les marmottes. Je vous invite à quelques explications géologiques ici.
Et l’on continue plein sud dans ces mêmes paysages. Au Pas de l’Echelle, je n’ai pas vu d’échelle, un sentier vous fait perdre deux cent mètres de dénivelé en quelques minutes pour arriver dans le vallon de Pratcel, un mini canyon bien sympathique!
Au pré de Pratcel, un joli panneau vous indique le habert de la Dame, l’Aup du Seuil, le Col de Bellefond… On passe donc le Habert de la Dame à 1554m (nommé ainsi sur IGN, et rebaptiseé cabane de l’Alpettaz sur la cabane ou Alpette de la Dame sur un panneau?! Le bazar quoi!)
Après les forêts de l’Aup du Seuil, on débouche dans un large et long vallon dominé au fond par le Dôme de Bellefond. Marmottes à profusion! Faire le plein d’eau au Habert de l’Aup du Seuil. Puis plein sud jusqu’au Col de Bellefond où l’on aperçoit les pentes nord de la Dent de Crolles ainsi que le passage du Trou du Glas. Grenoble se rapproche…
Du col, rejoindre la Cabane de Bellefond et puis poursuivre par le GR9 vers le chaos de Bellefond. Toujours ces lapiaz et ces quelques prés bien verts. C’est bô!
De Bellefont, variante en longeant les crêtes et en passant par la Cheminée du Paradis. (cf la sortie de Jérome Poizat).
Au Trou du Glas, soit monter jusqu’à la Dent de Crolles et redescendre par le Pas de l’Oeille, soit passer par le Trou du Glas. Difficulté sensiblement identique, quelques cables sont là pour les passages plus techniques. Mais ça passe bien. Interdit de trébucher…
On rejoint ensuite le Col des Ayes où l’on trouvera de l’eau en-dessous. Poursuivre sur la cabane de Pravouta, ou directement sur le Col du Coq.
Au col du Coq (il y a une source, ravitaillement donc, vous l’avez compris), continuer sur le GR 9 qui contourne par le nord-ouest le Bec Charvet. On arrive dans la belle prairie de l’Emeindras de Dessus (c’est là où j’ai posé le bivouac).
On se laisse glisser ensuite sur le Sappey-en-Chartreuse. A la patte d’oie du hameau des Combes, sur la gauche, une belle pancarte vous indique la marche à suivre. Et c’est parti sur les pistes de skis au milieu des lapins et des écureuils. C’est trop… choupignon ! On arrive sur la crête du Mont Saint Eynard et là l’ambiance change. Faites gaffe, il y a des falaises qui ne vous pardonneront pas un mauvais pas ou une trop grande curiosité sur le Grésivaudan. Pour les photos sur le Grésivaudan, profitez des « fenêtres » en de nombreux endroits le long du sentier et évitez d’aller direct en bordure (vous ne savez pas comment est le terrain, peut-être miné…) Attention, attention…
On arrive au Fort du Saint-Eynard où sept cent mètres de descente permettent de rejoindre le Col de Vence.
Au Col de Vence, on traverse vite la route pour continuer le cheminement sur le GR 9. Une belle pancarte vous dirige vers une large piste forestière qui traverse les pentes Est du Mont Rachais. A 900m environ, c’en est terminé des grimpettes! Il n’y a plus qu’à se laisser glisser jusqu’à La Bastille dans des sous-bois forts bienvenus. Ombre oblige!
A La Bastille, vous pouvez terminer votre périple par le téléphérique mais, attention, vous n’avez pas le même parfum que les promeneurs qui sont autour de vous… Alors profitez plutôt de la belle descente vers les rives de l’Isère par les jardins de la Porte de France où vous pourrez même prendre un verre et fermer les yeux… Une petite sieste bien méritée, non?!
> à voir sur le web (plus d'infos, variantes...) :
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| Date de la sortie |
15-07-2007 |
Horaire |
2/3 jours.
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| Auteur et participants à
la sortie |
Michel Pila , Loïc GAUDRY,
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Commentaires
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Evasion garantie !!
Premier Jour
Nous voila partis pour la grande traversée, les premiers pas sont difficiles et je me demande bien comment je vais pouvoir tenir la distance ! Sous le Pas de la Porte, le choix d’une variante est vite pris : la cuvée des Ours, une Sombarderie superbe avec cette grotte qui souffle fort, serait-ce la respiration du roi de la montagne ? Au dessus, je suis Loic pas à pas en priant pour qu’il ne s’égare pas, redescendre ces passages exposés, surtout avec nos gros sacs, serait de la folie. Je nous vois terminer prématurément la traversée par un Héliportage… C’est sans compter sur la sagacité de Loic qui nous conduit sans aucune hésitation sur le plateau. Au sommet, mes jambes me tirent affreusement, la vue de la suite du parcours me remplit d’effroi…. C’est loiiiiin.
Bon, continuons, nous verrons bien ! Pas des Barres, plateau du Pinet, Pas des Echelles. Les kilomètres s’accumulent sans problème. Il commence à manquer d’eau, alors, nous décidons un pique-nique à la source de l’Alpette, au dessus du Cirque de Saint Même, une petite pissette de rien du tout, patience obligatoire : 10mn pour remplir 1 litre. Elle doit pas couler tout le temps celle-là !
Perdue au milieu de la prairie où nous décollions jadis, cette source est agrémentée d’un unique arbre fort bienvenu avec ce soleil écrasant. En face, le plateau de l’Aup du Seuil déroule toute son immensité. Sa garde, à ses pieds, est formée de 25 000 conifères en bas du plateau (je les ai comptés), massés comme autant de petits soldats prêts au combat, au dessus, c’est un gigantesque jardin japonais. La traversée de ce plateau est faite comme dans un rêve.
Au Col de Bellefont ça burle sévère. Encore en panne d’eau nous changeons nos plans, tant pis pour la cheminée du Paradis, direction la fontaine de Bellefont la bien nommée. Je me demandais où pouvait passer toute la flotte qui tombe sur le plateau, ce doit être ici.
Après 10h de marche et 2300 m de dénivelée, nous posons nos sacs sur le plateau de la Dent de Crolles. Je vous passe les détails de cette soirée inoubliable, seuls au monde sur cette prairie de verdure parsemée de pins noueux. Heures éternelles face à un soleil lentement déclinant.
A 21h30, alors que nous discutions sur la vacuité du monde et de l’existence si éphémère de l’homme, des cris de bébé interrompent notre philosophie de comptoir. Bizarre autant qu’étrange, nous mettons précipitamment nos chaussures et partons mener une enquête, au bout de 10 minutes, force est de constater que nous n’avons pas rêvé. Un peu plus haut, nous apercevons 4 personnes, dont une avec un Bébé sur le dos, hagards dans les derniers rayons du soleil. Ils montent, redescendent, on ne sait pas trop. Il faut aller voir, peut être ont-ils un problème. En allant les rejoindre j’imagine déjà le scénario : ils ne savent plus ou ils sont, et je me vois déjà redescendre avec eux….. J’en ai plein les pattes et je suis plus bien en forme. Mais non, après les avoir questionnés, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ils cherchent un endroit de bivouac….. Nous allons nous coucher, dubitatifs mais rassurés.
Le vent souffle fort et nous n’avons pas de tente, pas plus que Loic n’a de sac de couchage, il veut tester sa résistance. Je tombe illico presto dans les bras de Morflé... au chaud dans mon duvet, pendant que Loic s’agite dans un pauvre sur-sac. 8° au matin, c’est vrai qu’il est solide le gaillard, s’est pas plaint une seul fois.
2eme jour
Lever de soleil sur la dent de Crolles, plus bas, au col du Coq, nous optons pour l’esthétique parcours intégral par la crête. Mauvaise pioche, le topo de Luc est bien fait, vaut mieux descendre au Sappey, on s’est tapé 10 Km à la Rambo, lapiaz casse-pattes, végétation agressive, obstacles divers et variés et tout ça dans un dévers permanent. Nous arrivons au fort de Saint Eynard, vannés.
Nous nous séparons ici, Loic veut choper le train de 14h20. Il lui reste moins de 2h ! Le panneau annonce 3h50 …. Il y arrivera ! Pour ma part, je rentre tranquillement chez moi en passant par le sommet du Rachais, puisque j’habite juste derrière, à Saint Marin le Vinoux.
C’est une magnifique balade, aux portes de Grenoble et de Chambéry. Deux jours semblent un minimum pour jouir, à sa juste valeur, de la richesse et de l’isolement de ces hauts plateaux. J’ai eu dans la tête et en boucle la chanson « Nothing else matters ». Si je ne suis pas un inconditionnel de Metallica, (je préfère de loin Beethoven), il n’en demeure pas moins vrai que cette ballade est superbe. La première chose, arrivé à la maison, a été de la mettre à fond. Sûrement pour prolonger encore cette ambiance si particulière de ce voyage en solitaire sur les terres de Chartreuse.
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