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Saudan Sylvain
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Le Skieur de l'impossible.
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Sylvain Saudan est né le 23 septembre 1936 à
Lausanne. En 1940, Sylvain, son jeune frère et ses parents, s'installent
dans la ferme familiale à Combarigny. A six ans, le Père
Noël lui apporte une paire de skis! Il en devient vite un mordu!
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| A la maison, il secondait ses parents aux travaux de la ferme.
A partir de 9 ans, il allait garder, seul, les vaches dans les alpages pendant
toute la saison de l'été. Il découvre aussi à
cette époque les joies de l'escalade. |
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A 18 ans, il passe les permis de conduire
'tourisme' et 'poids lourd' et jusqu'en 58 il sillonne comme
chauffeur les routes du Valais.
En 1959, il est président du Ski-club
de Martigny-Combe. L'année d'après, Sylvain
décide de passer le brevet d'instructeur de ski qu'il
obtient en 1961. Une nouvelle vie commence, dans les montagnes...
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| Autour du monde. |
| En 62, Saudan débarque aux Etats-Unis. A Aspen, il
trouve une place comme moniteur de ski pour la saison, puis il obtient le
diplôme de guide de haute montagne américain. |
La saison terminée, Saudan part pour l'Australie et
la Nouvelle-Zélande où il découvre " le plaisir
de skier dans des neiges très difficiles... Je m'entrainais chaque
jour sur ces pentes et je m'étais fixé pour but de ne pas
tomber... J'éprouvais le besoin de disputer une compétition
où le seul
adversaire était ma propre personne. " |
| En fin d'année 1963, il gagne à Londres un slalom
haut la main (sur piste artificielle!). Il part ensuite pour l'Ecosse, passe
une saison comme moniteur de ski, continuant ainsi d'affuter sa technique
hors les pistes... |
| Pâques 64, Saudan termine son tour du monde et rentre
en suisse. Les années qui suivent, Saudan affine sa technique, et
doucement le projet mûrit de passer à autre chose avec une
paire de skis aux pieds... |
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Pentes raides.
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| Printemps 1967, Saudan descend le Couloir sans Nom, sur les
flancs du Rothorn. Grande ligne à 45° environ... Il passe pour
un fou! |
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Un mois plus tard, descente au Pic Corvatsch, en face nord, ( à
Saint-Moritz) plus de 1000 m de dénivellé, à plus
de 45°. Sylvain Saudan se voit retirer son abonnement aux remontées
mécaniques à la suite de cet exploit... Un bien mauvais
exemple pour les skieurs de Saint-Moritz! dit la direction de la station.
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| 23 Septembre 1967 : Saudan s'offre en guise de cadeau d'anniversaire
la première descente du Couloir Spencer (à Chamonix) : "
C'est à ce moment là seulement que j'ai réalisé
pleinement ce que je venais de réussir. J'ai compris ce qui s'était
passé en moi, confusément, pendant plusieurs années
et ce que j'allais faire par la suite. Désormais, mes idées
allaient enfin devenir beaucoup plus claires..." |
| Les premières |
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Un mois plus tard, Saudan s'installe au Refuge du Couvercle avec pour
projet la descente du Couloir Whimper... qu'il réussira en... juin
1968.
Et là, le ton est donné! Sylvain Saudan s'engage dans une
série de premières :
- le Gervasutti au Mont-Blanc du Tacul le 19 octobre 1968 en 2h30 ;
- le couloir Marinelli au Mont Rose en juin 1969, pas moins de 2000 virages!
- face nord-ouest de l'Aiguille de Bionassay.
- face nord-ouest de l'Eiger, mars 1970.
- face sud des Grandes Jorasses en 1971.
- couloir de la Tournette au Mont-Blanc
- face sud ouest du Mont Mc Kinley 1972.
" Les risques sont grands, c'est clair. Mais j'essaye
de mettre le maximum de chances de mon côté. J'étudie
tous les aspects de l'entreprise, longuement, minutieusement. Je calcule
tout, j'observe tout, la neige, la météo, la montagne elle-même."
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Aiguille de Bionnassay. Sylvain Saudan attaque la descente.
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A lire : Sylvain Saudan,
skieur de l'impossible - Paul Dreyfus, Arthaud 1970.
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